‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 485 sur 870 · MER DES · texte numérisé non relu

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encore de riches minerais de fer et des gisements de bitume servant à fabriquer du gaz d'éclairage. Le platine s'exploite aux environs de Santiagode-Cuba, et les salines y sont fort abondantes. Enfin, Cuba, riche en abeilles, exporte une énorme quantité de cire.

— Histoire. C'est à son premier voyage que Christophe Colomb aborda, pour la première fois, j l'île do Cuba. Sa conviction était qu'il venait d'aborder ainsi à l'extrémité Est de l'Asie, et, jusqu'en 1618, il fut interdit, sous peine de mort, de considérer Cuba comme une île. Au moment où les Espagnols s'installèrent dans l'île, elle était habitée par une population (probablement de Caraïbes) qui atteignait vraisemblablement plus de 200.000 habitants. Moins de cinquante ans après, il n'en restait pas 30.000, et, au début, du xvii» s!c-\j, le nombre en était tombé à 6.000. Un grand nombre u entre eux s'étaient soustraits parle suicide à la cruauté et aux exigences de^ conquérants. La disparition de la population indigène nécessita l'emploi de travailleurs noirs, et, jusqu'en 1860, plus de 3 millions d'esclaves nègres d'Afrique lurent importés dans l'île, lis s'y acclimatèrent et finirent par y constituer presque la majorité. Sous la pression de l'opinion publique et contrainte par l'union des créoles espagnols et des nègres contre les blancs étrangers, l'Espagne avait déjà été forcée de faire aux habitants de l'île des concessions importantes. Elle avait, en 1817, ouvert le port de La Havane au commerce étranger, aboli, du moins officiellement, l'esclavage en 1847, et accordé quelques avantages médiocres aux travailleurs, en 1856. Mais la situation n'était pas sensiblement modifiée, et, pour obtenir les quatre droits cubains, les habitants de l'île se soulevèrent en 1868. L lutte dura dix ans et ne se termina que grâce à l'habileté du général Martinez Campes.

Mais, par un incroyable aveuglement, l'Espagne continua à tirer de sa colonie les revenus les plus exorbitants et à imposer aux habitants des sacrifices excessifs. Renoncer à Cuba, c'était la ruine pour l'Espagne, tant ses finances dépendaient des richesses agricoles de la colonie et do leur exploitation. Elle avait voulu fermer l'accès de ses possessions sans compenser cette interdiction, dont soufi'rait cruellement la colonie, en lui assurant une part dans les bénéfices et dans les entreprises. En somme, elle avait accaparé toutes les bonnes aft'aires de lile et tirait de sa colonie pour près de 150 millions de francs par an.

La guerre qui éclata en 1895 était donc, pour les uns comme pour les autres, une question de vie et de mort. Grâce à l'intervention des Américains, elle fut néfaste aux Espagnols, qui usèrent dans une lutte que le climat rendait inégale trois armées et trois généraux : Martinez Campos, Weyler et Blanco. Les insurgés, conduits par les chefs Maxime Gomez et Macoo, soutenus par les subsides étrangers, résistèrent jusqu'au moment où l'Amérique se jota résolument dans la lutte. Les deux flottes espagnoles turent détruites, los Philippines envahies, Manille bombardé, et Cuba tout entière tomba au pouvoir des Américains.

L'Espagne dut signer une paix onéreuse. Grâce aux bons offices do la France, les préliminaires furent érliangés le 12 août 1898. L'Espagne renonçait à tous ses droits sur l'île do Cuba, sans que le sort de l'île fût définitivement tixé, Porto-Iiico et les autres Antilles espagnoles étaient puromeni et simplement cédées à l'Amérique. En écbango do ce sacrifice, qiii anéantissait l'empire colonial do l'Es-

ftagne, los Etats-Unis devaient payer à l'Espagne 20 milions do dollars dans los trois mois (jui suivraient l'échange

cuivre et de fer, moins riche en cuivre que la chalcopyrite. (La cubane est cubique: sa formule est CuFe'S': son poids spécifique, de 4 à 4,18; sa dureté est égale à 4.)

CUBATION {si-on] n. f. Action de trouver le volume d'un corps solide. (V. cubaturl:.) il On dit mieux cubage.

CUBATURE n. f. Géom. Transformation en cube d'un volume de forme difi'érente; construction du côté d'un cube équivalent à un volume dunné.

