D'ACCORD
DACRYDE
;laillô de Dacie.
Danubo par des incursions qu'elle faisait dans la province de Mtesie, que lo grand Heuvo bornait au N., tous les cmjioreurs, à partir d'Auguste, furent obligés d'agir contre elle. Trajan, onlin, so décida à soumettre les Daces ot à étendre la frontière par delà le Danubo. Ses célèbres guerres daci- ((ues, dont la colonne Trajano à Kome, ot, sur lo bas Danubo, les piles du pont près Turnu-Severinu, le canal romain des cataractes dos Portos do For, près du village Sibb, la voie Trajano creusée dans le roc au milieu du défilé de Kazan, sont les souvenirs les plus saillants, commencèrent on 101 pour se terminer en 107 par le triompli^ do Trajan et le suicide do Déceualo, roi dos Daces. Le pays, ainsi conquis, fut promptemont colonisé, romanisé et organisé en province romaine, sous lo nom de Dacie, parce que les mines d'or et do sel, encore aujourd'hui on exploitation en Transylvanie, attiraient do très nombreux émigrants romains. Un savant système jdo colonies, dont les plus importantes furent Ulpia Tnijana (rancienne capitale Sanuizor/etusa) et Apuluin, fut établi sur le rebord du plateau de Transylvanie, ot forma une sorte de camp retranché de quatre-vingt-dix lieues de long. Une foule do villes et do villages s'élevèrent aussi dans la plaine. Enfin, vers 256, depuis longtemps travaillée par des invasions germaniques, la Dacie parvint à s'affranchir, et les Romains furent réduits à quelques postes fortifiés le long du Ternes et du Danulje.
Vers l'an 271, l'empereur Aurélien, cédant l'ancienne Dacie aux Goths. réunit tous les colons et soldats romains qui restaient encore au N. du Danube et les transporta sur la rivo droite, dans la Mœsie, laquelle prit alors par extension le nom de Dacie. Cette nouvelle Dacie correspondait à la Serbie et à la Bulgarie d'aujourd'hui. On distingua la Dacia Jîipense lo long du fleuve et la Dacie Mediterranea dans les régions montagneuses balkaniques; ces dernières provinces croulèrent avec l'empire.
DaciER (André), philologue français, né à Castres en I6ôl, mort en 1722. Il fut, à Saumur, l'élève préféré de Tanneguy-Lefèvre, dont il épousa, en 16S3, la docto fille. Protestant, il î^e convertit, ainsi que sa fenmie, en 1685. Dès lors, sa carrière fut rapide. II collabora à la collection ad usmn De Iphini ; il obtint du roi plusieurs pensions et fut nommé à la garde des livres du cabinet du Louvre. En 1695, il entra à l'Académie des inscriptions et médailles, dont il fut un des membres les plus actifs, et à l'Académie française, dont il devint en 1713 le secrétaire perpétuel. C'est en cette qualité qu'il demanda à Fénelon d'écrire sa fameuse Lettre sur les occupations de l'Académie, qui lui est adressée. Les principaux travaux de Dacier sont des traductions d'Horace, do la Poétique d'Aristote, de ;[iM-l(|ues Dialogues de Platon, du Manuel d'Epictète, et des Vivs do Plutarque; une édition <V(Eilipe et d'Electre de Sophoile; une Vie de Pythagore; des dissertations érudites, etc.
Dacier fut un homme doux et modeste, travailleur acharné, lidôle admirateur de l'antiquité classique, au demeurant traducteur assez exact ot médiocre écrivain. Sa femme, sous le rapport du goût, lui fut do beaucoup supérieure. DaGIEB (Anne LEKi-:vBE. M""), philologue française, née ù Saumur en 1651, morte en 1720. Fille du nrofcsseur Tanneguy-Lefèvre, elle manifesta de bonno liouro une cxtraordmaire vocation pour létudo des langues grecque et latine. Elle était alors la compagne d'André Dacier. ([u'elle épousa plus lard. A la mort de son pèro, elle se rendit à Paris cl v grand renom par les et
Dacier.
acquit un itions, iraductions et commentaires savants qu'elle donna de Callimaque, Anacréon, Saplio, Aristophane [Plutus et Nuées)^ Térence, Plante {Amphitryon, liudcns, Epidicus), etc. Dans la collection ad usujyi Oelphini, elle édita Florus, Aurelius Victor, Eutropo et Dictys de Crète. EIlo mit lo comble ù. sa réputation par les traductions do V Iliade (1699) ot de l'Odyssée (1708), oui passèrent alors pour des cnefs-d'ieuvre, bien qu'elles nous appar.'ûssent aujourd'hui gâtées par les périplirases, los anachronismes, lo mélange d'emphase et do trivialité. M""* Dacier prit une partardentoà la "querelle des anciens et dos modernes ».ElIo défendit âpromont ses chers anciens contre los attaques sacrilèges do La Motto,ot publia contre lui Des ranses de la corruption du f/oùt{n l-i), factum injurieux auquel La Motte sut faire uno réponse spirituelle ot courtoise. Elle défonditaussi Homère contre los paradoxales explications d'un o<u"tain P. Hardouin. Bien «ju*' son zèle fanatique pour l'antiquité lait sonvtMit égarée. M"" l)acior n'en fut pas moins uno femme simple, aimable ot modeste, uno vraie savante. Dacier (Bon-.Iosoph, baron), né à, Valognos (Manche) on I7t2, mort à Paris en 1833. Il fut destiné à la carrière ecclésiasti<iuo, mais changea de voie. Ami do Foncomagno, convornour du duc do Cliartros, il s'associa i ses travaux hislorlques. En 1772, sa traduction dos //istoires d'KIien lui ouvrit les portos do l'Académie dos inscriptions. En 1777, il traduisit la Cyropédie do Xénophon. Nommé, on 1783, socrétairo perpéi ucl dt* son académie, il y créa les associés libres. En 1781. il obtint du comto do Provence la charge d'historiographe tics unlros réunis do Saint-Lazaro, do Jérusalom et du Mont Carnud, qu'il occupa jus(|u'ù la Révolution. 11 fut, ou 1790, élu membre du corps muuicipul do
Mm« Dacier.
