‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 483 sur 870 · CRYPTE — CRYPTOGRAPHIE · texte numérisé non relu

CRYPTE — CRYPTOGRAPHIE

martyrs. Lorsque la religion chrélicnoo put se moutrer au grand jour, on éleva, le plus souvent, des églises audessus de ces caveaux; la crypte fut conservée, et ne fut plus destinée qu'à l'ensevelissement des membres du clergé ou au dépôt de quelques corps saints. Sous les églises même qui furent pàties dans les endroits où ces :;ryptes n'existaient pas, on creusa des chapelles souterraines servant à quelques cérémonies funéraires. Jusqu'au xiii" siècle, on donna une grande extension à ces chapelles souterraines, que l'on continua à désigner sous le nom do cryptes. Ce ne fut qu'à partir du xiv siècle qu'on les vit disparaître presque complètement. Il existe encore en France beaucoup de cryptes très remarquables, dans les anciennes cathédrales.

CRYPTE n. m. Entom. Genre d'insectes hyménoptères, type de la tribu des cry/)/(H(f5, comprenant des ichiieumons de taille ordinairement petite, à longues antennes, à pattes postérieures longues, à abdomen large chez les femelles, long et étroit chez les mâles. (Les cryptes comptent de nombreuses espèces : vingt habitent la France et rendent des services en détruisant les pucerons, les œufs et les larves nuisibles aux arbres.)

— MoU. Genre de gastéropodes.

CRYPTÉRONIE (ni) n. f. Genre

d'arbres, de la famille des l^'thrariacées, tribu des lythrées. (Les cinq espèces connues croissent dans rinde, les îles malaise et les Philippines.)

CRYPTICINÉS [si) n. m. pi.

Tribu d'insectes coléoptères hété-

romères, famille des téaébrionidés, renfermant plusieurs genres dont le principal est cryptique. — Un cbypticinê.

CRYPTIDINE n. f. Huile lourde produite par la distillation sèche du brai. ou résidu solide restant dans la cornue après la distillation du goudron de houille, lorsque sa température est élevée à 26S degrés.

CRYPTIE [ptt — du gr. kruptein, cacher) n. f. Massacre d'ilotes, qu'exécutait de temps à autre la jeunesse de Lacédémone.

— Fig. Destruction, suppression morale : La cbtptie de la Trappe était la mort des passions. (Chateaubr.)

— Encycl. Au dire de Platon, de Thucydide. d'Isocrate, de Plutarqueet d'Aristote, les Dorions s attachaient à affaiblir leurs esclaves par tous les mo vens. Les Lacédémoniens, surtout, cherchaient à se défaire de leurs ilotes, sous prétexte q^u'ils étaient toujours prêts à se révolter. Dans une occasion que Thucydide rapporte, deux mille de de ces ilotes disparurent tout d'un coup, sans qu'on sût ce qu'ils étaient devenus. Plutarque nous apprend que • des jeunes gens armés de poignards se répandaient dans la campagne et tuaient tous" les ilotes qu'ils rencontraient ». C'est cette infâme chasse aux hommes qu'on appelait crt/ptia. Plus tard, des législateurs plus humains, sans pouvoir déraciner le mal, essayèrent de le diminuer en le légalisant, et ils fixèrent un temps pour cette chasse, dont les éphores proclamaient publiquement l'ouverture à leur entrée en fonctions. La cryptie tomba peu à peu en désuétude et devint un simple service de gendarmerie.

CRYPTINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères térébrants entomophages, famille des ichneumonidés, comprenant les genres cnipte, mésostène, phygadeiton, pezomachus, théroscopCf isclinocéros, agriotype, hémitèle. — Un

CRYPTLNÉ.

CRYPTIQUE (ptik") adj. Qui se passe dans les cryptes; qui habite les lieux souterrains : L'existence cRYPTiQDii des catécliu?nenes.

CRYPTIQUE iplik') ou CR-YPTICUS (kuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, tribu des cryptiCinés, comprenant des formes allongées, à peine convexes, noires ou brunes, de taille petite ou moyenne, plus ou moins grossièrement ponctuées, glabres ou pubescentes. {On connaît nne vingtaine d'espèces de cryptiques répandues dans l'Europe, la région clrcaméditerranéenne, I Asie occidentale; une seule habite l'Amérique 'Etats-Unisl. Ces insectes se plaisent dans les lieux arides et sablonneux, les déserts.)

CRYPTO (du gr. kruptos, caché) n. m. Nom par lequel on désigne, en vélocipêdie, un bicycio dont le svstème de multiplication est dissimulé au centre de la roue 'directrice.

CRYPTOBATIS {iis.i) n.'f. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, comprenant des formes ressemblant beaucoup aux lébies, mais à élytres plus larges, convexes, à corselet rétréci en avant. (L'es cryptobatis sont do taille moyeone, rousses ou brunes, avec les élvtres bleus ou noirs ; leurs mœurs sont celles des lébies ; elles habitent les lieux boisés de la Bolivie et du Brésil. On en connaît sept ou huit espèces.)

CRYPTOBIOTE [da gr. kruptos, caché, et biotês, vie) adj. En T. d'hist, nat., Dont la vie est latente.

CRYPTOBIUMi //î-om') n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, famille dos staphylinidés, tribu des pœdérinés, comprenant des formes allongées, étroites, à tète oblongue, rétrécie en arrière, à corselet subcvlindrique. (Les cryptobium sont des swphylins de taille petite ou médiocre, d'^nt on connaît près de cent espèces, répandues sartoiic dans les régions chaudes du globe; une seule habite l'Europe et se rencontre en France. Elle est d'un noir brillant, et vit dans les forôts marécageuses, comme ses congénères.)

CRYPTOBRANCHE n. m. Zool. Genre d'amphibicns urodèles déf'jlrrrnes. 'le la famille des ménopomidés, sans ouvertures branchiales. Les cryptobranchos ont l'habitus des salamandres,

CRYPTOCALVINISME (nissm' — rad. cryptoeaU'inisle) n. m. Opinion des luthériens qui cherchaient à réaliser un rapprochement avec les calvinistes.

CRYPTOCALVINISTE 'nigst — du gr. kruptos, caché, et de calviniste) r^m. Luthérien qui cherchait à rapprocher son parti de c*?lui des calvinistes.

— Encycl. Les cryptocalmnistes ou philippistes sont les luthériens qui interprétèrent, avec Philippe Mélanchthon. la doctrine de la coufession d'Augsbourg uans le sens d'un rapprochement entre les luthériens et les réformés proprement dits. Flacius, professeur à léna, s'étaut prononcé pottr ic luthéranisme pur et même quintesseocié, les prin-

ces évangéliques furent amenés à prendre part dans le débat. Les cryptocalvinistes, soutenus dans le Palatinat par Frédéric III, et, dans la Saxe, par l'électeur Auguste, s'aliénèrent l'appui de ce dernier le jour où ils prétendirent transformer l'Eglise allemande ; plusieurs d'entre eux, le chapelain Stœfi'el, le conseiller secret Peucer, le prédicateur Schiiz, furent emprisonnés. Sous Clirétien I'^ successeur d'Auguste, le ministre Crell mit fin aux persécutions, dans l'espoir de réaliser l'union politique des luthériens et des réformés. Sous Chrétien II. le duc Frédéric- Guillaume, tuteur du prince, se mit à la tète d'une réaction luthérienne et lit condamner Crell à la peine capitale. L'exécution, qui eut Hou le 9 octobre 1601, marque la fin du cryptocalvinisme.

CRYPTOCAL'yx n. f. Bot. Syn. de uppie.

CRYPTOCAMPE n. m. Entom. Syn. de nêmatk.

CRYPTOCARPE n. m. Genre de plantes, rapporté avec doute à la famille des ohénopodécs.

CRYPTOCARPHE n. f. Bot. Syn. de acicarphe.

CRYPTOCARYE (ri) n. f. Genre d'arbres, de la famille des lauracées, type de la tribu des cryptocaryées, comprenant une vingtaine d'espèces, répandues dans les régions tropicales du globe.

CRYPTOCARYE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cryptocaryes.

CRYPTOCARYÉES [ri-é) n. f. pi. Tribu do la famille des laurinécs, ayant pour type le genre crypfocarye. — Une

CRY'PTOCABYKE.

CR-yPTOCÉPHALE OU CRYPTOCEPHALUS (sé-fa-luss) n. m. Zool. Genre d'insectes culéoptèros, tvpe do la famille des cryptocéphaluiés. comprenant des formes cylindriques et ramassées, de taille petite ou moyenne, de livrée métallique ou bariolée de teintes vives et tranchées.

— Tératol. Monstre voisin des acéphales, mais ofifrant, sous la peau, quelques vestiges de crâne.

— Encycl. Zool. Les cryptocéphales représentent le genre le plus nombreux de tout l'ordre des coléoptères; il compte sept cents espèces,distribuéesdaus le monde entier. Ils vivent sur les arbres et arbrisseaux, sur les plantes les plus diverses; quand on les touche, ils se contractent et ramènent en dessous leurs pattes et leurs antennes. Plus de quarante

espèces habitent lo bassin de la Cryptocéphale 'gr. 2 fols). Seine. Citons le cnjptocephalus

auréolas, d'un beau vert doré, commun ; le cryptocephalus fini, espèce fauve, un peu plus grande, vivant sur les pins. Les larves vivent dans un fourreau protecteur, formé par leurs excréments, et la nj^mphe y demeure abritée. Les cryptocéphales sont vulgairement appelés griOouris.

