I.OUIS .\l on |l2,i, morte en 1187. Hllo était lllle du
duc do Clèves, Adolphe IV, et do Mono do Bourgogne,
Sibylle de Clèves.
A peine ÙLgio do quinze ans, elle épousa Charles d'Or- ■oans, oui était deux l'ois veuf et avait près do ciiiquauto ans. Kilo non porta pas moins noblement son titre de princesse l'raiii.'aise, qu'ello rehaussa encore jiar sos grandes qualités intellectuelles et morales, sa prul'onde iiioté, son amour pour sa nouvelle patrie, son culte pour les arts ot son talimt poétique, moins connu que celui do son mari, mais réel. Devenue veuve on 14(13, elle s'adonna à I éducation de sos enfants, dont l'un devait monter sur le trône de Kiance, ot se remaria, vers 1480, avec un jeune gentilhomme artésien, Jean de Kabodangcs.
Clèves (Philippe de), seigneur de Ravenstein, homme de guerre belge, né vers 1459, mort à Wincndaelo en 1527. Membre do la famille des ducs do Bourgogne, il défendit contre Louis XI l'héritage de sa cousino Marie. En 1483, il l'ut nommé par Maxiniilien d'Autriche lieutenant général pour tous les Pays-Bas. Mais, on 1488, il so prononça contre lui, et devint capitaine des révoltés. Il s'allia aux Français, porta la guerre en Brabant et on Flandre, et, malgré dos échecs, il ne céda qu'en 1493. 11 suivit en Italie Louis XII, qui le lit gouverneur de Gênes. Clèves 'Sibylle de), femme de l'électeur de Saxe .lean- Fréderic, surnommé le Mar/nanimc . née en 1510, morte en 1554. Klle est l'une des femmes qui contribuèrent le plus à la propagation do la Réforme. Elle embrassa les doctrines de Luther en entrant
par son mariage dansia mai- <^isfM^^n'>=*<s.-
son de Saxe. Elle avait de > f^''\î^
fréquents entretiens avec Luther. En 1547, pendant la guerre de Smalkalde, après la bataille de Miihlberg où son mari tomba au pouvoir des Impériaux, elle organisa la défense do Wittenberg. Pour forcer la ville à se rendre, Charles- Quint lit condamner à mort, sans jugement, Jean-Frédéric, et envoya la sentence à Sibylle. Celle-ci manda à l'électeur d'accepter les conditioiisdo Charles-Quint, quoi qu'il dût lui en coûter.
0 Sacriliez tout, disait-oUe, dans son zèle de luthérienne, tout, excepté votre foi ! » C'est ce qu'il lit. Quelques jours après, lo vainqueur lit son entrée àWitteuberg. Sibylle vint se jeter à ses pieds; elle n'obtint que de passer huit jours avec son mari, qui resta prisonnier de Charles-Quint. Sibylle vécut, dès lors, dans la retraite, et se plonoea dans la lecture des livres do Luther ot dans la méditation de l'Ecriture. Une correspondance touchante s'établit entre elle ot son époux. Enfin, après cinq années, Charles-Quint, voulant tourner ses efforts contre la Franco, eut besoin de l'appui des princes allemands, et ce fut alors qu'il rendit la liberté à Jean-Frédéric (1552). Sibylle mourut en 1554 onze jours avant Jean-Frédoric. Elle fut inhumée avec lui dans l'église paroissiale de Weimar.
Clèves (Anne de), v. Anne de Clèves.
Clèves (.Marie de), princesse de Condé, lillo du duc do Nevers François I", née en 1553, morte en 1574. Elle lit sensation ù. la cour do Charles IX par sa merveilleuse beauté, et fut passionnémentaiméo du duc d'Anjou, depuis Henri III, qui l'eût épousée si elle n eût été calviniste. .Mariée, en 1572, à son cousin Henri 1", prince de Coudé, Marie de Clèvos abjura lors do la Saint - Barthélémy. Elle mourut en couches.
— Bmi.ioGR. : duc d'Anmale. Histoire des princes de Condé (Paris, I8C9-1886).
Clèves ( LA PRINCESSE
DE), roman de M"' do La Fayelte. V. princesse.
ClEWER, bourg d'Angleterre (comté de Borks), sur la Tamise: 9.800 hab.
Saline.
ClÉVOIS (l'O-dl , OISE, persiinne née dans la ville ou le duché do Clèvos, ou qui l'habite. — Les Clévoi.s
— Adjoctiv. Qui se rapporte au duché, à la ville Je Clèves, ou à leurs habitants : Princesse clévoisk.
CLÉYËRB (de Clerier, botan. allem. du xvii' s.) n. f. Bot. Syn. do CKciTEON, de piilvphemon, do ternstrèmik.
