‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 500 sur 870 · BLANCS · texte numérisé non relu

BLANCS

— Enctcl. Le culblanc gris et le culblanc cendré sont des variétés du traquet motteux ou œnanthe ( saxicola œnanthe ) ; le cul-blanc roux est le traquet stapazin (saxicola slapazina); le cul'blanc roussâtre est le traquet oreillard (saxicola aurita). Cul-blanc est encore lo nom d'un pétrel ( thalassodroma leucorrhxa).

CUL-BRUN (A-a) n. m. Nom vulgaire donné, dans les campagnes, à une variété de papillons do nuit, qui s'appelle scientifiquement bombyx, chrysorrhea. ii PL Des cui.s-

BRCNS.

CUL6UTABLE adj. Qui peut être culbuté : Régiment facilement culbutaule.

CULBUTAGE (taf) n. m. Action de culbuter.

CULBUTANT (tan) n. m. En t. d'arg.. Pantalon.

CULBUTANTS (ta7i) n. m. pi. Ornith. Race de pigeons domestiques considérée comme une espèce fixée, et dont le nom scientifique est columba qyratrix. — Un culbutant.

— Encycl. Ornith. Les culbutants sont ainsi nommés à cause de leur façon de se laisser tomber en plein vol, eu faisant cinq ou six culbutes ou sauts périlleux, pour se relever en l'air et continuer de voler. On a dit que cette manœuvre avait pour but de dérouter les oiseaux de proie. Les fameux travaux de Darwin sur l'origine des espèces ont attiré l'attention sur cette race très recherchée des amateurs, et dont on distingue deux ou trois principales variétés : culbutant anglais, culbutant pantomime, etc. 11 semblerait que cette allure singulière soit due à un état nerveux morbide, fixé dans la race et qui n'est point sans rapport avec l'ataxie, car les culbutants semblent toujours en proie à des inquiétudes neurasthéniques. Ces pigeons sont très petits, mais ils comptent parmi ceux qui ont le vol le plus haut, le plus soutenu et le plus rapide.

CULBUTE (de cul, et de buter, se heurter) que l'on exécute en posant la tète à terre et lançant les pieds en l'air pour retomber de l'autre côté ; Faiseur de culbutes. Il Chute violente : Faire une hoi-rilile culbute, il Fig. Revers, ruine, chute, renversement : La culbute du 7nitiistèi^e. il Faillite: Commerçant menact' d'une CULBUTE.

— Loc. adv. : A la culbute, A la déban dade, on désordre. (Vieux.)

— En T. d'archéol., Partie de la coiffure des femmes qui se composait d'un nœud de rubans appliqué sur te derrière de la cornette. (Cette expression de modiste, en usage à partir du xvii*s., demeura longtemps en honneur.) Syn. renvkkse.

— Prov. : Au boutdu fossé la culbute. So dit pour faire entendre qu'on persiste dans une résolution, une ligne do conduite, quels que doivent en étro les résultats.

CULBUTER V. a. Renverser, Taire faire la culbute à : CuLBUTEft son adversaire. M Fig. Amener la ruine, la chute : Dubois culbuta les conseils pour culbuter le hkirrchal d'Huxelles. (St-Sim.) Il Mettre sens dessus dessous : Tout culbuter dans sa chambre. Il Repousser violemment, rejeter en arrière : Culbuter l'avant-garde ennemie.

— Culbuter la feuille ou absolum. Culbuter. Typogr. La retourner sur la mémo forme après l'avoir tirée onl)Ianc.

— V. n. Tomber la této en bas, fairo la culbute : Culbuter du haut d'un escalier. Il Fig. Etre ruiné, renverse : Etablissement qui ne ta?'dera pas à culbuter.

Se culbuter, v. pr. Se renverser les uns les autres ; faire la culbute, il Fig. Se mêler, so heurter au hasard.

CULBUTEUR n. m. Linguist. Personne qui fait des culbutes.

— Tochn. Appareil on forme do heurtoir sur lequel on fait butter, pour les vider, los wagonnets ù bonne mobile, chargés do bal las t , de minerai, do houille.

Culljutdur.

CULBUTIS (ti) ^

n. m. Amas pêle-mêle de personnes, d'objets ronvorsés, culbutés. Il Action de culbuter.

