‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 60 sur 870 · MONTOIS · texte numérisé non relu

MONTOIS

CLÉROCEIATIE [sî — du gr. ecclés. klèros, clergé, et kratos, puissance) n. f. Domination politique du clergé.

CLERODENDRON {din) u. m. Genre de verbénacées. tribu des viticées. comprenant des arbres ou des arbrisseaux dont on a décrit plus de quatre-vingts espèces de l'ancien monde, surtout de l'Asie et de l'Amérique.

CLÉROMANCIE [si — du gr. kièros, sort, et manteia, divination) n. f. Moyen de prédire l'avenir, fondé sur une sorte de tirage au sort.

— Encycl. On l'employait en Egypte, en Grèce, en Italie. On se servait de dés, d'osselets, de cailloux. Le nombre des points amenés ou les figures formées par les objets jetés au hasard étaient interprétés. Parfois, un tableau contenait les réponses écrites correspondantes. D'autres fois, on tirait des lettres dans un sac, ou mieux, des sentences extraites des grands poètes. Les sorts de Virgile, si en vogue pendant la décadence romaine, appartiennent donc à la cléromancie. On pouvait aussi se contenter d'ouvrir un livre et d'y "chercher une réponse dans les premières lignes qui tombaient sous les yeux.

CLÉROMANCIEN, ENNE {si-in, èji') n. Personne qui pratiquait la clérumancie.

Gléron d'Haussonville. Biogr.v. Hadssonville.

GLÉRONOMIE {mî — du gr. klêronotnia ; de klêro-i, sort, et nomus, loi) n. f. Antiq. gr. Partage des biens parle sort. li Participation à un héritage ; droit d'hérédité.

GlÉROT, avocat au parlement de Normandie, né à Rouen vers la fin du xvii" siècle, mort en 1744. Ses Dissertations historiques, pleines de savoir, annoncent un homme très versé dans l'étude des antiquités.

CLÉROTE (du gr. kîêrotès ; de klêros, sort) n. m. Magistrat ou Juge athénien désigné par le sort.

GLÉROUQUE [rouk' — du gr. klêroukhos ; do klêros, lot, etékhein, avoir)n. m. Colon grec qui restait citoyen de la mère patrie.

— Encycl. On connaît surtout les clérouques athéniens qui, restant citoyens d'Athènes, recevaient un lot de terres, désigné par'le sort, dans un territoire conquis. Les principales colonies fondées de celte façon sont celles dont les clérouques athéniens jetèrent les bases dans l'île d'Eubée, à Erétrie et Chalcis (509 et 4.53); à Skyros (470) ; à Eïon (469) ; à Naxos (453) ; dans la Cliersonèse de Thrace (453, 448) ; à Lemnos (entre 451 et 448) ; à Andros (450) ; à Oréos (440) ; à Imbros (443) ; à Egaie (431); à Potidée (429); etc.

Glers ou GLEERS(HuguesDE), sénéchal de La Flèche, sous les comtes Gcoffroi le Bel, comte d'Anjou (1129-1151) et Henri Plantagenet, comte d'Anjou, puis roi d'Angleterre {1151-118'J). C'est à lui qu'on attribue, sans doute à tort, le De senescalcia Francise, traité important pour l'histoire des relations de la cour d'Anjou avec la royauté capétienne au xii* siècle.

Glerseluer (Claude), philosophe français de l'école cartésienne, mort à Paris en 1684 ou 1G86. Ami intime de Descaries, il fut son principal correspondant en France, après la mort du P. Mersenne. Ce fut lui qui recueillit et publia les écrite posthumes de Descartes. Ces écrits sont d'abord trois volumes do lettres (16GT) du plus haut intérêt, puis lo Traité tfc l'homme, le Traité de ta formalion du ffptus, le Traité de la lumière et lo Traité du monde (1677), Malgré sa position dans le monde (il était avocat au parlement do Paris), il donna sa fille on mariage à Kohault, jeune homme inronnu et sans fortune, mais dévoué à la philosophie do Doscartes.

