V. CDIVRE
CUIVROT [vro) n. m. Outil en forme de pinces à l'usage des horlogers, qui s'en servent pour tenir les tiges des pièces qu'ils veulent tourner.
CuJAS (Jacques), jurisconsulte français, de son vrai nom Cuj.YUS, né à Toulouse en 1522, mort à Bourges en 1590. Fils d'un simple tondeur de drap, il apprit le droit avec le professeur toulousain Arnaud Ferrier, et, grâce à un travail opiniâtre, il acquit une solide instruction. En 1547, il ouvrit à Toulouse un cours d'/nstitutes ; mais, bien que déjà célèbre, il ne put, paraît-il, obtenir, en 1554, la chaire de droit romain de l'université de Toulouse, ayant été écarté par les intrigues du bartoliste Forcadel. Il laissa Toulouse et enseigna successivement à Cahors, à Bourges, à Valence, puis revint à Bourges, passa à Turin, retourna à Valence, et enfin, pour la troisième fois, à Bourges.
Cujas.
Il resta dans cette dernière ville, sauf un court séjour à Paris, où il obtint d'enseigner en t5"G. Cujas a été le premier des anciens romanistes, et le représentant le plus brillant de l'école historique. Les glossateurs avaient étudié le droit romain au point de viie do la pratique et de ses appLcations à la société féodale : Cujas, suivant en cela Alciat, faisait comme les glossateurs une étude exégéiique des textes du Digeste, mais pour les remettre dans leur cadre original et retrouver leur portée première, plutôt que pour expliquer lo droit de Justinien ; il chercha à reconstituer ainsi les doctrines juridiques des diverses époques de Rome. Ses principaux ouvrages sont ses Observationcs, ses Paratitla, ses liecitationes, ses Tractatus ad Africanum, ses coramentaires sur diverses parties du droit romain. Tous se distinguent par la pureté, la concision et l'élégante clarté du stylo, autant que par l'érudition et la profondeur. Ses œuvres complètes ont été imbliées par Fabrot (Paris, IG58) ; réimpr. à Venise (1758- 1783), Prato (1834-1843).
— BiBLioGR. ; Bcrriat Saint-Prix, Histoire du droit r<h main, suivie de l'Histoire de Cujas (1821).
GUJAVIE (polon. Ktija-wy), province do l'ancienne Pologne, qui s ôtoudait outre la Vistule et la Notzo. Elle compronait uuo partie dos districts do Bromberg et do WloL'lawok. Principauté iudôpondanto au xii' siùclo, elle fut rôunio ù la couronne, au xyi* siôcio.
CUJELIER (/i-i') n. m. Nom vulgaire do deux oisoaux de France, l'alouotto lulu {alauda arborca), et le pipit larlouso [anthus piuxtensis). [Locujelior deliurt'on ost bien lo lulu, mais il y a ou une confusion dans sos • lanclies eniuminéos (6i)2), le n" l étant le lulu, oL lo u" 2 lo pipit larlouso ; les numéros ont été intervertis. j
CUJÈTEn. m. Bot. Nom vulgaire du calobassicr d'Amérique ou croscentie. il On dit aussi cujeth, cuiètk, et cuiétk.
GUJUS BEGIO, EJUS RELIGIO {De (cf p<iJjs, de telle religion], Ma\.iiii'' laMiii« |iar laniu-llo ini iiidii|iio que l'hommo est génoraleni.nt do lu rolii;i<)ii qui douuuu dans son pays.
CUL {ku — du lat. cidas, mémo sens) n. m. Fam. et bas. Derrière, partie postérieure do l'hommo et dos animaux, comprenant les fesses et lo fondement : Tambcr sur le CUL. Le CUL d'une poule.
— Par anal. Partie inférieure ou postérieure, fond, bas do certaines choses : le cul d'une lampe, d'une bouteille.
— Loc. div. : Cul blanc. Petit mercier qui va vendre ses denrées do campagne en campagne. Il Cul tout nti. Mendiant, gueux. Il Cul de plomb, Homme lourd, peu alerte, et aussi Homme que ses occupations forcent à être sédentaire. Il Cul de oasse-fosse, Cachot souterrain creusé dans un© fosse, il Cul par-dessus tête, La tôte en bas et les pieds en l'air, il Bout de cul. Petit homme gros et court.
— Fig. Montrer le cul. Tourner le dos, fuir devant le danger, et aussi être vêtu de guenilles, ou avoir des vêtements en lambeaux, n Etre à cul. Etre à bout do ressources (allusion, dit Quitard, à un usage autrefois observé dans l'université de Paris, où les écoles étaient jonchées do paille sur laquelle les étudiants étaient assis. Chacun d'eux se levait pour répondre lorsqu'il était interrogé, et, s'il demeurait court, dans l'examen qu'il avait à subir, il était obligé de se rasseoir, ce qui s'appelait être à cul ou être mis de cul.) il Mettre quelqu un à cul, Lui ôter tous ses moyens, le réduire à l'extrémité, il Mettre sur cul. En parlant d'une futaille, La mettre sur un do ses fonds, et, par ext., La vider, il Avoir le cul rompu, Traîner les jambes en marchant, il Se trouver. Etre assis entre deux selles, le cul par terre. Do deux choses tentées, ne réussir en aucune ; employer inutilement deux façons pour réussir dans une atfaire. il En avoir dans le cul, Etre vaincu, n Faire le cal de poule. Se dit d'une certaine moue que l'on fait en avançant Tes lèvres l'une contre l'autre, et les arrondissant par une légère contraction, ce qui leur donne, en effet, la forme du croupion d'une poule, il Péter plus haut que le cul, So donner des airs qui ne sont pas en rapport avec la position qu'on occupe ; entreprendre plus qu'on ne peut faire. (On peut dire, plus convenablement : Se moucher plus HAUT QUE LE NEZ.) |[ .Saluer à cul ouvert, Faire de profondes salutations en courbant la tête presque jusqu'à terre, n }' aller de cul et de tête, Agir avec étourderie, avec un empressement irréfléchi, il Pretidre son cul pour ses chausses. Commettre une forte méprise, une erreur grossière, ii Tenir quelqu'un au cul et aux chausses, Le traquer, le serrer de près ; s'occuper de sa vie intime, fouiller son existence, scruter ses laits et ses gestes, n Mettre une voiture à cul, La renverser en arrière, les brancards levés, il Baiser le cul à quelqu'un, Faire acte envers lui de lâche servilité.
Il La tête a emporté le cul. Se dit d'une personne qui est tombée la tête on bas, les pieds en l'air, n On lui boucherait le cul d'un grain de millet. Se dit d'une personne en proie à une grande peur, n Ce sont deux culs dans une chemise. Se dit do deux amis qui ne font qu'un, qui sont liés d'une étroite amitié. (On dit plus honnêtement : Ce sont
DEUX TÈTES DANS LE MEME BONNET.) I! Enlever le Cul à
quelqu'un, Lo battre, il Avoir quelqu'un dans le cul (plus décemment dans le nez). Détester, mépriser, il Tirer au cul, Travailler le moins possible, et sans énergie, il Bourse à cul de vilain, Bourse ou escarcelle du moyen âge, encore en usage au xvi* siècle, dont le fond se relevait en son milieu pour retomber en deux saillies hémisphériques. Il On disait aussi bourse à, culot ou tout simplement