DAMPIERRE-LES-BOIS — DANAIDE
Chiors; 830 hab. Commerce do bois. Villo autrefois fortiliéo : Il reste dos vestiges dos anciens remparts, agrandis par Charles-Quint. Patrie du maréchalUérard. — Lo canton a 23 comm. et 6.893 hab.
Damvix, comm do la Vendée, arr. ot à 22 kilom. do Kontenay (dans lo marais Poitevin), sur la Sèvro Niorlaise ; 1 .468 hab.
Damyse. Myth. gr. Géant que l'on regardait comme lo plus agile de tous les coureurs. Suivant une singulière légende, Achille, aussitôt après sa naissance, fut jeté au feu par sa mère Thétis, et sauvé par .son père, mais il avait ou le talon droit consumé. Pelée porta l'enfant à Chiron, qui déterra le cadavre de Damyse, lui enleva lo talon droit et l'adapta au pied d'Achillo. Co talon emprunté communiqua au héros la légèreté do Damyso. Plus tard, lorsque Achille fuyait devant Apollon, le talon se détacha et arrêta la marche du héros, qui fut tué par le dieu.
Dan (en hébreu, celui qui juge [thcocrilos], d'après la traduction de l'historien Josèphe), un des douze fils du patriarche Jacob. t>a mère était Bala, servante do Rachel. Il n'eut lui-même qu'un fils, nommé Husim, et n'en fut- pas moins la tige d'une des plus nombreuses tribus d'Israël. Les commentateurs de la Bible, expliquant la prophétie de Jacob •> Dan jugera son peuple » {(!cn. XLIX, i6), en voient la réalisation dans la personne du Danite Samson.
Dan (tribu de), l'une des tribus d'Israël. Au moment de la sortie d'Egypte, lors du partage de la terre do Chanaan, elle rerai en lot une bauao de territoire située le long de la Méditerranée, à 10. des tribus do Juda, de Benjamin et d'Ephraïm, et occupée par les Philistins. Mais los Danitos, no pouvant parvenir à chasser les Pbilis* tins, se réunirent à la tribu do Juda, sauf un groupe de 700 hommes, qui alla s'établir au nord de la Palestine dans la ville de Laïs, et lui donna le nom do Dan. Après le retour de la captivité, il n'est plus question de la tribu do Dan. Saint Jean ne la mentionne pas dans l'énumération qu'il fait do toutes los autres tribus d'Israël.
Dan, ancienne ville de la Palestine, près des sources du Jourdain. Appelée d'abord Lais ou Laschis, cette villo fut prise par uno colonie do Danitos, qui s'y établirent et lui donnèrent le nom do leur tribu. Jéroboam y construisit un temple et en fit l'un des centres du culte schismatique. I^a ville do Dan occupait l'extrémité septentrionale de la Palestine, et Bcrsal^ée en occupait l'extrémité méridionale ; de là, l'expression « de Dan à Bersabée i>, employée dans la Bible pour désigner toute la terre d'Israël.
Dan, nom de plusieurs rois légendaires de Danemark, dont le plus célèbre, Dan le Magnifique, fils do Dag, prince de Scanie et gendre d'Olaf, roi de Leire, régna sur le Danemark entier et donna son nom au pays; la h'gende lui attribue à tort la construction du Danevirko, muraille destinée à protés;er le Danemark contre les invasions. Rompant avec l usage do la crémation, il se fit
10 premier enterrer avec ses armes sous un tumulus. Dan I", Bassarab, prince de Valachio(i385-l386), fils
aîné du prince Radou Bassarab (1372-1382). Son frèro cadet, Mirtschea, lui ayant disputé le trône, il s'en empara à l'aide des Turcs ot chassa son frère, qui se réfugia chez les Bulgares. Ajirès un règne d'un an, il fut tue par Chichman, tsar des Bulgares de TIrnova, et remplace par son frèro Mirtschea. — Dan II, fils du précédent, régna en Valachie de 1420 à 1425 et de 1427 à 1430,
11 parvint au trône après avoir chassé, à l'aide des Turcs, le princo Michel, fils de Mirtschea. Mais, après un règne do cinq ans, il fut renversé par Radou Praznaglava. U se réfugia chez les Hongrois, qui l'aidèrent à chasser Radou. Deux ans plus tanl, ayant pris part à la 'guerre de Sigismond, roi de Hongrie, contre la Porte, il fut tué par les Turcs victorieux. — Dan HI, fils de Dan II, régna en Valachie à deux reprises (1439-1442 ot 1446-1452), s'empara du trône à la mort do Viad lo Diable, avec lo concours des Hongrois. Il combattit contre les Turcs à la bataille do Merlea, à côté do Jean Hunyadi; mais, au plus fort de la lutte. Il fut abandonné par ses troupes, (pii passèrent du côté des Turcs, et massacré par ceux-ci.
Dana (Richard Henry), pocto ot critique américain, né à Cambridge (Massachusetts) on 1787, mort à Boston en 1879. Il publia dans diverses revues des essais littéraires, des nouvelles, des poésies, où l'on trouve l'influence do Wordsworth, et qui sont remarquables par la beauté du style et l'élévation de la pensée. La plus populaire do ses œuvres est son poème le Boucanier (1827). Sos Œuvres choisies ont été plusieurs fois rééditées.
Dana (Richard Henry), fils du précédent, jurisconsulte et écrivain améru^aln, no A Cambridge (Massachusetts) en 1815, mort à Romo en 1882. Il publia, en 1840, le récit d'un voyage en Californie, sous le titre do Deux années devant le grand inât, dont lo succès fut aussi grand que celui do ilobinson ('rusoiL Dana, avocat distingué, se fit remarquer par son opposition aux principes esclavagistes. Il prit une part active au mouvement républicain do 1856, contribua à l'élection dos présidents Lincoln (1860 et 1864) et Grant (1868 et 1872), et roprésonta lo gouvernement contre JotFerson Davis, accuse de haute trahison (1867 à 1868). Sa nomination d'ambassadeur A Londres par le président Grant no fut pas ratifiée par le Sénat. Ses principaux ouvrages sont : lo Manuel de l'homme de mer: un Voyage à Cnha; Flthnents de droit internatitmat, ((u'il rovi.sa. il collabora àditrérontes feuilles périodiques.
