‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 524 sur 870 · ÉCRITURES MODERNES · texte numérisé non relu

ÉCRITURES MODERNES

aoglaise. ronde. bâtarde.

— D final a le son naturel dans certains noms propres : David, Joadf Obed, et dans le mot sud; mais le d final est muet, même dans les noms propres, s'il est précédé de la consonne r ; Gérard, Richard.

— D prend le son accidentel de t si le mot qu'il termine est un adjectif suivi de son substantif, et ç^ue celui-ci commence par une voyelle ou un h non aspiré : ainsi grand homme, profond atiime se prononcent gran-toyne profontabîme. w Dans le cas où l'adjectif ne serait pas immédiatement suivi do son substantif, le d final ne doit pas se faire sentir avant une voyelle. Ainsi, dans cette phrase : Le chaud aujourd'hui n'est pas grand auprès d'hier, on ne fera entendre en aucune sorte le d de chaud, ni celui de grand, ii D final d'un verbe, suivi des mots il, elle, ou, se prononce t, comme dans comprend-il?

— Comme sig^ne numérique romain, le D était généralement «mployé pour marquer cin-j cents. C'était la moitié de la lettre cbalcidienne cp (= c), qui, en latin, n'était plus emploj'ée que dans la numération, sous la forme CîJ. pour déàigner 1.000. Cette manière de noter le nombre cing cetUs par un D avait donné lieu à ce vers :

LiUera D, vclut A, quiiigentos signi/icabit. Pourdonnerau D la valeur de cing mille, il suffisait de le surmonter d'un trait ou d'une barre transversale. Chez les Grecs, le delta ou D majuscule (a), initiale du mot deka (dix), marquait la dizainedans les inscriptions. Le delta minuscule signifiait gualre, quand il était accentué au haut et à droite (S'), et quatre mille quand il était accentué en bas et à gauche (,-5).

— Comme signe d'ordre, D marque le quatrième objet d'une série, ii Cest aussi la quatrième lettre dominicale. (On s'en sert dans les calendriers modernes pour marquer le dimanche, et, dans les calendriers des livres d'office de l'ancien rituel, pour marquer le mercredi, quatrième jour de la semaine.)

— Devant un nom propre. D, suivi d'an point, est l'abréviation de Dame, dans N.-D. pour « Notre-Dame » ; de don, titre que portent les nobles italiens et espagnols, et de dom, qui est ou bien le titre des religieux bénédictins et chartreux, ou encore, en portugais, le titre correspondant au don espagnol: D. Abbondio, don Abbondio,i). Mabillon, dom Mabillon. D. Pedro, dom Pedro, ii Le D indiquait autrefois, en chimie, le sulfate de fer. ii Dans les inscriptions et dans les manuscrits, il s'emploie pour Decius et Decimus, noms propres ; decuria, décurie ; decurio, décurion ; dedicavit, il a dédié ; dédit, il a donné ; devovit, il a consacré ; dévolus, dévoué ; dies, jour ; Deus, Dieu ; divus, divin ; Dit, les dieux; Dominus, Seigneur; domus, maison; donum ou datum, don, présent, offrande; decretum, décret, etc.

I) Sur les monnaies, D est la marque de la ville de Lyon.

— Mécan. Tiroir en D, Nom donné à une disposition

ftarticulière de l'appareil distributeur de la vapeur dans e cylindre de la machine, disposition dont Watt est l'inventeur, et dont !c nom esldû à la forme qu'affecte la seclion verticale du système. V. tiroir.

— Mus. Cette lettre forme le quatrième degré de l'échelle musicale dans la notation boétienne et dans la notation grégorienne, où les noms des notes sont remplacés par des lettres do l'alphabet. (Dans ** ■ cette dernière, le D majuscule caractérise le Q , S^ ré grave, et le d minuscule, l'octave supé- -ff^ f- M rieure de ce même ré.) il Dans i'alphabct que '*^' ^ ' Romanus imagina pour désigner certaines nuances et certains ornements de chant, D signifiait que le son devait être affaibli {ut deprimatur). w Dans la notation d'Hermann CoDtract, le D marquait le diatessaron ou quarte, ii La lettre D désigne la finale du premier et du second ton du plaio-chant. il Quand D se trouve au bas de la portée, il est l'abréviation de dolce, mot italien qui signifie doux, doucement. 11 En tête d'une partie vocale, il indique que c'est la partie du dessus, ii D. C. signifie da capo (v. plus loin) [depuis le commencement], pour indiquer qu'un morceau doit être repris depuis le commencement.

•— Encycl. Phonét. De la valeur de la lettre ». La disposition des organes pour préparer cette articulation est celle-ci : rextrémité do la langue s'applique contre le palais et les dents incisives supérieures ; ses côtés présentent de toutes parts un obstacle à la sortie du souffle. Le son de D est produit quand ce môme souffle, au moment où cesse la résistance, fait explosion au dehors, après avoir fait résonner les cordes vocales. Cette dernière partie du phénomène est colle qui distingue le d du /, pour lequel elle n'existe pas. On appelle d une dentale douce ou sonore, par opposition à t, que l'on appelle une lettre forte ou sourde.

