DIGNITÉS ET CHARGES ROYALES
Grond Prévôt de IHôLel
Ijrand Maréchal des Logis Capitaine dos Gandesdels Ponte
Premier Président,
PrésidenLdoftirlemwili,
Vutr Bi.ASuN, i:oUHuNNb:ii.
DlHEPtAPOÛE — DILATATION
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DIHEPTAPODE {é-pla — du gr. rfi, deux fois ; hepta, sept, er /i jw.î. ;)orfo.î, pied I adj. Qui a quatorze pieds. DIHEPTENE ti. m. Clùm. Syn. de diheptine. V. heptine. DIHEPTINE n. f. Chim. V. heptine.
DIHEXAÈDRE {é-ksa — du préf. d', et du gr. hex, six, et 1 l'th-a, surface; adj. Se dit des cristau.\ avani douze faces qui, prises six à six et prolongées jusqu'à leur roncoutre mutuelle, donneraient naissance à deux hexaèdres : Chaux carbonatée dihexaèdre.
DIHEXYLCÉTONE [é-ksiV-sé) n. f. Acétone qui se forme quand on traite le clilorure d'œnantliyle par le perclilorure de fer anhydre, et que l'on décompose ensuite le composé olitonu par l'eau. Syn. œnanthylone, acétone œnantuy-
l.UiVB.
DlHEXYlf n. m. Chim. Syn. de dodécane.
DIHEXYLÈNE n. m. Chim. Syn. do nonÉcTi.ÈNE.
DlHONG, nom de la partie moyenne du grand fleuve d Asie qui nait dans le Thibot sous le nom de Yarou-tsang- Bo, et se jette dans le golfe do Bengale, sous le nom de Brahmapoutra. (V. ce mot.) Sous le nom de Dihong, ce flouTC coule d'abord d O. en E., au N. de l'Himalaya oriental, puis du N. au S. : c est alors qu'il pénùtro dans l'Assam (Inde anglaise) et devient, après sa jonction avec le Lohit, son grand afduent de gauche, le Brahmapoutra.
DIHOPLDS [phiss) n. m. Paléont. Genre ou plutôt sousgenre de rhinocéros, comprenant les formes armées de deux cornes, telles que les rhinocéros Sansaîiivnsis et Sckleiermacfieri. (Ce dernier est le ty^)c du genre; fossile dans le miocène d'Allemagne et de "Grèce, de Perso, il a été retrouvé dans le pleistocène de Mexico. Le dihophis Siinsaniensis est du miocène franr-ais.)
DIHYDRIQUE \drilc' — du prof. (//, et de hi/(lri(jiic) adj. gui contii^iit tlcux proportions d'hydrogène contre une proporiion d un autre corps.
DIHYDRITE n. f. Miner. Phosphate hydraté naturel de ruivro, dont lu formtdo est ^PClrP■0'^ Variété de lunnite.
DIHYDRO-THENARDITE n. f. Miner. .Sulfuic hydraté naturel -le sou'lc.
DIIAMBE i'-anO'— du préf. (/)', et de iamhc] n. m. Mctriq. Pied composé de deux ïambes, c'est-à-dire d'une brève, d une longue, d'uuo brève et d une longue.
DIÏAMBIQUE <,i-aii'bifc') adj. Métriq. Qui est composé de deux ïambes : Pied niiAMiiiQUK. Il Qui est composé do diïambes : Vers niïAMnnjui;.
DIIODACÉTATE (.îe) n. m. Sel produit par la combinaison <le r;ii-ide diiodacétique avec une base.
DIIODACÉTIQUE adj. Cliim. Y. lODAClhiQUi:.
DIIODOFORME n. m. Composé d'iode et de rarbonc, avant pour formule C'P.
"— Encvcl. Le diiodofonne est. comme on le voit par sa détinition, un ctliylènc ictraïodë, ou, ce qui revient au même, le produit de la combinaison de deux molécules d'iodofornic avec élimination d'acide iodhydrique. C est un solide jaune insoluble dans l'eau, l'alcool et létber, so lubie et cristallisablc dans le chloroforme, la benzmo et le toluène. H est à pou près sans odeur, ce qui la fait quelquefois préférer, en tliorapcuti<|ue, à l'iodofonue, dont il est un boa succédané.