CRYPTOCÉPHALINÉS (sé-fa) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rdiytophages, famille des chrysomélidés, caractérisée par les deuxième, troisième et quatrième segments de l'abdomen contractés au milieu, le dernier portant une fossette très profonde ; élytres laissant le pygidium à découvert. (Les cryptocéphalinés comprennent de nombreux genres, répandus surtout dans l'hémisphère boréal; les principaux sont : stylosome, cryptocéphale, pachybrachys, tous trois représentés en France.)— i/» cryptocéphalink.

CRYPTOGÈRE ou CRYPTOCERUS [sé-russ] n. m. Genre de fourmis, type de la tribu des criptocérinés, renfermant des formes américaines à grande tête plate denticulée, à antennes épaisses. (Une des espèces les plus communes est le cryptocerus atratus de la Guyane et du Brésil.)

CRYPTOCÉRINÉS {se) n. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères porte -aiguillon, famille des myrmicidés, comprenant les genres cryptocère, strumigénys, trichoscapa et epitritus. — Un cryptocérink.

— Encycl. Les cryptocérinés sont caractérisés par leurs fossettes antennaires grandes, limitées par des arêtes frontales. Répandues surtout dans les deux Amériques, ces fourmis vivent dans les branches sèches; leurs allures générales leur donnent quelque apparence avec des araignées.

CRYPTOCERQUE ish'k') OU CRYPTOCERGUS (sèr-kuss) n. m. Genre d'insectes orthoptères coureurs, famille des blattidés, comprenant des formes aptères, allongées, dont les derniers segments abdominaux, soudés par leurs bords, ont l'apparence d'un large bec. (Les crvptocerques habitent l'Amérique du Nord et ne comprennent qu'une seule espèce l)rune.)

CRYPTOCHILE {kit') n. m. Zool. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébrionidés, tribu des sténosinés, comprenant des formes petites ou movennes, à élytres courts, ovales, carénés, à pattes courtes. (Les cryptochiles sont toujours recouverts en dessus de poils courts et fins, tandis qu'en dessous, comme sur les pattes, s'étend une pubescence squammeuse. On en connaît quinze espèces, habitant l'Afrique équatoriale et méridionale.)

— n. f. Bot, Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des épidendrées, renfermant une seule espèce qui croît au Népaul.

CRYPTOCOCCÉES {ko-ksè) n. f. pi. Bot. Famille d'algues microscopiques, placée au plus bas degré do l'échelle végétale, et ayant pour type le genre cryptococcus.— Une

CRYPTOCOCCÉE.

CRYPTOCOCCVS {kok-kuss) n. m. Bot. Genre de cryptogames inférieures, consistant en globules hyalins, incolores, qu'on trouve dans les infusions ou dans les liqueurs conservées depuis longtemps.

CRYPTOCORYNE n. f. Genre de plantes, do la famille des aroidées. comprenant environ six espèces, qui croissent dans les lieux humides et marécageux de l'Inae. Syn. de

AMBItOSlNIE.

CRYPTOCORYNE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui so rapporir ritix cryptocorynes.

CRYPTOCORYNÉES (ne) n. f. pi. Tribu de plantes, do la famille des aroidées. ayant pour type le genre cryptocoryne. Syn. a.mbrosiniéhs. — Une cry'ptocory.nék.

CRYPTOCOTYLÉDONE Mu gr. kruptos. caché, et de cotylédon) a-lj. En T. de bot.. Dont les cotylédons sont cachés ou pou apparents, ii On dit aussi ckyptocotyléuo.né, ûu.

CRYPTOCRANIUM (ni-om') n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des lamiinés, comprenant une seule espèce du Brésil, de très grande taille, gris soyeux, avec quatre taches gris noir velouté sur les élytres. (Le cryptocraniuia latenile est uu insecte rare; par ses affinités zoologiques, il se rapproclie des niphones d'Europe.)

CRYPTODÈRE (du gr. kruptos, caché, et dérê, cou) adj. En T. d'erpét.. Qui a le cou couché.

CRYPTODÉRINÉS n. m. pi. Tribu de reptiles chéloniens, famille des émydés, comprenant les genres cistude, emyde, létronix. platysteme, emysaure, staurotype et cino&terne.

— Un CRYPTODÉRINÈ.

CRYPTODON n. m. Bot. Syn. de carovaglie. CRYPTOGAME (du gr. kruptos, caché, et gamos, union) n. f. Végétal sans fleurs.

— Encycl. Les cryptogames formaient uno seule des vingt-quatre classes du système de Linné. L. de Jussieu a élevé cette classe au rang de l'un des trois embranchements entre lesquels il partageait le règne végétal tout entier (embranchement des acotylédones), les deux autres comprenant les plantes à fleurs ou phanérogames. Les progrès réalisés depuis dans la connaissance des cryptogames ont amené les botanistes modernes à les répartir entre trois embranchements (cryptogames vasculaires ou ptéridophytes, muscinées ou bryopnytes, thallophytes), dont chacun a la même valeur que l'ensemble des phanérogames.

CRYPTOGAMIE {mt) n. f. Etat d'une plante cryptogame. Il Etude des cryptogames.

" n. f. pi. Classe de Linné, renfermant les plantes dont lesétamines et les pistils sont invisibles (ex. : champignons, mousses). [Ce sont, en réalité, les plantes sans tleurs.]

CRYPTOGAMIQUE [nik') adj. En T. de bot.. Qui appartient aux crypToj^anies, qui en a les caractères.

CRYPTOGAMISTE [misst') adj. Qui s'occupe de l'étude dos orypto;'anu-s. ii Substantiv. : Un cry'ptogamiste.

CRYPTOGAMOLOGIE {jl) n. f. Histoire des plantes cryptogames.

GRYPTOGAMOLOGIQUE [jik') adj. Qui a rapport à la cryptogamologie : Des études cryptogamologiquks.

CRYPTOGÊNE (jén — du gr. kruptos, caché, et génésis, génération) adj. Engendré dans im lieu caché, dans l'intérieur d'un autre corps vivant.

CRYPTOGÉNIDE n. f. Bot. Syn. de CÉRATOPTÉRIS.

CIîYPTOGLOTTIS (glo-tiss) n. m. Genre de plantes épiphytes, famille des orchidées, tribu des vandées, renfermant une seule espèce, qui croît à Java et aux Philippines.

CRYPTOGRAMME (du gr. kruptos, caché, et graimna, caractère) n. m Ecrit en caractères secrets : Uji cryptogramme en atigîais.

CRYPTOGRAMME n. m. Bot. Genre de fougères, comprenant trois espèces, des régions froides de l'Asie et de l'Amérique.

CRYPTOGRAPHE (du gr. kruptos, caché, et graphein, écrire) n. m. Personne qui se livre à la cryptographie.

CR-yPTOGRAPHIE {fi — rad. cryptographe) n. f. Art de correspondre secrètement au moyen désignes connus des seuls correspondants.

— EyCYCL. ha. cryptographie est surtout employée par les hommes d'Etat, les généraux, les ambassadeurs, etc., dans le but d'assurer le secret de leur correspondance si elle vient à tomber entre des mains ennemies ou étrangères. Pour atteindre ce résultat, on emploie des caractères ordinaires, auxquels on donne arljitrairement une signification uoavelle, mais convenue d'avance; ou Ion se sert de caractères d'une langue étrangère quelconque, de caractères sténographiques, musicaux, algébriques; ou l'on crée des caractères oizarres, dont le sens ne peut être connu que des initiés; ou, enfin, on recourt à des combinaisons de lettres ou de signes employés deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, etc. Les chitFres arabes ayant fréquemment servi de base à ce genre d'écriture, il a été souvent appelé écritureen chiffres onchiffre diplomatique.

La correspondance secrète remonte à la plus haute antiquité ; les systèmes emplo3'és sont innombrables, mais ils peuvent, cependant, être ramenés à un certain nombre de types.

Si l'on ne veut pas confier ses secrets à un déchifl'reur, les divers correspondants sont obligés d'avoir chacun la clef do l'écriture ou l'alphabet adopté.

La clef d'un chifl're est l'alphabet dont on est convenu. On en distinguo de plusieurs espèces : le chiffre à simple clef est celui dans lequel on se sert toujours d'un même alphabet pour remplacer les diverses lettres d'une dépèche, et le chiffre à double clef celui où l'on change l'alphabet à chaque mot.

On se sert en outre de Hu/Zt'.s, syllabes ou même phrases insignifiantes, que l'on mélo aux caractères significatifs.

Pour augmenter encore la difficulté de lire les dépèches en chiffres, on emploie une grille, carton bizarrement découpé à jour, qui. dès qu'il est placé convenablement sur les dépêches, ne laisse paraître que les caractères nécessaires ; car les caractères de remplissage n'ont été ajoutés par l'expéditeur qu'après qu'il a eu écrit la dépêche.

Le système d'écriture en chiffres le plus simple consiste à écrire les vingt-quatre caractères de l'alphabet (le j non compris) sur deux lignes horizonialeset parallèles. Quand on veut déguiser un mot. il suffit de représenter les lettres lie chaque mot par celles qui leur correspondent dans l'autre ligne. Ce n'est guère qu'un jeu d'enfant. Les systèmes usités en diplomatie sont beaucoup plus compliqués. En voici (juelques-uns :

La méthode de Jules César consiste à remplacer les lettres d'une missive réelle par d'autres lettres ou d'autres signes convenus d'avance.