Clorsftllier revit encore une traduction des Principes faite par Picot et la At imprimer à ses frais (]Q8l).

On lui doit, enfin, une traduction française des objections faites (surtout parGassendi) aux M'^ditations de Descartes, avec les réponses de Descartes (lti47, 1661 et 1673).

CLERUS {klé-russ) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des déridés, comprenant des formes allongées, cylindriques, rayées en large de roux, do gris et de noir, avec le thorax souvent rouge. Syn. thanasimus.

— Encycl. De taille moyenne, les clerus sont dos clairons vivant sous les écorces d'arbres, où leurs larves détruisent celles de divers xylophagcs:

on en connaît de nombreuses espèces, répandues surtout dans les régions chaudes ; cinq ou six habitent l'Europe. Citons le tlerus vinti/larius, commun sur les pins ; le clerus formicarius, sur les vieux arbres.

GlerVAL, ch.-l. de cant. du Doubs, Clems (gr. 2 fois). arrond. et à 15 kilom. de Baume-les- Dames, sur le Doubs et le canal du Rhône au Rhin ; 1.066 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières de pierres. Forges, fonderies. Ruines du château de Montfort. — Le canton a 25 comm. et 7.203 hab.

GleRVILLE (Louis-Nicolas, chevalier de), îugénieur fran*.-ais, mort dans l'île d'OIéron en 1677. Maréchal Je camp en 1652, il se signala dans de nombreux sièges, fut le premier, en 1658, commissaire général des fortifications, et fut nommé, en 1671, gouverneur de l'île d'OIéron, qu'il fortifia.

GlÉRY, comm. de la Somme, arrond. et à 5 kilom. de Péronne, sur la Somme; 950 hab. Ch. de f. Nord. Etangs poissonneux ; tourbières. Château du xiV siècle.

ClÉRY, ch.-l. de cant. du Loiret, arrond. et à 13 kilom. d'Orléans, sur l'Ardoux, dans le val de Loire ; 2.558 hab. Commerce de grains et de fourrages ; fours à chaux. Vieille église gothique restaurée par Louis XI, qui y fit construire son tombeau, violé par les protestants, en 1562. L'église fut restaurée de nouveau, sous Louis XIII. Des fouilles y ont fait découvrir les tombeaux do Dunois, de François d'Orléans et d'Agnès de Savoie. On montre, à Cléry, la maison qu'habitait Louis XI. Aux environs, butte de Mézières, où la légende place la tombe d'Attila. — Lo canton a 5 comm. et 5.753 hab.

GlÉRY (Jean-Baptiste Cant Hankt), né à Jardy, près de Marnes (Seine-et-Oise), en 1759, mort en 1809, près de Vienne (Autriche). Valet de chambre de Louis XVI, il obtint de le suivre au Temple, et l'entoura des soins les plus touchants. Après l'exécution do son maître, il fut incarcéré jusqu'au 9 thermidor, puis alla rejoindre la famille royale en Allemagne. En 1798, il publia à Londres le Journal de ce qui s'est passé à la tour du Temple pendant la captivité de Louis XVI, livre qui eut un éclatant succès et fut des plus utiles à la cause royaliste. — Son frère, Jean-Pierre-Louis H ANET, né à Jardy en 1762, mort en 1834, était valet de chambre de Madame, fille de Louis XVI. Il se réfugia en Belgique. Plus tard, il se fit fournisseur de vivres pour les armées. En 1814, après le retour des Bourbons, il fut nommé inspecteur des forêts en Corse. Il a écrit des Mémoires peu intéressants (Paris, 1825).

GlÉRY (Léon), avocat français, né à Paris en 1831. Il se fit inscrire, en 1853, au barreau de Paris. Il plaida avec succès un grand nombre d'affaires littéraires ou artistiques retentissantes, notamment celle d'Edmond About et de Francisque Sarcey, appelés en justice par la congrégation des Missions. De 1875 à 1878, Léon Cléry fut membre du conseil de l'ordre des avocats, du comité consultatif de la ville de Paris, et figure parmi les conseils de la Banque de France et de la Comédie-Française. Il a publié lui-même un recueil de ses meilleures plaidoiries, sous le titre de Souvenirs du palais (1891).