DIIPOLIES \li — du gr. Dios, gén. de Zfus. .Jupiter, et polis, \i\\c. n. r. pi. Anucf. gr. Féto athéniciuie eu l'honneur de Zens PuUrifs, protecteur de la ville, ii On dit aussi
DIPOLIE:^.
Dns MANIBUS (n«.c dien.r mdnrs), formule funéraire dont les initiales se retrouvent souvent sur les sépultures pa'iennes : I). M.
DITSOPRÈNE n. m. Chim. V. isoPiïftSE.
DIISOPROPYLALLYLCARBINOL n. m. Alcool tertiaire C H- O. résultant de la sultstitution de deux isopropyles et d'un allyle à trois atomes d'hydrogène dans l'alcuol méthylique.
DIISOPROPYLE n. m. Hydrocarbure formé par la condensation de deux molécules de propylc eu uue molécule unique et saturée.
DUON, chef-lieu ,du département do la Côte-d'Or. à 315 kil. de Paris, au conllueut du Suzon et de TOuclie, at'- Uuentdc la Saône et sur le canal de Bourgogne : G7.73G habiDijonnais, aises,)C\\. de f. P.-L.-M. Kvêchè suffragant de I^von, cour d'appel, cour d'assises, académie, écoles normales d'instituteurs et institutrices, lycées de gar- (;ous et de filles, bibliothèque, musée. CheMieu de la 2' subdivision du 8' corps d armée (Bourges; et de la 3* conservation forestière. Manufacture de tabacs:
conservatoire de musique.
— L'arrondissement de Dijon a 1 1 cant., 264 comm, et une popnla tion dciG2.1 to liai). : le canton Est -i 17 comm. et 20.G31 bab. ; le canton Ouest, 14 comm. et 41.017 hab. ; b canton Nord, lô comm. et 2 l.osi hab.
Vilio industrielle et commerçante, Dijon fabrique dos articles de ménage, des bâches, bateaux, billards, Armes de nij"n. do la moutarde, du cassis et du
parn dépice renommés. Elle possède des brasseries, eliapollerics, carrosseries, «les manufactures do chaussures, de produits chimiques (colle, engrais), d'encre, de bougies, etc.; des huileries, distilleries. lilatures: des scieries, tanneries, mégisseries, tuileries, vinaigreries : des aicliersde constructions mécaniques (grosse chaudronnerie, fabriques de limes, taillanderies), il s'y fait un grand commerce de vins, grains (blé), farines, fourrages, bestiaux. Parmi les monuments de Dijon, il convient do citer; la cathédrale (Saint-Bénigne), qui renferme les restes de Philippe le Hardi, do Jean sans Peur et de sa iillc (Anne . de Bourgogne), do Tabourot des Accords; Notre-Dame, chof-d'œiivro de l'architecturo bourguignonne du xiii* siècle 'ornée d'une superbe façade que domine une horloge enlevée par Philippe lo Hardi à la ville de Courtrai en 1383); Saint-Michel, rcmarquablo par les ^sculptures do son portail; Saint-Jean; la Synagos:uc; l'Hôpital; lci>
Eglise Saint-Michel, ix Dijon.
églises Saint- Philibert (transformée en entrepôt) et Saini-Kticnne \auj. Bourse de commerce); la Chartreuse (v. Chartîîeuse de Champmol); le palais des ducs de Bourgogne, ou palais des Etats (auj. l'hôtel de ville), avec sa tour de 4G mètres ;iuur de la Terrasse), construite en 1419 par Philippe le lion, et celle dite « de Bar », où Charles le Témérai re fit enfermer René, comte de Bar ; le Palais de justice. Le musée (enrichi delà collection Trimolet), est l'un des plus importants de province, et renferme les tombeaux des ducs .loan sans Peur et Philippe le Harih.œuvresde Claux Sluter et do Jean de La Huerta :
des peintures de Rubens, du Dominiquin, df Poussin, Pli.
de Champaigne, A. Carrache, Breu-
ghcl, le Guide, etc.; dos sculptures de Rude. Houdon, Jouffroy, etc. Parc dessiné par Lenôtre; jardin de l'Ariiuebuse. Monument de la Défense de Dijon; statues de Rude, Rameau, saint Bernard, Garibaldi et Sadi Carnot. (d'Ile dernière, inaugurée en 1899, est l'œuvre de Gasq et Muthurin Moroau.)