GULCASlE(:f) n. f. Plante grimpante, de la famille des aroVdées, tribu dos philodendrôes, rouformaut doux espèces, qui croissent en CUiinéo,

CULGITE ou CULGITA (si) n. f. Zool. Genre d'échinodormes, type do la famille dos culcitidés, renfermant des étoiles do mer A corps penlagoual fendu aux angles, qui sont arrondis. (Los culoilos sontlosom//c/*5do BlamviUo ; on on connaît cinq ou six espèces, répandues dans les mers chaudes : culotta discoidca [mer Rouge]; culcita I\ovx Guimw [océan Indien]; etc.)

— Bot. Genro do fougères.

CULCrrXE (si-t() n. f. Genre d'herbes à feuilles alternes, ■\ corolles jaunes, do la famille des composées-séuécioïdéos, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent dans les régions montagneuses do 1 Amérique centrale ot australe.

CULCITIDÉS («On- ni- pi. Famille d'échinoderraes stolléridos. couipronant les genres culcita. ctenodiscus et choriasicr, tous caractérieés par la forme pentagonalo du

Cuïbuto {xvii« s.).

CULDAFF — CULLEN

disque parfois prolongé en bras courts (choriaster), par la nature rugueuse des tégumonts et parles sillons ambulacraires empiétant sur la face dorsale. — Cn culcitidé.

GuLDAFF, bourg et port de poche d'Irlande (prov. d'Ulster 'comté de Donegal]), sur une haie du canal du Nord, dite Ciddaff Bai/; 4.200 hah.

CDL-D'ÂNE ou CUL-DE-CHEVAL {ku) Q. m. Nom d'une espèce d'ortie de mer. » FÏ.Des cvls-b'Àhe, des culs-decheval.

CUL-DE-CHAUDRON (kn) n. m. Art milit. Fond d*un entonnoir ouvert par l'explosion d'une mine : Des cdls-de-

CHADDRON.

— Bot. Nom vulgaire de ramélanchier.

CUL-DE-CHIEN {ku, chi-in) n. m. Nom \-ulgaire de la

nèfle. Il PI. Des cdls-dk-chien.

CULDÉE {du celtique kele-De, kelle Dei, serviteur de Dieu) n. m. Nom de certains moines du vi" et du vu' siècle.

— Enctcl. Les culdées se rattachaient à saint Colomban, moine irlandais qui évangélisait l'Ecosse au vv siècle. Ils étaient répandus surtout'en Irlande et dans l'Ecosse, où saint Colombao avait fondé un monastère célèbre, dans l'île d'Iona. Ils vivaient par petites communautés de douze membres, sous un abbé qu'ils élisaient, soumis, mais avec une certaine indépendance, aux évoques. Ils avaient des usages particuliers: ils ne paraissent pas avoir observé régulièrement le célibat.

CULDÉEN. ENNE {rff'-îH, é»') adj. Qui se rapporte aux culdées : Les comm«ïm»/**s culdéi;nnes. {On les a appelées aussi Eglises culdéennes.)

CUL-DE-FOUR (A-i() n. f. Voûte à double courbure d'une niche, il PI. Des cdls-de-folr.

CUL-DE-JATTE {kïi — de cul, et de jatte, à cause de l'espèce de plat dans lequel ces personnes sont habituellement assises) n. m. Personne privée de ses jambes ou qui n'en peut faire usage : Z>es ccls-de-jatte. ii Se dit aussi de l'espèce de siège dont se sert la personne appelée o cul-de-jatte ».

CUL-DE-LAMPE {ku) D. m. Archît. Sorte d'ornement de plafond ou de voûte ressemblant au dessous d'une lampe d'église. Il Cabinet, petite rotonde faisant saillie en dehors d'une construction, et dont la forme se rapproche do celle du cul-de-lampe : Des culs-de-lampe.

— Artiil. Nom donné, dans les canons se chargeant par la bouche, à la face extérieure de l'arrière, au milieu de laquelle est le bouton de culasse. (On disait autrefois cnLATE.)

Il Encorbellement pyramidal renversé, destiné à soutenir certaines guérites de rempart, que comportaient les anciens systèmes de fortification.

— Impr. Sorte de vignette d'ornement, que l'on met dans les livres à la fin des chapitres, pour remplir l'espace blanc qui reste.