GleS ou GlÔSS. bourg d'Austro-Hongrie (Tyrol), dans le val di Non, sur le Noce, affluent de l'Adige ; 2.750 hab. Sériciculture, filature de soie. Antiquités romaines. — Ch.-l. d'un district peuplé de 47.300 hab.

GlÉSINGER (Georges-Philippe), sculpteur français, né à Besançon en 1788, mort dans la même ville. Il avait eu pour maîtres Flatters et le baron Bosio. Ses principaux ouvrages appartiennent à sa ville natale; de ce nombre sont les bustes du cardinal de Granvelie, de l'historien Chifflet et de l'archevêque de Pressigny, qui ornent la bibliothèque publique ; un Christ de bronze, placé sur la croix de mission érigée à Besançon ; six groupes plus grands que nature, représentant des scènes de la Passion, exécutés en 1827 pour l'église de la Madeleine, etc. Georgos-Philippe Clésinger avait ouvert dans son atelier, à Besançon, une école gratuite de sculpture.

GlÉSINGER (Jean-Baptiste-Auguste-Stello), sculpteur et peintre français, fils du précédent, né à Besançon en 1814, mort à Paris en 1883. Il étudia dans l'atelier do son père et acheva, en Italie, son éducation artistique. Sa réputation date du Salon de 1847, où parurent quatre ouvrages de lui, deux bustes et deux statues de marbre ; une Jeune Néréide portant des présents, et la Femme piquée par un serpent. Il exécuta, en 1847, un buste do G. Sand, dont il avait épousé la lille, et la statue de marbre de Louise de Savoie I jardin du Luxembourg], Au Salon do 1848, il montrait trois bustes do femmes (entre antres, celai do M"' Solange Clésinger) une Uacchante couchée, en marbre.

L'admiration qu'excita cette œuvre ne fut pas partagée par tous les critiques. Certains crièrent au scanaaie, à l'impudeur.

Aux Salons do 1850 et do 1852, il exposa, entre autres onuvres, une Pietà, phisiours bustes de personnages célèbres, deux grandes figures allégoriques : la Tragédie dont les traits rappellent ceux do Kachol, cl lu. Littérature, qui otfre une vague ressemblance avec George Sand.

Il — (\t

L'échec d'un grand Françots /•', statue équestre, déciaa Clésinger à partir pour Rome, d'où il envoya, en 1859, une vingtaine de morceaux de peinture, types italiens ou figures de style, d'une facture haoïle et d'une incontestable énergie, ainsi que deux groupes en marbre très importants : Cornélie et ses deux enfants, Diane au repos ; une statue de Cléopâtre se faisant piquer par l'aspic, un buste à' Hélène, celui d'une Transtévénne et un essai de restauration des Parques du Parthénon (en plâtre).

Parmi les œuvres postérieures à son retour en France, il faut mentionner un François /"" et un Napoléon /*' équestres, statues colossales qui obtinrent un légitime succès. Citons encore, parmi ses œuvres : l'Ariane montée sur un tigre, une Lucrèce mourante, un Christ mort, etc. En 1878, il donna à l'Exposition universelle cinq ouvrages importants : un Enlèvement de Déjanire, une Délivrance d'Andromèdi', un François-Joseph équestre, en bronze, etc. Clésinger s'est aussi montré animalier. On a de lui un Taureau ; un groupe, la Chouette et la Tortue. L'influence de Rude et de Barye est visible dans tout sou œuvre ; mais pourtant, dans sa note matérialiste, il est généralement original. Clésinger offre un singulier mélange de vigueur sculpturale et de mollesse dans la pensée. Avec de la flamme, une main agile, et un sens cle la chair très impressionnant, il demeure, faute d'àmc, un artiste incomplet.

Pendant la guerre de 1870, il fit campagne à la tête d'une compagnie de francs-tireurs.