CLIACHITE n. f. IlyJrato naturol d'alumine avec fer Vaneti' de bauxite.
CLIANTELLE ((éi) n. f. .Nom vulgaire du chrysanthème
de 1 Ih'le. •'
CLIANTHE n. m. Genre do léguminonsos-galégées goniprenani doux ospècos qui croissent, luno on Aiislralio. I autre en .N'ouvelle-Zélaudo.
CUBADIOM ((/i om) ou CLIBADION n. m. Genre do composées, tribu des hélianthées, comprenant dos herbes qui croissent dans l'Amérique tropicale.
Marie de Clèves.
CLIBANAIRE (ndr ~ lat.
clitmnarius. mémo sens ; du gr. klibanos, four do campagne) n. m. Antiq. Nom de cavaliers porsesqui étaient, aussi bien que leurs chovaiix, protégés iiar l'nrmuro défensive apneféo klilinnos.
Il Se disait do boulangers qui se servaient, pour ciiiro lo pain, du four appelé c/itane.
CLIBANARIUS (ri-uss) II. m. Genre de crustacés v..i...u...iiuB.
décapodes macroures, famille des paguridés, tribu dos pagiirinés, compronaiii dos pagures do teintes vives et bariolées , démunis d'nppondicos aoxuols ot do sacs ovifèros.
Antiq.
qui
Sorte do
— Encycl. Los cUbanariut, dont on connaît do nombreuses espèces, habitent les littoraux des régions chaudes. La seule propre ù l'Europe, ctiliimarius misanlliropus, ne dépasse pas Le Havre, au nord. Le clibanarius anomalus donne le rare exemple d'une forme propre aux grands londs ; cette espèce, longue de 5 à G centimètres, se trouve par 270 mètres do prolondeur, dans la mer des Ant Iles,
CLtBANE (du gr, IdiiMnns, four) vase en terre cuite, criblé de trous, servait à cuire lo pain, 11 Four portatif, ii'ciiirasse que portaient des cavaliers perses. Il Auj., Petit four portatif, en métal ou eu terre, servant aux opératious chimiques.
CLIBANION (du bas gr. klibaniou, armure de plaques) n. m. Défense de corps du haut moyen âge, portée dans l'Orient lalin, et qui était,UDe cotte à armer, formée d'ccailles d'acier rivées sur une jaque de toile.
-:■ Encycl. Lo clibanion du Bas- Empire est dérivé de la lorica sqnammuta, cuirasse à écailles romaine, empruntée par les Romains aux cavaliers daces, et dont l'origine est assyrienne ou persane. L'adoubement carolingien, avec ses cottes rustrécs et maclées, est un dérivé du clibanion byzantin. Au IX» siècle, Constantin Porpliy- ^, , rogénète décrit l'armure d'Alexis, geud're ^"''="""" de lenipereur , dont le corps était un clibanion d'or.
CLIC-CLAC (onomat.) n. m. Claquement du fouet ou bruit successif d'un objet qui vole en éclats.
CLICE n. m. Armur. Syn. de clich.
CUGR (transcript. défectueuse du mot turc kilidj. sabre) n. m. c e mot désigne un sabre de longueur moyenne et tranchant d'un seul côté, il Agime ciicli {adjem ktlidj), Sabro en usage en Perse, assez fortement recourbé. (C'est celui dont étaient armés les mamluuks, à l'époque do l'expédi tion d'Egypte.)
CLICRAGE {chaj'} n. m. Techn. Action de clicher.
— Impress. sur étoffes. Opérations siiccessivesau moyen desquelles on produit une planche ou cliché qui sert pour l'impression sur étoffes.
— Min. Organes mécaniques maintenant en place les cages, à l'orilice d'un i.uits de mine, pendant que l'on substituedesberlinesvides anxberlincs pleinis montées au jour.
— Photogr. Action do fabriquer un cliché. V. cliché,
PHOTOGRAVCRE.
— Encycl. Typogr. Le clicha<ie s'exécute en posant un flan (v. ce mot) sur la forme préalablement nettoyée. A l'aide d'une brosse spéciale, lo mouleur frappe sur le flan de façon à lui faire prendre bien e.\aclement et uniformément l'empreinte des caractères ou des gravures contenues dans la forme ; ]mis il renforce le flan en le recouvrant do feuilles de papier un peu fort, collées les unes sur les autres avec une bouillie faite de colle de pâte, de blanc d'Espagne pulvérisé, d'alun, etc., alin de lui donner l'épaisseur voulue et q^u'il puisse se manier facilement sans se déformer lorsqu il sera sec. La forme, recouverte du flan, est mise sous le plateau d'une presse et chauffée le temps nécessaire au séchage de Vempreinle. Au sortir de la presse, on sépare le flan, devenu empreinte, de la forme, et on fixe cette empreinte dans un moule spécial pour obtenir un cliché d'éiiaisseur voulue. A cet effet, on coule dans le moule un niéiange métallique (plomb, antimoine, régule) qui reproduit fidèlement en relief, sur une seule plaque, les caractères ou gravures de l'empreinte. Cette plaque, dite .. cliché ■ , pourra, après retouches, servir à l'impression du volume ou du journal auquel elle aura été destinée.
