‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 53 sur 870 · CLEFMONT · texte numérisé non relu

CLEFMONT

CLÉMËlNCET

GLEISTES (klé-i~stèss) n. m. Genre d'orchidacées, tribu des aréiliusées, renfermant des herbes terrestres do l'Amérique du Sud.

CLÉISTOCARPIDÉS (sto) n. m. pi. Famille do méduses acale|ihes, sous-ordre des calycozoaires, comprenant des lucernaircs caractérisées par leurs poches génitales alternant avec quatre -irolongements de la cavité gastrique. (Les cléistocarpidés Dabitent les mors du nord; ils comptent comme genres principaux ; craterolophus , manania, depastrum.) — Un cléistocakpidb.

CLÉISTOCHiJiMYS {slo-klu-miss) n. m. Genre d'anonacées. série des anonées, créé pour un arbuste de l'Afrique tropicale.

CLÉISTOGAME (sto — du gr. kleistos, fermé, et gamos, mariage) adi. Se dit d'une fleur qui est toujours close, c està-diro dont Tandrocée et le gynécée sont renfermés de manière à n'avoir aucun rapport avec l'extérieur et chez laquelle la fécondation s'accomplit sans qu'elle s'ouvre.

GLÉISTOSTOME {sto-slom'} a. f. Section du genre syrrliupoduij, de la famille des mousses.

CLÉISTOTHÉGIQUE {sto — du gr. kleistos, fermé, et t/ièkê, thôque) adj. Se dit des champignons dont les spores sont renfermées dans la thèque ou cellule mère avec laquelle elles sont soudées. (Ce sont les champignons cléistotliéciques qui produisent ces spores improprement dites acrogènes.)

GlELAND (Jean), littérateur anglais, né en 1707, mort en 1789. Il avait été consul â Smyrne et était en prison pour dettes à Londres lorsque, pour se procurer de l'argent, il écrivit d'un style élégant un roman licencieux, les Mémoires d'une courtisaney qui eut un grand succès de scandale et enrichit son éditeur. Le comie do Granville lui donna une pension de 2. .500 francs pour le mettre à l'abri du besoin, et Cleland publia, depuis lors, des romans moraux tels que l'Homme d'honneur, les Mémoires d'un fat, des écrits philologiques, etc.

GlÉI.TE, issue de la gpns Cl^lia, d'origine albaine, et descendante des rois de cette ville, fut livrée en otage à Porsenna, roi de Clusium (vers 507 av. J.-C). Mais elle s'enfuit, traversa le Tibre à cheval avec ses compagnes et regagna Rome. Le consul la remit de nouveau â Porsenna. qui la renvoya comblée de présents et lui permit d'emmener plusieurs de ses compagnes. Cléhe eut, à Rome, une statue équestre.

Clelie, roman do M"* de Scudéri (1656-1731). Ce roman jouit d'une grande réputation avant d'être discrédité par Boileau : M""" de Sévigné, M""» de Lafayette en faisaient leurs délices. — II a pour sujet la guerre de Tarquin contre Home, après son expulsion, et l'héroine, Clélie, est cette jeune Romaine dont U est question à l'article précédent. On y voit représentés Horatius Codés, Mucius Sccevola, Lucrèce, Brutus, tous très amoureux, se proposant des questions et des énigmes galantes, et traçant la carte géographique du pays du Fendre. (V. tkndre.) L'intérêt que trouvaient les contemporains à cet ouvrage venait de ce que, sous le masque romain, ils reconnaissaient une foule de personnages de leur temps. On y trouve aussi, traités d'une façon curieuse, certains problèmo^s relatifs à la condition des femmes.

Glelles, ch.-l. de canton de l'Isère, arr. et à 41 kil. de Grenoble, entre l'Orbanne et son affluent l'Ebron ; 632 hab. Ch. do f. P.-L.-M. — Le canton a 8 cimm. et 3.184 hab.

