DAUPHIN
D'.irt:eDt au dauphiu d'azur.
D'argent au ,1hmptiÎQ pâme d'azur.
Pauphins (motif de fontaine du xvi» 8.).
A, dauphin.
Daiipiiiu.
foncé en dessus, blancs en dessous, parfois ontièromont d'un pris sale {delphinus Malayanus [océan Indien]). I,'ospèco qui remonte lo plus au nord, jusqu'en Ecosse, est lo delphinus delphis, dauphin dos anciens. La plus petite est lo delphinus roseircntris, des parages uéo-guinéens. qui no dépasse guéro l'",r,0 do long. On détruit ces animaux par quantités énormes pour en tirer do l'huile, comme de tons les cétacés grands et petits. Leurs mœurs sont celles dos marsouins.
— Symbol. Dans l'antiquité païenne, lo dauphin était regardé comme l'ami dos liommos ; on rapportait mémo
qu il en avait sauvé plusieurs dos flots. C'était sur des dauphins que les artistes anciens représentaient les âmes bienheureuses voguant vers les iles fortunées. Cette idée do salut attachée à cet animal, cette affection supposée qu il témoignait aux mortels, cette fonction qu on lui attribuait de mener les âmes au bonheur éternel tout cola explique que les premiers chrétiens aient fait du dauphin, dans leur .symbolique, l'imago du Sauveur, Jésus- Christ. D autant que lo dauphin était considéré comme un poisson, et que les chrétiens primitifs voyaient dans le mot l/.«0; (on grec poisson), l'anagramme do la phrase grecque lésons Christos. Theirn Uios, .Saler, c'est-à-dire Jesus-Christ, fils de Dieu, Sauveur. Depuis les catacombes jusqu'à nos jours, le dauphin a servi à l'ornementation des monuments chrétiens.
DAUPHIN, INE (rfd) adj. Bibliogr. Qui a travaillé aux orf usum DelphuH : les critiques dauphins. Il Qui appartient, qui est relatif aux ad usum : Une édition dauphine.
— Hist. Gendarmes dauphins. Nom donné à un corps de la maison militaire du Dauphin, fils de Louis XIV créé en 1686.
— n. m. Ouvrage imprimé pour l'usage du grand Dauphin : L'édition des dicphins, qui contient 64 volumes m-4', coula 400.000 livres. V. ad usum Delpuini.
Dauphin (rfd), titre que prit, vers le milieu du ix" siècle, le seigneur suzerain de la province du Dauphiné et qui, depuis 1349, fut donné aux fils aînés des rois de ïrance, puis, par extension, aux fils aines des vrais Dauphins, quand ceux-ci venaient â mourir avant de ceindre la couronne royale. (C'était originairement un surnom, qui devint un titre comme celui de comte ou do marquis. Les comtes de Viennois le portèrent depuis Guigue H' [mort en U42], et les comtes d'Auvergne depuis Guillaume VII, qui prit ce titre en 1152.)
— D. et adj. m. : Guigue, dauphin rfii Viennois. Louis X V, encore dauphin.
— Encycl. Le Dauphin occupait dans le royaume le premier rang après le roi, et les honneurs les plus grands lui étaient décernés. A l'époque de Louis XIV, le Dauphiu était communément appelé ,■ Monseigneur », sans autre qualification, de mémo que le frère du roi était appelé • Monsieur • . La femme du Dauphin était la Dauphiné. Voici la succession des princes qui ont porté le titre de Dauphin :
Dauphins du Viennois. — Le premier qui porta ce titre fut Guigue IV, lequel épousa Marguerite, fille d'Etienne, comte de Bourgogne. [Il combattit, comme beaucoup de princes de sa race, le comte de Savoie, et mourut en 1 142 à La Bussiore, d'une blessure reçue sous les murs de Montmélian.] Son fils, Guigue V, lui succéda sous la tutelle de sa mère Marguerite. [Guigue V reprit la guerre contre la Savoie, mais un traité de paix intervint. Il mourut, jeune encore, en 1162, au château de Vizille, ne laissant qu'une fille de sa femme, Béatrix de Montferrat. Cette fille, Béatrix, épousa, en secondes noces, Hugues III duc do Bourgogne, dont elle eut André, qui fonda là deu.xièmo race des dauphins du Viennois.] Hugues III mourut en 1192. André épousa Béatrix, fille du comte de Forcalquier, dont il se sépara. De Béatrix do Montferrat, il eut Guigue VI. Celui-ci épousa Béatrix, fille de Pierre do .Savoie, qui lui donna Jean I". Il est à noter que Guigue VI est le premier qui mit l'emblèmo du Dauphin dans ses armes. Jean mourut, âgé de moins do vingt ans, en 1283. Lo Dauphiné
Sassa entre les mains 'Anne, sœur do Jean l".
Celle-ci épousa Humbort do La Tour, qui fonda la troisième race des Dau-
Chins du Viennois. Humert mourut, en 1307, laissant le trône au lils qu'il avait eu de sa femme Anne, à Jean II. Celui-ci fut un des meilleurs souverains du pays. Son fils, Guigue VU, fui succéda
Sceau du dauphin Charles V.
en 1318. Guigue VII, étant mort sans enfant (1333), eut pour successeur son frère Humbert II. Ce fut celui-ci qui céda le Dauphiné à la Krance, en 1319. A partir do cette date, les fils aines des rois do France portèrent le titro do Dauphin.
Dauphins de France. — Ce furent Charles V ; Charles VI ; Charles de France (mort en 1386) et ses frères ; Charles (mort en 1400), Louis (mort en 1415), Jean (mort en 1416) et Charles VU; Louis XI, puis son HlsJoachim, mort dans la première enfance ; Charles VIII ot deux de ses fils, tous doux nommés Charles.
Louis XII monta sur le trône sans avoir été dauphin. Il eut deux fils, morts en bas âge, qui portèrent le titre. Puis le nom fut donné au fils de François I", nommé François, mort en 1.^36. Puis viennent successivement : Henri II, François H. Henri IV no fut pas dauphin. Nous tiouvons sous son rèçne Louis Xlll. La série so continuo par Louis XIV, Louis , dit le grand Dauphin (mort en l'711), Louis, duc do Bourgoguo'(niort on 1712); le fils do colui-ci, Louis, duc do Bretagne, mort en 1712; le frèro do celui-ci, qui devint Louis XV ; Louis, fils de Louis XV, mort en 176.1 : Louis XVI ; Louis-Joseph, fils de Louis XVI, mort on 1789; Louis-Charles, duc tie Normandie, connu sous lo nom de Louis XVII ; enfin, Louis-Antoino, duc d'Angonléme, fils de Charles X.
Les faux dauphins. — On donne ce nom aux individus qui ont tenté do se faire passer pour le fils de Louis XVI, mort au Temple en 1795 (an HI). Le uombre en est assez considérable ; les principaux sont les suivants : Jean- Marie llervagault, fils d'un tailleur, qui naunit â Saiut- I.ô (Manchul on 1781 et mourut en 1812, â rhospice do Bicéiro. où la police do Napoléon l'avait fait entormor; Mnlliurin Brunean, un sabotier, né â Ve/ins en 1784; Henri-Louis-Hoctor Hébert, se disant baron de KichomoDt ot duc do Normaiulio, né près do Uoueii, mort vers 1855, l'un de ceux qui occupèrent lo plus l'attention ; Karl \Vilhelm N;iiiiidorf, d'une famille juivo de la Prusse polonaise, mort â Dolfl eu IS 15, dont les descendants émettent encore des prétoutious au trAuo do France; eufin, en 1867, ose