— Patrie de sainte Jeanne do Chantai, de Bossuet, du président Bonhier, de Tabourot des Accords, de Bcriicr. du prévôt IIuç;ncs Aubriot, du physicien Mariette, du cbimisic Ouyton de Morveau, de Jacotot, A. Jeanne, du musicien Rameau, de l'arcbitecte Sambin, dos sculpteurs Dubois. Ranicy, Rude, Joulfroy, des écrivains Bernard de La Monnnye, CrébiUon, Piron, Cazotte, des ducs de Bourgog;nc Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, de l'amiral Koussin,dti maréchal Vaillant; etc.
— Histoire. Les historiens ne sont pas d'accord sur les origines do Dijon .Divio)., mais c'est une ville fort ancienne ; Grégoire de Tours î'appcllo Castrtim Uivionense, et, en 500, ct'ost sous les murs de cette ville que Clovis battit Gondebaud. Plusieurs fois jirise et ravagée par les barbares, Dijon . qui appartenait aux évoques do Langrcs, fut. en lo"l.'> et après des sièges successifs, donnée au roi Robert le Pieux avec le ducbo de Bourgogne, et son histoire se confond, dès lors, avec celle du duché lui-même. Elle fut Ilorissante sous Philippe lo Hardi et ses successeurs, Jean sans Pour, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. A la mort de celui-ci, elle revint à la couronne, et, en 1513. se défendit héroïquement contre 30.000 Suisses. Troublée liendant les guerres religieuses. Dijon, grâce à Philippe de Chabot, comte de Charny, ne vit pas cependant se commettre dans ses murs Ics"^ massacres qui avaient ensanglanté Paris, et Henri l\\v Ht son entrée en i::i'.)5, après la défaite des Ligueurs à Foiîtaine-Franeaise. Dijon fut mêlée do loin à la Fronde, mais l'agitation fut de courte durée. Sa tranquillité ne fut plus troiiblée qu'eu 1814 et 1815, par la présence des Alliés, et en 1870-1871 par 1 invasion prussienne, qu'une héro'ique résistance ne put empêcher. Un décret du 18 mai I8ii9 a conféré à Dijon le droit de faire ligurer dans ses armes la croix de la Légion d'honneur.
Dijon (côte dk'i, l'une des subdivisions œnologiques de la côte d'Ôr, qui commence à Gevrey-Chambert^n et s'étend jusqu'aux portes de Dijon. Elle englobe les communes de Larrey, Cbenove, Marsannay-la-Côte. Coucbey, Fixin. Fixey, Brochon et Gcvrcy-Chambertin. Lesvins'les plus estimés de cette région sont ceux de Gevrey-Chambertin : quant aux vignobles des autres localités, ils produisent d'excellents ordinaires. Il faut rattacher également à cette région, et bien qu'ils ne soient pas compris dans la côte de Dijon proprement dite, les vignobles de Plombièresdès- Dijon,Talant. Perrigny-Iès-Dijon,etc., qui fournissent également de bous ordinaires.
DiJONNAlS (le), ancien petit pavs de la province- do Bourgogne, dont le chef-lieu était bijou. Il formait l'ancien comté de Dijon, traversé par la rivière Oucbe. Il fui réuni au duché de Bourgogne en 9G(:;. Il fait mainicnaiit partie du département de la Côte-d'Or.
