‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 699 sur 870 · TANTI · texte numérisé non relu

TANTI

— Adjectiv. : La haute classe dilettante.

DILETTANTISME (/é-fan'-^"55m' — rad. dilettante) n. m. Goût très vif pour la musique; Chez les Italiens, le dilettantisme figure comme besoin, et 7ion pas comme mode.

— Par ext. Lesdilettanti : L'actrice adorée, adulée, est l'objet des extravagances du dilettantisme. (Th. Gaut.)

— Par anal. Goût très vif pour un art quelconque spécifié, ou, dans un sens plus général. Recherche passionnée de toutes les curiosités élégantes do l'art, de la littérature, etc. : Le dilettantisme dégénère souvent en snobisme.

DILEUCÉINE {sé) n. f. Produit d& dédoublement de l'albumine, obtenu par Schutzenberger en chauffant l'albumine à lOO* avec l'eau de baryte. (C'est un polymère des leucéines ou anhydrides hydroprotéiques.)

DIUGEMMENT {ja-man — rad. diligent) adv. Avec un soin empressé, une attention soutenue : Chercfipr, Etudier diligemment. Il Avec zèle et promptitude : Exécuter diligemment un ordre.

DILIGENCE (^Janss — lat. diligentia- de diligens, diligent) n. f. Som actif, attention empressée, application zélée ; Grappes de raisin qui ont échappé à la diligence des vendangeurs. (Mass.) n Rapidité, activité : Travailler avec diligence.

— Loc. div. : Faire diligence. Faire une chose promptement, se hâter, se dépêciier. il En diligence, ICn touti- diligence. En grande diligence, Promptement, en toute hâte.

— Dr. Faire ses diligences contre quelqu'un, Exercer contre lui des poursuites judiciaires selon les formes voulues par la loi. n A la diligence de, Par les soins et la volonté de, sur la demande de, à la requête de.

— Eriseign. Application aux leçons du catéchisme, dans le langage do certaines maisons d'éducation : Premier prix de diligence.

DILIOENGC (Janss — dérivé du précédent [on disait d'abord carrosse de diligence]) n. f. Grande voiture publique de voyage, montée sur quatre roues, divisée en deux ou trois compartiments, et faisant un service régulier : Voyager en diligence. Partir par la diligence.

— Par ext. Personnes qui se trouvent ensemble dans une même diligence : Préparer le dîner de la diligence.

— Par anal. Nom que l'on a donné, sur quelques chemins de fer, à des wagons de première classe qui ont la forme d'une caisse de diligence, ii Diligence d'eau. Paquebot, bateau faisant le service des voy.igeurs. ("Vieux.)

— Fam. C'est la diligence embourbée. Se dit d'une personne extrêmement lente dans co qu'elle fait.

— Arg. Diligence de Borne, Langue, ainsi dite à cause du proverbe : « Qui langue a, à Rome va. «

— Enctcl. Les trois compartiments de la grande diligence étaient : le coupé en avant, l'intérieur au milieu et la rotonde en arrière. Sur l'impériale, derrière le cocher.

Diligence (iSio).

se trouvait la banquette, recevant aussi des voyageurs, et, derrière cette banquette, sous la bâche, on mettait les colis, les chiens, etc. Les deux compartiments inférieurs des petites diligences se nommaient le coupé et Vintérieur, qui n'était autre que la rotonde.

DILIGENT [jan), ENTE [lat. diligens; de diligere, aimer tendrement] adj. Assidu, laborieux et actif : Etre diligent en ses affaires, ii Qui agit avec zèle et promptitude : Messager, Commissiojinaire diligent, il Par ext. Fait avec un zèle vigilant : Soins diligents.

— Dr. Partie la plus diligente, Celle qui agit la première dans une poursuite dont le droit lui était commun avec d'autres.

— Anton. Indolent, lent, négligent, nonchalant, paresseux.

— n. m. Techn. Machine servant à dévider l'or en brins.