Dana (Jacques Dwigmt), naturaliste et professeur américain, né on 1813 à Utica (Etat do Ne\v-\ork), mort à Nowhaven (Connocticut) en 1895. Nommé, on 1834, professeur do mathématiques des gardes-marine de la flotte américaine, Il fut adjoint, en 1838, comme géologue et minéralogiste, ù la mission chargée par les Etats-Unis, sous la direction île Wilkes, d'oxploror le grand Océan. A son retour, sos travaux furent publiés aux fi-ais des Etats- Unis, et consliluont la partie la i>lus précieuse de la relation du voyage do Wilkes. ICn voici los titres : Eludes snr les zoophgtes (1846); Etudes sur la géologie de l'océan Pacifique (1849), et Etudes sur les crustacés (1858-1854). On doit encore à. Dana des traités do miiuM-alogio ot do géologie, un intéressant travail sur los coraux, etc. — - Son fils, EnouAHD Salisuury Dana, né on 1849, a fait dos travaux intéressants do cristallographio.
Dana iChurlos Andorson), écrivain et journaliste américain, no ù. Hinsdalo (Now-Hampsliiro) ou 1819, mort en 1897. lldirigoa pluslours journaux ot l'ut aocrétairo adjoint
au ministère de la guerre. On lui doit la publication de la A'ew American Ci/clopœdia, ot, entre autres ouvrages : the Household hook of Poelnj (1868); thc /Jousehold book of Songs (1872) ; Fifly perfect pocms ^1882).
DANAA n. m. Bot. Section du gonro séneçon, réuni au genre livècho, et comprenant uno soulo ospoco, la livècho à feuilles d'ancolio. Syn. do physospermb.
DANACÉE ou DANACAA (sé) n. f.
Genre d'insoctos coléoptôros malocodormos, famille dos cantnaridiens, tribu des dasytinés, comprenant de petites formes allongées, pubescontos, à tète prolongée en museau, à téguments assez durs.
— Encycl. On connaît uno trentaine d'espèces do danacées, réparties dans l'Europe et ses régions limitrophes de la Danacée {gr. il f.). Médirerranée et de l'Asie Mineure ; toutes sont pubescentes, ternes, plus ou moins verdâtres, variées de jaune et do roux. Leurs mœurs sont celles des dasytes.
DanaÉ. Myth. Fille d'Acrisius, roi d'Argos, ot d'Eurydice. Un oracle ayant prédit à son père f)u'iT serait tué par lenfant qui naîtrait do Danaé, Acrisius enferma celle-ci dans une tour. Mais Danaô plut à Zens, qui s'introduisit près d'elle sous la forme do pluie d'or ; et elle mit au monde un fils, qui reçut lo nom de l'erséo. Acrisius, irrité, livra à la merci dos flots la uicrc et rcnfant, après
Daiiao, par le Titieo.
les avoir fait enfermer dans un colfre, qui fut porté pat les courants jusqu'à l'île de Sériplie : des péclieurs les sauvèrent et les conduisirent au roi Polydecte, qui les accueillit avec bonté. Plus tard, Danaô fut ramonée dans Argos par Perséo, qui, ainsi que l'avait annoncé l'oracle, tua, sans lo vouloir. Acrisius. D'après une autre tradidltion, Danaé fut séduite par Prœtos, frère d'Acrisius. Dans le Latium, on racontait que Danaé avait abordé sur la côte d'Italie, épousé PUumnus, et fondé la ville d'Ardée, capitale des Rotules. La légende de Danaé a été contôo par bien des poètes, Hésiode, Simonide, Piudare, Horace, Ovide, etc. Elle avait fourni lo sujet do nombreuses pièces : tragédies d'Eschyle, Sophocle, Euripide, Livius Andronicus, Nœvius. V. Acuisids.
— Iconogr. La fable do Danaé a inspiré do nombreux artistes. Nous nous bornerons à en rappeler quelques-uns. Corrège a peint uno Danaé qui est dans la galerie Horghôse", à Rome. Uno répétition qui passait pour original© se trouvait, en 1786, à Livourne, dans la collection du consul d'Angleterre, M. J. Udny. La Danaé a été gravée, notamment par Desrochers et Louis Cuuogo. Van Dyck a représenté Ifanaé recevant la pluie d'or (galerie do Dresde). Ce tableau a été lithographie par Ilanfsl&ngl. Le Titien a aussi composé un chef-d'œuvre sur le mémo sujet. On voit une esquisse de François Boucher au musée d'Angers, représentant Danaé qui reçoit la pluie dor.
— Littér. Toutes les allusions à la fablo de Danaé so rapportontàla métamorphose au moyen de laquelle Jupiter s'introduisit auprès d'elle. Elles signifient (|ue l'or est le séducteur annuel rien no résiste; c'est la clôt magique qui ouvre loutes les portes.
Danaé n. f. Planète tôloscopiquo, n" 61, découverte par Goldschmidt, on 1860.
DANAÉAGÉ, ÉE (sé) adj. Bot. Qui rossemblo A uno danaée.
— n. f. pi. Tribu do fougères ù tige courte, à sporanges soudés, a\'ant pour type lo genre dnnaéc. — Une itANAKAcÉii.
DANAÉE ou DANA:a (de Danaé. n. mylhol.) n. f. Genro do foutïères, de la famille des niarattiacées, comprenant une douzaine d'espèces dos régions humides do l'Amérique tropicale.
DANAIIDES (dèss) OU DAN«ITE3 {têss) n. m. Gonro do fougères fossiles, ayant de lanalogio avec los danaécs.
DAN>EOPSIS {psiss) n. f. Genre do fougères actuelles, voisines dos danaées. (Lo mômo nom a été donné ù uu genre fossile du trias.)
Danaens (nn-in — gr. Dnnaoi, lat. />(THni). Myth. cr. Descendants do Danaos, fondateur et roi légendaire d Arrros. — Nom donné souvent aux Argiens par les poètes. — Nom générique ({g toutes los populations grecques, au temps do la guerre ao Troie.
(Sirig. l'n DaNAKN.)
Danag, ville de la Malaisio (archipel des Philippines !îlo ioCébuj); 13.465 hab.
DANAÏDE n. f. ou DAN Aïs (jirt-iss) n. m. Kntom. Genre
d'insectes lépidoptères, tribu D.iini.io ^i. .1. .:■ - '
dos danainés, comprenant des
papillons élégants, do couleurs vives ou harmoniousomont tondues, dont on connaît uno trentaine d'espèces.
DANAÏDE — DANDELIN
— Bot- Genre de rubiacées-cinchonées, à fleurs polygames, pentamères. (Les daDaïdes sont des arbustes grimpants, des îles orientales de l'Afrique. La dariais fragrans a des racines tinctoriales.)