DIKA n. m. n 7^a/;( de dika. Substance alimentaire introduite en Kurope et en France depuis 1855, et venant du Gabon. C'est une sorte de pain qui est fait avec raman<lc du fruit d'une variété do manguier [irvinffia Gabonensis'. La saveur de ce pain rappelle celle du cacao et de l'amande grillée. On en extrait, iiar la chaleur et la pression, une graisse diie beurre de dika.)
DIKE -mot angl. signif. di{/iie) n. f. Sorte de mur forme par des laves qui, d'abord coulées dans une crevasse ou autre cassure du sol. se sont ensuite trouvées i.solées par la dégradation progressive du terrain encaissant.
DiKÉ (nom gr. do Tliémis) n. f. Planète télescopiquc n" 9'.». découverte, en 18G8. par Borrelly.
DiKÉLI ou DiKIIJ, ville do la Turquie d'Asie (Anatolie Lprov.do Smvrne j, sur lecanal de Mytilèno ; 4.000 hab. C'est le port do"Borgama et réchclle clés produits do la vallée du Bakir-Tchaï.
BXKOA, ville du Soudan central (Bornou [près du lac Tchad j. sur un iribniairo du lac, le Yadséram; 15.000 hab. Résidence fréquente des souverains de Bornou.
DILACÉRATION (.'ié.si-on — rad. dilnct'rer) n. f. Action do déchirer, de mettre en pièces. fPcu usité.)
DILACÉRER {se — lat. dilaeerare; du préf. di, et do lucerare, lacérer. Change c' en è devant une syllabe muctto :
Je dilacère. Qu'ils dilacèrent ; excepté au fut. del'ind. et au prés, du cond. : Je dilacèi^erai. Il dilacéreraii) v. a. Déchirer violemment, mettre en plusieurs morceaux. i^Ne s'emploie pas dans lo langage commun, sinon par idaisantene.)
— Par cxt. Détruire, anéantir, en parlant d'un acte formulé par écrit : Dii.acerer un testament.
DILACTIQUE adj. Syn. de dilactylujue.
DILACTYliATE n. m. Sel dérivant de l'acide dilacty liquc. Syn. uilactate.
DILACTYLIQUE [lik') adj. Se dit d'un acide bibasique de formule CO^H-CIb CH').O.CHfCH^)CO=H, obtenu eu chauli'aut le lactate de calcium vers 280". Syn. dilac-
TIQl'E.
DILAIER V. a. Linguist. 'V. dilater.
DILANIATEUR, TRICE"(du lat. rfï'/rtfimîr, supin dilaniatum, déchirer, mettre en lanières) adj. Pliysiq. Qui produit un déchirement violent : Force dilamatrice. (Peu usité.'
DiLAO, comm. de la Malaisie (archipel des Philippines, lie de LueoQ ^prov. de Manille]); 4.000 hab.
DILAPIDATEUR, TRICE (rad. dilnpider) adj. Qui dépense sans règle et sans raison ; L'n ministre dilapida- TKUR. il Qui détuurne à son prolit.
— Substantiv. Personne qui dilapide : Un hilapidatelr des deniers publics.
DILAPIDATION {si-on —rad. dilapider) n. f. Action de dépenser sans règle, sans mesure, et, quand il s'agit des deniers de l'Etat, frauduleusement : Colbert avait l'œil sur les dilapidations de Fouquet. (Ste-Beuve.)