La méthode japonaise, ainsi appelée parce qu'elle imite la manière d'écrire des Japonais, consiste à placer les mots suivant des lignes verticales. Pour la première ligne on lit les lettres en descendant : pour la seconde, en montant, et ainsi de suite jusqu'au bout. Afin de rendre la lecture plus difficile, on ne figure pas toujours les colonnes.

Dans la méthode par parallélogramme, on écrit d'abord la dépêche à la manière ordinaire ; mais en ayant soin do ti;nir les lettres à une certaine distance les unes dos autres, pourqueceliesdos différentes lignes horizontales se rgrrespoudcnr von ïralemont.

Quand ou emploie la méthode de Scott, ou s arrange pour

fjiio le nombro dos lotlros romaines qui prt'tcôdpnt nno ituli([uo dans uiio ilôpAcho indiiiuo lo cliinro do l:i olnf suus ioquoi il faut cliorclior la lottrn vtintablo. Un chilfro qiieloonquo pourrait tenir Hou do lottros, «t l'italique pourrait Hvo rcmplacôo par un délié ou par tout autre signo pou visiblo.

La miHhode du comte Gronsfeld consiste ou à écrire la correspondauco à la maniùro ordinaire avec un nombro qui so répète sans cesse ot successivement sur touto lu suite do la correspondance, ou à compter, A partir do chacune des lettres prises dans un aipliaiM^t onliiiairo, autant do lottros quo lo chiffre au-dessus de '-'s prciuicros indique d'uniti.^ ; la dernière, ainsi comptée, sera ccUo qui devra Être substituée pour la correspondance secrète.

l/A méthode de lord Bacon consistait on un groupe do cinii lottros, et chaque groupe remplaçait uno lettre do l'alphabet ordinaire.

SI l'on veut so servir do la méthode des diviseurs, on pont écrire à la manière ordinaire, mais en ayant soin d'isoler les lettres, afin de les faire correspondre suivant dos colonnes verticales, que l'on numérote; puis, (^uand on veut écrire la dépêche secrète, on écrit fes mêmes lottros, mais en intervertissant les colonnes verticales.

La méthode prise des signaux de jnartne consiste en groupes composés d'un plus ou moins grand nombro do chiffres.

Si l'on veut recourir à lamélhode des télégraphes, on emploie diverses combinaisons de deux ou do trois lettres.

Dans ces derniers temps on a inventé, sous lo nom de crgptographes, des appareils qui permettent do donner aux li'ttrcs uno valeur arbitraire, jamais la même, ce qui est de nature à dérouter complètement les recherches.

Souvent aussi on so sert pour chiffrer, de dictionnaires dont chaque correspondant possède un exemplaire.

Ces dictionnaires sont tantôt constitués par un seul volume, tantôt par deux. Dans le premier cas, les nombres do chiffres sont placés dans leur ordre numériquo et les mots qu'ils désignent dans l'ordre alphabétique. Les pages sont numérotées suivant une clef ou une loi connue des seuls correspondants.

Dans lo second cas. lo volume dit table chiffrante contient les mots dans l'ordre alphabétique et, en face de chacun d'eux, un groupe de chiffres inscrits au hasard ; le volume dit table déchiffrante contient, au contraire, les groupes de chiffres placés dans l'ordre numériquo et, en face do chaque groupe, le mot qu'il désigne.

Parfois, les groupes do chiffres sont remplacés par des mots convenus, c'est-à-dire détournés de leur sens véritable, et en face desquels on inscrit la signification convenue entre les deux correspondants.

La méthode des dictionnaires peut so combiner aux diverses clefs ou conventions qui on augmentent la sécurité.

CRYPTOGRAPHIQUE [fik') adj . Qui so rapporte à la cryptographie : Caractères cRYPTOGRapuiques.

CRYPTOGRAPHIQUEMENT adv. D'une manière cryptograpliique.

CRYPTOGYNE (/m') n. m. Genre do composéos-anthémidées. (Les cryptogynes sont des arbres à feuilles massées à l'extrémité des rameaux, où les fleurs les remplacent après leur chute ; l'espèce type du genre est le cryptogyne Gerardiana.)

CRYPTOHALITE n. f. Fluosilicate naturel d'ammonium.

CBYPTOHELIA ié-U) n. m. Genre do méduses hydroides, sous-ordre des hydrocorallines, famille des stylastéridés, comprenant des colonies ramifiées et pierreuses, dont les calices calcaires possèdent chacun un opercule.

— Encycl. Comme les autres styîastéridés, les cnjptohelia ont été pris longtemps pour des madrépores; ils vivent dans les grandes profondeurs do l'Atlantique et du Pacifique.

CRYPTOHYPNE ou CRYPTOHYPNUS

{pnuss) u. m. Genre d'insectes i-olèoplcres serricornes, famille des élaléridés, tribu dos élatérinés, renfermant do petites formes à élytres assez courts, arrondis on arriére, à corselet plus long que largo et arrondi latéralement.

— EncY(X. Les cryptohypnes sont dos taupins nains, à livrée fauve ou brune, variée de rouge et do brun vivant à terre, dans les mousses, sous les pierres, dans le sable au bord dos cours d'eau. Répandus surtout sur l'hémisphère boréal, ils comptent vingt-sopt espèces en Europe.

CRYPTOLÉPIDE n. f. Genre d'arbrisseaux grimpants,

CRYPTOGRAPHIQUE — CR YPTORHYNQUE

do la lamillo dos asclépiadéos, comprenant cinq ou six , qui croissent dans llndo et l'Afrique : On cultive

spèc

en Europe la CRYi-TOLiirior: élégante. {C. Lomaire.)

CRYPTOUNE n. f. Hydrocarburo naturel. Variété do naplito.

CRYPTOLITE n. f. Phosphato naturel do cérium et de didymc, .pio l'on trouve dans l'apatito verto ou rouge.

CRYPTOLITHE ou CRYPT0LITHU3 {(uss) n. m. Paléont. Gonrrde triluliitos proprement dits, appartenant an groupe des trinuculos et caractérisé par la bordure céphaliquo garnie do plusieurs rangs do granules. (Los cryplolithos sont fossiles dans les terrains paléozoïquos, notamment dans lo silurien inférieur.)

CRYPTOLOBE n. m. Genre do plantes, rapporté avec

douio à la famille dos apocynées. Syn. do ami'iiicaupéh. CRYPTOLOGIQUE {jik' — An gr.Av»pfo.9. caché, ot loqos, discours) adj. Qiu appartient à l'étudo dos effets dnnt los causes sont cacliéos. [Ce mot a été créé par Ampère.)

CRYPTOMÉRIE {ri) n. f. Genre d'arbres, do la famille des conifères, tribu des cupressinées, formé aux dépens des cyprès, et renfermant uno seule espèce, qui croit au Japon,

CRYPTOMÉTALLIN, INE (du gr. kntplos, caché, ot do métalhn) adj. (^ni renft^rme du métal, sans quo cola soil annoncé par aucun si^ne extt'rieur.

CRYPTOMME ou CRYPTOMMA { pto-ma) n. m. Genre d'insectes r-oleuptcrcs carnassiers, famille dos carabidé.s, tribu du» scaritinés, <:omprenant de.s formes allongées, assez étroiteti, dont lo8 élytres iiout soudés, uvoc los

veux cachés complètement on dessus par un rebord do la tête.

CRYPTOMONADE ou CR YPTOMON AS (ïiosî) n. f. Genre de i)rotozoaires fiagcllates, famille des chrysomonadidés, comprenant des animaux microscopiques, nus, do forme persistante, plus ou moins ovale ou allongée, avec deux îlagollum subégaux. ( Los crvptonionades habitent los eaux douces d'Europe, parmi les conferves.)

CRYPTOMORPHITE n. f. Borate hydraté naturel de (■liaux formant dos grains dans la glaubérite, à Windsor (Nouvelle-Ecosse). Variété d'ulexite.

CRYPTONELLE ou CRYPTONELLA inèV) n. f. Paléont. Genre de moUuscoïdes brachiopodos, lamille des térébratulidés, comprenant des formes ressemblant aux lérébratules, lisses, avec appareil brachial allongé. (Les cryptonelles sont fossiles dans le dévonien de l'Amériquo du Nord.)

CRYPTONÉMÉ, ÉE (du gr. kruptns, caché, et néma, tissu) adj. En T. do bot., So dit des algnos dont la i^rondo est constituée en entier par dos filaments articulés diversement disposés.

— n. f. pi. Tribu de végétaux cryptogames, de la famille des algues, comprenant les genres gloioclade^ némastome, spongiocarpe, gastrocarpe, coccocarpe. — Lfne crtptonêmée.

CRYPTONISQUE {nissk') OU CRYPTONISCUS {skuss) n. m. Genre do crustacés isopodes cuisopodos, famille des entoniscidés, comprenant de petites formes parasites vivant sur d'autres crustacés parasites, notamment sur le pédoncule de divers cirripèdes. (On connaît plusieurs espèces de cryptonisques, réparties dans les régions les plus opposées.)

CRYPTONYME (du gr. kniptos, cacîié, et onojna, nom) adj. Dont lo nom est caché, ii Ouvrage cr y ptony me, Ouvrage qui porte le nom do l'auteur déguisé par un anagramme.