— Enctcl. Entom. Deux seulement de ces papillons habitent le nouveau monde {danois erippusetdanais gilippus) ; les autres sontdes régions chaudes de l'ancien. Une seule» répandue du Cap à la Méditerranée et jusqu'en Malaisie, se trouve en Europe : c'est le danais chrysippus, d'un jaune vif, avec bordure noire et lâches blanches, qui se trouve en Grèce et apparaît parfois dans le midi de fa France. Sa chenille, blanc verdàtre, vit sur les asclépiadées.
DANAÏDE n. f. Hydraul. Machine analogue aux turbines, imaginée en ïS13 par le marquis Manoury d'Ectot. (C'était une roue à axe vertical, munie d'un certain nombre de canaux hélicoïdaux dans lesquels pénétrait l'eau qui agissait par réaction et imprimait un mouvement de rotation au support de ces canaux.)
DaNAÏDBS, nom sous lequel on désignait les cinquante filles de Danaos. roi légendaire d'Argos. — Une DASAÏDii.
— Enctcl. Mvth. gr. Danaos, qui avait fui l'Egypte à la suite de querelles avec son frère .^gyptos, feignit de se prêter à une réconciliation et de consentir au mariage de sescinquante filles avec les cinquante filsd'.Egyptos.Les mariages furent conclus : Apollodore nous a conservé les noms traditionnels des cinquante Danaïdes et de leurs fiancés.
La nuit des noces, sur l'ordre formel de Danaos, chacune des Danaïdes égorgea son mari. Danaïdes.
Seule, Hypermnes-
tre refusa d'obéir, et épargna Lyncée. D'après quelques auteurs, les Danaïdes, après ces meurtres, furent purifiées par Hermès et Athéné ; puis elles se remarièrent à des Pclasges, et donnèrent naissance à la race des Danaens. Plus tard, elles furent tuées, comme leur père, par Lyncée et condamnées, aux enfers, à verser éternellement cle l'eau dans un vase ou un tonneau sans fond. Une vieille épopée, intitulée Banals, a inspiré la plupart des poètes postérieurs : Archiloque, Phrynichos, Eschyle dans les Suppliantes, et dans deux pièces perdues {Danaïdes et Amymone), etc.
[On trouve la fable des Danaïdes dans la mytholog:ie aryenne. Quoi qu'il en soit de l'origine grecque ou mdiênae de ce mythe, le tonneau des Danaïdes symbolise un travail inutile, une mémoire où rien né laisse de trace, nn cœur dont rien ne remplit les désirs, un prodigue qui dissipe à mesure qu'il reçoit.]
— Iconogr. Le supplice des filles de Danaos a inspiré les artistes de tous les temps. Ovide et Properce parlent des statues des Danaïdes qui décoraient le temple d'Apollon Palatin. Les peintres do la Renaissance ont traité ce sujet et, de nos jours, Hector Leroux et Tony Robert-Fleury ont peint avec talent \es Danaïdes aux enfers.
Danaïdes (les), opéra en cinq actes, paroles du bailli du RouUet et du baron de Tschudy, musique de Salieri, représenté à l'Opéra le 26 avril 1784. C'est une œuvre maie et puissante, qui obtint un grand succès, en dépit du caractère atrocement lugubre que les auteurs avaient donné à leur sujet.
DANAIDIA {na-i) n. m. Genre de smilacées, voisin des houx, dont il n'est peut-être qu'une section. [Une espèce de danaidia (danaiaia racemosa) est souvent cultivée dans les parcs et les jardins pour ses fleurs odorantes, jaune orangé, groupées en cymes; elle vient à l'ombre.]
DANAlDINE n. f. Chim. Composé, ayant pour formule C"H*°0*, obtenu par hydrolyse de la danaïne.
DANAÏNE n. f. Chim. Substance extraite de la racine de danais fragans. Elle a pour formule C'*H'*0*.
DANAÏNÉS n. m. pi. Tribu d'insocies lépidoptères rhopalocères, famille des nymphalidés, comprenant des papillons de taille moyenne ou grande, à ailes arrondies et entières, habitant les régions chaudes du globe. — Un danaÏné.
— E.scTCL. Les danainés comprennent les genres hestia^ ideop^is, danais, amauris , euplœa et liamadryas, propres k l'ancien monde, et hjcorea, athesîs, itnna, thyridia, otyras, cutresia, aprotropos, dircenna, callitkomia, ceratinia, sais, et autres nombreux genres américains.
DanaIS. Myth. gr. Nymphe, mère de Chrysippe, qu'elle eut de Pélops. — tille de Danaos, roi d'Argos ; Danaïdc, —En générai, une Argîonne.
DANAJis n. f. Bot. Syn. de DAîfViDB.
DANAÏTC n. f. Arséniosulfure naturel de for et de cobalt. Variété cobaltifôre de mispickel. (C'est une substance d'un gris métallique très brillant, dont les cristaux ont l'éclat et la forme do la cobaltinc.)
DANAKÉ n. m. Antiq. Petite monnaie d'argent perse, du temps dos Achéméniacs. (Elle équivalait à peu près à l'obole grecque. Aussi ce nom servait souvent à désigner l'obolo qu'on mettait dans la bouche des morts, pour payer à Caion le passage do l'Achéron.)
DanÂKIL (plur. du mot arabe Dankali). Les Arabes ont donné co nom à une population qui vit en face le détroit de Bab-ol-Mandeb, entre les montagnes de l'Ethiopie, la mer Kougc et la rivière Aoiiach. Les Danâkit s'appellent enx-mfimr.'i /*/ar ou A/er (les Nomades); les Abyssins et les Oalla.% les désignent sons lo nom de Aaaliocfte{ii'inp. Adat).
— Encvcl. -Malgré leur loint foncé, souvent d'un noir de suie, b's Afar ont les traits fins ot no présentent pas de prognathisme. Loiirs lèvres sont un peu fortes, leurs cheveux un peu frisés, mai^i, malgré ces caractères, un 00 saurait los regarder comme dos nègres. Ils appartien-
Danaidia :
Dankah.
nent au groupe éthiopien. On trouve parmi eux des individus d'une véritable beauté. Leurs habitations sont des huttes hémisphériques de petites dimensions, ou même de simples abris sous roche. C'est que la plupart des Danâkil sont pasteurs et, par suite, essentiellement nomades. En dehors do nattes, de paniers, d'outrés et de sandales, ils ne fabriquent guère que des armes et des boucliers. Ce sont des pillards toujours armés, qui ont fait preuve d'une grande bravoure dans leurs luttes contre les Arabes ot les Egyptiens, d'où ils sont sortis victorieux.
Cliaque tribu dankali a, à sa tête, un suliau ou dardar et des chefs secondaires ou ras (tètes). Ces chefs n'ont qu'une autorité très limitée, car toutes les décisions sont prises dans les (kalam ou assemblées générales), à la majorité des voix.