— Encycl. La cubature d'un volume peut avoir pour objet de transformer ce volume en un cube, par le déplacement de ses parties, ou de construire (par la règle et le compas) le côté d'un cube ê(|uivalent au volume donné, ou d'obtenir analytiquenient l'expression exacte de la mesure de ce volume, ou enfin d évaluer approximativement cette mesure.

La transformation d'une aire polygonale en un carré peut toujours se faire exactement : celle d'un volume polyédral en cube n'est, au contraire, possible que dans des' cas tout particuliers.

Pour transformer les prismes en parallélépipèdes, il suflit d'opérer sur leurs bases de façon à les changer en parallélogrammes.

Un parallélépipède oblique peut, d'ailleurs, aisément être changé en un parallélépipède rectangle; mais celui-ci ne peut pas être changé en un cube.

— Cubature analytique La question ou'on se propose ordinairement de résoudre sous le nom ae cubature d'une surface :

z = /-(x,!,) est d'obtenir le volume compris entre cette surface et le plan des art/, dans l'intérieur d'un cylindre parallèle aux z,

L'élément d'un pareil volume, les axes étant supposés rectangulaires, est

z dx dy, l'expression du volume total est donc tzdxdy, mais cette sommation correspond à deux intégrations dont il est facile de trouver les limites.

CUBE (lat. cubas; gr. kubos, dé à jouer) n. m. Géom. Parallélépipède, rectangle dont toutes les faces sont des carrés égaux : On obtient le volume d'un cube en faisant le cube de son côté, ii Adjectiv. Se dit d'un solide de forme cubique : Un pied cube. Un mètre cube.

— Par ext. Masse ou personne lourde, ramassée : Ce Crevel, ce cube de chair et de bêtise, vous aime. (Balz.)

— Fam. Elève de 3" année en mathématiques spéciales, dans les lycées et dans certaines grandes écoles : Ecole normale, Ecole centrale.

— Electr. Cube de Faraday, Cube creux en fil de fer, servant d'écran. V. cage (électr.)

— Math. On appelle cube d'un nombre, ou troisième puissance de ce nombre, le produit de trois facteurs égaux à ce nombre : Le cube de 4 est 4 x 4 x 4 = 64. (Le cube ou 3* puissance d'un nombre s'indique par un chiflVe 3 placé en exposant : 4'.; ii Bacine cube. Se dit quelquefois pour Racine cubique. V. cubique.

— Encyci,. Aritlim. Un nombre est dit cube parfait quand il existe un nombre entier dont il est le cube : 8 est un cube parfait, c'est le cube de 2.

— Géom. Le solide ([u'on désigne, en géométrie, sous le nom de cube est un parallélépipède rectanglo dont los douze arôtes sout égales ou dont les six faces sont des carrés.

La niosuro du cube, comparé au cube construit sur l'uiiilô liiiéuiro, qui est l'unité tlo volume, est la troisième puissauco ou lo cube arithmétiijuo de lu mesure do sod côté. C'est, du reste, pour cette raison que la troisième puissance d'un nombre a pris lu nom do » cube i> do ce nombre.

Lo problème do la duplication du cube, qui a tant et si longtemps occupé les Grecs, avait pour objet la construction (par la règle et le compas) do l'iacounuo x do l'équation

Ce problème, on y mettant les conditions que s'imposaient les géomètres grecs, était impossible.

— Cubu d'un solide, V. cubatukk.

— Cube des bois en grume. V. gkume.

CUBÈBE (do l'arabe kebaha, mémo sens) n. m. Gonro d'arbrisseaux, lie la laniillo des pipéracôcs.

— Encycl. Hot. Les cubt'bes sont dos arbrisseaux grimpants, très voisins dos poivriers, à fleurs dioïquos et

Froupées en chatons, qui habitent los forêts littorales do Afrique australe, de rin<le et de la Malaisie. Leur fruit (poivre à queue) est une sorte de baie rétrécie à sa base.

Les Javanais recueillent les baies du cubèbe ofJicinal [cubeba nfficinalis) et Jes font sécher au soleil ; elles renferment une graine dont la pulpe, huileuse et blanchâtre, de saveur poivrée, contient de la^cubébine, principe inactif, une résme acre et une essence verte qui laisse déposer un camphre de cubèbe.

— Cliim. Distillé avec de leau, le """""'^•

poivre do cubèbe fournit une assez forte proportion d'une huile volatile particulière, formée par un terpène C-H'* bouillant à 158», par un sosquiterpèno C"H", et par un carbure bouillant à 262°.