— n. m. Nom emprunté, supposé, dont un auteur signe son œuvre : Stendhal est le cryptonymk de Henri Beyle. (On dit plus ordinairement pseudonymk.) ii Ecrivain qui n'a pas signé son œuvre, ou qui l'a signé d'un nom autre que le sien : Un cryptonyme fait guelquefois preuve de modestie, plus souvent de prudence, il Adjectîv. ; Les auteurs

CRYPTONYMES.

CRYPTOPE ou CRYPTOPUS (ptiss) n. m. Erpét. Genre de reptiles chéloniens, lamillo des trionychidés, comprenant des formes à carapace bombée, dont le disque, très vaste, a un pourtour étroit, et dont le plastron, large, porte en arrière trois pièces mobiles pouvant se refermer sur les pattes et la queue.

— Bot. Genre de plantes épiphytes, de la famille des orchidées, tribu desvandées. (Le cryptopus elatus est recherché dans les serres pour ses belles fleurs blanches, mouchetées de pourpre.)

— Encycl. Erpét. Les cryptopes sont des tortues comestibles d'eau douce dont on connaît deux espèces : l'une {cryptopus Senegalensis) habite le Sénégal ; 1 autre {cn/ptupus graîiulatus) est commune dans les étangs du Coromandel. Brune, variée do jaune en dessus, jaunâtre en dessous, elle atteint 28 centimètres de long.

CRYPTOPENTAMÈRES {pin) n. m. pi. Division des insectes coléoptères, comprenant tous ceiLx t|ui, comme les phytophages, les longicornes, los rhynchophoros et los xylophages, ont des tarses à cinq articles, dont un est atrophié et caché. (Ce sont les tétramères des anciens auteurs. La division des cryptopentamôres n'a pas été généralement adoptée.) — Un cryptopkntamkkk.

CRYPTOPÉTALE n. m. Bot. Syn. do lkpuropêtale.

GRï-PTOPHAGE {faf) OU CRYPTOPHAGUS { /"a-vuM )

n. m. Genre dmsectes coléoptères clavicorncs, famille des cryptophai/idés, comprenant de petites formes oblongnes, ordinairement rousses ou jaunâtres, peu convexes, â corselet presque carré, à élytres longs ot arrondis ù. l'extrémité.

— Encvcl. On connaît plus do quatrevingts espèces de cryptophages, répandues dans l'hémisphère boréal, ot dont soixante sont européennes. Ces insectes vivent dans les champignons, les moisissures, lo bois pourri: certains abondent dans les celliers et les caves, sous les paillassons et les débris do foin, los croûtes do pam, sur los tonneaux, etc.

GRYPTOPHAGIDÉS {Ji) n. m. pi.

Famille d'insectes (toléoptôros clavicorncs, renfermant do petites formes vivant dans les champignons, les débris végétaux, etc., ot oui sont réparties dans quatre tribus : telmatophilinés, dîpnylinés , atotnarinés ot cryptophaqinés (cette dernière avec les genres Icucohimatiùm, anthcrophagus, emphytus, glisonola, muionoinus , etc.). — Un

CRYPTOrUAGlDÉ.

GRYPTOPHIALE OU CRYPTOPHIALUS {lus%) n. m. Genre de crustacés cirripèdes, famille des cryptophialidés, comprenant des formes ressemblant à dos bouteilles ot portant à leur extrémité postérieure trois paires do pattes modifiées en cirros.

— Encycl. Les cryptophiafes sont de petits animaux marins parasites, dont les larves, à leur premier stade, sont ovales, apodes et aveugles. L'espèce type, cryptophialiis minitus, habite los côtes do l'Amériquo du Sud ot vit enfoncée dans la coquille dos concholépas.

CRYPTOPHIALIDÉS n. m. pi. Famille do crustacés cirripèdes abdominaux, dont le gr nro cn/ptophiate est lo type, et qui comiircnd aussi les kochlorhinés. — Un crypto-

VUlWAliK.

CRYPTOPHONE (du gr. kmplos, caché, et ph6ni^, voix) n. m. Instrument ù. l'aide duquel il est possible d'entendre dos sons ipio l'organe do l'ouïe n'entend pas sans lui.

CRYPTOPHRAGME n. m. Ilerho delà famille des ncanthacéos, tribu dos li\ grophilées, com|U"enant cinq espèces qui croissent dans l'indo. Syn. do uymnostachyum.

CRYPTOPHYTB adj. Bot. Syn. do cbyptooamk.

— n. f. pi. Syn, do crvptooamks. — Uno ckyptophytb.

CRYPTOPINE n. f. AlcuIoYdo, C"U"AzO', découvert dans ro|Muni ; on pont le retirer dos eaux mères provenant do la préparation du chlorhydrate do thébuïno.

Cryptoprocte,

CRYPTOPLEURE OU CRYPTOPLEURUM {rom') n. m- Entom. Genre d'insectes coléoptères palpicornes, famille dos sphœridiidés, comprenant de petites formes globuleuses, dont le corselet a ses borus externes repliés sur eux-mêmes et dont les jambes antérieures ne sont pas échancrées. (On connaît quelques espèces do ce genre, dont deux seulement habitent la France et toute l'Europe ; elles vivent dans los débris végétaux, les crottins et les bouses.)

— n. f. Bot. Genre de plantes do la famille dos composées, tribu des chicoracées.

CRYPTOPODE (du gr. kruptos, caché, ot pous, podos, piedj adj. En T. do zool., Dont les pattes ne sont pas apparentes.

— n. m. pi. Genre do crustacés décapodes brachyuros, renfermant deux espèces, dont la plus remarquable est le cryptopode chagriné de la côte du Coromandel. — Un CRYP-

TOPODE.

CRYPTOPODIE {di) ou CRYPTOPODIA n. m. Entom.

Genre de crustacés décapodes brachyurcs, famille des parthénopidés, comprenant uno espèce do l'océan Indien (cryptopodia fornicala}^ remarquaUo par sa carapace à larges expansions latérales, formant un vaste bouclier bombé.

— Bot. Section des neckères, genre do mousses, il Genre de mousses, de la tribu des bortramiées.

CRYPTOPORTIQUE {tik' — du gr. kruptos, caché, et du lat. porticus, portique) n. f. Archit. Chez les Romains, Galerie voûtée, différant probablement do la crt/pte en ce qu'elle recevait le jour des deux côtés, et ])ar do largos ouvertures. Il Décoration de l'entrée d'une grotte, n Arc pris en sous-œuvre au-dessous d'un rez-de-chaussée, ii Vestibule fermé sur les flancs, qui donne accès dans uno église.

CRYPTOPROCTE ou CRYPTOPROCTA n. m. Genre de mammifères carnivores, famille des félidés, comprenant une forme propre à Madagascar, et qui fait le passage entre les chats et les civettes.

— ENCY'cL.Le ctnfptoprocte féroce {cryptoproctaferox), ou faussa, qu'il ne laut pas confondre avec le fossa, du mémo pays, qui est une civette, a los griffes rétractiles, mais sa dentition présente deux prémolau'es de plus que les chats actuels ; par ses caractères, il rappelle les chats tertiaires. C'est une bote puante, nocturne, allongée, basse sur pattes, mesurant en tout l'",70, dont o^.oo pour la queue. Le pelage, rude, ras et serré, est d'un roux acajou, plus foncé sur le dos. Le foussa est le plus grand carnassier de Madagascar ; il chasse la nuit et rôde autour des lieux habités pour pénétrer dans les poulaillers; timide et craintif, il a les mœurs des putois ot des martres.

CRYPTOPS {topss) n. m. Genre de myriapodes chilopodes, famille des scolopendridés, comprenant de petites formes sans ocelles, à segments égaux, à. antennes fines de dix-sept articles. (Les cryptops sont dos scolopendres ^^ à vingt et un anneaux et à vingt et une paires J^ do pattes; les quelques espèces connues ha- ^'fSr^ bitent l'Europe et lo nord de l'Amérique.) '-^4v'

CRYPTORCHIDE [kid' — du gr, krnptos, ^^^ caché, ot orchis, idos, lesticulo) n. m. Individu /^'tirv dont les testicules no sont pas descendus >^'(g^ dans le scrotum, il On dit aussi crypsouchidk. /^'^î^

— Encycl. Les testicules, chez les indi- ^ ' vidus normaux, sont descendus dans los bourses à la naissance. Quelquefois , ils séjournent plus ou moins longtemps, ou mémo nidéfiniment, dans l'abdomen ou dans le canal inguinal. Quand ils descendent tardivement, ils sont ot restent plus ou moins atrophiés.

Lo sexe des crvptorchides rosto souvent douteux, en raison de l'aspect dos organes génitaux externes. CRYPTORCHIDIE [ki-di) n. 1. Etat d'un cryptorchide.

CRYPTORHINE ou CRYPTORHINA n. m. Genre d'oiseaux passereaux dontirostres, famille dos corvidés, tribu des callœatinés, comprenant les crypsirhines africains. (On connaît doux espèces do ce genre, qui habitent l'Abyssinie VI les régions avoisinantos.)