— Encycl. L'antiquité a connu le détournement des deniers de l'Etat. Cicéron l'a rtétri chez Verres, Tacite chez les empereurs. En France, sous l'ancienne monarchie, Henri IV, allant saluer à Samt-Denis le savant du Haillan et lo trouvant occupé à écrire une histoire du royaume, l'invita à ne pas « oublier d'y consigner bien au long les larcins des trésoriers et les brigandages des gouvernants >'. Sous Louis XIII, les dilapidations du duc de Lnynes firent scandale. Richelieu cnercha â y mettre un terme avec le Code Michaud. Cela n'empêcha pas le maréchal de La Meillerayo de faire figurer dans ses comptes 1.300.000 livres - pour rafraîchir le canon » ; Fouquet de construire le château de Vaux, et le maréchal de Villars d'écrire à Louis XIV : « Sire, j'ai mis le Palatinat à contribution, j'en ai tiré de très grosses sommes. Avec un tTcrs j'ai payé notre armée. Avec un second, j'ai retiré les billets de subsistances qu'on avait donnés, l'année dernière, aux officiers, faute d'argent. Avec le troisième, j'ai engraissé mon veau. » Le règne de Louis XV lut le règne des dilapidations. Le Directoire n'eu fut jias exempt et, le 14 messidor an VII, le conseil des Cinq-Cenis dut instituer une Commission des dilapidations. On saii les scandales causés par lavidité de Talleyrand, les dilapidations qui marqueront le règne de Louis-Philip]ic et celui de Napoléon III. Le coiiirùlc législatif cl judiciaire y a mis fin.
DILAPIDER I lat. dtlapidare ; du préf. di, et de lapis, idis, pierre ipropreni. <- disperser les pierres d'un édifice »]) v. a. Dépenser sans règle cl sans mesure : Dilapider les deniers de t l-lhd. sa /'ortioie. il Détonrner à son prolît : Dilapider les bu-as d'an papille.
Se dilapider, v. pr. Etre dilapidé.
— SVN. Dilapider, dissiper, gaspiller, prodiguer. />//a- 2>/(/er n'est pas du style ordinaire; il ne convient qu'en parlant d une grande" fortune ou des linanccs de l'Etat. Dissiper, c'est réduire à rien par des dé"ifcnses faites à tort et à travers. Caspiller, c'est aussi déiicnscr à tort et à travers ; mais la fortune que l'on (jaspille est plutôt rendue inutile que détruite, et, de plus, le mot est du langage familier. Prodiqaer, c'est aller trop loin dans la dépense, ne pas savoir s'arrêter à propos.
— Anton. Economiser, épargner, ménager.
DILATABILITÉ (rad. diliil'ible\ n. f. Propriété par laquelle les corps angmeutent de volume, sous l'innuenco d'un accroissement de température : La iiii.aiadilité est une propriiHi'- romniuac a tous les corps.
— Anton. Compressibilité, coercibilité.
— ENrVLl.. \'. PUAI ATION.
DILATABLE (rad. dilater} adj. Doué de dilatabilité : Les qaz sont plas dilatables que les liquides. Il Susceptible de s'agrandir : L'ouverture de la pupille est plas dilatarliî chez tous les naiaiaux i/ai pi'i'rt?nf rotr dans l'obscurité.
— Anton. Coercible, compressible, inextensible. DILATANT ^laa , ANTEadj. Physiq. Qui produit ladila-
tation, qui dilate ; Force dilatante.
— Chir. Qui sert à agrandir, à étendre une ouverture on une cavité : La charpie n'est guère 7nise en usage, comme corps dilatant, qu'après l'ouverture des abcès dans les' plaies. (Roux.')
— Substantiv. au masc. : Les sondes, les sétons et les boules d'iris, les Uuninaires sont des dilatants, il On dit aussi dilatatkur.
DILATATEUR, TRICE adj. Qui sert à dilater, qui est propre à dilaicr.
~ Anat. .yascles dilatateurs. Muscles servant à dilater les parois des cavités auxquelles ils adhèrent.
— Substantiv. au masc. : Muscle dilatateur : Les dilatateurs de In poitrine. \i Corps employé en chirurgie pour dilater un oritice ou une cavité. (On dit aussi dilatant i
Il Instrument servant à agrandir les plaies, â en augmenter l'ouverture.
DILATATION (si-on — lat. dilatatio)n. f. Phys. Augmentation en volume, sans changement de nature ou de constitution, sous l'influence do la chaleur : La dilatation de l'esprit'de-vin est plus grande que celle des huiles.
— Accroissement dans les dimensions d'une ouverture : La DILATATION de la pupille.
— Développement, propagation, extension : Les claquâtes prodigieuses de Cbarîeinaqne furent la dilatation du rèqne de Dieu. (Bossuet.) [Peu us.]