— De Ui lettre d dans les langues indo-européennes et autre». L'iûdo-curopéeo avait le d simple, qui reste rfen grec et en latin, et le dh aspiré, qui devient ô en grec, et f en latin, & l'initiale (ex. : le latin fumus, qui répond au sanscrit dhumas, fumée, et au grec thumos). w Le d indoeuropéen s'affaiblit facilement en l, par suite d'un mélange de dialectes; c'est ce que montre le rapport entre le grec dakru, dakruma, et le latin Incri/ma. On trouve aussi r remplaçant lo d, notamment dans lo latin ; par exemple, meridie$ poar medidies.

— Du rôle étijmoloffiaue de la eonitonnc n dans les langues romanes. Kn passant du latin en français, lo i> isolé reste tel quel au commencement des mots : denarium = denier; tombe entre voyelles : radere = cfioir; so change en / ou restoc/qnand ilcsidcvenufinal par lachute des désinences latines atones : viridem = vert; nidum = nid. Lo n, suivi d'ane autre connonoc, tombe le plus souvent, comme dovaol z, m, c. Devant la palatale i, il se corobino avec elle pour donner un j (g doux), comme dans ordium = orge; dtumum m jour.

~ f^pfnlkf'-.'ii? euphonique du d. L'explosive dentale d est souvent introduite dans le corps du mot, principalement lorsqu'un r so trouve rapproché d'un n ou d'un / par l'effet d'une syncope, par exemple dans cinerem, ciJi'7'em = cendre ; tenerum, ten'rum = tendre; pulrcrem, pul'rem = pouldre, poudre; molcre, mol're = moudre; etc. Le même phénomène se produit en grec, par exemple dans àv(5)pô4 pour àvpd;, génitif de àvi^p.

D', abréviation de la préposition de devant une voyelle : v'abord pour de abord.

DA, particule dont on se sert, dans le langage familier, pour appuyer une affirmation ou une négation, ou simplement comme exclamation : Ohi'-da. JVenni-DA. Et pourtant papa Dit que je suis bête I Est-ce ma faute, da!

S'il m'a fait comme ça? Scribe-

DA (onomatopée) n. m. Mus.milit. Petit coup frappé sur la peau du tambour avec la baguette de gauclie : Le da s'oppose au ta, qui est produit avec plus de force par In main droite.

— Linguist. Nom donné, en Languedoc, à la datte, fruit du dattier.

DÂ, première syllabe du mot dorien Dâmàtêr (attique Ai)[ii^Ti)p|. nom de la divinité grecque qui correspond à la Ceres des Latins. (On identifie souvent dâ et gê, terre, d'où le sens do Terre féconde donné à Démêler. Cette étymologie est très contestable, et d'autres traduisent rfd par peuple ou maison.) w Dâ est aussi, en grec, une interjection d'origine inconnue.

DA CAPO, locution italienne, qui signifie depuis la tête, du commencement, et qui est employée dans la langue musicale. (Lorsqu'on rencontre ces mots au bas du texte d'un morceau, cela signifie qu'il faut retourner au commencement et recommencer jusqu'à ce qu'on trouve lo mot : Fin, auquel on n'a pas eu égard la première fois, et qui indique alors la conclusion du morceau. Par abréviation, on emploie parfois simplement les deux initiales : D. c.)

Da, nom de la région de l'Est, dans la cosmologie thibétaine.

Da {dgra) « Ennemi >-, un des noms que les Thibétains donnent aux démons, qu'ils considèrent également comme ennemis des dieux et des hommes.

Da Costa, nom de plusieurs personnages. V. Acosta, et Costa.

Da PalermO (Marc-Antonio), compositeur italien qui vivait à la lin du xvii® siècle et au commencement du xviii". Il séjourna tour à tour à Palerme, à Rome, à Orezzo et à Florence, et fut l'un des protégés do Ferdinand de Médicis, prince de Toscane, pour lequel il écrivit les œuvres suivantes : Argenide, opéra (169'.>); San Francesco di Paolo^ oratorio (1696); il Convito d'Assalone, oratorio (1703) ; un troisième oratorio (1704) ; des cantates, dont une intitulée Cléopâtre; des morceaux religieux; deux sérénades, et dos duos per caméra.

Daan de BantaYAN, bourg de la Malaisie (Philippines [ilo à.Q Bantaijnn]) ; 9.030 hab.

DAATH n. m. Nom donné parles cabalistes à la science suprême, qui est le savoir divin.

DAB ou DABB n. m. En T. d'arg., Père, maître, patron. Il Roi, souverain, il Dab de la cigogne, Procureur général. il Le grand dab. Dieu.

Daba, chef-lieu de canton du Soudan français (Pciit- Beledougou). Il fut enlevé d'assaut, en 1883, par le colonel Borgnis-Desbordes.