Le résidu de la distillation, épuisé par l'alcool, lui cède un composé gélatineux, qui se sépare en deux couches distinctes : l'une résineuse, qui fournit le cubèàin et un acide, l'acide cubébique, qui se colore eu rouge par l'acide sulfurique.

— Méd. Le cubpbe, pulvérisé, s'administre à la dose de 4 à 30 grammes par jour, en bols, pilules, ou délayé dans leau. Quand l'estomac ne supporte pas ces préparations, on administre l'infusion de culièbo en lavement. Les Indiens 1 utilisent depuis longtemps contre la blennorran-Je, et les Anglais en ont introduit, en 1839. l'usage en Europe. Le faux cubèbe [cubeba canina) est beaucoup moins actif.

CUBÉBIN n. m., ou GUBÉBINE n. f. Chim. Alcaloïde qui se trouve dans le poivre cubèbe.

— Encycl. Le cubébin peut se préparer en épuisant par 1 alcool des cubèbes précédemment épuisés par léther précipitant par la potasse la liqueur alcoolique, et purifiant le précipité, qui nest autre chose que le cubébin par des lavages à l'eau et des cristallisations dans lalcool bouillant. Le cubébin a beaucoup d'analogie avec le pipérin, que l'on retire du poivre noir. On lui attribue la formule C'"H"0*; chauffé à MO» avec de l'acétate de sodium et. de l'anhydride acétique, il donne un auhyëride C"'H"0'.

CUBÉE n. f. Bot. Syn. do tachigalie.

CUBER v. a. Evaluer en unités cubes : Cuber dca bois, des pierres, ii Avoir en unités cubes un volume de : Bassm qui cijBK SOO hectolitres.

— Math. Elever au cube, à la troisième puissance - Cdber un nombre, une quantité.

Se cuher, v. pr. Etre cubé : les blocs de bois équarris SE CUBKNT sans peine.

— Encycl. Géom. V. cubatdre.

GUBERO (Pierre), missionnaire et voyageur espagnol, né près do Calatayud (Aragon) en 1G45. Après un voyage de neuf ans pendant lequel, le premier, il avait fait le tour du monde d'occident on orient, il en donna uno relation succiui^te, sous le titre do : lirève relation du voyat;e fait dujts lu plus grande partie du monde (Madrid, 16so).

CUBICULAIRE { 1er — àwltii. cubiculum, chambre à coucher) n. m. Hist. Chambellan des empereurs romains, ii AsigniUé Valet do chambre on général.

— Antiq. rom. Coussin sur lequel on s'accoudait lorsqu on était à demi couché sur un lit.

— Hist. ecclés. Clerc gardien dos corps dos martyrs, dans les premiers siècles do l'Eglise. Les cuhiculairo.s portaient aussi, en latin, lo nom do martyrarii. Saint Léon lo Grand paraît les avoir institués.

— P^NCYCL. Hist. rom. Les empereurs romains avaient des cuhiruluires (gardiens do la chambre ou du lit), qui remplissaient auprès d'eux des fonctions analogues â celles des chambellans modernes. A la cour do Byzance, ce tiiro fut donné à des fonctionnaires impériaux d'un rang élovô. La garde de la personne du prince leur était contiée, ot souvent ils rompli.ssaiont dos missions importantes; ils étaient tous eunuques. Lo ch.îrdost'ubiculairos était un des principaux personnages do lomiiiro. II y avait aussi des dames cubicidaires ; elles formaient la cour particulière do rimi)ératrioe et prônaient soin de sa personne.

CUBICULUM f/om' — mot lat.) n. m. Archéol. Chambre sé[julcrali', dans Ii-s catacombes.

CUBIÈRES, <omm. do la Lozère, arrond. et à 22 kilom. do M<>nd<\ sur le versant soptonirional du mont Lozère ot lAluor naissant; 1.017 hab. Mine do plomb.

CUBIËRES (Simon-Louis-Piorro, marquis dk), naturaliste et atcroimmo, né à Koquemauro (Gard) en 1717, mort en 1K21. Il iut.i'cuyor do Louis XVL puis de Louis XVIII. On a de lui : Histoire des coquiilai/es de mer (1800) ; Uiatoire du fii/'pit'r (iHixi) ; Ole.

CuBIËRES (Michel dk), connu sous les noms do chovaUor de Cubières, Dorat-Cubières, Cublères- Palmézeaux et Eneglste-Cubiôres, poète franvai»,

frèro du précédent, né à Roquemaure en 1752, mort eni820.