Quand lo sultan meurt, c'est le vizir {boideita) ou un membre de sa famille qui lui succède; le fils aîné du défunt a droit à la dignité de vizir.
DANALITEn. f. Silicate sulfurifèrc naturel de fer, de zinc, de glucinium, de manganèse, appartenant au genre grenat. (C'est une fiubstance rose ou grise, cristallisant dans le système cubique, et qui a été trouvée dans le Massachusetts.)
Danaos, fils de Bélos et d'Anchirhoé, petit-fils de Poséidon, frère d'.^gyptoset père des Danaïdes. Il régna d'abord eu Egypte, avec son frère ..Egyptos. Puis il se brouilla avec lui, et partit avec ses cinquante filles. Il débarqua on Argolide, y détrôna le roi Gélanor, régna cinquante ans sur la contrée, et donna son nom aux Ioniens du Péloponèse, qui s'appelèrent les Danaens. Suivant la légende, il i'eignit de se réconcilier avec .^Egyptos, dont il proposa de marier les cinquante fils avec .ses cinquante filles. (V. Danaïdes.) Plus tard, Danaos périt sous les coups de l^yncée. — Ce héros parait symboliser, chez les Grecs, l'influence de l'Egypte sur la civilisation primitive des peuples helléniques.
Danaou ou DanaoUNA, peuple de la côte méridionale d'Asie Mineure, allié aux Lyciens, aux Shagalasses ot à d'autres tribus moins connues. On les trouve en rapport avec les Egyptiens pendant deux siècles, du temps d'Aménothôs III à coiui de Rhamsès III : ils prirent part à la grande invasion qui ravagea la Syrie sous ce dernier prince, et qu'il repoussa victorieusement. On les ideutilio avec les Danaoi(Danaens)dela légende grecque archaïque.
DANBURITE n. f. SiUcoborate naturel de chaux, dont la formule est CaB'Si*0% le poids spécifique 2,98 à 3,02, et la dureté 7 à 7,5. Elle accompagne les feldspaths orthose et oligoclase, en petites masses cristallines, dans une dolomie saccharoïde.
DanbuRY, ville des Etats-Unis (Connecticut), sur le Srill Hiver, affluent du Hausatonic: ie.600 hab. Industrie développée, consistant principalement dans la fabrication des chapeaux. Brûlée par les Anglais en 1777. Ch.-l. du comté de Fairfield.
Danby (Thomas Osborne, comte de). V. Osborne.
Daney (Francis), peintre anglais, né près de Wexford (Irlande) en 1793, mort à Londres en 1861. II a traité principalement le paysage historique. II fut reçu membre associé de l'Académie royale en 1825, et jouit, dans son pays, d'une réputation méritée. Ses efl'ets de lumière, la poésie de ses sites sont remarquables. Rappelons, parmi ses meilleures pages : un Rayon de soleil après l'orage; le Christ marchant sur les eaux; le Déluge; l'Age d'or; une Matinée à Bhodes; le Débat de la Lyre et du Chalumeau; les Derniers feux du soleil, etc. On doit également à Danby de nombreuses marines, parmi lesquelles un chef-d'œuvre': le Canon du soir, qui parut en 1855.
DANCHÉ, ÉE adj. Blas. Se dit des pièces telles quo lo pat, le chef, la fasce. lorsqu'elles sont terminées par des pointes en forme de dents.
DanCHET (Antoine), poète dramatique français, né à Riom (Puy-de-Dôme) en 1G71, mort à Paris en 1748. Il s'adonna d'abord à l'enseignement, puis il écrivit i)our le ihéâtre des pièces, dont quelques-unes eurent un certain succès, fut nommé, en 1712, membre de l'Académie française, et dut à quelques dissertations archéologiques d'être élu associé do l'Académie des inscriptions. On lui doit quatre tragédies médiocres, des ballets et d'^s opéras, dont Campra écrivit la musique, notamment j/ésionc (1700), son chef-d'œuvre ; Tnncrcde, Alcine, Idoménée, etc.
DanckelmanN ou Dankelmann (Eberhardt-Christophe-Balthasar, baron), homme d'Etat prussien, né à Lingen on 1643, mort à Berlin on 1722. Il devint précepteur du futur roi Frédéric I" do Prusse, put gagner la confiance du père du jeune prince, le grand électeur, et fut nommé, en 1G95, premier ministre. Dur pour ses administrés, il se fit beaucoup d'ennemis. Il plaça ses six frères dans l'administration, et, dès lors, on parla des Danckelmann comme d'une dynastie d'oppresseurs; peu favorable aux Hanovriens, il s'aliéna l'éloctrico Sophie-Charlotte. Devenu ainsi l'objet do l'animosité générale, il fut, en 1697, emprisonné et injustement condamné à la prison perpétuelle. En 1702, il fut relâché. Frédéric-Guillaume P' lo rappela même à la cour ot lo consulta, mais son procès no fut jamais revi.sé. — Bkrnard de Danckelmann, de la famille du précédent, forestier allemand, né à Obereimer en 1831. Il organisa la station et l'académie forestière d'Eberswalde, et publia le Journal de sylviculture et de chasse, et quelques ouvrages techniques fort estimés sur les mêmes sujets.
Danckelmann (Henri-Guillaume-Auguste- Alexandre, comte dk), homme d'Etat prussien, de la famille des précédents, né à Clèves en 1768, mort on 1830. Il devint membre des états provinciaux do la Silésie, président do la régence do la Ilauto-.Silôsie en 1800, des régences de Varsovie (1805) et do Glogau (181C). En 1807 et on 1816, Danckelmann fut un dos commissaires chargés do régler, avec la Franco et ta Russie, les frontières de la Pru-sse. Pourvu, en 1825, du portefeuille de la justice, il reçut la mission de réviser les lois du royaume.