Dabelow (Christophe-Chrétien, baron de), jurisconsulte allemand , né dans le Mecklembourg-Schwcrin en 1768, mort eu 1830. Docteur en droit, il professa à Halle, Leipzig et Derpt (1319), où il occupa une chaire de droit romain et germanique. Jus(|u'à sa mort, il professa dans cette* ville avec le plus grand éclat. Parmi ses importants ouvrages, nous citerons : Introduction à la jurisprudence allemande positive (1793); Encyclopédie et méthodologie de la jurisprudence allemande (179:i); Manuel du droit public et du droit des gens en Allemagne (1797) ; Manuel du droit pénal en allemayid [\S01); Situation et administration actuelles de la France (1810) ; etc.

DABESSE (bèss — rad. dab) u. f. En T. d'arg., Mère, maîtresse; femme du patron, il Reine, souveraine.

DABICULE n. m. En T. d'arg., Fils du maître ou du patron.

DaBIJA (Eustrate), prince de Moldavie, mort en 1666. Issu d'une vieille famille de boïards, il acheta le trône de Moldavie au moment de la mort de Basile le Loup, dont le fils, Stefanitza, n'avait que dix-sept ans. Mais, ayant joué un rùle équivoque dans la guerre entre les Autrichiens et la Porte, il fut destitué par celle-ci, en 1666.

Dabistan, titre d'un ouvrage persan extrêmement intéressant, à cause des documents qu'il offre pour l'histoire des diverses religions, surtout do celle des Perses, Il a été composé par lo cheik Mohammed Fani, qui vivait vers le XI* siècle do l'hégire, et traduit du persan en anglais par sir Francis Gladwin.

DABITIS(//.ss) Logiq. Terme barbare qui désignaitun syllogisme dont la majeure était générale et affirmative (A}| la mineure et la conclusion particulières et affirmatives (7). (V. UARALiPTON.) C'cst un syllogismo indirect de la première figure auquel les logiciens qui n'admettent pas la quatrième figure ramènent te syllogisme dabilis. D indique que, pour être prouvé, ce mode doit être ramené à darii do la V figure; S, quo cotte opération se fait par une simple conversion do la conclusion.

DABLIAL n. m. Arcliéol. Relii|uairo en usago au moyen 5ge. et ([ui était commo une armoire â étages superposés. (Expression du xv* s.)

DABO (mot lat. signifiant je donnerai) n. m. Celui qui donne : J l est toujours /enAUo. " Le maître de la maison. (Vx.)

Dabo, on allem. Dagsburg, bourg d'Allemagne (AIsacr-Ltjrrainej, un ploim'.s Vrjsges, au milieu des sapinières; 3.000 hab. Jadis chef-lieu d'un comté do Lorraine. Au sommet du 7nont de Dabo (Gjl m.), chapollo do Saiot- Léon, avec une vue suporbo.

Dado ou DagSBOURO fcoMTKS et comti^ de). La famille do» cuiiuc» d Eguislicim-Dabo qui, jusqu'au \iu* s.,

Dabœcîe : a, fleur, hab. Filature de

Daboia.

possédèrent ce comté, remonte à Hugues, comte de Nordgau (924-940j, descendant du duc d'Alsace Etichon ou Attic, père de sainte Odile, patronne de l'Alsace. Le comté confinait à la Lorraine et s'étendait dans le diocèse de Metz, il était particulièrement riche en forêts. Hugues IV y ajouta par son mariage le comté d'EgiiJsheim

Eres Colmar. En 1225, il passa aux Lioan^e-Sarrebruck. ,a famille de Linange garda le comté jusqu au lojuin 1793^ date à laquelle la Convention sé-

âuestra tous les biens alsaciens e cette maison. Le château de Dabo, bâti sur un roc presque inaccessible, avait été pris en 1677 par le colonel de Bois-David et rasé complètement par ordre de Louvois, en novembre 1679. A sa place, on éleva une chapelle, consacrée en 1825 à la mémoire de saint Léon IX, pape, le plus illustre membre de la famille de Dabo (1002-105*)-

DABŒCIE (bé-si) n. f. Genre d'éricinées rlïodorées, dont les fleurs à grappes terminales, à corolles roses ou blanches, ressemblent à celles des bruyères.

(Originaires des Açores et de l'Europe occidentale, les dabœcies sont cultivées dans les jardins. i

DaboÏ ou DOUBOÏ, ville de l'Inde anglaise (Goudjerât [Etat do Gaikovar, prov. de Baroda^'j; coton. C'est l'ancienne Darbavati. Anciens remparts.

DABOIA ibo-ia) n. m. Sous-genre de vipères (ec/iïrfna), caractérisé par les narines larges bordées d'une peau molle, le museau très épais en avant.

— Encyci.. L'espèce type, la seule de ce sous-genre , est le daboia efcgans, grande vipère élancée, mar br ée de jaune et de brun, répandue dans toute la région continentale etinsulairede l'Inde, qui atteint et dépasse 2 mètres de Ion g. Extrêmement venimeuse, nocturne, vivant près des lieux habités, elle pénètre jusque dans les maisons, pour chasser les rats. Sa morsure, qui enlève chaque année à la population un grand nombre d'individus, tue l'homme en quelques heures, le chien en une demi-heure et une poule en 30 secondes.

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