— n. f. Carross. Sorte d'omnibus : Les diligentes, il Hortic. Variété de tulipe printaniôre, la première à fleurir.

DILIGENTER {jan-té) V. a. Stimuler, presser d'agir : Di- LiGENTER des paresscux. Il Activer, en parlant des choses : Diligenter une affaire.

— V. n. Se bâter, agir en diligence : Hâtez-vous, dili-

G ENTEZ.

Se diligenteft v. pr. Agir avec diligence, avec empressement. (Vieux.)

DILITURATE n. m. Sel dérivant de l'acide diliturique.

DILITURIQUE (/')7i') adj. Se dit d'un acide de formule C*H'Az'0%6H'0, que l'on obtient en traitant l'acide barbiturique par l'acide azotique fumant. Syn. nitrobarbi- TDRiQOE (acide).

DILIVAIRE (rè;'')n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des acanthacées, comprenant cinq ou six espèces, qui habitent l'Asie tropicale.

DiLKE (sir Charles Wentworth), homme politique et écrivain anglais, né à Chelsea en 1843. Avocat en 1866, il publia, après de longs voyages, ses impressions : Greater Britain, a record of travel in E nqlish-speaking countries during i866-i8ô7 (1868), qui lui valurent une grande notoriété. Elu aux Communes, en 1868, par la circonscription de Chelsea, Charles DIlke fit partie du groupe radical le plus extrême. En 18S0, Gladstone le choisit pour soussecrétaire d'Etat, et, en décembre 1882, comme ministre de l'intérieur. Cependant, en 1886, sa carrière fut arrêtée par un scandale mondain : accusé d'adultère par Donald Crawford, membre du Parlement, qui plaidait en divorce contre sa femme, il rentra dans la vie privée ; mais, en 1892 et 1895, il fut élu de nouveau par les électeurs du Gloucestershire. On a de lui, outre Greater Britain, l'Etat présent de la politique européenne (1887); V Armée britannique (1888) ; Problèmes de la Plus grande Bretagne (1890) ; la Défense impériale {\S92). Sir Charles Dilke s'est montré sympathique à la France, surtout en tant que libéral.

DILKÉA n. m. Bot. Genre de passifloracées, voisin des passiflores, habitant l'Amérique tropicale. (Les dilkéas sont des arbustes grimpants, à feuilles alternes, à fleurs en grappes ou glomérules axillaires.)

DiLL (Louis), peintre do marine allemand, né à Gernsbach (gr.-duché do Bade) en 1848. Il étudia l'art de l'ingénieur ot l'architecture au Polytechnikon de Stuttgard, fut officier pendant la guerre de 1870-1871, et, plus tard, s'adonna tout à fait à la peinture. Parmi ses tableaux, on cite surtout : Canal à Venise (galerie de l'Etat de Wurtemberg) ; Siroco, marine vénitienne (galerie do Mannheim); Marée dans les lagunes; Village des lagunes; Soir en Hollande (1888); Canal hollandais ; etc.

DiLLENBOURG ou DiLLENBURG, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Hcsse]), dans l'ancien duché de Nassau, sur la Dill; 3.900 hab. Ch.-l. de cercle. Cour d'appel, tribunal civil, chambre des comptes; direction des mines. Cette ville doit son origine à un château que les Français rasèrent en 1760, et qui fut le berceau de Guillaume et de Maurice d'Orange. Sous l'Empire, Dillenbourg fut le cheflieu du département de îa Sieg.

DILLENBURGITE {lin,jit') II. f. Silicate hydraté de cui\re. \'ariùté do chrysocolle.

DILLÉNIACÉES (sé) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales. — Une dilléniacke.

— Encycl. Los dilléniacées (seize genres avec doux cent quatre-vingts espèces) sont des arbres ou des arbustes souvent grimpants, à feuilles isolées, simples ot sans stipules, dont la plupart habitent les régions tropicales (l'Australie). Leurs fleurs ont en général un seul verticille d'étamines très ramifiées. Le fruit est ordinairement formé d'autant de follicules, contenant des graines albuminées olpourvues d'une arille ; quelquefois, c'est une baie.