ClÉSO. My th. gr. Fille de Cléson et sœur de Tauropolis. Suivant une tradition mégarienne, Cléso et Tauropolis trouvèrent le corps d'Ino étendu sur le rivage, et lui rendirent les honneurs funèbres.

GlÉSON. Myth. gr. Roi de Mégare et fils do Lelex. 11 est le père de Pylas, de Cléso et de Tauropolis.

Clesse I Antoine), poète belge, né en 1S16 à La Haye. mon en 1889 àMons, où il était armurier. Il se rendit populaire par des poèmes et des chansons animés d'un souffla patriotique, notamment : Godefroid de Bouillon, poème (1839;; Poésies diverses ^1841), et CharisoJis (1845-1848).

GlessÉ, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 16 kilom. de PartheiKty, sur le ru de Clessé, affluent du Thouarct ; 1.370 hab. Ch. de f. Etat.

GlessÉ, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 12 kilom. de Mâcon: 770 hab. Voie romaine. Vignobles compris dans le Maçonnais et produisant d'excellents vins blancs.

GlXT (saint), pape. V. Anaclet.

GlÉTA. Myth. gr. L'une des Charités, honorée surtout il Sparte.

GlÉTAS. Biogr. V. Clëœtas.

CLF.THRE n. m. Genre d'éricacées, tribu des andromédées, renfermant des arbres ou des arbrisseaux, la plupart originaires de l'Amérique du Nord. Plusieurs sont cultivés en Europe, dans les jardins; notamment, le clcthre à feuilles d'aune (clethra alnifolia).

CLÉTHROPSIDE n. m. Bot. Section du genre aune.

CLÉTIER [ti-é) n. m. Ouvrier qui fabrique les clefs des instruments de musique à vent.

GlÉTOR. Myth. gr. Un des fils de Lycaon, qui furent foudroyés par Zeus.

GlÈVE (Corneille van), sculpteur, né et mort à Paris (1645-1732). Elève de François Anguier. il remporta le grand prix en 1671, et, après six années d'études à Rome, il revint à Paris, et entra à l'Académie en It^Sl. Il exécuta le monument de Louvois et un assez grand nombre de statues pour les églises de Paris et pour les jardins de Versailles et de Marly. L'œuvre la plus remarquable de cet artiste est son groupe la Loire et le Loiret, qu'on voit dans le jardin des Tuileries.

GlÈVE iPer-Tliéodor), chimiste et naturaliste suédois, né à Stockholm en 1840. Elève de l'université d'Upsal, où il devint privatdocent en 1863, il a été professeur de chimie à l'Ecole polytechnique de Stockholm, de 1870 à 1874, puis professeur de chimie à l'université d'Upsal.

Ses travaux chimiques ont eu pour principal objet l'étude des propriétés et la recherche du poids atomique des métaux nouveaux ou rares : cérium, didyme, esbium, lanthane, samarium, scandium, thorium, thufium, yttrium. On lui doit aussi de nombreux mémoires sur les bases ammoniacales du platine, sur la naphtaline, les naphtols et leurs dérivés: sur les acides cholaliquo et choloïdanique. 11 a écrit (quelques mémoires sur la géologie, entre autres : Esquisse de la géologie des iles du nord-est des Indes occidentales (1881). ^t un çrand nombre de dissertations sur les algues diatomées, ainsi nue : Avalysi rhimique qualitative (1885) ; Dictionnaire de chimie (1883) ; Schee.'e {Charles-Guillaume) [Copenhague, 1886]. lia en outre collaboré au Dictionnaire de chimie de Wurtz. à V Encyclopédie chimique de Fremy et à un grand nombre de périodiques.

Glevedon, bourg d'Angleterre (comté de Somerset), sur lestuaire du Severn ; 5.000 hab. Bains de mer.

CLÉVÉTTE n. f. Spinellide uranifère, trouvée ]^ar Nordenskiôld dans les feldspaths de Garta, près d Arendal (Norvège). On a reconnu dans cette espèce la présence du plomb, du cérium, de l'yttrium, etc.