CRYPTORHOPALUM (lom') n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornos, famille des dormestidés, comprenant dos formes très voisinos dos anihrèncs, dont elles diffèrent par leurs palpes maxillaires sécuriformes et par leur prothorax muni en dessous do gouttières pour recevoir los antennes. (Les crypiorhopalum ont la taille et lo faciès des anthrônos ; leur corps n'est cependant pas recouvert d'écaillés, mais do poils, et la livrée est toujours do couleurs vives; ils remplacunt les anllirènes dans l'Amérique du Sud.)

CRYPTORHYNCHINÉS (rin-chi) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophorcs, famille des curculionidés , caractérisée par lo corselet creusé en dessons d'une gouttière longitudinale qui revoit le rostre quand l'insecte so contracte, (lia Inbu dos cryptorhynchinés compte do nombreux genres, représentés surtout dans los pays chauds; ceux qui comptent des ospèces françaises sont : acailcs, camptorhinus, gastorucercus, cryptorhynchus,) — Un

CUYPTOItlIVNrUINÉ.

CRYPTORHYNQUE Irink') ou CRYPTORHYNCHUS (rin-liuss) n.

m. lîoiiro d'insectes coléoptères, type do lu tribu i\oi>Cfutorhynchinés, comprenant des charançons do taille médiocre, do forme allongée ot pourtant traptio, A téguments couverts do squammos.

CRYPTORISTIQUE — CTEISION

— Enctci. On connaît plus de deux cent vingt-cinq espèces de cryptorhijnqnes, répandus dans les régions chaudes du globe, surtout en Amérique. La seule européenne est noire, avec les cotés du corselet et l'extrémité des élytres blanchâtres; elle vit dans le bois des saules, des aulnes et des peupliers, où sa larve creuse dos galeries qui font souvent mourir les jeunes arbres.

CRYPTORISTIQUE [stik' — du gf. kruptos, caché, et orizein. déterminer) adj. Didact. Qui applitjue le raisonnement à ia méthode d'observation, pour découvrir des choses cachées. {Mot dû à Ampère.)

CRYPTOSE n. m. Entom. Genre de chilopodes, qui vivent dans l'obscurité.

CRYPTOSÉPALE n. m. Genre de léo^umineuses-césalpiniées, série des copaïférées. propre à l'Afrique tropicale et occidentale, et caractérisé par son calice formé do quatre petites écailles et sa corolle monopétale.

CRYPTOSÈTF. n. f. Bot. Syn. de philonotis.

CRYPTOSIPHONIA n. m. Bot. Genre d'algues nématospermées. (Les cryptosiphonia ont leur fronde tubuleuse. à axe articulé; leurs cystocarpes sont situés dans l'épaisseur des tissus de rameaux spéciaux.)

CRYPTOSIPHONIÉES n. f. pi. Famille d'algues, dont le genre cryptosiphonia est le type. — Cne cryptosiphoniée.

CRYPTOSOME D. m. Crust. Genre de décapodes brachyures, comprenant uno espèce des îles Canaries et une autre des mers du Japon.

CRYPTOSORUS [russ) n. m. Bot. Section des fougères du genre polypodiara, caractérisée par son réceptacle creux.

CRYPTOSPERME {spèrm') n. m. Bot. Syn. de oPERcn-

CRYPTOSPHÉRïE (sfp-rî) n. f. Section des sphéries. genre de champignons. Il Ordre des gymnospermées, dont les spermaties sont immergées dans la substance corticale ou médullaire de l'algue.

CRYPTOSTÈGE {slèj') n. m. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des asclépiadées, tribu des périplocées, croissant dans l'Inde et à Madagascar.

CRYPTOSTEMME (stèm) n. f. Genre d'herbes tomenteuses. de la famille des composées, tribu des arctotidées, comprenant trois espèces qui croissent en Afrique et en Australie.

CRYPTOSTÉMONE [5^e— dugr. kruptos, caché, et stêmân, filetj adj. En T. de bot., Qui n'a point d'étamines visibles.

CRYPTOSTOME {stom') n. m. Entom. Genre de coléoptères serricornes, de !a famille des eucnémidés, renfermant des formes propres à l'Amérique du Sud,, et caractérisées par leurs antennes un peu coudées à la base, longues et robustes, leurs élytres parallèles, leur corselet assez court. (Le type de ce genre est le cnjptostome spinicorne, qui habite le Brésil.)

— Bot. Syn. de moutabée.

CRYPTOSTYIJDE [sti) n. f. Genre de plantes épiphytes, de lit famille des orchidées, tribu des néottiées, comprenant trois ou quatre espèces qui croissent en Australie età Java.

CRYPTOTÉLÉGRAPHIE ( fi — du gr. kruptos, caché, et de télégraphie) n. f. Télégraphie en signes conventionnels, qu'on ne peut déchiffrer qu'à l'aide d'une clef spéciale, que seuls connaissent ceux qui correspondent ainsi.

CRYPTOTÉNIE (n?) n. f. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des carum.

CRYPTOTÉTRAMÈRES n. m. pi. Division des insectes coléoptères, comprenant ceux qui, comme les coccinellides et les endoraychid«s, ont quatre articles aux tarses, dont un atrophié et caché. (La division des cryptotétramères n'a pas été adoptée; car, d'après les travaux les plus récents, les endomychidés ont été réunis aux clavicornes, qui sont franchement pentamères.) — Un crypto-

TÉTRAMÈEE.

CRYPTOZYGE {ztf — du gr. kruptot, caché, et zugomn, os jugal) adj. En T. d'anthropol., Se dit des arcades zygomaliques très saillantes et, par extension, de celui ou celle qui a des arcades zygomatiques très saillantes.

— Encycl. L'angle qui mesure la saillie des arcades zygomatiques a, d après Quatrefages, ses côtés appuyés sur les extrémités externes des arcades zygomatiques et sur les sutures coronales vers le stépha"nion. Chez les adultes, cet angle, assez aigu, a toujours son sommet audessus du crâne, et est aiors dit positif; il est d'autant plus aigu que les arcades zygomatiques sont plus cryptozyçes, et il atteint 30 degrés chez les Néo-Calédoniens, qm sont très phénozyges. Chez les enfants, l'angle a, au contraire, son sommet en bas et est dit négatif.

— A.NTON. Pbénozyge.

CRYPTURE ou CRYPTURA n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre tinamou, type do la famille des tinamidés ou crypturidés.

CRYPTORGU8 iguxs) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des scolytidés, comprenant des petites formes subcylindriques, allongées, finement pu- Dcscentcs, à této courte, conique, à élytres ponctués en séries. {Les crypturgus attaquent les conifères; on en connaît huit espèces, dont six habitent l'Europe, une les Canaries, et l'autre les Etats-Unis d'Améri((uo.)

CRYPTURIDÉS D. m. pi. Ornith. V. tinamidés.

CRYSTAL n. m. V. CEiSTAL. (V, do même, avec un i, Um^ los dérivés de ce mot qui ne se trouvent pas ici.)

Crystal ClTY.viïle des Etats-Unis (Etat du Missouri [comté de Jexierson ', sur le Mississipi ; i.ioâ hab. Grande fabrication de glacés (on ia surnouune « le Saint-Gobain des Etats-Uû.s •)•

CRYSTALLIB 'ilnî'îViXï. f. Bot. Genre d'algues microscopiques, de la famille des diatomées, formé aux dépens des (.;^omphouemes, et comprenant une seule espèce, dont les masses prennent un aspect vitreux en se desséchant.

Crytidas. Myih. gr. Chef sicilien qui fut tué par HArakifîs, lorsque le dieu traversa la Sicile avec les boeufs do Géryon.Sescompatrioleslui rondircotleshoDDeursdiviDS.

es. Chim. Abréviation de césium.

es. Gronpe do Ic-ures (\n\ se rencontre fréquemment dans ]<js mois t».d.vcs ei magyares. On doit le pronoof.-er comme Tcii : cticsova, pron. tchàchova; cscnenka, pron. tchervenka; csepetp proD. Uhepel, etc.

Gsaba, ville d'Austro-Hongrie fHongpîe [comitat do Békës]), sur le Koros blanc; 34.250 hab. Elève de bétail, vignobles, légumes, fruits, broderies. Belle basilique. La plus grande communauté luthérienne de la Hongrie.

Csabrendek, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Zala]); 3.3S0 hab,

Gsacza, comm. d'Austro-Hongrie (Honnie [comitat de Trencsin]), près de la frontière de Moravie ; 4.400 hab.

CSAKATHURN ou GSAKTORNYA, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Zala]\, près de la Drave ; 4.045 h. Faorique de sucre. Ch.-l. d'un district peuplé do 3S.400 hab.

CSAKOVA ou CSAKOVAR, ville d'Anstro-Hongrie (Hongrie [comitat de Ternes]), sur le Temes; 4.495 hab. Restes du château fort de Szak. Ch..-1. d'un district peuplé de 28.730 hab,

CSAKY ^Albin), homme d'Etat hongrois, né en 1841. Issu d'une oes plus anciennes familles Hongroises, Csaky entra de bonne heure dans la vie politique, et devint préfet au moment du dualisme (1867). En 1888, vice-président de la Chambre des magnats, il fut nommé, la même année, ministre de l'instruction publique et des cultes et contribua puissamment au vote des lois politico-ecclésiastiques (1896). Il donna sa démission avec le cabinet Wekerlô et devint un dos leaders du parti libéral.

GsANAD. comitat d'Austro-Hongrie (Hongrie), entre les comitats de Békès, d'Arad, de^Torontal et de Csongrad. peuplé de 130.575 hab., sur 1.618 kil.carr. Ch-1. J/aA-o.