DanCKERTS (les), famille de 'graveurs hollandais. Les plus connus sont : Cornelis Danckerts, né à Amsterdam en 1561, mort à Anvers en 1617, artiste d'une fécondité prodigieuse. [Il se forma sans maître. Citons, parmi ses meilleures planches, les quatre portraits équestres de Cyrus, Alexandre, Ninus et César; le Gustave-Adolphe, le Corneille de 'SVitt, la Famille du Satyre, d'après Holstein ; les Vues hollandaises, etc.]; ~ Pierre Danckerts, dit aussi Dankerts le Jeutie, son tils et son élève, né et mort à Anvers (1600-1660). [Ses dessins d'après Léonard de Vinci, à Dresde et à Vienne, attestent une rare habileté dans le maniement du crayon. Ses gravures d'après Berghcm sont d'une vigueur qui traduit excellemment les paysages do son modèle]; — HiiNRi DanckertS, fils aîné de Pierre, né à Anvers en 1624, mort à Londres vers 1687. [On lui doit lo Portrait de Schreiielius (1658) ; les Cinq musiciens {IGGI) ; Vue d'Amsterdai7i{l&&3); \g Portrait de Charles II, d'après Hannemaun (1665). Il a également publié Antiqua monumenta in insula Vt'alcheren, ouvrage archéologique]; — Jean Danckerts, second lils de Pierre, né à Anvers vers 1627, mort à Londres vers 1692, surtout connu comme dessinateur d'ornements. [Les frontispices, les vignettes, les bordures qu'il a dessinés et gravés pour la traduction anglaise do Juvènal, entreprise par Hollar, forment son plus important travail] ; — JusTt; Danckerts, no à Amsterdam vers 1630, mort dans !a mémo ville entre 1690 et 1695. [Les rares gravures qu'il a laissées dénotent un mérite véritable. Rappelons, entre autres: Guillaume III d'Orange; Casimir, roi de Pologne, et Vénus et Cupidon surpris par wn satyre.]
DANÉE n. f. Bot. Syn. de danaék.
Dancla (Jean-Charles ) , violoniste et compositeur franrais.néà Bagnèros-de-Bigorre en 1818. Elève du Conservatoire, il remporta lo premier prix de violon en 1833, fut nommé professeur dans cet .établissement en 1857. Comme compositeur, Dancla a montré une rare fécondité. Elles comprennent, entre autres, une Grande méthode de violon, des études, des sonates, des solos, des fantaisies et des airs variés pour cet instrument, des symphonies concertantes, des trios et des quatuors pour instruments à cordes, une ouverture dramatique : Christophe Colomb, scène dramatique pour orchestre; un volume de Noies et souvenirs (1893), et deux brochures : Miscellanées et les Compositeurs chefs d'orchestre. — Son frère puîné, Arnaud Dancla, né et mort à Bagnères-de-Bigorre (1820-1862), fut un violoncelliste distingué. [Elève du Conservatoire, il a publié une Méthode de violoncelle, des études, des fantaisies et des mélodies pour le même instrument, ainsi que deux livres de duos.] — Léopold Dancla, violoniste, frère des précédents, né à Bagnères-de-Bigorre en 1822, mort à Paris en 1895, tit, comme eux. ses études au Conservatoire. C'est surtout comme violoniste fort habile qu'il se fit connaître. [ Il a publié des airs variés et des études pour le violon, et des quatuors.]
DANCOURADE n. f. Littér. Nom qu'en donnait aux petites comédies de Dancourt.
DancouRT (Florent Carton, sieur d'Ancourt, dit), acteur et auteur dramatique, né à Fontainebleau en 1661, mort en 1725. Il était d'origine noble. Il fut l'élève du P. La Rue, qui chercha vainement à le faire entrer dans l'ordre des jésuites. Il fit son droit et obtint le diplôme d'avocat. Mais, ayant enlevé et épousé la tille du comédien LaThorillière, il embrassa la carrière du théâtre, où le portaient tous ses ^oûts. Il demeura trente-trois ans à la Comédie-Française (1685-1718), et s'y fit applaudir dans les rôles comiques ; il devint l'orateur de la troupe et fut tout spécialement honoré de la faveur royale. Il fut, en mémo temps, un auteur très fécond , et fournit le théâtre d'une quantité de petites pièces en prose, qui sont, encore aujourd'hui, d'une très agréable lecture :
l'auteur n'a point cherché à rivaliser avec Molière dans la comédie de caractère , mais il a excellé à représenter les hommes de son temps, avec leurs vices, leurs ridicules, leurs modes et leurs manies : des financiers peu scrupuleux, des seigneurs besogneux, des valets enrichis, des coquettes intrigantes, etc.. 11 a peint aussi avec naïveté des scènes villageoises. Il a fait, en somme, avec beaucoup d'esprit la chronique satirique des mœurs de l'époque. Des soixante comédies qu'il a composées, les plus jolies sont : le Chevalier à la mode (1687); la Maison de campagne (1688) ; les Vendanges de Suresnes et la Foire de lîezons (1695); les Bourgeoises de qualité (1700); etc. Dancourt se retira dans une terre en Berry pour y achever ses jours dans l'édification. — Sa femme et ses deux filles : Manon Dancourt (1684-1745) et Mimi Dancourt (1685-1779) entrèrent aussi au théâtre et s'y tirent un nom par leur beauté et par leur talent.
Dancourt (Thérèse Lenoir de La Thorillikre, dame Carton-), actrice française, femme du précédent, née à Paris en 1663, morto en 1725. Elle était fille d'un comédien. Dancourt l'enleva, l'épousa, et ils débutèrent ensemble à la Comédie-Française, en 1685. Elle joua avec un vif succès les rôles d'amoureuses jusqu'à 1720, époque où elle quitta le théâtre.
Dancourt (L.-H.), auteur dramatique et acteur français, né eu 1725, mort à Paris en 1801. Il joua longtemps cil ]irovinfo et à l'étranger et composa un grand nombre de petites pièces, dont plusieurs eurent du succès: les Deux Aynis (1762) ; Esope à Cythère; Diogène fabuliste; etc. Son meilleur ouvrage est son apologie de la comédie et lies comédiens, intitulée : L.-H. Dancourt, Arlequin de Berlin, à J.-J. fiousseau, citoyen de Genève (1759).
Dandelin (Germinal-Pierre), ingénieur français, né :ni Huiirgci (Ml I79i, mort à Briixelle^s en 1817. Elève de ri']ruli> polytcT]iiii(]UP. il se fixa en Belgique, où il se fit iiaturaliser"(l8l6), et devint professeur à l'Ecole dos mines do Liège et colonel du génie. On lui doit un théorème (|ui porte son nom, (V. shctions coniques). Parmi les mémoires
Dancourt.
qu'il a publiôs, citons : Mémoire sur quelques propriétés remarquables de tu focale paraholi</ue ,^182.;); Mémoire sur l'hypcrboloide de révolution et sur les lif.rmjones de Pascal et lirianchon (182-0: Mémoire sur l'emploi des projections stériométriques en f/éométrie \\S2^). On lui doit, on outre, lo Guide du mineur {I821)t ot Leçons sur la mécanique et sur les jn<te/tines (1827).
DANDI n. m. Mombro d'un ordro do religieux hindous, voués i\ 1 ascôtismo, qui vivont isolés dans lo voisinage dos villes ot dos villui^os, où ils vionnont, uno soulo fois par jour, mendier des aliments qu'ils roroivent dans un vase de torro (piltra), passant leur vio à méditer ot à étudier les doctrines védàntistes, sans pratiquer aucun rit cultuol spécial.