CLEVELAND ( land') adj . Se dit du cheval anglais du comté de Cleveland. — Substantiv. : Acheter vn cleveland.

— Encycl. Les chevaux c/et-e^nt/ (Yorkshire, Lincoln. Durham, Northumberland) sont des animaux d'attelage, comparables à nos anglo-normands. Ils résultent, comme ceux-ci, du croisement de l'ancien type carrossier un peu massif, mais rustique et de taille développ-'-e {race germanique de A. Sanson), avec le pur sang, c est-à-dire le cheval de course. Ils constituent donc une population de métis, à l'état de variation désordonnée, et donnant, eu conséquence, des proiînits d'inégale valeur. Toutefois, ce sont fréquemment do magnifiques bêtes, de forme à la fois puissante et harmonieuse. La robe est, le plus souvent» de L-ouloiir bai.

Glevekj^ND, district houiller ot manufacturier du comté d'York (North-Riding), sur la rive gauche de la Tees River.

GlevELAND, ville des Etats-Unis (Etat de rOhio\ avec un port sur lo lac Erié, à l'emboucliure du Cuyahoga; 261.350 hab. Université; commerce do cuivre, de fer, de

charbon, de piStrole, do lainos, do boîs, laminoirs, raffineries do pturoUi l't d'Iiuilo; rahricatioii d'aijido suUuriquo, instrumoiiis aj^ricolos, wayoïis; lard ot jambons. Koudéo en nytî par ki gônoral Clovcdand, ot dovoiiuo cité on ]S'M'>, cotto vilioa viï sa population soxtuplor on triMito ans (istïo ; -13.415 hall.). - Villodos l'Jtats-Unis tTonnossoc) ; ■1.500 hab.

Cleveland (Joan), poôLo antriais, n6 à Lonybborough on 161,1. mon à Londros on itijS. Pondant la guerre civile, il dôl'oiidit Cliarlos I""" avec son épôo ot dans dos satires, dont l'nuo, i/^cusxais rebelle, ont un y;rand rotontissomoiit. Croniwoll le traita, néanmoins, avec beaucoup d'égards. Ses oorits ont ôto publiés on 1G87.

Cleveland, titre ducal donné par lo roi d'Anpletorro. Charlos II, à sa maitrosso Barbara Villiers, et qui, à sa mort, fut porté par son tils naturol, Charles Fitzroy (v. ce mot), puis passa, par mariage, à la famille Vane.

Cleveland (Grovor), homme d'Etat américain, né à Caldwoll tl^Lat K\,y Now-Vork) en 1S37. Fils d'un ministre presbytorion, il débuta comme professeur à l'école dos aveugles do Nmv-York. Avocat (1859), puis attornoy dans le comté d'Erié. il se lança dans la politique on se faisant élire man'o do Buifalo par les démocrates (I88i), et gouverneur de l'Etat (1882). Il sut se faire, dans ces doux postes, une toile réputation d'administrateur capable et mlègre, qu'on 1884, il était élu président dos Etats-Unis. Il continua de poursuivre les abus et les dépenses inutiles avec la môme rigueur qui lui avait valu ses succès. Sous sa présidence, l(! budget réalisa dos excédents do recettes de 400 à 5Ù0 millions de francs par an. Mais il se prononr-a nettement contre le proioctiounisme à outrance, ce qui détacha de lui los Etats du Nord. Aussi no fut -il pas réélu en 1888. Il reprit son ancien ofiice d'attorney. Harrisson, qui lui succéda, ne sut ou ne put maintenir la prospérité tinaucièro qui avaitété lacaractéristiquedu gouvernomont do son prédécesseur. Aussi, aux élections de 1892, Cleveland fut-il de nouveau élu président à une majorité écrasante. Il s'attacha â réorganiser sur do nouvelles bases la circulatioa monétaire et lo régime commercial, mais une crise économique no lui permit pas de mener à bien 1 œuvre entreprise. Dès 1894, la majorité libre-échangiste cédait devant l'opposition du Sénat, malgré

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