GSANTA VER, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Bacs-Bodrog]); 6.210 hab.

GsANYl fLadislas), ministre des travaux publics pendant la révolution hongroise, né en 1790, exécuté à Pest en 1849. II servit comme ofticier dans les guerres contre Napoléon, prit uno part active aux diètes, à côté de François Deak, et devint un des chefs do la révolution. Il était commissaire du gouvernement, et, lorsque la diète se transporta à Debreczen, il resta à Pest jusqu'à la rentrée do Vindischgraetz. Envoyé en Transylvanie, il se trouva en opposition avec le général Bem; le i*"" mai 1849, il fut nommé ministre et déploya une activité et une ardeur au travail qui le firent surnommer PAbeille. Après la catastrophe de Vilagos, il se rendit aux Russes, qui le livrèrent aux Autrichiens. Traduit devant un conseil de guerre, il fut condamné à mort, et exécuté le lO novembre 1849.

GSARDA (du persan csartag. cabane) n. f. Nom hongrois des cabarets, d'une installation très primitive, dans la puszta, ordinairement à l'extrémité des villages ou sur les grandes routes.

— Encycl. La csarda est le lieu de rendez-vous des csikos (gardiens des chevaux) et dos pâtres. Le poète hongrois Petôfi a décrit avec beaucoup de charme la csarda, et le mot a, depuis, acquis droit de cité dans les langues européennes. Le nom de la danse nationale hongroise qui s'appelle csardas est un dérivé de ce mot.

CSARDAS [dass] n. f. Danse nationale de la Hongrie.

— Encycl. Comme la vaiso, la polka ou la scottish, la csai-das peut être dansée par un nombre de couples indéterminé; elle n'est nullement régulière d'ailleurs, et chacun de ces couples peut la danser à sa guise, en improvisant les pas, à la seule condition que ses mouvements s'accordent avec le rythme musical. La musique se compose de deux mouvements : un andante et un allégro. L'andante, qui est écrit dans la forme des mélodies hongroises, n'est généralement pas répété ; mais l'allégro consiste surtout en phrases de huit ou seize mesures, qui sont répétées et qui sont assez ordinairement écrites en majeur, parfois aussi avec alternance du majeur et du mineur. Le caractère de cet allégro est sauvage et impétueux, et finit en quelque sorte par s'exaspérer. C'est le moment où le danseur, saisissant sa danseuse par la taille, tourbillonne pour ainsi dire avec elle, jusqu'à ce qu'elle échappe à son étreinte; il la poursuit alors, toujours en dansant, la rejoint et recommence le même jeu. La musique des csardas, géaéralement exécutée par des tziganes, est étrange, peutêtre incorrecte, mais d'une saveur piquante et toute particulière. Elle produit sur les danseurs comme une sorte d'enivrement.

GSEGE, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Hajdû]), sur la Theiss; 3.740 hab.

GSEMEGI (Charles), jurisconsulte hongrois, né à Csongrad en 1826, mort à Budapest en 1899. Il exerça comme avocat à Arad, et se fit connaître, en 1860, par sa brochure : la Théorie de la perte des droits et le droit de l'Etat, incisive réfutation de la théorie de Schmerling, d'après laquelle la Hongrie aurait perdu, en 1849, tous ses droits constitutionnels. En 1867, Csemegi entra au ministère de la justice, où il devint bientôt secrétaire d'Etal; en 1880, il fut nommé président de la cour suprême de justice. Son œuvre la plus considérable est la rédaction du Code pénal voté par le Parlement en 1878,

GSENGERY (Antoine), écrivain et homme politique hongrois, né en 1822, mort eu 1880. Il entra très jeune dans la politique, collabora au « Pesti Hirlap » de Kossuth et suivit le gouvernement hongrois à Debreczen (1849). Après la défaite, il s'adonna presque exclusivement aux lettres. Nommé député en 1861, il fut un des membres les plus influents du parti de Deak et prit une part active à l'élaboration du compromis austro-hongrois. Il organisa le Crédit foncier hongrois, qu'il dirigea jusqu'à sa mort. Ses œuvres historiques so distinguent par une grande largeur do vues; il excelle surtout dans les portraits des hommes politiques. Son Eloge de Deak est remarquable ; il a fondé la fhidapesti Szemle, la meilleure revue hongroise, et a traduii YHistoire d'Angleterre, de Macaulay.

GSEPEL, île d'Anstro-Hongrie (Hongrie), formée par le Daiiuh(;, en aval de Pest; environ 45 kiiom. de long sur 4 à 7 do largo. Ancienne résidence d'été dos rois de Hongrie, l'île Csepel fut donnée, en 1721, par l'empereur Charles VI au prince Eugène. Depuis 1825, elle appartient à la famille impériale d'Autriche. En 1848, pendant l'insurrection hongroi-so, lo comte Zichy y fut fusillé. Son nom lui vient de la commune do Csepel (2.250 hab.), située à son extrémité septontrionale.

GSEPREGHY (François), écrivain dramatique hongrois, nô on 1842, mort on 1880. Il apprit, comme lo peintre Muu-

Csiky.

kacsy, lo métier de menuisier, mais sa vocation se manifesta bientôt et il devint un des maîtres du théâtre populaire magyar ( népszinmii ). Ses comédies : le Cheval roux (1877); le Portefeuille rouge (1878) sont les meilleures do ce genre essentiellement national.

GSERI [Jean d'Apacza), philosophe et pédagogue hongrois, né en 1625, mort en 1660. Cseri est le premier cartésien hongrois. 11 fit ses études en Transylvanie, puis dans les universités hollandaises, revint dans son pays natal et y exerça la plus grande influence sur la jeunesse. Son Encyclopédie hongroise (1653), sa Logique magyare (1653) sont les premiers essais de ce genre on langue hongroise. Ses traités pédagogiques montrent en lui un vrai émule de Coménius.

GsiK, comitat d'Austro-Hongrie (Hongrie [Transylvanie orient. ^); 114.100 hab., sur 4.493 kilom. carr. ChA.'Csik- Szereda. C'est un ancien district du pays des Szeklers.

CsiK-SZEREDA, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie [Transylvanie]), sur le versant occidental des monts Karpathes, près de lAluta; 1.790 hab. Commerce de bois et de céréales. Ch.-l. du comitat de Csik.

GsiKY (Grégoire), écrivain dramatique hongrois, né à Pankota en 1842, mort à Pest en 1891. Prêtre catholique, professeur au séminaire de Temesvar, il remporta son premier succès par sa comédie l'Oracle, couronnée par l'Académie en 1875. En 1878, il se fixa dans la capitale et devint dramaturge du Théâtre national. Csiky a écrit trente et une pièces, dont douze couronnées ; elles marquent une date dans riiistoire du tliéâtre hongrois, parce qu'elles ont créé le drame social de la nouvelle Hongrie.

Les Prolétaires (1879) remportèrent le plus éclatant succès qu'ait jamais eu une pièce magyare. Misère dorée. Belles filles, Marthe Bozoty, l'Homme de fer, Nora, un Modèle, le Point noir, la Famille Stomfay, le Mariage de Cécile sont des drames puissants. La comédie Mukanyi est un vrai chef-d'œuvre. Csiky a traduit plusieurs pièces françaises, les tragédies de Sophocle et les comédies de Plante.

GsÔKMÔ, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Bihar]); 3.385 hab.

CsOKONAI (Vitez Michel), poète lyrique hongroi?, né à Delireczen en 1773, mort en 1805. ÏI dev'nt professeur au collège de sa ville natale, mais dut quitter sa chaire à cause des désordres de sa vie privée. Ses premiers essais poétiques ayant reçu un bon accueil, il se voua exclusivement à la poésie, mais il était pauvre, et, après plusieurs années de vagabondage à travers le pays, il revint épuisé à Debreczen, où il expira. Csokonai est le plus grand talent lyrique avant Petôfi; il chante, avec des accents inconnus avant lui, la mélancolie du pauvre hussard et de sa payse, du pauvre gars et de sa bien-aimée. Il a donné les premières chansons anacréontiques de la littérature magyare, a chanté dans ses Odes les progrès de l'humanité et de la civilisation hongroise. Son épopée comique, en quatre chants, Dorothée ou le Triomphe des dames au carnaval, inspirée de la Boucle de cheveux enlevée, de Pope, est son œuvre la plus populaire. Sa ville natale lui éleva une statue en 1871.

CSOMA DE KÔRÔS (Alexandre), voyageur et philologue hongrois, né à Kôrôs (Transylvanie), en 1798, mort à Darjeeling. dans l'Inde, en 1842. Dans le but de rechercher le berceau de la race magyare, il se prépara, de 1815 à 1820, à exécuter fructueusement les voyages qu'il méditait, puis il visita successivement les pays de Ta Méditerranée orientale, et après avoir franchi le plateau de l'Iran, pénétra sur le plateau central de l'Asie. Il parcourut la Petite-Boukharie et le désert de Gobi, atteignit à travers le plateau duThibet les monts Himalaya, en étudia les vallées, seul ou averf le voyageur anglais Moorcroft, passa quatre années (1827-1830) dans un monastère bouddhique de Kanam, puis arriva à Calcutta avec d'immenses collections philologiques et littéraires, qui fournirent les premières indications positives sur la littérature thibétaine et sur la science bouddhique. Nommé alors bibliothécaire de la Société asiatique de Calcutta, Csoma de Kûrôs poursuivit ses études philologiques et linguistiques jusqu'en 1842. Il entreprit alors, toujours dans lo même but, un nouveau voyage au cours duquel il mourut à Darjeeling, où les Anglais lui ont élevé un monument. Csoma de Koros avait publié un Essai de dictionnaire thihélain-anglais{\9,2^) ; uno Grammaire de la langue thibétaine {\S3A); une Analyse du Kandjur (t. XX) ; des H'chfrches asiatiques, et de nombreux articles sur la littérature thibétaine dans le « Journal de la Société asiatique du Bengale » .