On se sert actuellement, pour l'impression des journaux ou dos volumes à grand tirage, de machines rotatives; les clichés devant, dans ce cas, avoir la Ibrmo d'un demicylindre, sont coulés dans des moules sjiéciaux do forme demi-C3 lindrique.
Les progrès do la galvanoplastie ont permis d'appliquer au moulage des formes typographiques le clichago éloctrii|uc. Les clichés, plans ou demi-cylindriques, ubienus par ce procédé, prennent le nom do (jalianos. On emploie surtout la galvanoplastie pour le clicliage des gravures sur bois servant ù l'illustration des livres, V, élicthotvpie.
Enfin, lo clichago au pl&tro, antérieur au clichago au papier, ne s'emploie plus guère que pour les caractères très tins, ou la reproduction de planches avec figures. La galvanoplastie l'a remplacé presque lulalomcnt.
CLICRE n. f. Pop. Colique.
CLICHÉ n. m. Techn. Planche métallique on relief, obtenue par le clicliage de la t'ormc au moyen du flan, ot lo coulage dans les ompreinies de celui-ci ilun alliago métallique contenant du plomb, du bismuth, etc.
— Galvan. Reproduction, au moyen delà galvanoplastie, d'un moulage typogra])liiquo ou a"utro et que l'on nomme galvano.
— Grav. Les graveurs en médailles appellent cliché une empreinte prise dans de l'étain fondu, de manière & pouvoir juger du degré d'avancement de leur œuvre.
— Impress. sur éloires. Le cliché servant ù l'impression des tissus s'obtient au moyen do la xylographie, c'està-dire la gravure du dessin sur du bois, puis lo coulage d'un alliage métallique do manière à avoir en relief l'oniprointo du dessin.
— Photogr. Ce nom qui sert ordinnirement A représenter l'empreinte en métal ou en matière (dastique d'un objet ou relief, formant moule ^loiir une quant né indéfinie d'épreuves semblables, désigne improproineiii ^bien que le mot soit consacré par l'iisago) l'image obtenue A la chambre noire. Les congrès internationaux de pliuiugrapliio uni décidé ile lui substituer lu uum plus exact, mais moins usité, do jiliototi/pp.
— Soumit. Empreinte prise sur une feuille de métal de faible épaisseur, on faisant usage delà presse, d'une œuvre eu cours d'exécution ou lors<)iu< le travail est terminé.
— Technol. En photogravure. Plaqued<>rinc on de cuivre sur laquelle a été gravée, en relief, une image ipielconque, en vue de I impression. [Il y a deux .sortes de clichés : ceux gravés au trait et ceux gravés en truite (similigravure). Ces derniers reproduisent In pbolognipliio avec une reruiine perfeclioii ; les ditt'érent es valeurs de In teinte sont nrodu lies jinr un pointillé (procédé dit de la liiinr nim'ricuinc), dont les éléments, plus ou moins gros, laissent par cela niAino plus "Il moins de vide, c'est. A-diro de blanc, entre eux. Ce procédé prend, depuis i|Uoliiuos années, une grjindo oxlonsion.JPour In fabrication dos olioliAs. V, piiotouravurk.
CLICHEMExXT — CLIFF-DWELLERS
CLICHEMENT [man] n. m. Prononciation vicieuse des lettres chuintantes.
CXJCHER V. a. Couler un alliage métallique dans l'empreinte du flan prise sur la forme d'une piige composée Se caractères mobiles. (On obtient ainsi une planche solide à l'aide de laquelle on peut, sans composer de nouveau, tirer un grand nombre d'exemplaires.) ii On fait une opération du même genre pour le clichage des gravures.
Cliché, ée part. pass. du v. Clicher.
— n.etadj. Fig. etfam.Seditdecequi est stéréotypé, toujours répétéoureproduit, et toujoursdelamcmo façon : On entend chaque année les mêmes ciicuÉS, les mêmes discours CLICHÉS, sur l'équilibre du ôud'/et.
Se clicher, \. pr. Etre cliché.
CUCHER V. n. Prononcer d'une manière vicieuse les lettres chuintantes.
CLIGHERIE [ri] u. f. Manière de clicher; atelier de clichuge.