Dacuis.
Paris, ot refusa le ministère dos iînancos, que lui offrit Louis XVI. Contraint de se cacher durant la Terreur, il sauva sa vie et, en 1795, Ht partie do l'Institut. En 1800, il fut nommé conservateur do la Bibliothèque nationale. Bonaparto lo prit commo membre du Tribunal. En 1810, il publia son Rapport sur le progrès qu'ont fait depuis 1789 l'histoire et la littérature. Collaborateur estimé du n Journal dos savants i>, il fut élu, on 1823, à l'Académie française, ot a laissé la réputation d'un érudit do valeur ot d'un homme politique estimable.
DACIQUE (.siA:') adj. Qui a rapport à la Dacie ot aux Daces. li Empire dacique, Nom que l'empereur Galerius, qui était Daco d'origino, voulut faire prendre à l'empire romain.
— n. m. Surnom pris suivant l'usage par Domitien ot par Trajan, après leur succès sur les Daces; Trajan le Dacikn.
DACITE {sit') n. f. Nom par lequel Stacho a désigné certaines andésites quarlzifères, dont la teneur en silico atteint 66 p. 100. Cette roche présente souvent l'aspect d'un porphyre quartzifèro.
DACNADE (du gr. daknein, mordre) n. f. Antiq. Nom donné par les Grecs à un oiseau, aujourd'hui inconnu, qui figurait souvent dans les banquets des Egyptiens pour y amuser les convives.
DACNC n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des érotylidés, tribu des enginés, comprenant des formes allongées, ovales, d'assez grande taille, remplaçant les engis dans les régions tropicales. (Les dacnés, dont on connaît une douzaine d'espèces, diffèrent des engis par leurs palpes maxillaires à dernier article dilaté.)
DACNXDEA (dé) n. f. Genre d'oiseaux passereaux ténuirostres. famille des cérébidés, comprenant des formes très voisines des dacnis. (L'espèce type est le dacnidea leucogastra, du Pérou central, longue de 14 centimètres, avec la tête cendrée, lo dos olivâtre, lo dessous du corps blanc et jaunâtre.)
DACNIS [jiiss) n. m Genre d'oisoaux passereaux tonuirosires, famille des cérébidés, tribu des cérébinés , comprenant des formes de taille petite ou médiocre, vulgairement appelées guitsguits, sucriers , etc., et qui, par leur plumage brillant, ressemblent aux soulmangas de l'ancien mon'ae. (Les dacnis comptent uno vingtaine d espèces, toutes propres à l'Amérique du Sud.)
DACNUSE ou DACNUSA n. f. Genre d'insectes hyménoptères térébrants entomophages, famille des ichneumonidés, type d'une tribu dite des dacJtusinés, comprenant de petites formes parasites de divers diptères. (On connaît trois ou quatre espèces européennes de dacnuses : dncnus Lys/lis, parasite des phytomyza geuicuîata et horticola; dacnus pntictum, parasite des phytomyza elegans, etc.)
DACNUSINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères, de la famille des ichneumonidés, qui comprend les genres : si/mphia, cœlinius, polemon, dacnusa, stephanus et chxnon.
— Un DACNUSINli.
DACOÏT [ko-it] n. m. Tortures que certains brigands de l'Inde infligent à leurs victimes, pour leur extorquer do l'argent et qui ont de l'analogie avec celles dont usaient les chauffeurs qui, vers la vers la fin du xviii' siècle, désolèrent certaines parties do la France, il Nom donné aux brigands qui infligent ces tortures. {La brigandage, autrefois" florissant dans l'Inde, tend de plus en plus à disparaître, et le mot dacott appartient pour ainsi dire à l'histoire.)
DACO-ROMANISME ou DACO-ROUMANISME {nissm') n. m. On nuniiuo ainsi, en histoire ot en politique, lo côté du roumanisme, c'est-à-dire de l'idée nationale roumaine qui. s'inspirant des analogies incontestables do la langue roumaine moderno avec le latin, commo des faits do l'histoire, fait descendre les Roumains des colons romains, venus en Dacio à la suite dos conquêtes do l'empcwur Trajan (101-107 apr. J.-C).
DACO-ROUMAIN, AINE {min, mên') adj. So dit du plus important des dialocios roumains; Groupe daco-boumain. Phonétique daco-koumaink.
— n. m. : Etudier le daco-roumain.
— Encycl. La branche des langues romanes dite roumaine est divisée par los linguistes en trois dialectes : daco-roumain, macédo-roumaiu et istro-roumain. Les principales variétés du daco-roumalu sont : lo valaquo, le moldave et lo transylvanien.
DACOSAURE {sôr') ou DACOSAURUS («d-rnss) n. m. Paléoni. Genre do reptiles léléosauriens, famille des métriorhynchidés , caractérisé par los douts robustes ot courbes, à couronne fortement ridée, ot dont les roprésontants sont fossiles dans lo jurassique et l'oolithiquo. (Los dents dos dacosaures mesurent 10 centimètres, ot indiqont dos animaux qui devaient atteindre 8ù 10 mètres do long. Citons lo dacosaurus maximus [kimméridjion] ; lo dacosaurus Suprajurcnsis [oxford-clay do Di^■cs, Calvados].)
DACOTAH. GéOg. V. DAKO^^
DacotahS. Géog. V. Dak