— Mar. Bas des bouteilles ; ornements qui terminent la sculpture sur la première préceinte.

— MoU. Nom ancien de plusieurs coquilles du genre turbot.

— Pèch. Enceinte formée en dehors des bords d'un étang pour retenir l'eau.

— Techn. Faux fond d'une serrure. Il Bouton de porte.

— Encycl. Archit. Il y a des culs'de-lampe de deux sortes : les uns, particuliers à 1 architecture ogivale, sont des clefs pendantes qui tombent des nervures des voûtes; les autres sont des supports en encorbellement, destinés à recevoir la retombée d'un arc doubleau, d'une tourelle, etc., ou à soutenir ime statue placée dans une niche peu profonde.

Le fond d'une lampe suspendue a pu donner l'idée d'appeler « cul-delampe » certaines clefs pe'ndantcs ; mais cette dénomination n'est guère justifiée en ce qui concerne les supports cn encorbelleraont.

Toutefois, l'u-

sago ayant consacré cette appellation, nous donnerons ici quelques renseignements sur les culs-de-lampe de cette dernière espèce. (Pour les autres, v. clef.)

Les culs-de-Iuriipo en cncorhcUement ne sont que des variétés de corbeaux ou de consoles : ils dilfèrent du corbeau proprement dit en ce qu'ils ne présentent pas de faces parallèles perpendiculaires au mur; le plus souvent, ils vont en diminuant de haut cn bxs. comme le calice d'une fleur. Ils sont munis, comme le chapiteau, d'un tailloir; mais, au lieu de couronner une colonne, ils servent de base à un membre d'architecture, souvent à une ou plusieurs colonnett«5.

Les culs-de-lampe étaient généralement peints de couleurs vives; leur décoration consiste cn feuillages, ou en figures allégoriques. Quelquefois, des culs-de-larapc représentent des scènes d'histoire religieuse ou de fabliaux populaires, ou encore des emblèmes. Au xv" siècle, on prodigue h'H culs-de-lampe portant des sommiers d'arcs ou des statues, principalement dans les édifices civils; ceux du commenuernoiii de «;o siècle fatiguent par l'uniformité des formes géométritiues et ta recherche de la sculpture; ceux dti la Hn présentent des masses mieux combinées.

Cul-de-lampe.

Cula-de-lampc : ]. xi« siècle; 2, 3. xmo siècle; 4. xvi" sïèclc.

Cul-ile-porc

La Renaissance leur donna la formo d'un ctiapiteau sans colonne, possédant un culot en manière do rosace sous le lit inférieur, a la placo de l'astragale. 1^ -^ /^'^ vA^l

CUL-DE-MULET (A.*H,;è)n. m. ^"^^

Variété de figue, il PI. />es culsde-mulet.

CUL-DE-PORC {ht, par') ou CUL-DE-POT ( po ^ n. m. Sorte de nœud marin en forme de bouton, au bout d'un cordage. (Il se fait simple ou double.) liPl. Des cuLS-DE-roRc. Des cdls-de-pot.

CUL-DE-POULE (ku) n. m.

Artvétér. Ulcère des chevaux, .

caractérisé par des bords renversés, et aussi Eminenco formée par la graisse autour de la queue des chevaux qui ont trop d'embonpoint : Des culs-de-poule.

— Mar. Arrière d'un canot en porte â laux et débordant de l'étambot. Certains yachts ont aussi l'arrière en culde-pou le.

CUL-DE-SAC {ku,sak') n. m. Impasse, voie sans issue : Des culs-de-sac.

— Fi':'. Emploi, fonction, carrière, entreprise qui no peut mener à rien, qui n'offre aucune chance de prospérité : La bohème ignorée n'est pas un chemin, c'est un cul- DE-SAC. (H. Miirger.)

— Mar. Enfoncement de la mer dans les terres ; petit port naturel; lieu de sûreté pour le? bâtiments.

— Pèch. Fond d'un filet.

CUL-DE-SINGE (ku, sinj') n. m. Hortic. Sorte de melon, dont une des extrémités, gonflée, ressemble au derrière du singe : Des culs-de-Singe.

— Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre pourpre.