CLIGHEUR n. m. Typogr. Ouvrier qui pratique le clicbage. — Adjectiv. : Des ouvriers ci.icheurs.
— Min. Ouvrier attaché au service du clichage des puits. CLICHIEN n. m. et adj. Hist. V. clichten.
ClicHTOVE ou Clichtoue (Josse), théologien et mathématicien flamand, né à Nieuport. mort à Chartres en 15-13. Il professa la philosophie à Paris et combattit, un des premiers, les idées de Luther. Ses principaux écrits sont : De vera nobilitate, ouvrage qui a été traduit en français par l'abbé Méry (1761); />eoei/o espace (1523), et Ânti-Lutherus (1523).
ClICHY ou ClIGHY-LA-GARENNE (lat. Clippincum), ch.-l. do cant. du départ, de la Seine, arrond. et à 7 kilom. de Saint-Denis, sur la Seine, 38.fiOO hab. [Clicliiens, ennes.) Ch. de f. Ouest. Fabriques d'amidon : bougies : briqueteries ; huileries; produits cnimiques; verreries. L'industrie s'y développe de plus en plus, et la population ouvrière augmente dans de notables proportions. — Clichy est, en même temps que le cheMieu, la seule commune du canton.
— Histoire. Clichy doit son origine à une villa construite par les premiers rois mérovingiens et qui fut une des rési-iences favorites du roi Daii:obert. Saint Vincent de Paul fut curé de Clichy au xvii* siècle et y lit construire l'église actuelle.
C'est près de la barrière de Paris, aujourd'hui disparue, qu'a eu lieu, le 30 mars 1814. un vif engagement entre les défenseurs de Paris et les Alliés. La garde nationale, commandée par le maréchal Moncey. opposa une héroïque résistance aux Alliés qui se présentaient aux portes de Paris et fut la dernière à soutenir la lutte. C'est au cabaret du père Lathuille que se tinrent, durant l'action, le maréchal et son état-major. La garde nationale ne céda qu'à l'arrivée du message annonçant la capitulation de la capitale.
Clichy (roNCiLES de). Plusieurs conciles se sont tenus dans cette ville, au vil* siècle, l'elui de 653, sousClovis II, donna une sanction canonique aux privilèges de l'abbaye de Saint-Denis.
Clichy (Combat de la. barrière de), tableau d'Horace Yernet. L'artiste a choisi le moment où le maréchal Moncey donne au chef de bataillon Odiot l'ordre d'empêcher les Russes de s'emparer de Montmartre. Parmi les officiers et les soldats du groupe central, on reconnaît Marguery-Dupaty, l'homme do lettres, Charlet et Horace Vernet lui-même. Les gardes nationaux sont massés au dernier plan, en deçà de la barrière de bois qui ferme l'entrée de Paris. Divers personnages rustiques, des paysans chassés par l'invasion, une femme et son enfant, des débris d'ustensiles et de meubles, donnent un accent de réalité pittoresque à cette page où l'anecdote approche de l'histoire.
Celle fine et sobre toile fut peiiito en 1820. Elle figure aujourd'hui au Louvre. Doublemard s'en est inspiré dans ses bas-reliefs de la statue de Moncey, sur la place Clichy.
Clichy (prison dk), prison de Paris, située au n" 70 de la rue de Cli'hy, dans laquelle étaient envoyés les débiteurs insolvables subissant la contrainte par corps.
Ce fut en 1826 que cette prison fut affectée à cet usage, au lieu de la prison de Sainte-Pélagie ; elle perdit cette affectation lorsque la contrainte par corps fut abolie en
matière civile et commerciale par r,>m!j,
la loi de juillet 1867. On pouvait
y Incarcérer deux cents personnes environ. Les prisonniers y étaient retenus jusqu'à parfait payement de leurs dettes, mais aux frais des créanciers qui avaient requis rincarcération.
CLICHTEN {chi~iii) n. m. Se disait des membres du club royaliste qui. de 17ûj à 1797. se réunit dans le jardin do Clichy et ensuite chez le député Delahayc, et qui fut supprimé par le coup d'Kiat du 18 fructidor au V.
GliCQOOT 'François Henri), né et mort à Paris (1728- 1791), fut l'un dos plus habiles facteurs d'orgues français du xvnr siècle. Il fut sans doute l'élève do son père, qui avait construit, en 1703, l'orgue de l'église du chapitre de Saint-Quentin. Clicquot jouit d'une grande renommée, que justifiait une très réelle habileté dans son art. Son premier ouvrage fut l'orgue do Saint-Gcrvais, qu'il établit on 17r>o. Quelques années après, il s'associa avec son confrère Dallory, et tous deux construisirent les belles orgues do Notre-Dame, de Saint-Nicolas-des-Champs, do Saint-Morri ot do la .Sainte-Chapelle, ainsi que celui de la chapelle du palais do Versailles. Puis l'association fut rompue, et Clicquot. resté seul, entreprit l'orgue do Saint-Sulnico, qui est considéré comme son plus beau travail, ot celui do la cathédrale do Poitiers, qui lui fut payé 92.000 livres. II mourut un an après l'avoir achevé.