CsONGBAD, vifle d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Csongradl), sur la Thoiss et près du confluent du Kôrbs ; 20.800 hah- Raffinerie de soude. Pêche. Elève de bestiaux. Ruines d'un ancien château. — Lo comitat de Csonyrad a une superficie do 3.414 kilom. carr. avec une population de 261.340 hab., en majorité magyars. Grande plaine, marécageuse, fréquemment inondée, mais fertile, traversée par la Theiss, le KnrOs, le Maros. Abondante production de céréales. Ch.-l. Szentes.

GsORNA, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat d'Œdenbiirg]) ; 6.090 hab. Abbaye de prémontrés, fondée en 1180. Ch.-l. d'un district peuplé de 34.385 hab.

GSORVAS, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie fcomitat do Békés]), sur un affluent de la Theiss; 4.250 hab.

GSURGO, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Somogyll,sur un affluent de la Drave; 3.700 hab. Ch.-l. d'un district peuplé de 34.400 hab.

GtÉATOS. Myth. gr. Héros grec mentionné dans l'Iliade. Fils do Molionô et d'Aktor, il avait épousé Théronico, et fut lo père d'Amphimaque, un des quatre chefs Epéeus au siègo de Troie.

CTEISION {kté-zi) n. m. Bot. Syn. do ltgodion.

CTÈNE OU CTENA {kté) n. m. Gonro d'arachnidos aranéidûs, famillo dos ocyalidt^s, comproDant des araignées à céphalothorax court et cordiforuio, à pattes longues ot fines, à livrée bariolée, jauno et roug^o. (Ou connaît une quinzaine (l'ospôces do clones, réparties dans les ré- •^':^-sv,Kt>>?S, H/^ gions cnaudes du globe ot ^^^^^**^^*'' aussi on Kurope ; elles vivent dans les caves et les souterrains.)

CTÉNIGÈRE ou CTENÏ-

CERA [kré-ni-st') n. m. GiMiro dinsectes coléoptères serricornes, famille des élatéridés,

comprenant des formes allon- ctèoe (réd. de moitié),

géos, de taille moyenne, à antennes pectinées, à prothorax convexe, à élytros régulièrement striés. (Les cténicères sont des taupins de taille moyenne, rouges, tachés de noir; on en connaît quatre ou cin([ espèces, propres à Madagascar.)

CTÉNION n. m. Genre de plantes, de la famille des graminées, comprenant une dizaine d'espèces, dont le plus grand nombre croît en Amérique.

CTÉNIOPE ou CTENIOPUS {/dé* pnss) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des alîéculidés, renfermant des cistèles allongées, étroites, dont on connaît une douzaine d'espèces répandues dans l'hémisphère boréal. (Les cténiopes sont de taille moyenne, iaunes ou bruns.)

CTÉNIS [niss) n. m. Genre de cycadées, fossiles dans l'oolitho d'Allemagne.

CTÉNISTE {nisst') ou CTENISTES Cténiope (gr. 2 fois 1/2). (kté-ni-stèss) n. m. Genre dinsectes

coléoptères, tribu des clénistinés, comprenant de très petites formes allongées, pubescentes, à front saillant, à antennes longues et terminées en massue, à palpes maxillaires très grands, renflés au sommet. (Les cténistes, dont on connaît une trentaine d'espèces réparties sur tout le globe, en comptent sept en Europe. Us vivent dans les détritus végétaux, comme leurs congénères.)

CTÉNISTINÉS {sti) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, famille des psêlaphidés , dont les genres principaux sont : ckennium, centrotomef desimia, cténiste, enoptostome. — Un cténistiné.

CTÉNIZE n. f. Genre d'arachnides aranéides tètrapneumones, famille des mygalidés, comprenant une seule espèce qui habite l'Italie, la Corse et les Alpes maritimes. Syn. mygalodonte.

— Enoycl. La cténize ou mygale pionnière (c/enija Savatje'i) est une araignée grise, qui fait son terrier dans les talus, en terrain ferme; ce terrier, cylindrique, profond, a ses parois revêtues d'un fin enduit, avec opercule dur composé de couches de mortier et de soie, avec une charnière soyeuse. (La cténize sort la nuit pour chasser; quand elle rentre dans son nid, elle ramène le couvercle avec ses pattes en descendant dans son puits, qu'elle ferme hermétiquement.)

CTÉNOBRANCHES n. m. pi. Sous-ordre de mollusques gastéropodes prosobrancbes, comprenant les buccins, les volutes et autres termes caractérisées par l'atrophie de la branchie gauche, la disposition en peigne de la branchie droite. — Cn cténobranche.

— Enoycl. La coquille des cténobranches est ordinairement spiralée ; ces mollusques marins sont presque tous carnassiers. On les divise en ^ douze familles principales :./«n- \j f /^ \j!^^ thinidés, solariidtjs, scalariidés, '''^ volutidés, olivid^s, jnitrîdés, muricidés. buccinidés, conidés, térébrid''S, plfurotomidés, cancellaï'iidfs.

CTENE

CTESIPHON

Cténlze (grand, natur.).

CTENODACTYLE ou CTE- NODACTYLUS (A7^, luss) n. m.

Genre de mammifères rongeurs, famille des octodontidés, comprenant une forme africaine, caractérisée par les pattes postérieures plus longues que les autres et dont les doigts médians sont garnis do poils formant brosse ou poigne, destinés à lisser le pelage.

— Encycl. I*e ctenodactijlus Candi, seule espèce du genre, est do la taille d'un rat, gris jauno ; sa queue est réduite à un moignon. Diurne, vivant comme les gerboises, cet animal dii désert fréquente dans les endroits rocheux ; il habite la bordure nord du Sahara, on Algérie, Tunisie ot Tripolitaino.

CTENODACTYLE OU CTENODACTYLA(/f/0 n. m. Entom. Gfnire d'iasoct<!s coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des odacanthinés, comprenant des formes élégantes, allongées, très plates, dont on connaît une dizaine d'espèces, propres à l'Amérique du Sud.

— Hot. Genre d'algues marines, do la tribu dos coccocarpées, ot renfermant une seule espèce, qui croît en Australie.

CTÉNODE ou CTEN0DE3 ( kt^ -no-dt\^s) n. m. Entom. GiMiro d'insocti's ctjli^oplères longicorncs, famille des cérambycidés ,- tnbu dos cérambycinés , comprenant dos formes largos ot ramassées, à tëto sillonnée, à. antennes assez courtes, à élytros convexes ot larges, côtelés, élargis en arrière. (Los cténodos, dont on connaît six espèces propres à l'Amérique du Sud, sont des insectes, on général rares, d'assez grande taille, ordinairement ferrugineux, avec le» élyircîs noirs tachés do roux.)

— Bot. Genrn do Itchun, de lu tribu dos coccocarpéos. Il Qooro d'ulgues iloridéos.

Ctâuodoa.

CTENODECTICUS {ktt^, dè-kti-kiiss) n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, famille des locustidés, comprenant une forme propre à l'Espagne, voisine des dectitiuos, mais en dîH'érant par la contormation dos tarses, dL's plaques anales, très développées chez le mâle.

CTÉNODIPTÉRIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille de poissons crossoptérygiens, fossiles dans les terrains paléozoïquos, et comprenant des formes à této revêtue do petits écussons dermiques, à tronc couvert d'écaillos lisses ot brillantes, rondes. — Un cténodiptéridé.

— E.NCYCL. Par leur conformation générale, les cténodiptéridés tiennent le milieu entre les dipnoïques et les crossoptérygiens, mais ils se rapprochent surtout de ces derniers. Les principaux genres sont : diptcrus, ctenodus, palo'laphus, ptyonodus, holodus, conchodus, etc.

CTÉNODISQUE [dissk') OU CTENODISCUS [kté, di-skuss) n. m. Genre décliiuodermcs stellérides, famille des asléropcctinidés, comprenant des étoiles de mer à corps plat, pentagonal, dont l'espèce type {ctenodiscus polaris) habite les mers polaires du Nord.

GTÉNODON n. m. Erpét. Genre de reptiles sauriens fissilingues, famille des améividés, comprenant de grands lézards américains, à dents palatines nulles, à dents antérieures taillées en peigne, à queue pointue, à vorticilles plans. (La seule espèce connue est le ctenodon n ig ropunctatus, long de 50 centimètres, verdâtre, marbré de brun en dessus, jaunâtre avec fines zones noires en dessous. Il habite le Brésil, dans les forêts, où il chasse les petits animaux, les œufs, etc.)

— Bot. Genre d'arbrisseau, de la famille des légumineuses-papilionacées. Originaire du Brésil.

CTÉNODONTE n. m. Genre fossile de mollusques eulamellibranciies, famille des cyprinidés.