Renvoyé du séminaire pour avoir composé une poésie érotiuue, il s'adonna à la poésie en prenant Dorât pour modèle, fut écuyor do la comtesse d'Artois ot se lia avec la comtesso Fanny do Boauharnais, Plus tard, il devint un ardent révolutionnaire, secrétaire greffier de la Commune de Paris, et célébra avec le mémo enthousiasme d'abord Marat, puis Bonaparte, premier consul et empereur, enfin les Bourbons. Parmi los œuvres do ce poète médiocre, on peut citer : Lettre de saitit Jt^râme à une dame romaine; Héroide, suivie de poésies fugitives (Paris, 1773); t'apure à M. de La lieaumelie aux champs Ehjsées, au sujet de son commentaire sur la Henriade (1776).

CUBlÈRES(Amédée-Louis Despans de), général, ministre do la guerre, tils de Simon-Louis-Pierre, né à Paris eu 178G, mort en 1853. Il se distingua dans de nombreuses batailles, et gagna la croix d'honneur à Eylau( 1807). Colonel en 1815, il se couvrit de gloire à Waterloo. Mis à la retraite parla seconde Restauration, il fut nommé receveur général de la Meuse. Il rentra au service on 1823, fit los campagnes d'Espagne otde Moréo, l'expédition d'Ancône. Lieutenant général en 1835, pair do France (1839), il fut deux fois ministre do la guerre. En 1847, on l'accusa d'avoir corrompu le ministre Teste au sujet des mines de Gouhenans. Il fut condamné à la dégradation civique et à une amende de lO.ooo francs, mais il fut réhabilite en 1852.

CUBILLO DE Aragon (don Alvaro), auteur dramatique espagnol, né à Grenade au commencement du xvii» siècle. Dans le prologue de son livre intitulé el Enano de las 7nusas, publié en 1654 et qui contient neuf de ses pièces de théâtre, il dit en avoir composé plus de cent. On n'en possède que trente, parmi lesquelles on remarque el Genizaro de Kspaiia o Rayo de Andalucia, la Perfecta Casada et las Miuiecas de Marcella. Il a composé également des drames religieux.

CUBILOSE (du lat. cubile, lit) n. f.

Substance albuminoïde, constituant les nids d'oiseaux comestibles des Indes.

CUBILOT (/o) n.m. Fourneau particulier pour la préparation de la fonte de secondo fusion.

— Encycl. Les cubilots, fourneaux à manche ou à la AVilkinson, servent à reprendre la fonte de première fusion et donnent ainsi un Cubilot, produit propre aux pièces mécaniques. Ils sont constitués par des fours à cuve, dans lesquels on introduit métal et combustible par la partie supérieure. Des machines soufflantes envoient l'air nécessaire à l'intérieur du four, à laide de tuvères. Le métal en fusion tombe dans une sorte de creuset placé au-dessous de ces tuyères, d'où on le recueille par un trou de coulée.

CUBIQUE [bik') adj. Math. Qui a rapport, qui appartient au cube : Fonyie cubique, ii Se dit de la racine troisième d'un nombre oud'unequantité:/fncjne CUBIQUE. (V. racine.) Il Se disait aussi d'une équation du troisième degré : Equation CUBIQUE.

— Fam. Lourd, carré, très gros, en parlant d'une masse on d'une personne.

— Fig. Solide, puissant, fortement développé ; M. de Lounois prit pour sa belle-mère une de ces aversions bien complètes, àieJi cubiques. (D'" d'Abrantès.)

— Miner. Système cubique, L'un des six svstèmos cristallins reconnus généralement par les crfstallographes actuels. (Il est caractérisé par trois axes égaux et rectangulaires.) V. CRISTALLOGRAPHIE.

— Fr.-ma<:onn. Pierre cubique. Décoration représentant la pif^rre à aiguiser dont se servent certains ouvriers.

CUBIQUE ("ôiAr' — rad.cuôe.signif. la troisième puissance d'un nombre) n. f. Géom. Courbe plane ou gaucho du troisième degré.

— Encycl. Une cubique plane est une courbe plane du troisième degré ou, plus généralement, une section plane d'une surface du troisième degré ; elle se représente alors par une é((uation du troisième degré à trois variables, accompagnée de l'équation d'un plan.