Clicquot de Blervache (Simon), économisto français, né à K'.'irns on K2:i. mort en 1790. Il fut d'r.bord pro-
cureur syndic à Reims, puis inspecteur générai du commerce (1765-1790). Il a publié i)lusieurs ouvrages et iiiémoiros sur des matières de commerce et d'écunumie sociale. Parmi ses écrits, nous citeruns : Disserlalion sur l'état du commerce en France, depuis H utjuts Cnpet jusqu'à François y*" ( 1756) ; Mévxoire sur les corps de métiers (i757); Considérations sur le commerce et en particulier sur les compagnies, sociétés et maîtrises (17581, en collahoraiion avec do Gournay ; Mémon-e sur les moyens d'améliorer en France la condition des laboureurs, des journaliers, etc. (1789) ; etc.
CLIDANTHE n. m. Genre d'amaryllidacées, voisin des amaryllis, habitant l'Amérique. Les clidanthes sont des herhes bulheuï-es, à tige munie de feuilles longues et très étroites, à fleurs terminales jaunes.
CLIDARTHROCACE OU CLÉIDARTHROCACE (du gr. cltis. clentos, clef; ar/Âron. articulation, ot Au/>o5, mauvais; n. f. Inflammation des surfaces osseuses de l'articulation sterns-claviculaire.
CLIDE n. f. Machine de guerre en usage dès le temps de Charlemagne, et qui servait à lancer des pierres. Celles-ci étaient renfermées dans une enveloppe et placées à l'extrémité d une puutre que l'on faisait basculer.
CUDÈME ou GliTODÈME, historien grec, probablement Athénien (fin du V s., comniencem. du iv" s.av.J.-C). Il fut le premier à recueillir les vieilles légendes et traditions de lAttique. Son Althis (ou Discours sur l'Altigue) comprenait au moins douze liv.-es. On estimait fort cet ouvrage, à cause de la richesse d'information et de la précision de l'auteur.
CLIDÉMIASTRE n. m. Bot. Syn. de dxYMtiRiDE.
CLIDÉMIE {mi— de Clidemius, botan. grec) n. f. Genre de mélastomacées, tribu dos miconiées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans 1 Amérique du Sud.
CLIDÉMIOPSIS (psiss) n. m. Section du genre clidémie.
CIJDIA n. f. Genre d'insectes lépidoptères, famille des acronyctidés, comprenant des noctuelles à ailes supérieures larges , ordinairement brunes variées de blanc, et dont les chenilles vivent sur les euphorbes.
— EncycL. On ne connaît que deu\ espèces de clidia; Aies habitent l'Europe méridionale et orientale : clidia chamxsijses (France méridionale et Piémont, sur Yenphorbia chams'syses)\ clidia geographica (Hongrie, Crimée, etc., sur Veuphorbia cyparissias).
CLIDICUS {kuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des scydménidés, comprenant des formes fines et élégantes, oblongues et élancées, à pattes très longues avec les fémurs en massue.
— Enctcl. Los antennes coudées , les palpes très grands, le sillon médian, qui divise le crâne en deux lobes arrondis, font ressembler la tête des clidicus à celle des fourmis. Ce sont les géants des scydménidés; ils atteignent 10 et 12 millimètres de long; leur couleur est d'un roux
Clidia (gr. nat.).
e Jf Clichy, d'après Horace Yeraet.
ambré. Habitant les forêts des montagnes à Java et Bornéo, ils courent à terre, parmi les feuilles sèches, avec des allures de fourmis. Jadis très rares, les deux espèces sont maintenant plus communes dans les collections. Le clidicus (/randia habite Java; Tantro, clidicus formicarius, est propre à Bornéo.
CLIDOMANCIE n. f. CLIDOMANCIEN, ENNE n. et adj. V. clkidomancu:, cléi-
ItO.MANCIEN, KNNE.
CLIDOSTOME n. m. Bot. Syn. de den-
ItROI'Ci(i(>N.
CLIDOOQUE {duuk' ~ du gr. kleidouklios ; de kleis, kleidos, clef, et ékhcin, avoir) n. m. Nom sous lequel on désignait, chez les Grecs, dos prêtres d'un ordre inférieur chargés do la garde dos temples, dont ils fermaient les portes, u Surnom do diverses divinités : d'Athéna en Attique, d'Eros, d'Ëaquo, etc. 11 Nom d'une statue do Phidias.