CTÉNODONTE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cténodes.

— n. I. pi. Tribu d'algues marines, de la famille des floridées, ayant pour type le genre cténode, qui la constitue à lui seul. — Une cténodontée.

GTEKODRILUS {ktt', luss) n. m. Genre d'annélides oligochètes limicoles, famille des naïdés, comprenant de petits vers marins dont on ne connaît qu'une espèce (ctfnodrilus pardalis) des mers d'Europe. (Ce ctenodrilas tacheté, vivant dans les zostères, a été observé dans l'Océan, à Saint-Vaast.)

CTÉNOGNATHE ou CTENOGNATHDS {tiiss) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des sphodrinés, comprenant des formes allongées, voisines des colpodes, et dont l'espèce type est le ctenognathus Novx ZelandiXy'mxiu^ propre à la Nouvelle- Zélande.

CTENOXDE (du gr. kteis, kténos, pei- . .

gne, ef eidos, aspect) adj. Qui a son bord (écaille de perche), libre dentelé ou hérissé de piquants. (Se dit en parlant des écailles des poissons) : Les sciénidés sont re»ètus d'écaillés cténoïdes.

CTÉNOLABRE n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des labridés, caractérisé par des rangées de dents en velours, placées derrière les dents de devant qui sont coni<|ues, et par l'opercule finement dentelé en peigne.

— Enoycl. Les c^t^nolahres sont do taiUo médiocre ; on en connaît quelques es]>èces, habitant les Cténolabre.

mers froides et tempérées. Deux se trouvent sur les côtes de France. Le cténolabre des rochers {ctenolabrus rupestns)., long do O^.n, d'un gris rosàtre et verdâtre, avec dix à douze bandes brunes courant le long des flancs, est rare dans l'Océan comuio dans la Méditerranée. Encore plus rare est le ctenolabrus /ris do cette dornière mer, un pou plus petit ; il est d'un rouge vif, avec les nageoires dorsale ot caudale tachées do noir.

CTÉNOLÉPIS ipiss) n. m. Genre d'herbes annuelles, couchées, rarement grimpantes, de la famille dos cucurbilacées, tribu des cucu-

mérinées, à feuilles ovales ou cordiformos, à fleurs monoïques, à fruit arrondi ou presque carré, habitant les régions chaudes do l'Afriijuo et do l'Asie.

CTÉNOMYS [miss] n.

m. Genre <lo mammifères rongeurs, famille des octodontidés, comprenant dos formes fouisseuses, à oreilles rudimeutairos, aux yeux petits, à queue courte, à incisives très larges, à, longues griffes aux pattes antérieures, los postérieures munies do soies.

— Encvcl. Les cténomys ont la taille des cobayes ; leur pelago grisâtre est fourni ot doux; on on connaît nuatro espèces, répandues do la Bolivie ii la Terre de Keu ; toutes sont nocturnes, fouissent dans les sols sablonneux ot se nourrissent do racines.)

CTÉNOPHORE n. m. Genro d'insectes diptèros néniocôres, famille dos lipulidés, comprenant dos formes ù anlonnos pectinées ot â corps épaissi.

— Encyci.. Los cti'nophores sont do belles tipulos un peu I lourdos, ordiQuiromont brunes ou noiros, tuchoos dojauno,

Cttiiolde

Cttînomys.

CtéDophoro (gr. nat).

et d'assez grande taillo. On en connaît une douzaine d'espèces, réparties dans l'hémisphère boréal; leurs larves se développent dans le terreau des vieux arbres; les adultes écloscnt au printemps.

GTÉNOPHORES n. m. pi. Classe do cœlentérés, comprenant dos animaux marins transparents, à corps non animé de contractions rythmiques, mais nageant par les battements de minces plaques membraneuses, fendues en peigne ot disposées par séries régulières. — Un CTÉNOrnoRE,

— Encycl. Les ctênophores sont sphériques ou ovales, ou comprimés en ruban; ils sont de consistance gélatineuse, avec une cavité gastro-vasculaire rappelant colle des méduses; ils sont hermaphrodites et leur développement, presque toujours direct, no présente qu'exceptionnellement des métamorphoses compliquées. Les ctéuophores nagent par troupes à la surface de la mer, et se nourrissent d'animaux qu'ils saisissent au moyen do leurs filaments pécheurs. Leur taille, ordinairement petite ou médiocre, peut, dans les formes rubanées, atteindie jusqu'à i mètre. Quatre ordres composent cette classe, ce sont les eurystoinés, les saccatés, les téniatés, les lobés.

CTENOPHYLLUM [kté, lom') n. m. Bot. Genre de cycadées fossiles, trouvées dans le rhétien d'Allemagne, dans l'oolithe de Gristhorpe et dans le grès suprakei.périque d'Autriche.

CTÉNOPTÉRIS {riss) n. m. Division des polypodes, genre de fougères.

CTÉNOSCÉLIDE {no-sé) OU CTENOSCEIJS {kté, sé-liss) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes. famille des prionidés, comprenant de grandes formes à jambes épineuses, à antennes fines et assez longues, à mandibules bien développées, arquées et pointues, à élytrej ovales. (Les cténoscélides habitent 1 Amérique du Sud; on en connaît quatre ou cinq espèces, brunes ou fauves, nocturnes, ayant l'habitus et les mœurs des priones.)

CTÉNOSTOMATES (sto) n. m. pi. Sous-ordre de bryozoaires ectoproctes gymnolémates , caractérisé par les cellules à orifices terminaux, fermés par des replis de la gaine tentaculaire ou par une couronne de soie. (Les cténostomates sont répandus dans toutes les mers; on n'en connaît pas de représentants fossiles. Ils se divisent en trois familles : alci/onidés, vésicularidéSf paludicellidés,) —

Un CTÉNOSTOMATE.

CTÉNOSTOME [stom') n. m. Genro d'insectes coléoptères, type de la tribu des ctéonostominés, comprenant des formes de taille moyenne, à élytres renflés en arrière, à longues pattes fixes. (Les cténostomes habitent les régions chaudes et humides du Brésil, de la Guyane, et de la Colombie ; on en connaît plus de vingt espèces ordinairement d'un brun luisant, avec les élytresceinturés de jaune).

CTÉNOSTOMINÉS [sto) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères carnassiers, famille des cicindélidés, caractérisée par les mâchoires non terminées par un onglet articulé et renfermant les genres : pogonostome, cténostome, pro~ céphale et myrmécille. (Les cténostominés sont des insectes légers, de formes élégantes, répandus dans l'Amérique du Sud, à l'exception des pogonostomes qui sont propres à Madagascar.) — Un cténostominé.

CtÉSIAS, voyageur grec, du v' siècle av. J.-C, né à Cnide, en Carie, dans une famille d'Asclépiades. Vers l'an 416, il se rendit en Perse, où il demeura pendant dix-sept ans à la cour du Grand Roi, en qualité de médecin. Pendant son séjour en Perse, Ctésias a-t-il visité l'Inde? Il est malaisé de le dire; en tout cas, son ouvrage intitulé Description de l'Inde se composait d'une série de récits et de contes ayant cours en Perse sur ce pays. Ce livre eut un grand succès, dans l'antiquité , Photius en donna des extraits dans son Myi-obibUon, ainsi que d'un autre ouvrage de Ctésias, VHistoire de la Perse.

CtÉSIBIOS, mécanicien grec, né à Alexandrie, vivait du temps do Ptolémée VU Evergèto (170-117, av. notre ère). Il se rendit célèbre par son génie pour la mécanique. Oq cite parmi ses inventions les orgues hydrauliques, uno clepsydre, uno sorte de fusil à vent; enfin, on lui attribue l'invention do la pompe aspirante et foulante. Ctésibios eut comme élève Héron d'Alexandrie, à qui l'on doit la fontaine dite « de Héron " . Ajoutons que c est encore Ctésibios (jui découvrit l'élasticité do lair ot s'en servit comme do torce motrice. Aucun do ses ouvrages ne nous est parvenu.

CTÉSIBIQUE {bik' — du nom de l'inventeur. Ctésibios d'Alexandrie) adj. Antiq. Se \lisait d'une machine aspirante ot foulante â deux pistons, construite sur lo mémo principe que les pompes ù. incendie.

CTÉSION n. m. Bot. Genre de lichens. Syn. de graphis.

CtÉSIOS. Myth. gr. Fils d'Orménos et père du pasteur Eumée.— Surnom do Zous, d'Hermès, d'Atnènô ot d'autres dieux, considérés comme los dieux protecteurs du foyer domestique.

CtÉSIPHON ou KtÉSIPHON. ancionno villo do la Mésopotaniie, «pii s'élevait sur le Tigre, â 26 kil. S.-E. do Bagdad, a peu de distance do Séleucie. Capitale dos Part hos Arsacidos, ([ui la bâtiront, puis dos Sassanidos.oUo graaiUl

UulDoi du palais do Chosroès Nourchtvan (Ctdilphon).

rapidement. Prise par Trajaii on l'an lir. dp notre <*re, r»iniVo par Soptinic-Si\v6ro on 198, devenue aralw en 037. ses d(>bris servirent, cent vinct-cinq ans plus tard, A iHlilior Bagdad. Il no roslo plus do cette cit* florissamo (ino des ruines ; on cito los rostos du palais do Cliosroùs Nour-

CTESIPHON

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