DILLÉNIE (nî — du nomdubotan. Dillenius) n. f. Genre de plantes, type de la famille des dilléniacées.

— Encycl. Les dillénies (dillenia) sont des arbres à larges feuilles, dont le fruit est une baie. On en connaît huit à dix espèces, de l'Inde et de l'archipel indien. Les indigènes consomment non la baie, qui n'est pas comestible, mais le calice, parfumé et gorgé d'un suc acidulé.

L'espèce la plus remarquable est la dillenia elegans, qui peut atteindre 15 mètres de haut, et dont le suc du calice est employé comme condiment. Quelques espèces sont cultivées dans les serres européennes pour la beauté de leur feuillage.

Dillenius ou Dillen

(Jean-Jacques), botaniste allemand, né à Darmstadt en 1687, mort en 1747. Il apporta une attention extrême à la distinction des genres au moyen de la fleur et du fruit, et fut appelé par Sherard à i^mcuio.

l'université d'Oxford. II a publié deux ouvrages remarquables : Uortus EUhamensis (1732), et Histoire des mousses (1741).

DiLLENS (Adolphe-Alexandre), peintre de genre belge, né à Gand en 1821, mort à Bruxelles en 1877. Ses Cinq sens lui valurent une médaille en 1848. On distingue dans son œuvre les tableaux suivants: le Becrulement; Ordre et désordre; le Savetier barbier; le Galandn; Défaite du duc d'Alençon à Anvers eu 1593. Dillens a su également éviter la recherche minutieuse de Leys et la sécheresse archéologique d'Alma Tadema. Dillens était membre de l'académie d'Amsterdam.

DiLLi, DÉLI ou Delhi, ville et ch.-l. de district de la Malaisie portugaise, sur la côte nord-est de l'île de Timor (Oceanie) ; 7.000 hab. Port sûr, mais fermé par une barre périlleuse, en rapports par paquebots avec Macao et Singapour. Exportation de cire et nids d'hirondelles.

DilLINGEN, ville d'Allemagne (Bavière), cercle de Souabe, sur le Danube ; 5.030 hab. Papeterie, brasseries, construction de bateaux. Ch.-I. de district.

DiLLINGEN, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. du Rhin]), près de la Sarre; environ 3.000 hab. Papeteries. Dillingen avait autrefois une université, fondée en 1554, qui a été supprimée en 1804.

DiLLIS (Georges de), peintre allemand, né à Griingiebing (Haute-Bavière) en 1759, mort à Munich en 1841. Il rencontra sur les bords du Rhin le peintre Kobell, qui lui apprit la peinture à l'huile. Dillis se perfectionna ensuite dans son art en Italie. Nommé, en 1822, directeur général des collections royales de tableaux et d'objets d'art, il réorganisa le musée de Munich, dont il publia le catalogue, et fut le véritable fondateur de la Pinacothèque. C'est grâce à lui que la Bavière possède une belle galerie, composée d'œuvres des maîtres de toutes les écoles. Entre 1791 et 1806, Dillis a gravé un grand nombre de planches (paysages des environs de Munich). — Son frère Cantius, peintre allemand, né en 1779àGiebing (Haute-Bavière), mort en 1856, acquit une grande réputation comme paysagiste ; il fut nommé peintre de la cour. 11 a gravé cinquante-deux planches.

DiLLMANN (Chrétien-Frédéric-Auguste), orientaliste allemand, né à lUingen (Wurtemberg) en 1823. Il s'est surtout occupé de la langue éthiopienne; on lui doit le catalogue des manuscrits éthiopiens des bibliothèques de Londres et d'Oxford, des traductions de livres éthiopiens, un Lexicon linguœ jÈthiopics (1862-1865).