CLIE n. m. Nom donné, dans certaines contrées, à unr> barrière tournante tiui sort à fermer les champs, les enclos, les vergers
CLIENT {kli-an), ENTE [du lat. cliens, même sens] n. Aotiq. rom. Homme do condition inférieure, placé sous
le patronage d'un patricien. (En ce sens, le masculin est plus usité.)
— Par anal. Personne qui confie ses intérêts à un homme d'affaires : /,('s clients d'un notaire, d'uti avoué, d'un avocat.
Il Se dit aussi des [)arties, à l'cgurd de leur ju^e.
— Par ext. Pratiipie, personne habituée à prendre les marchandises ou à recevoir les bons olfices de quidqu'un : Les cLiKNTS d'un médecin. Les clientes d'une modiste.
— Fig. Partisan, ami :
Moi. je me plus toujours, client de la iialure, A voir son opulence et bieufaisante et purf>.
A. CllÉMER.
— Encycl. Antiq. rom. La clientèle était, à Home, uno institution établissant un rapport de dépendam-e entre des personnes de condition inférieure et une tjens patricienne. D'après Monimsen, les clients auraient été des esclaves et descendants d'esclaves, atTranchis de fait, mais sans les formalités de la manumissio. Ce système explicjue très bien la ressemblance qui existait entre la condition du client et celle de l'affranchi. Les clients devaient au patron le respect [obseguiujn], le dévouement personnel, des redevances dans certains cas (dot de sa fille, rançon, amende, frais occasionnés par les charges publiques). Les clients devaient aussi donner leurs sulfrages au patron dans les comices, ne jamais déposer contre lui, ni l'attaquer en justice. Si un client mourait sans héritier ou sans avoir fait de testament, le patron héritait de lui. De son côté, le patron devait aider le client de ses conseils et de son crédit, ne pas témoigner contre lui, le défendre devant les tribunaux et subvenir à ses besoins dans le cas de détresse. La plupart des plébéiens, des pauvres et des vaincus admis dans Rome durent se placer dans cette condition , par la force même des choses. Les conquêtes successives de la plèbe affaiblirent les rapports do clientèle, mais le nom suhsista jusque sous l'empire. Le client était, alors, un simple protégé du patron, sans caractère juridique. Il s'était établi des relations analogues entre des villes et des citoyens romains, qu'elles prenaient pour patrons pour faire plaider par eux leurs intérêts dans la cité.
CLIENTÈLE {an-tèl' — lat. cHentela; de cHens , entis , client) n. f. Dans l'antiquité romaine. Ensemble des clients placés sous le patronage d'un patricien : Scipion avait une nombreuse clikntèle. il Protection accordée par le patron : Etre sous la clientî^le rie Marc-Anlninf. ti Rapports entre le patron et le client : La clienti-xe offrait des avantages réciprogues pour le patron et le client.
— Par anal. Auj., Relation entre un protégé et la personne qui le protège : // est important qu'il eaiste de bons rapports de clientèle entie le fabricant et l'ouvrier. (Blanqui.) u Ensemble des pratiques, des clients d'une personne ou d'un établissement : La cLiKNTÎiLE d'un marchand, d'un médecin. )i Action, habitude de réclamer les soins de quelqu'un , de fréquenter rétablissement de quelqu'un, de lui donner sa pratique : Avoir la clientèle d'une famille.
— Par ext. Réunion de gens qui ont le même genre de relations avec une même personne : L'homme supérieur, partout oii il se trouve, se crée U7ie clientèle d'admirateurs. (Alex. Dum.)
— Encycl. La clientèle ou achalandage qui dépend d'un fonds de commerce est l'essence même de ce fonds de commerce et, en réalité, le constitue. Ou conçoit la vente d'un fonds de commerce sans marchandises et même, quoique plus difficilement, sans droit au bail des lieux occupés ; mais, sans clientèle, il n'y a plus, à proprement parler, de fonds de commerce; d'autre part, on s'imagine das fonds de commerce sans matériel et réduits simplement à la clientèle : il en est ainsi pour certains intermédiaires, qui exercent le commerce dans leur appartement. Aussi les mots clientèle et fonds de commerce sont-ils souvent employés l'un pour l'autre et pris comme synonymes.
Sont toujours considérés comme faisant partie intégrante de l'achalandage ou clientèle le nom, le titre, l'enseigne, les marques, sous lesquelles l'établissement commercial est connu du public.