— Fig. Accroissement d'intensité dans l'activité de l'Amo ou des passions : La joie résulte d'une dilatation de l'Ame.
— Electr. Dilatation galvanique. Augmentation du volume d'un corjis sous l'influence do l'électricitâ seule.
— Pathol. Dilatation des veines. V. varices, n D'tlataliun , des artères, y. ankvrlsmk.
— Encycl. Méd. En obstétrique, la dilatation du col
Utérin est la phaso du travail aui suit roffacomont du col. Avoe ello eoniuieiico lo travail propromont dit. Pour les autres organes, la dilaiatio» est un otat patliologiquo. Dans le plus çrand nombre do cas, un or^auo no se dilate que parce (juil existe un obstacle au libre iiassago dos raatiùros qu il contient ou auxquelles it sort do conduit. II existe pourtant d'autres sortes do dilatations, duos à des causes diverses.
La dilatation des cavités du cœur OAt une conséquence de l'altération do la libre musculaire cardiaque ; la dilatation des brotiches ou bronc/wctasic est conscculive à la broncbite clironiquo et s'accompagne d'altération dos libres musculaires, do disparition dos fibres élastiques et, parfois, de mortification do la mu(|uouse. Ces matières s'y accumulent, y séjournent et la distendent.
La dilatation de la pupille peut accompa^'ner toutes les atfectious cérébrales et alterner avec la contraction dans le cours de la m^mo maladie; elle est encore un des signes assez ordinaires de la présence des vers dans le tune intestinal. On peut la produire à. volonté en appliquant do l'extrait de belladone sur le globe de l'œil, en faisant ingérer ou en injectant sous la peau de l'atropine ou toute préparation de cette substance.
Enfin, la dilatation peut être essentielle eu idiopathique. Cette alfoction est aussi liée assez souvent à la paralysie de la troisième paire de nerfs, qui, on le sait, envoie une grosse branche au ganglion ophtalmique d'où partent les nerfs ciliaires. Dans ce dernier cas, elle doit ôtro traitée par les moyens propres à combattre la cause de la paralysie du moteur oculaire commun, et qui est ordinairement rhumatismale.
La dilatation du conduit auditif, signalée par Itard, s'accompagne toujours de surdité, et certains auteurs prétendent qu'elle en est la cause.
— dur. La dilatation chirurgicale est une opération qui a pour but d'exercer une pression excentrique, destinée à élargir une cavité ou un conduit. Ladilatation peut être progressive ou lente, brusque ou forcée. La dilatation lente ou progressive se fait avec de Téponge préparée, c'est-à-dire avec de l'éponge desséchée à l'étuve et serrée fortement avec une ficelle; avec la racine de gentiane ; avec la laminaire ; avec l'ivoire ramolli dans de l'acide nitrique et sécbé ; etc. On taille un morceau de ces substances et on l'introduit à sec dans les parties que l'on veut dilater. Ce morceau se gonfle par l'humidité et, de cette façon, écarte les tissus. Cette méthode s'applique particulièrement à la dilatation du col de l'utérus, quand il n'y a point urgence. La dilatation brusque ou forcée s'obtient à l'aide d'un gros tube ou d'une sphère surmontant une tige, que l'on introduit et qu'on promène brusquement et avec force, dans un espace rétréci.
La dilatation forcée de l'anus, pratiquée couramment contre les fissures et les hémorroïdes, peut être faite avec un spéculum dont les valves s'écartent sous l'action de leviers articulés (dilatateur de Trélat, do Siredey) ou simplement avec les pouces. La dilatation rapide du col de l'utérus s'obtient au Dilatateurs (chir.) moyen de ballons à
enveloppe souple, que l'on introduit vides, et que l'on gonfle d'air ou d'eau. Le colpeurynter do Braun ou dilatateur du vagin est basé sur le même principe. On dilate encore le col de l'utérus avec des écarteurs à trois branches.
La dilatation de l'urètre rétréci s'opère au moyen de bougies.