Une cubique gauche est une courbe qui est coupée par un

plan on trois points réels ou imaginaires. Les intersections des surfaces du second degré entroelles lorsqu'elles ontuno génératrice commune se composent do cette génératrice Cublquo, commune et d'une cubique giiucho. Il ne peut donc y avoir de cubiques gauches réelles sur los surfaces du second degré que lorsque celles-ci sont réglées.

tenant aux cubiques planes, il y on a une catégorie qui est particulièrement intéressant© : c'est celle des cubiques circulaires unicursales. Ces cubiques admetlont lo mode do génération suivant. Soient une circonfèrenco O, uno droito A et, sur O, un point rixe M. Si l'on trace par M une droite mobile, rencontrant O on A, 4 on B, et si l'on prend HI=OA, lo lieu du point I est uno cubique circulaire, unicursalo, ot toute cubinuo circulaire unicursale pout ainsi être ongondréo. Si, de plus, la droite s est perpendiculairo au diamètre oui passe par M, la cubique est dite droite.

L'équation do toute cubique circulaire unicursalo droite

peut fltro mise sous la forme a = a cos u -\ . Plusieurs

cos u courbes célèbres rentrent dans colto catégorio ; la strophoïdo, la cissoïdo ot la trisectrice de NIarlaurin.

Toutos les cubiquos circulaires unicursales tlroitos peuvent être rcctitiées à l'aide dos intégrales ollipti(|ues: la cissoïdo peut mémo l'être par los transcendantes ordinaires.

CUBI8TIQUE (.tti/c' — du gr. kubistail. jo fais la culbute) n. f. Aiii,i(|. Sorte do danso grocnue. dans latiuollo on exécutait des tours do force ou d'aurosse.

— Encycl. La cuhistiqne consistait surtout A faire dos bonds et des sauts, ot à marcher sur les mains; oUo était pratiquée, entre autres, par les bacchuiitos dans leurs orgies. Chez los anclous. les sauteurs, les baladins, los salr.iml)an<|nes étaient très recherchés. Nombre de ligures et, d(« rt'présen ta tioiis an tiques nous l'ai les ton t. Parmi celles qu'un a ruirouvéos, il faut citor uiio femme rovèiuu il'uuo

CUBÈBE — CUBITUS

sort» de caftçon, et qui oxocute (les sauts périlleux au milieu tl'<'l>i-e3 nuos flclices en torre. (V. cebndateub.) A l'origine, la i;uljisti(|ue n'avait eu d'autre destination que de donner au corps plus de souplesse ot d'agilité, et ce no fut que plus lard i|u'ollo devint un art particulier aux baladins et aux courtisanes.

CVBIT (kiou-bif — mot angl. qui signiHe coudfe) n. m. Mesure de longueur usitée dans les Indes anglaises, où ce mot s'altère on cot'rt, et qui vaut de 0»,355Jà 0»,457.

CUBITAL, ALE, AUX (du lat. cubitus, coude) adj. Anat. Qui tient, qui a rapport au coude : Le muscle cubital, /,'nrtère cuuiTALK. lin. m. Muscle cubital : Zc cubital anti'rieur.

— Entom. Nervure cubitale. Nervure de l'aile dos byménoptères qui naît du radius et se dirige vers lo bout do l'aile. Il Cellule cubitale, Espace membraneux qui, dans l'aile des hyménoptères, est compris entre le bord postérieur de la nervure radiale ot la nervure cubitale.

— Encycl. Anat. Muscles cubitaux. Deux muscles portent le nom de cubital: 1» le cubital antérieur ou interne, qui s'insère d'une part à l'humérus par deux chefs allant l'un à l'olécrane, l'autre à l'épitrochlée, et, d'autre part, à l'aponévrose antibrachiale et à l'os pisiforme. (Il est fléchisseur et adducteur de la main) ; 2» le cubital postérieur ou externe, inséré sur l'épicondyle de l'humérus, suivant en arrière l'os cubital et s'attachant au cinquième métacarpien. (Il est extenseur et adducteur de la main.)

Artère et Veiiie cubitales. J.'artère cubitale est]abranche interne de bifurcation de l'artère humérale et se termine par Vareade palmaire superficielle.

La veine cubitale naît, à la région du poignet, des veines de la partie inférieure et antérieure de lavant-bras, de la veine salvatelle et de l'arcade veineuse dorsale de U main, et, s'anastomosant avec la veine médiane basilique, donne naissance à la veine basilique du bras. Pendant son trajet, elle reçoit les veines de la partie postérieure et interne de l'avant-bras, et est quelquefois accompagnée d'une veine cubitale postérieure, avec laquelle elle s'anastomose près de sa terminaison supérieure.