CUL-DE-VERRE {ku, vèr) n. m. En T. d'art vétér.. Tache verdâtro qui se produit quelquefois dans les yeux du cheval, il PI. Des culs-de-verre.

CUL-D'OR (ku) n. m. Ornith. Espèce de merle, originaire d'Afrique, il PI. Des culs-d'or.

CUL-DORÉ n. m. Nom vulgaire d'un papillon de nuit, le bombyx auriflua. Il PI. Des culs-dorés.

CULÉE n. f. Massif de maçonnerie de pierres ou de briques, destiné à recevoir l'une des retombées des arches d'un pont les plus proches de la terre ferme et. à arc-bouter la poussée, n Culée d'arc-boutant, Massif de maçonnerie destiné à soutenir la voûte d'un édifice. — Rang do pieux servant à soutenir les terres.

Mar. Donner. Se rfoïiner des culées. Se disent d'un bâtiment lorsqu'il donne des coups de sa quille sur le fond. Il Mouvement en arrière d'un bâtiment qui chasse, évolue ou appareille.

— Techn. Souche d'arbre qui est en dehors du sol. Il Partie du cuir la plus proche de la queue, il Endroit d'où l'on extrait l'ardoise.

— Encycl. Constr. Suivant la forme de la voûte ou du pont, on fait les culées à parements droits ou inclinés, on leur donne une section pleine ou évidée. Les matériaux que l'on y emploie sont le bois, la pierre, la brique et le métal.

Les culées en bois sont généralement appelées à supporter un pont provisoire en charpente; les culées en pierre ou en briques servent d'appuis aux voûtes en maçonnerie, aux ponts en bois ou en métal, que ces derniers soient droits ou en arc; les culées en métal,

3ui ont la forme de colonnes, reçoivent les extrémités 'un pont droit ou la retombée des fermes d'un pont en arc.

— Culée des ponts tnilitaires. Elle consiste en un corps mort, formé d'une grosse poutre, maintenue en place par quatre forts piquets.

CULEMENT {maji) a. m. Action d'un navire qui cule.

CULENBORG ou KuiLENBOURG, bourg des Pays-Bas (prov. de Gueldre), sur le Lok ; 7.-00 hab. Fabrique do soieries et rubans.

CULER v. n. Aller à reculons ; Charrette qui cule.

— Mar. Reculer, aller en arrière, il Brasser les voiles à culer, Les orienter de façon à faire rétrograder le navire.

Il Le vent cule, Il souffle d'une direction plus rapprochée de l'arrière qu'auparavant.

CULERON n. m. Endroit rembourré et arrondi de la croupière, sur lequel pose la queue du cheval sellé ou harnaché.

CULETIN n. m. Voile employée par les pêcheurs de morue pour hâter la dérive d'un navire, lorsqu'il va côté en travers.

CULETON n. m. Partie opposée à la têtière d'un gros soufflet de forge.

CULETTE [lèt') n. f. Partie de l'armure qui, aux xv" et xvi" siècles, protégeait les reins. (On disait plus anciennement BATTE -CUL.)

Syn. garde-reins.

CULEUS {Iv-uss') n. m. Antiq. rom.

Mesure de capacité pour les liquides, usitée chez les Romains, et qui valait 30 amphores ou 536''', 127. H Grand sac de cuir, qui servait au transport des liquides. Il Supplice des parricides, qui consistait Culeuaà jeter à la mer le

condamné, enfermé dans un sac avec un singe, un coq et un serpent.

Culée de pont en fer.

CULFEIGHTRIN ou GaREY, bourg d'Irlande (prov. d'Ulster [comté d'Antrim]), sur le canal du Nord ; 2.400 h.

CULHAT, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 22 kilom. do Thiers, sur le Litroux, affluent de l'Allier; 1,184 bab. Plomb argentifère. Eglise romane.

GULIACAN, ville du Mexique (prov. de Sinaloa), sur le rio côtier Culiacan, tributaire du golfo de Californie; 8.000 hab. Evéché. Capitale do la province de Sinaloa, où se concentre tout le minerai d'or et d'argent recueilli dans le pavs. Son port est Âltata. Ch.-l. d'un district peuplé de :i5.59Ô hab.

CULICIDÉS {si) n. m. pi. Famille d'insectes diptères néniocèrcs, comprenant les cousins et autres formes grêles et légères, à longue trompe cornée, armée de qualro piquants en soies. — Un culicidé.