— Encycl. Ces rolif»ioux ont les < lieveux et la barbe rasés, no sont vêtus que d'un lambeau d ('■toile attaclié autour des roins, et portent un bâton i^danda) épinoux, orné d'un morceau de cotonnade rouge, dans lequel est enveloppé leur cordon sacré. On leur reconnaît lo privilège do prendre part, sans y être invités, à toutes les fètos reli^'ieuses publiciues où privées ot de recevoir une portion des victimes consacrées.
DANDIN (onomatopée) n. m. Grelot, ot aussi somiaillo on sonnette qu'on attacliait au cou dos chevaux, dos bestiaux. (Vieux.)
DANDIN, INE (subst. verbal de dandiner) n. Sot, niais; homme aux ma- JHfl(*af, uières gauchos, empruntées. V^^
— n. pr. m. I*errin Dandin, Nom sous Dandin (xvr s.}. lequel on porsounifio lo jugo à la fois
ridicule et rapace. Co nom fut créé dans le Pantagruel par Rabelais, qui fait do co personnage un bon bourgeois du pays do Lusignan, lequel, pris pour arbitre, termine tous les procès do la manière la plus expéditivo. Racine en a fait dans ses Plaideurs le type du juge fanatique de sa profession, qui passerait volontiers sa vie à l'audience. La Fontaine lui fait décider lo débat dans sa fable l'Huître et les Plaideurs do la manière suivante : Perrin Dandin arrive : ils le prennent pourju^e. Perrin, fort gravement, ouvre l'hiiUre et la gruge,
Nos deux messieurs le regardant.
Ce repas fait, il dit d'un tou de président: Tenez, la cour voua donne à chacun une écaille Sans dépens; et qu'en paix cliacun cliez soi s'en aille.
— Syn. Dandin, dadais. V. dadais.
Dandin, personnage de Molière. V. George Dandin.
DANDINAGE [naf] n. m. Action de se dandiner.
DANDINANT [nan], ANTE adj. Qui dandine.
DANDINEMENT {man) n. m. Action do dandiner ou de se dandiner; balancement do celui qui se dandine.
DANDINER \j\\i vx fr. dandin, grelot) v. n. Donner à son corps un mouvement gauche et nonchalant.
— V. a. Biilancer, donner un mouvement de va-et-vient à : Dandiner une jambe, un bras.
— Péch. Pfîchcr à la dandinette.
Se dtindiner, v. pr. Se balancer, pencher sou corps nonchalamment à droite et à gauche.
DANDINETTE (nèf) n. f. Sorte de pêche à la ligne, qui s'exécute à l'aide d'un poisson d'étain muni do deux hameçons jumoaux. (Un coup do poignet fait remonter vivement à la surface le poisson d'étain, après qu'on l'a laissé plonger dans l'eau. Attirés parce mouvement de va-et-vient continuel, les poissons voraces : brochet, perche, truito, etc., se précipitent gloutonnement sur l'appât.)
Dandit, ville d'Egypto (Basse-Egypte [prov. de Dakhaliehi); 5.000 hab.
DANDOLINER (fréquent, do dandiner) v. a. Fam. Secouer, agiter, mouvoir, dandiner: Dandolinhr la tête de haut en bus. (Inus.) il On dit plutôt dodeliner.
Dandolo, l'une dos plus illustres familles de Venise, et qui a donné plusieurs doges à cette république.
Dandolo (Henri),. doge de Venise, mort en 1205, l'âge de cent ans. Il a joué un rôle capital dans l'un des événements les plus considi'-rablos du moyeu âge. Chargé, en 1171, par la république de réclamer des sujets vénitiens détenus par l'empereur d'Orient, Manuel Comnène, il excita la colère de Manuel, qui se vengea en lui plaçant devant les yeux des bassins enflammés, qui compromirent gravement sa vue. Do là la haine implacable vouée aux Grecs par Dandolo. Elu dogo on 1192, il venait do reprendre Pola d'Istrio aux Pisans, lorsque des députés des chevaliers français croisés vinrent deuiaudor uno flotte aux Vénitiens pour reconquérir la Terre sainte. Dandolo exigea une somme do 1.500.000 francs, que les croises promirent sans m^mo on apprécier l'énormité, ot qu'ils no purent payer. Alors, Dandolo obligea les croisés, malgré les protostations du pape Inno<;ent III, à détruiro Zara, révoltée contre Venise; puis il les conduisit à Constantinoplo, où Alexis l'Ango les appelait contre son oncle Alexis III. La ville fut prise, Alexis IV installé sur le trône et le schisme grec aboli. Mais les Grecs se soulevèrent bientôtau nom du schisme, massacrèrent Alexis IV et établirent Alexis Murziipldo. Constantinople, ]>rise d'assaut, fut saccagée de fond en comble ot presque entièrement détruite. Dandolo refusa la couronne impériale, mais obtint, dans le démembrement do l'empiro d'Orient, Candie, les ïlos do l'Archipel et les ports do la Morée. Kn signo de victoire, il chaussa les brodequins <lo pourpre ot s'intitula «seigneur du quart et demi do l'empire romain n. Il mourut l'année suivante. ^
Dandolo {.Jean), dogo do Venise, mort en 1289. Il fut élu en I2S0, après l'abdication de Jacques Contarini. La républi([uo soutint, sous co dogo, uno lutto do six ans contre le pape Martin IV, qui mit Venise en intordit, parce qu'elle refusait do seconder Charles d'Anjou contre les Aragonais. Le pape ilonorô IV leva l'interdit en 1286. Co fut sons co règno que furent frappés les premiers sequins.
Dandolo (François), doge do Voniso, surnommé le Chien, mort on i339. Elu dogo on 1328, il soutint uno cuorro heureuse contre Martin dolla Scala, podostat do Vérone, ot lui enleva Tréviso ot liassaiio.
Dandolo (Anriréab dogo de Venise, mort en 1354. Elu dugo en I3t2, il bigna, iiw KllO, un traité glorieux avoc
Dandinette.
les Turcs, et reprit Zara après un siège célèbm, qui cofita à la république plus de 18 millions do fraEics. Il eut à soutenir contre les Génois une guerre cruelle, où Venise ne triompha qu'à grand'peino par ralliaiico do l'empereur (l Orient et du roi d'Aragon. Il a écrit doux chroniques latines sur Voniso : licrum italicarum scriptores.