Aerf cubital. Il naît de la partie postérieure et interne du plexus brachial, se porte en arrière, passe dans la coulisse qui sépare sur l'humérus l'épitrochlée de l'olécraoe, gagne la partie antérieure et interne de l'avant-bras, et il se termine dans la main par deux brauches palmaires : l'une, superlicielle, qui fournit les deux nerfs collatéraux palmaires du petit doiçt et l'interne du doigt annulaire; l'autre, profonde, qui terme l'arcade nerveuse, laquelle se distribue aux muscles internes de la main. Ce nerf, passant assez superficiellement en arrière du coude, est assez souvent comprimé par des chocs et donue alors lieu à une sensation d'engourdissement dans le petit doigt.

CUBITAL, ALE, AUX (même étymol. qu'à l'art, précéd.) adj. Métrol. Qui a une coudée de longueur.

— Pal éogr. £'cri^H/*et'»i)ï(ï/e, Sorte d'écriture très allongée. CUBITIÈRE n. f. Pièce qui, dans les anciennes armures,

enveloppait le coude et le pli du bras. (Elle s'attachait aux deux parties du brassard, qu'elle reliait l'une à l'autre.)

CUBITO-CARPIEN ipi-in) adj.

et n. m. Se dit du muscle cubital antérieur.

CUBITO-CUTANÉ, ÉE adj. Qui appartientau nerf brachial cutané interne.

CUBITO-MÉTACARPIEN ( pi-in) CubUière.

adj. et u. m. Anat. Se dit. en art vétérinaire, du muscle qui correspond à 1 adducteur du pouce do l'homme.

CUBITO-PALMAIRE (mèr) adj. et n. m. Méd. Se dit d'une branche de l'artère cubitale qui s'anastomose avec l'arcade l>uIuionairc profonde.

CUBITO-PHALANGETTIEN ( i(?-h-m) adj. et n. m. Se dit

du muscle tlécliisseur profond des doigts.

CUBITO-PHALANGIEN {ji-in 1 adj. et n. m. Se dit d'un muscle tli-chisscur du bras du cheval.

CUBITO-PRËPHALANGIEN (ji-in) adj. et n. m. Vétér. Se dit d un musclp opposé au cuhito-phalangien, qui va de l'extrémité du cubitus a la partie antérieure du paturon.

CUBITO-RADIAL, ALE, AUX adj. Qui appartient au cubitus et au radius ; .Umsc^' ctruiTO-BADlAI..

— n. m. I.c muscle carré-pronateur. V. PRONATRtm. CUBITO-SUS-MÉTACARPIEN (sus, ;)l-i« ) adj. et n. m.

Anat. Se tlii ,1e deux muscles ; le cubital postérieur, et lo long abducteur du poiue.

CUBITO-SUS-PHALANGETTIEN (siiss, jé-li-in) adi. et n. m. Se dit du muscle long extenseur du pouce ot do l'extenseur propre de l'index.

CUBITO-SUS-PHALANGIEN {suss, ji-in) adj. Ot n. m. So

dit du muscle court extenseur du pouce.

CUBITUS ( tuss — mot lat. qui sigiiif cauilf) n. m. .\nut. Le plus interne des deuxosde l'avant-bras, dont l'extrémité supérieure forme le coude.

— Entom. Quatrième article des pattes antérieures des hexapodes.

Il Nervure interne ou postérieuro de leurs ailes.

— Encycl. Anat. I-o cubitus est le plus long et le plus volumineux des deux os ilo l'avant-brits. Plus volumineux on haut (pren bas, il présente trois faces, qui donnent attache aux muscles lléchisscurs ot extenseurs de l'avant-hr.'is et de la nmiii. aux muscles suiiinateurs ot pronateurs de l'avant-bras. Dos trois bords qui séparent cos faces,

le postérieur est plus saillant ot .«îj^',';;;,";" i, "; „. p„-.^,. forme la crête du cubitus; I externe rloure.luiuiiltu^.-i.i'uesi tranchant, et fournit une inser- bliusiH.UadluB; a Orniulo tiou au ligament inierosseux. oaviid •ItïmeMfl ; ♦. Ape-

L'extrémilé supérieure du cubi- r]<y"> cor..iiol.l.> ; J, Aive. tus présente ui.e apophyse posté- P''»" "ï.';;'^',»' '' "'«• rloiire : l'olécrane, uneauténeiiro :

l'apophyse coronoïde et. entre h's deux, uno grando cavité raticuluiro : la grundu cavité sigmuïdo.

CubltuB : A, Tuo pos-

CUBIZITE

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