— Encycl. Les femelles des cuUicidés sont seules capables de piquer; les mâles ont la trompe entourée par le panache plumeux des palpes, toujours aussi longs qu'elle. Insectes crépusculaires et nocturnes, les culicidés volent en nombreux essaims au voisinage des eaux où vivent leurs larveset leurs nymphes, toujours aquatiques. Les principaux genres de cetto famille sont : le cousin (culex) ; V anophèle; Vs-des.

CULICIFORME (si — du lat. culex, icis, cousin, et forma, forme) adj. Qui ressemble à un cousin ; Les corèthrcs sont

CULlCIEOUMKS,

CULICIFORMES (si — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. pi. Famille d'insectes diptères némocères, comprenant les genres où la tête ne se prolonge pas en avant en bec, mais possède une courte trompe charnue. — Un cu-

LICI FORME.

— Encycl. Comme chez les culicidés, les mâles des cuUciformes ont les antennes plumeuses. Les larves sont aquatiques ou terrestres, se développant dans l'eau, la terre ou le terreau des arbres. Les genres principaux sont : ceratopogon. tanypus, chironomus, corethva.

CULICIVORE (.si — du lat. culex, icis, cousin, et vorare, dévorer) adj. Zool. Qui se nourrit d'insectes, tels que les cousins, les moucherons, etc.

— n. m. Ornith. Syn. de gobe-mouches.

CULIER (li~é — rad. cul) adj. S'est dit du gros intestin qui vient aboutir à l'anus : Le boyau culier. (Vieux.)

CULIÈRE (rad. cul) n. f. Archéol. Avaloire du cheval harnaché à nu. (S'entendait aussi pour la garuiture complète de croupe avec la croupière, les carrefours la rèu-

CulU-re (IGlîij.

nissanl à l'avaloire et les boutreauxou chasse-mouches cn dépendant, La culière du cheval housse est la partie de la housse habillant toute l'arrière-main. La culière, en fait, quand elle appartient au premier genre, n'est pas uno pièce de pur ornement; attachée aux arçons de derrièro, elle maintient la selle et l'empêche de glisser en avant.)

— Constr. Pierre creusée dans son centre pour recevoir les eaux d'un tuyau de descente. ti On l'appelle aussi cuiller.

CULILAWAN (des mots malais kulit laivnug, cannelle giroflée) n. m. Nom spécifique d'un laurier, dont l'écorce se vend sous le nom de <' cannelle giroflée ". n Nom do l'écorce elle-racme. (On dit aussi culilaban, et ooulilavan.)

— Encycl. L'écorce de culilairan est fournie par le cinnamomum culilawan, arbre de la famille des laurinées. On la trouve en morceaux aplatis d'un jaune rougcâlre. Son odeur tient à la fois de la cannelle et du girofle; sa saveur est aromatique, piquante et astringente. On nomme culilarcan des Papous une écorce assez analogue à la précédente, mais qui est caractérisée par la nuance bîstréo do son liber.

CULINAIRE {nèr'~ du lat. culina, cuisine) adj. Qui a rapport à la cuisine, à la préparation des aliments : L'art cv- LINAIRE sert d'escorte à la diplomatie européenne. [Ca.ràmG.)

— Encycl. V. cuisine.

CULINAIREMENT (nèr) adv. En ce qui a rapport à la cuisine.

CULIT-API {tn-pi)-n. m. Nom commercial do l'écorce d'un arbre, variété de rubiacée, que l'on emploie en parfumerie ù cause de son odeur aromatique et agréable.

CUL-JAUNE {ku-jôn) n. m. Ornith. Nom vulgaire du cassiquo. Il Des culs-jaunes.

CuLLA, comm. d'Espagne (Valence [prov. de Castcllon de la Plana]), sur le Seco, tributaire du Mijarès ; 2.350 hab. Kuinos d'un château fort.

CULLAGE n. m. Féod. V. CULAGE.

GULLAR DE Baza, comm. d'Espagne (Andalousie [prov. de Grenade]), sur le Cullar, branche du Guadiana Mener ; 7.000 bab. Filature de laines. Château mauresque.