Dans l'usage, les conventions relatives à un fonds de commerce s'établissent d'une manière distincte sur la clientèle et sur les marchandises ; mais, à défaut de stipulation expresse, la vente d'un fonds de commerce comprend tout à la fois la clientèle, le droit au bail et les marchandises garnissant les magasins où s'exploite le commerce : en conséquence, l'acquéreur a le droit de jtrcndre l'enseigne, les attributs de son vendeur et de s'annoncer comme son successeur. Le vendeur ne peut même, à moins d'une clause contraire formellement stipulée, continuer à se servir des mêmes enseignes ou élever une autre maison du même genre, susceptible do nuire à l'acquéreur. II doit, d'ailleurs, faire tout le possible pour assurer à son cessionnaire ou successeur la transmission do la clientèle.
Les ventes de fonds de commerce peuvent être soit verbales, soit faites par actes notariés ou sous seingprivé. Il est d'usage de faire annoncer ces ventes dans les journaux, afin de prévenir ceux qui pourraient les critiquer, ou les créanciers qui auraient des oppositions à former entre les mains do l'aciiuéreur. Dans un délai de trois mois, par les soins de 1 acquéreur, les ventes de clientèles et de fonds de commerce doivent, toutes sans exception, être enregistrées, si elles sont écrites, ou déclarées à l'enregistrement, si elles sont verbales. Un droit de 2 fr. 50 c. par lOO francs est perçu sur le prix de la vente de !a clientèle, de la cession du droit au bail et des objets servant à l'exploitation du fonds.
Clieu (Gabriel de), introducteur du caféier dans les Antilles, né en Normandie en 1686, mort près de Dieppe en 1774. Il était, en 1720, capitaine d'infanterie, lorsqu'il obtint un jeune pied de caféier du Jardin des plantes et parvint à le transporter à la Martinique où, planté dans un terrain convenable, il donna une abondante récolte. Do Clieu distribua les fèves aux habiiants, et-dansTcspaco de troisans, l'île se trouva couverte de caféiers. Cet officier devint lieutenant du roi à la Martinique, puis gouverneur do la Guadeloupe, ot se distingua lors du bombardement du Havre, en 1759.
CLIFF-DWELLERS (riou-''7-;*^rss) n. m. pi. Nom anglais qui signifie habitants des rochers et désigne les populations qui ont, anciennement, creusé des demeures dans les rochers, aux Etats-Unis. — Cn cliffd-welleh.
— Encycl. Ou a trouvé lio cos domouros surtout au Nouveau-Moxi^ue et dans l'Arizona. h)llus ont dii sorvir do rofuges puur so soustraire aux puursuilos d'onuomis, car la plupari, difticilenioiu accessibles, sont étaldios à de grandes hauteurs dans des rochers à pic, au-dessus do gorgos où jadis OUI dil couler dos rivières. hJllos sont t'orméos do petites chauibros et (nudijucfois out doux étages.
Cliffe-LESLIEi^ riiiinias-l';dward),(Sconomisto anglais, né dans le couué do Woxlurd vers 1827, mort à Bellasl on 1882. Il professa réconuniio puIiti(|Uo A Uellast depuis 1853 ; il publia en 1870 un ouvrage intitulé : f'uiid si/stems ami inaustnal eionomij \n Ireland, lùu/lund, and continental counlries. Il demandait pour llrlando la suppression du droit de suhstituiiou, le transfert de la terre par un enregistrement au minimum de frais. Il a jiublié en 1879 : /Lssays in polttical and moral fthilosoplnj. Il appliqua la méthode objociivo ù l'élude do la science écouuuiu[uo.
Glifford GUM Boston, bourg d'Angleterre (cuinté d'York l\Voii4iidingJ); 2.'^oo hab.
Glifford, village d'Angleterre (comté de Horeford), près do la, Wje ; 1.800 bab. Kuines do l'ancien château do Clitford.
Glifford, ancionuo famille anglaise qui se rattache à \V aller de Clilt'ord, lequel mourut en 1 190, et qui était le tils d'un baron normand, Richard Kitz Ponce. — La lille de Walter. UoSAMONDii, née vers 1140, morte vers 1176, fut célèbre par sa beauté. (Elle a été chantée par les ballades populaires. Elle fut maîtresse de Henri II.) — Roger, neveu de Rusamonde, mort vers 128.Î, négocia avec la France le traité do 12.j9, fut excommunié en 1263 pour s'être joint aux bandes de Montfort. (Il prit part à la croisade de 1270.) — Le petit-tils do Roger, Rooert, né en 1273, mort en 1314, fut un guerrier renommé. Il se distingua à Duiibar (1296) rit assassiner Gavcston (1312} et périt au combat de Bannock-burn. — Le petii-tils de Robert, Roger, né en 1333, mort en 1389, se battit en France, en Irlande, en Ecosse, et fut o:ouvernour de Carlisie en 1377. — Un de ses doscendanls, John, surnommé Clifford le Boucher, né vers 1435, mort en 146i, passa, lui aussi, sa vie en guerres continuelles et se distingua surtout aux batailles de Wakerield (1460), de Saint-Albans (1461); il tomba sur le champ de bataille de Towtou. — Hbnky, tils de John, né vers 1455, mort en 1523, eut une jeunesse aventureuse que Wordsworth a chantée. Plutôt contemplatif, il se plut à des études d'astrologie.