Dandolo (Vinconzo, comte), 'avant ot homme pnliliquo italien, né à Venise on 175S, mort à Varose en 1819. 11 prit part au mouvement révolutionnaire dans sa ville natale, so réfugia à Milan après le traité do Campe-Formio, et so fixa A Vareso, où il se livra à d'utiles travaux sur l'agrirnlCnre et ré(!onomie rurale. Do 1804 à 1809, il exerça, avec le titre do provéditeiir, les fonctions de gouverneur de la Dalmatie. En 1809, il revint à Venise avec le titre do comte et do sénateur. En 1811, il retourna dans sa propriété de Varese, où il étudia l'art d'élevor les vers ù soie. — Sou lils, Tdi.i.io, né à Varese en 1801, mort à Urbin en 1870, a publié des récits do voyage avec uno intéressante Histoire de la pensée dans les temps modernes (1864-1871).
Dandolo (Jérôme), littérateur italien, né en 1797, mort en 18G7, directeur dos grandes archives des. /"ran à Venise. Son principal ouvrage est une intéressante histoire des cinquante dernières années de la république de Venise : la Chute de la république de Venise (l855).
Dandrea ou D'Andrea (Jérôme), cardinal-évôque de Sabine, né à Naples en 1812, mort à Rome en 1868. Archevêque de Mitylèno in partibus, il gouverna, en 1849, la province de Viterbe en qualité de commissaire extraordinaire, ot fut nomme, en 1852, cardinal-évéquo de Sabine et préfet do la congrégation de l'Index. En 1861, après l'invasion dos Etats romains, il déclara accepter le fait accompli et entra en relations avec le nouveau roi d'Italie, Victor-Emmanuel. Ayant refusé de sanctionner, comme préfet de l'Index, la condamnation du livre du protonotaire apostolique Liverani sur la Papauté, il encourut la disgrâce do Pie IX, et se retira à Naples. Le pape lui interdit l'administration de son diocèse (i866) et saisit ses revenus. En 1868, D'Andrea. rentré à Rome, demanda et obtint lo pardon de Pie IX. Il mourut subitement; ce qui donna lieu à do nombreux commentaires.
DandrÉ-BARDON (Miche! -François), écrivain et peintre français, né à Aix en Provence en 1700, mort à Paris en 1753, élève de J.-B. Vanloo. Il fut reçu académicien en 1735. En 1748, il obtint la charge de peintre des galères du roi à Marseille; il fonda une académie dans cette ville et en fut nommé directeur (1753) sans cesser cependant de séjourner à Paris. L'œuvre capitale de Dandré- Bardon est le Christ du musée de Marseille. On cite encore son morceau de réception à l'Académie en 1735 : Tullie faisant passer son char sur le corps de son père, au musée de Montpellier; Auguste faisant précipiter dans le Tibre les pei-sonjies accusées de péculat, et Vhnfance et la Naissance, que Balechou a popularisée par la gravure. On a de ce peintre les ouvrages suivants : Livre des principes à rfcssj>((?7'{1754); Vie de Carie V''an/oo(l765}; Tj^aité de peinture, suivi d'un Essai sur la sculpture et d'un Catalogue raison7ié des plus fameux peintres^ sculpteurs et graveurs de l'école française, etc. (1765); Histoire universelle, traitée relativement auj^ arts dépeindre et de sculpter {1169). Le Louvre a de lui vingt-neuf dessins, la plupart d'un grand caractère. Le musée de Montpellier en compte deux : les Nymphes au bain et Dmwis à la recherche de Benaud. Le peintreet le dessinateur, chez Dandré-Bardon, sont supérieurs à la réputation dont il jouit dans l'histoire do l'art. Ses ouvrages didactiques ont nui à ses pointures.
DANDRELIN n. m. Agric. Espèce de hotte en osier, goudronnée â l'intérieur, qui ne laisse pas échapper les liquides et sert au transport de la vendange.
Dandrieu (Jean-François), organiste français, né et mort à Paris (1684-1740). Il a publié, comme compositeur, trois pièces do clavecin, parmi lesquelles il en est de char mantes, un livre de pièces d'orgue, une suite de nocis, deux recueils do sonates pour deux violons et basse, des pièces pour violon et un Traité de l'accompagnement du clavecin.
DANDY (mot angl.) n. m. Elégant d'une ospôce particulière. [V. l'encycl.] Il PI. angl, dandiks; pi. fr. dandys.
— Encycl. On appela dandys, pendant lo premier tiers du XIX' siècle, un groupe do jeunes gens appartenant à la plus haute société anglaise, et formant une sorte d'association tacite, qui s'attribua le droit exclusif do donner le ton et do régler la mode on toutes choses. Lo dandysme est fait do flegme, de caixt, d'impertinence polie, et rAngletorro seule pouvait lo produire; la Franco est aussi incapable d'engendrer son équivalent, que sa voisine l'est d offrir l'équivalent des élégances françaises. Ceu.x-ci désirent plaire et jouir do leur triomphe ; tandis que le principe du dandysme a été formulé en ces termes par son chef, sir George Brummol : " Dans lo mondo. tout lo temps quo vous n'avez pas produit d'elfet, restez ; si l'elfet est produit, allezvous-on. -' En matière de co.stume, Brummel créa encore cet axiome : » Pour étro bien mis, il no faut pas Ôtro remarqué. » Contemporain do lord Byron, Brummol exerça évidemment une influence sur l'esprit et sur l'œuvre du célèbre poète, dandy lui-même, dans son Don Juan et jusque dans sa vio. Do nos jours, Alfred de Musset, surnommé Mademoiselle Ihjron par Auguste Préault, est peut-être lo seul Français
a attribué par erreur cotte qualité à d'Orsav. Ce dernier, nature essentiollement française et sympathique, loin de viser à étro froid, parfait, impassible, plaisait naturellement ot passionnément atout lo monde, mémo aux hommes, tandis que les dandys no plaiseut qu on dé- Cotre dandy plaisant.
Barbey d'Aurevilly a écrit sur co sujet : Du dandysme et de George ftrummel (1845), sorte do physiologie ploiuo (le détails piquants et humoristiques et aujourd'hui introuvable.
DANDY n. m. Variété do cotre qui porto un tnpeini. V. cotiîk.
dandy-dymant ' • ■— -7^-^ '
[man] n. m. Chien de la
rai-e des terriers, que l'on omploio ii la chasse du bhi reau pour lu rolaucur jusque dann son terrier.
DANDI — DANEMARK
DANDYQUE {dik') adj. Qui a rapport au dandysme, aux manières, aux coutumes dos dandys. (Inus.)
DANDYSME {dissm') n. m. Caractère du dandy, manièro d'être, façons de dandy.