CuLLEN, ville d'Ecosse (comté de Banff), sur Vanse de Cullen ; 2.300 hab. Pèche; fabrique de toiles. — Ville d'Irlande (prov. do Muustcr [comté de Cork]) ; 2.G00 hab.

GULLEN lAVilliam), médecin anglais, né à Hamilton (Ecosse), en 1710, mort en 1790. Après avoir professé à Glasgow, vers 1774, il fut attaché à l'université d'Edimhourg. Dans son système nosographique, Cullen est nettement opposé aux doctrines humorales; les causes des maladies résident, pour lui, dans la perturbation des mouvements atomiques, qui sont eux-mêmes sous la dépendance du système nerveux. Ces théories furent acceptées avec enthousiasme. Il est difficile de les juger actuellement ; la théorie microbienne a d'abord donné aux maladies infectieuses une cause atomique, le microbo jiathogèno, mais on a vite reconnu que l'action du microbo est surtout due à ses produits d'excrétion ; les toxines, et on retombe dans la théorie chimique, voisine de

la thôorie humoralo, qno combattait CuUon. Ses principaux ouvraiçes sont : Institutions of mi'tticinp (1772); a Trratisc of mntcria inrdica (1789); First Lines of practira of physic for the use of the students{m(i-il$Z); Clinical iec/itres (1811 [ouvrage postluimo rédigô d'après SOS cours]).

GuLLEN (Paiirt. arohev^(|UO irlaiitlais, n6 on 1803, mort en IH7S. ()i>i.'utio luotri' on 1829, il dirigea d'aliurd, à Rome, In i.-olU>go irlandais. Nnmm(S, on 1850,archGVôi(uo d'Armagli et primat d'Irlande, il présida, on i{nalité do iégat apostoliquo, lo coni'ilo national do Tlun-los. En 1852, il fut transfère sur lo siego de Dublin, et son titre do primai lui fut conservé. 11 se signala par son opposition à la création d'écoles mixtes, sa polémitpio on favonr du pouvoir tnrnporel du pape et la création. A Dublin, d'un liôpital ot d'une université catholiques. Fait cardinal on isfio, il siégea au concile du Vatican on 1870, ot, en 1875, présida lo concile irlandais de Mayuooth.

CULLÉNIE {ni — do Cuîlcn, n. pr.) n. f. Genre do malvacéos, série dos fromagers, à fleurs liermaplirodites ot régulières. (Les cuUénies sont de grands arbros des répions tropicales, à feuilles écaillouscs, à Heurs on cimes lasciculées. à fruit rond hérissé de pointes.)

GULLERA, ville d'Espagne (prov. de Valence [Valence]), sur lo Jucar, près de son embouchure dans la Méditerranée; 11.715 hab. Exportation d'oranges et autres denrées du pays. Anciennes murailles et tours du temps des Maures.

GuLLEREDO, coJiim. d'Espagne (Galice [prov. de la Coroguo I), non luin do l'Atlautiquo ; 6.795 hab.

CULLERIER (Michel), médecin français, né à Angers en 1758, mort à Paris en 1827.11 fut membrede l'Académie (1R21) et cliirurgien en chef de l'hospice des vénériens do Bicètre; c'est là qu'il dut expérimenter sur des cadavres la guillotine construite par lo chirurgien Louis. Il alaissé : Propositions de chirurgie et quelques mémoires consacrés aux maladies vénériennes. — Son neveu, François-Aimé- GniLLAU.Mii, né à Angers en 1782, mort à Paris en 1811, hérita de ses titres ot se consacra presque exclusivement à la syphiligraphie.On ade lui : Dissertation surleshois sudorifiques et sur leurs usages dans les maladies si/p/nlitiques ; Recherches sur la thi-rnpeutique de la si/philis (1836), et de nombreuses observations sur la syphilis. — Le fils de ce dernier, Adrien-Fidèle-AuodstÈ, né à Paris on 1805, mort àVaugouard (Loiret) en 1874. chirurgien des hôpitaux, fut aussi un syphiligraphe distingué. On lui doit, en plus de divers mémoires : Précis iconographique des maladies vénériennes (i861).

CULLETER V. a. Avoir lo cul sur : Culleter un siège. (Vieux.)