— Les autres menil)res marquants de cette famille tout l'objet de biographies séparées. V. ci-après.
Glifford ^George), comte do Cumberland, né dans le Westmoroland en |558, mort à Londres eu 1605. Il é(|uipa, en 1586, une flottille pour combattre l'Espagne. Possesseur d'une fortune énorme, il se distingua dans les tournois du temps, afiichant un luxe cxiravagani. Chargé d'agir contre le comte d'Essex, il fut un de ses plus acharnés adversaires ( 1601 ), et fut le principal auteur de sa chute. Il fut un des favoris d'Elisabeth.
Glifford (Anne), ûlle du précédent, née en 1590, morte en 1676, épousa en premières noces le comte de Dorsch, en secondes noces le comte de Pembroke. Elle dépensa une partie de son énorme fortune à faire construire des hôpitaux et des églises. Elle a laissé des Mémoires.
Glifford (Thomas), homme politique anglais, né près d.'Exet<'r en 1630, mort en 1673. Membre du parlement on 1660, il so signala dans la guerre de Hollande (1665). Air.-' bassadour en Danemark, jl entra au Conseil privé en 1666. Très lié avec Arlingfun, il rit partie du fameux ministère de la Cahale. et fut chargé, notamment, de négocier avec Colbert le traité de Douvres (1670). Lord-trésorier en 1072, il fut atteint, comme cattiolique, parla loi du Test (1673) et dut démissionner. Il faillit être écharpé par la populace de Londres, et on croit qu'il se suicida. Il avait été nommé baron de Chudieigh, en 1672.
Glifford (sir (.'envers), homme de guerre anglais, mort en 1599. Il prit part au siège de Kouen en 1591, et à ia première expédition de Cadix en l.%97. Il périt au cours d'une expédition dirigée contre les rebelles de l'Ulstcr.
Glifford (Martin), puèto anglais, mort en 1677. Il vécut à la cour de Charles II et comijosa, avec Samuel Butler et Thomas Sport, une comédie satiriime, thi: liefvar^ah qui fut inspirée par le duc de Buckingham. Il fut chargé, en 1671, de la garde du déj-ôt dos chartes {char ter /luust).
Glifford DE GhudLEIGH: H ugh Charles), né on 1790, mort à Rome en 18-'»8. 11 -■^orvii dans les guerres d'Espagne ot entra à la Chambre des lords, en 1831. — Son fils, sir Hknri Hogh. né en i82C, mort à tJgbrooke en 1883, servit dans l'Afrique du Sud, tit les campagnes do Crimée et de Chine, retourna on Afrique et fut promu major général on 1882.
Glifford (sir Augustus William James), amiral ot homme politique anglais. Entré dans la marine on 1800, il y fit toute sa carrière et devint amiral en 1860. Il fut, à plusieurs reprises, membre do la Chambre dos communes, et, par intérim, grand chambellan.
Glifford (William), mathématicien anglais, né à Exo- 1er en 1«15, mort à Madère en 187'. II fut professeur à l'université do Londres et écrivit divers traités do mathé- , matiquos.
Glifford (le révérend James), musicien anglais, né :\ Oxfonl on 1622, mort â Londres en 1700. fut chapelain do la cathédrale Saint Pau! de cotte ville. Il a i)ublié sous co titre : the Divine Services and nnthrms usnatli/ sauf/ in the cathedrnh and cntlet/iatc choirs o( the Vhurch of Kn- (/land, un recueil dans lequel on trouve, avec les noms de Boixanie-dix compositeurs, des détails intéressants sur la musique en Angleterre.
GliffORT .(ieorgo), jurisconsulte ot botaniste hollandais, né et mort à Arnsrerdam (I68r.-n50). Il fut un dos directeurs de la Compagnie hollandaise des Indes orientales. Il avait établi ù. Ilartecamp un jardin botanique, une ménagerie et un muséum, dont il cntillu la direction A Linné, i.elui-ci publia V Ifortns Ciiffurliannn (Amsterdam, 1737), et lui dédia un genre de plantes sous le nom do cli/furliii.
CLIFFORTIE (si) nu CLIFFORTIA (at — do Cliffort, n. pr.) n. f. Gonro de rosacées, tribu des agrimoDiéesi coatonant doâ arbustes do l'Afrique uuhtrulo.
CLIFFE-LESLIE