— Fig. Bon ton allecté ; Dandysme littéraire qui fait perdre beaucoup de temps. (Champfloury.)
— Encyci, V. dandy.
DANÉAGÉ (.îf/), ÉE adj. Bot. Qui ressemble à une danéo.
— n. f. pi. Syn. do danaéacéks. — Une danéacée.
DANEAU [no — rad. daim) n. m. Jeune daim. (Peu us.)
Daneau (Lambert), théologien de l'Eglise réformée de France, né à Beaugency vers 1530, d'uneancienne famille anohlio par Charles VII, mort à Castres en 1593. Il étudia d'abord le droit sous Anne Dubourg, dont le supplice lo remua si profondément, qu'il embrassa la Réforme. Il fut nommé pasteur de l'église de Gion (1562). Retiré en Suisse après la Saint -Barthélémy, il devint pasteur de l'église do Vandœuvres, et fut nommé professeur de théologie à Genève. Après avoir été professeur dans d'autres villes, il s'établit, eu 1593, à Castres, où il remplit jusqu'à sa mort la double charge de ministre et de professeur. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : les Sorciers, dialogue très utile et très Jiécessaire pour ce tctnps (1574) ; Traité des danses, auquel est amplement résolue la question à savoir s'il est permis aux chrétiens de danser (1579).
Danebrog (ordri-: du), ordre de chevalerie, fondé, dit-on, par Valdemar II, en souvenir d'un événement miraculeux : l'armée danoise, sur lo point d'être battue par les Livoniens (1219), aurait repris courage en voyant tomber du ciel lo danebrog {force des Danois), étendard rouge à croix blanche, et remporta la victoire.
L'ordre du Danebrog actuel, définitivement institué par Christian V en 1671, réformé par Frédéric VI en 1808, est destiné à récompenser le mérite civil et militaire, et compte quatre classes : grands commandeurs, grands-croÊx, commandeurs, chevaliers. La croix de l'ordre, suspendue à un ruban blanc à liséré rouge, est en or, émailléo do blanc, et porte l'inscription Gudo'g Kougen (Dieu et le roi). Une croix d'argent est accordée aux danebrogs mœnd (ou hommes du Danebrog), qui n'ont point de titres suffisants pour être chevaliers.
DANÉE {né) n. f. Fougère de la tribu des danéacées, appelée aussi danaée. Il Un des noms vulgaires do la tanaisie.
DANEGELD ighèld') n. m. Impôt perçu en Angleterre à l'époque des incursions danoises, et dont le produit était employé, selon les circonstances, à entretenir des milices contre les envahisseurs ou à acheter la retraite de ceux-ci. (Les chroniqueurs attribuent sa création au roi Ethelred.)
— Enctcl. Cet impôt continua à être levé longtemps après que les incursions danoises eurent cessé : Edouard le Confesseur le supprima ; Guillaume le Conquérant le rétablit, et le danegeld figure parmi les ^ura regalia mentionnés dans les lois de Henri I"" : lors de son couronnement, Etienne l'abolit définitivement: cet impôt était alors de deux sous par hide, ou mesure de 40 arpeuts de terre.
Danemark (en danois Danmark), pays de l'Europe septentrionale, l'un des Etats Scandinaves, entre 54» 33' et 57*45' de lat. N., 5»45' et lO^n' de longit. E. {12«4S' avec Bornholm, île fort éloignée du groupe des Îles danoises). Il se divise en continent et en îles.
La partie continentale est la Chersonèse Cimbrique des anciens, la presqu'île du Judland, notre Jutland ; ou plutôt c'en est seulement la portion septentrionale, ua peu plus grande que la méridionale, qui est justement le Slesvig- Holstein. cédé en 1864.
Le Judland, contrée de craies et de terrains miocènes, développe dans la mer du Nord 375 kilomètres de rivages assez pareils à ceux des landes françaises par leurs dunes, leurs brandes, leurs lagunes; de longues flèches de sable y séparent du flot de vastes « fjords » aux bords plats : l'un d'eux, le Liim Fjord, long de 157 kilomètres, large de 1.500 ù 12.000 mètres, profond do 3 ù 4 mètres seulement, traverse entièrement la presqu'île et, parti do la mordu Nord, s'achève dans lo Kattégat. Sur le versant de la Baltique, il y a plus do variété, plus de golfes, plus do bois et forêts, plus de vallées, plus de collines, et notamment le mont Ejors-BavnhOj (172 m.), géant du Danemark.
Les îles, en tout 13.098 kilom. carr., s'assemblent entre le Kattégat au N. et la Baltique au S., entre le Judland et lo Slesvig-IIolslein à l'O., ot la Suède à. l'E.
La plus vaste <lo ces lies, Sjadiand (7.029 kil. carr.), dépasse assez notablement les 0.165 qui sont la moyenne dos départements français; Fyen, notre Fionio, est plus quo deux fois moindre, avec 3.406 {toutes îles annexes comprises!; Laalandena l.ll9.Falster520,Moon 233. .\voc la lointaine Bornholm, ù 150 kilom. à l'E., on arrive ù 13.098 kil. carr., peuplés de 1.300.000 habitants, soit lo tiers du royaumo, avec plus de la moitié do ses habitants.
liO climat du Danemark est conforme ù la situation insulaire du pays : jumi de glaces, peu de froids violents, mais des neiges, des pluies froides, des vapeurs, d'impénétrables brouillards. 11 est rare quo lo thermomètre s'abaisse au-dessous do — 15", ot la température do l'hiver varie presque toujours outre + 3 et — 40, tandis quo coUo do l'été so déroule entre -t- 15* ot -\- 22*.
Los Danois ont fait de leur patrie un pays riche et bien ordonné. L'agriculture y est en grand honneur.
Dans les champs de culture, l'avoine tient la première place ; nuis, i\ peu près au même rang, l'orge ot le seigle; le blé, la pomme do terre, la betterave, lo sarrasin, etc., sont relativement peu cultivés. I*o Danemark est loin do produire les grains nécessaires A .sa consommation, il ou importe pour uno cinquantaine de millions de francs par an, moins pour la nourriture de ses hommes quo pour collo de son bétail incessamment accru.
D'année en année, les Danois passent de la culture proprement dite au pastoral, devenu bien autrement avantageux, ot ils exportent maintenant, eu quantités considérables, du bourre faisant primo en Auglotorro et en Allemagno, du fromage, dos œufs, do la graisse, du lanl, de la viande do porc. De ce chef, lo Danemark ononisse do 50 i\ 60 millions do francs par an.
Comme sol utilisé restent les forêts, quo l'on no cos^f d'aocroUro dos lorrains vagues et stériles ; le hêtroy compio