GULLODBN, localité d'Ecosse (comté d'Inverness), près du marais dit Cutloden Moor. Défaite du prétendant Charles-Edouard Stuart. V. l'art, suiv.

Culloden (bataille de). Cette bataille, qui eut pour théâtre la vaste bruyère de Culloden, à cinq milles d'Inverness, fut gagnée par i "armée anglaise du duc de Cumberland, sur les partisans de Charles-Edouard, petit-Iils du roi Jacques II, dont elle consacra définitivement la défaite. Le lo avril 1746, Cumberlandfranchit la Spey avec 10.000 hommes. Alors, les montagnards écossais accoururent de toute part pour se ranger sous la bannière du dernier des Stuarts. Cependant, Charles-Edouard ne put rallier autour de lui quo G.OOO hommes. Les highlaodors s'élancèrent sur l'ennemi, à travers des tourbillons de neige et de fumée. Une décharge meurtrière des Anglais coucha les deux premiers rangs des assaillants et refroidit l'ardeur des autres. Les volontaires français et les ûfriciers irlandais tentèrent en vain d'arrêter la panique et de rétablir le combat. Ils furent repoussés, et bientôt, l'armée jacobito, en pleine déroute, se dispersa dans les montagnes. Charles-Edouard fut entraîné par ses officiers. Il laissait un millier des siens sur lo champ do bataille.

CULLOMPTON ou GOLLUMPTON, ville d'Angleterre (comté de Devon), sur le Cuhn, affluent de l'Exe ; 2.950 hab. Minoterie ,papeteries,corroiries,fabriquo de tissus de coton.

GuLLUM (George Washington), ingénieur et écrivain américain, né en 1809 à New-York, mort en 1892, fut professeur à l'école de West-Point, chef do l'état -major fédéral pendant la guerre civile, directeur de l'académio militaire ot chef du bureau dos fortilications. Parmi ses ouvrages estimés, nous citerons : I^lemcnts of tnililttry Art and Iliston/ (1863); St/st^ms nf militari/ bridges (18fi3j; Campaif/'ns of'the War of iSH criticiscd (1880).

GULLUMIE imî) n. f. Arbrisseau do la famillo dos composées, tribu dos arctotidés, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent au cap de Hoono-Espéranco.

CULM nu KULM, ville d'AUemapno, sur la Vistulo ; 10.000 liab. Fabrication de draps et do bonneterie. Hôtel do ville ot cathédrale romarrpiable. Ville fondée en 1Î30 ; elle fut réuni© à la monarchie prussienne lors du troisième partage de la Pologne. — Petite ville d'Austro-Hongrio (Bohême). Une armée française, commandéo par Vandamme, y fut battue par los forces, hion supérieures en nombre, des Prussiens ot des Russes, los 29 et 30 août 1813.

CULMEN [mhV) n. m. Mot latin, employé parfois pour désigner lo sommet lo plus élevé, lo point culminant, d'un massif ; Le Suncy est le cclmen du Plateau central.

CULMIFÈRE (du lat. culmus, chaume, et ferre, nortor) adi. Se dit des vé^'étanx dont la tige constitue un cimumo (blo, roseaux, etc.j : Planlen crLMii-ïiBES.

— n. f. pi. Syn. do nRAMiNfîics.

CULMIOÈNE [jèn — du lat, culmus, chaume, ot genitus, né) adj. l'^n T. do bot.. Qui naît ot croit sur lo cliaume.

GULMINANCE (nanî.t — du lat. othnen, inis, faite) n. f. Point lo plus élevé ; Le pilon du Trenze n'est qu'une arùte détachée rft'« oulminanciîs granitiques du UoiS'dea-Armes. (Fournot.) [Pou us.]

CULMINANT {nan), ANTE adj. En T. d'astron.. Se dit dn |io]iir, mi se trouve un astre dans le ciel, quand, par l'oItVt .lu m'iuvoraeiit ajqiarent du ciel, il arrive au méridien du lieu, ot qu'il semble avoir atteint la plus grande hauteur au-dessus d<} l'iiorizou.

— Par oxt. Point culminant. 8odit de tout point qui se trouve le plus élevé par rapport A d'autres : Le i>oint CULMINANT du Saiht-Gothard. n Fig. Lo plus haut degré possible : Le point CULMINANT i/f la gloire.

Page 1