GlÉMANGIS ou GlÉMENGIS (Nicolas), proprem. Nicolas DU CLémangks (en lat. Clemangius ou a Clemangits, du village où il naquit en 1360), fut d'abord élève du cardinal d'Ailly ou de Gerson, puis recteur de l'université de Paris (1393), ot secrétaire du pape Benoît XIII, à Avignon. Il vécut ensuite à Langresetdans deux monastères d'où il écrivit en latin â ses amis do l'université, à propos du concile de Constance, des lettres restées célèbres ; Sur l'utilité de la solitude, l'utilité de l'adversité, l'étude de la théologie. Son principal ouvrage a pour titre : Discussion sur le loncile général. Son latm est clair et élégant; ses opinions sur la constitution do l'Eglise peuvent 6tro taxées de témérité; sa doctrine théologiquo est empreinte d'une sorte de mysticisme. En U25, il reprit, à Pans, au collège do Navarre, son cours d'éloquence et ses leçons de théologie. Ses œuvres ont été publiées on partie par Lydius (Loydo, 1613), on partie par Bula;us (Paris, 1725); quelques-unes sont encore in'-dites. Lo traité De la corruption de l'Eglise (De rorrupto Ecclesxx statu), qu'on lui allribuo parfois, n'(5sl pas do lui.

CLÉMATËRE (gr. klêmatêrion; do klêma, atos, sarment do vigne) n. m. Petit vase à boiro, sans piod, dans l'aoti-

quité grecque.

CLÉMATIDÉES n. f. pi. Genre do renonculacéos, ayant pour type le genre clématite. — Une clématiuëë.

CLÉMATITE n. f. Genre de renonculacéos, type do la

tribu desc/6)ia/it^t*t'j, comprenant des plantes frutescentes, généralement grimpantes, répandues dans les régions tempérées du globe.

— Encycl. Les feuilles do cos arbrisseaux ont, on général, leurs pétioles contournés on vrilles, qui s'enroulent autour des végétaux ou dos cor psvoisins. Leurs fleurs sont dépourvues do corolle. Lo fruit est une réunion d'akènes nombreux , ordinairement terminés par une longuoaigrotto plumeuse. Quoluuos clématitesunt tlos tigos herbacées, drossées, non griiiipuntos.

L'espèce la plus connue est la clétnalitc des haies {clcmatis vitalba), vulgairement nommée vigne blanche, viorne, herbe aux yucux, etc., arbrisseau A tiges angulousos, surmootousos, griaipuules, atteignant

. CMmatUc uziin^'e; 2. CltlmoUto vlKno blnucho {a, auu fruU).

de 2 à -1 mètres de hauteur. Cette clématite se trouvo communément dans les bois, les buissons et les haies; elle s'accroche ot s'enroule autour des arbres et des arbrisseaux, souvent avec une telle force qu'elle linit par les étouffer et les faire périr. Elle possède au plus haut degré les propriétés acres et irritantes qui caractérisent lo genre. Appliquées sur la peau, les feuilles contuses ot les tiges écrasées, et surtout leur écorce, produisent uno vésication qui no tarde pas à dégénérer en ulcère. Prise à l'intérieur, cette plante a des propriétés plus énergiques encore, qui la font ranger parmi les poisons acres. Wuand on en mâche une partie quelconque, on éprouve un sentiment, do chaleur brûlante, qui se propage le long do l'œsophage jusque dans l'estomac. Toutefois, les empoisonnements par la clématite sont rares, la plante étant peu employée. On les combat par les antiphlogisiiquos, après avoir fait expulser par le vomissement la subsonco ingérée; on administre ensuite des boissons délayantes pour combattre ot adoucir l'inflammation. . En Russie et en Italie, on man^e ses jeunes pousses cuites à l'eau ou confites dans le vinaigre comme les câpres; on doit avoir soin de les faire blanchir. Les chèvres seules peuvent manger ses feuilles fraîches, qui produiraient de graves accidents chez les autres animaux. Tous les consomment quand elles sont sèches. Les tiges de la clématite, qui sont très flexibles, surtout pendant l'hiver, servent à faire des liens, des ruches et des onvr.ages de vannerie; on en fabrique aussi des tuyaux de pipe. Nous citerons encore, parmi les espèces qui naissent on Europe, les clématites dressée {clematis erecta), à fleurs bleues (clematis viticella). à feuilles entières {clematis integrifolia); et, parmi les exotiques. les clématites oneiualo (clematis Orientalis), dioïque (clematis dioica), à vrilles (clematis rirr/iosa), de Bourbon {clematis Maiaitiana), crépue (clematis crispa] et de Chine {clematis Sinensis). Toutes ces clématites, et celles que nous pourrions encore ajouter à cette liste, se rapprochent plus ou moins, par leurs propriétés, de la première espèce que nous avons décrite. Presque toutes les espèces do ce genre sont au nombre des plus beaux ornements des jardins, où les unes croissent en plein air, tandis que les autres exigent l'orangerie et même la serre chaude.