— Pathol. dilatation des vaisseaux lymphatiques. Les vaisseaux lymphatiques sont susceptibles de dilatations semblables à colles qui sont connues dans les veines sous le nom de varices. Leur siège de prédilection est surtout à la face interne dos cuisses, à l'aine. La compression est lo seul moyen à employer contre la maladie.
La dilatation du thorax so montre principalement dans la pleurésie, la pneumonie, lacongostion et l'omphysème de.s poumons, et dans le pneumothorax.
La dilatation de l'estomac est une afi'cctioD assez fréquente, qui paraît due à dos causes diverses. Tantôt elle est consécutive à uno inflammatiou chronique (gastrite chronique), tantôt à une maladie aiguë (fièvre typhoïde, gastro-entérite des nouveau-nés), tantôt elle est due à une parésie de rélôment musculaire, ce qui est fréquent chez les gens nerveux; au lieu d'en être la conséquence, elle est alors la cause dos dyspepsies. Les gros mangeurs et les gros buveurs ont, plus fréquemment que les individus sobres, l'ostomac dilaté. Les signes do ladilatation de l'estomacsout : pesanteur au creux de l'épigastre, qui est efltacé et remplacé par une saillie sonore à la percussion ; clapotement do li(iuide lorsqu'on percute lo malade à jeun; la céphalalgie et les étourdissemonts.
On recommande comme traitement : lo lavage de l'ostomac, les douches froides chez les neurasthéniques, les préparations de noix vomiquo ou de strychnine contre la parésie des fibres mu.sculaires, les alcalins (Vichy), les amers, enfin le régime d'où sont exclues les matières grasses, féculentes et sucrées, et comportant uno quantité de boisson aussi petite que ])ossible.
— Phys. Les premiers exemples de dilatations observées au point do vue nhysique furent les variations do volume des corps, sens l'influence d'une tompérature croissante. V. ciiALKOR. {Gtfnéralités.}
Ce changement de volume, plus grand on général avec les liquides, est encore bien plus considérable pour les gaz ; on lo mettra en évidence on chaulfant, par exemple, uiî liquide dans un vase en vcrro ù col etfilé, on bien un gaz retenu par une gouttelette liquide qui so déplacera aisémont dans le tube lin. Au reste, tous ces corps, ou se dilatant, peuvent oli'«îctuer parfois un travail considérable, comme dans l'expéruuKîo do Tommasi oU un liquide cbaulfé découpe uno rundoUo dans uno épaisse lamo de plomb obturant le tube solide qui le ronfcrnie. Nous supposons, bien entendu, pour l'étudo de la seule dilatation, que l'on n'attoigno pas les températures capables de fusion, ôvaporation ou décomposition ; et. pour savoir pins exactement comment la force de cohésion s'opposo à l'oiret du calorique, nous admettons comme définie la temperature et ses diverses échelles de mesure.
Dilatations cubique, linéaire, super ficiellr. Le volume V d'un corps peut ôtro développé on fonction de la tempo-
rature t, suivant une formule do Mac-Laurin très convergente, en sorte que l'on ait V^ ^ V^ (i -\- at) en première appro.Kimation, et la constante a se nommera coefficient de dilatât ion ni/iique ; s'il fallait adopter une formule parabolique roprc^^i'htative du volume, le coefficient de ddatation, non plus constant, serait lui-même fonction linéaire de la température. On nommera, on général, coefficient de dilatation moyen entre les températures ( et l' lo rapport :
DILATATOIRE — DILATOIRE
Dilatation des (jaz. Une difficulté longtemps insurmontée fut ici d'obtenir lo gaz pur et bien desséché : les recherclies entreprises par Hawksbee, Amontons, Lambert, de Luc, Dalton, Davy conduisaient Gay-Lussac à penser cpio tous les ijaz se dilatent également, d'une manière indépriidante de la pressioîi. Ces expériences devaient être reprises par Dulong et Petit, Pouillet, Hudberg, Magnus, Kognault (qui distinguo nettement le coefficient de dilatation sous pressiofi constante et à volume constant), Men-