GLÉMATITIS (tiss) n. m. Nom spécifique de quelques plantes appartenant aux genres aristoloche, bauhinie, eupatoire, etc. il Ancien nom do la clématite.

CLÉMENCE (mn«55 — lat. clément ia ; de démens, clémrnt) n. f. Vertu qui porte à épargner aux coupables le châtiment qu'ils ont mérité, ou à ne leur infliger que des peines modérées : User de clémence. Faire iin acte de clémence. H Indulgence, douceur, bonté : L'i clémence d'.ute mèiie.

— Roi par la clémence de Dieu, Titre C|ue Pépin et Ch;&'lemagne se donnaient dans leurs ordonnances.

— Anton. Cruauté, implacabilité, inclén^ence, inflexibilité, rigidité, rigorisme, rigueur, sévérité.

Clémence (De la), traité de Scnèque, adressé à N^ron. Il fut composé dans la première ou la seconde atinée du règne de ce prince, qui prononça alors devant le ^énat plusieurs discours où il était fréquemment question do clémence, et Sénèque fut considéré comme l'auteur do ces discours. Il est probable qu'il voulut à la fois fixer la théorie d'une vertu qu'avait si peu connue le règne précédent et inciter plus fortement son élève à tenir ses engagements. Le traité De la clément-e était divisé eïi trois livres. Le premier et le commencement du second nous sont seuls parvenus. L'ouvrage est composé au poini de vue de l'homme d'Etat. L'auteur expose d'abord les droits et la légiiimité du pouvoir absolu, puis il en montre les hauts devoirs et conclut que l'amour des peuples est la meilleure sauvegarde des princes. C'est le sujet du

firemier livre. Il établit ensuite le droit de punir, et limite a clémence à l'exercice indulgent de co droit. D'ailleurs, la rareté du châtiment en auL-mente l'eflot, et il frappe d'autant plus qu'il part d'un nomme dont on connaît la bonté. Dans le troisième livre. Sénèque montrait comment l'âme se forme à la clémence. Le stylo de co traité û^t grave et élevé ; on n'y remarque pas les dt'fauts ordU naires ù l'auteur. — C'est là quo Corneille a, dit-on, puistf le sujet de son admirable tragédie de Cinna.

Clémence de Hongrie, reine de France, épouse lie Louis X, tille du roi de Hongrie Charles-Martel, mono ù Paris en 1328. Mariéo en 1315 â Louis X, elle fut accusée â tort do la mort do Marguerite de Bourgogne, répudiée pour adultère, et quo le roi avait fait étrangler avant l'arrivée de Clémence on France. Louis mourut l'annéo suivante, et ello accoucha, peu do mois après, d'un fits, Jean I*', qui ne vécut eue cinq jours. Clémence quitta ta cour et linit par prouaro lo voilo dans uq couvent do Saint-Dominique.

Clémence Isaure. V. Isaure.

Clemenceau i/ùo'£fe.î-Beniamin), homme politiquoxt journalKste Iraneais, né â MouilleroD-on-Parods (Voud^c) en 1811. Il fit d'abord ses études médicales, et entra dans la vie politique comme maire de Montmartre (IHIO), et fut député do Paris pendant plusieurs législatures, il siégea i\ l'extrême gauche ot exerça comme chef du parti radical une influunco prépondérante sur la politique générale. Son intorvention énergique amena notamment la chute dos cabinets Gambetla {1882), Ferry (1885). et Brissou (1880). Député du Var on 1885, il prit une part activo â la lutte jonire le buulangisme, mais il perdit sou siège on I8'.t3. Il so consacra alors A la rédaction du journal « la Justice », puis il mena une campngnt* rotenlissanio en faveur do la révision du procès Dreyfus. Il a publié : la Aféli'e social*J (189:.); Ir (irand l'an (ISiMî); 1rs Plus forts (1808); oU'. Kn liio?, il l'ut élu sénateur du Var.

GLÉMENCBT(doin Charles), savant liLstorien, bénédictin de Sailli Maur, né A Puinbl.-ïne (Céio-d'Orl en 1703, mort dans l'ublmye des Blancs .M;inteaux, A l'aris, On 1778. l'ue dos illnstialions do la oongréyation ilo >>aiiU-

ClcDicDccau.

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