DILLNITE (de Dill, n. d'un lieu de Hongrie) n. f. Mélange naturel d'un hydrate d'alumine qui est le diaspore, et d'un silicate hydraté d'alumine qui est la. pkolérite. "Variété d'allophane.

DiLLON (Jacques), général français, issu des anciens rois d'Irlande, mort en 1664. Entré au service de la France en 1653, il leva un régiment, à la tête duquel il se distingua à la bataille des Dunes et fut nommé maréchal de camp. II regagna l'Irlande, à la restauration des Stuarts, en 1663.

DiLLON (Arthur , comte) , général français , né en Irlande en 1670, mort en 1733. Il reçut le commandement du régiment de son nom, que son père, le vicomte Théobald Dillon, avait levé à ses frais pour la défense des Stuarts et que Jacques II mit à la disposition de Louis XIV, en 1690.11 se signala, en 1693, au siège de Girone; en 1696, à Ostalrie; en i6ï>7, au siège de Barcelone; en 1702, à la défense de Crémone et à Luzzara; en 1707, au siège de la Mirandole et à Castiglione, de Toulon, et en 1709 à celui de Briançon. En 1713, Dillon s'empara de Kaiserslautern et contribua, en 1714, à la prise de Barcelone. Disgracié en 1719, il finit ses jours au château de Saint-Germain, où Louis XIV lui avait jadis réservé des appartements.

Dillon (Théobald, comte), général français, petit-fils du précédent, né à Dublin (Irlande) en 1745, massacré à Lille en 1792. Pendant la guerre de l'Indépendance, sa brillante conduite au siège de Savanuah lui valut, en 1780, le brevet de colonel. Lors de la Révolution, Dillon resta en Franco. Promu maréchal de camp en 1791, il fut chargé, en 1792, du commandement de la place de Lille. Accusé do trahison injustement, il fut tué dans une émeute par ses soldats. Son cadavre, mutilé, fut ensuite brûlé sur la grande place do Lille. L'Assemblée nationale décerna à Dillon les honneurs du Panthéon et adopta ses enfants. Les assassins furent condamnés à mort.

Dillon (Arthur, comte), général français, frère du précédent, né à Braywick (Irlande) en 1750, mort à Paris en 1794. Colonel,"à dix-sept ans, du régiment portant son nom, il se signala pendant la guerre de l'Indépendance. Brigadier en 1780, lieutenant général en 1792, il se vit enlever le commandement de l'armée du Nord, pour avoir fait renouveler à ses troupes le serment de fidélité au roi. On lui confia, cependant, le commandement d'une

division do l'arméo do Dumouriez, à la tôle do laquelle il détendit les détilt^s dt* l'Ar^onno. Accusé, tiiialeuiont, d'avoir voulu favoriser l'ôvasioQ drt Mario-Antoinetto, il l'ut, on juillet 17y3, condamné à mort par lo tribunal révolutionnaire, malgré les elforts do Camille Dosmoulins.

DiLLON (Edouard, comte), général français, cousin du précédent, né ou Angleterre vers 1751, mort on 1839. 11 fut d'abord page do Louis XV, puis colouol du régiment do Dillon, à la této duquel il fit la guerre d'Amérique. U obtint, par sos belles manières, un vif succès à la cour do Louis XVI, et le nom du n l>eau Dillon » a été m^lé aux accusations lant^ées contre Mario-Antoinetto. A la Révolution, Dillon émigra en Allemagne, tit la cami>agne do 1793 dans l'arniôo dos princes, puis passa au service de l'Angletorre. A son retour en France, en 1814, Louis XVIIÏ lo nomma lieutenant général, et, en 1816, l'envoya ambassadeur à Dresde, puis à Florence. En 1827, Charles X le créa premier chambellan honoraire.

Dillon (Jacques-Vincent-Mario de Lacroix), ingénieur dos ponts et chaussées, né à Capoue en 17iiO, mort à Paris ou 1807. Il servit à Naples dans le corps dos in^jénieurs hydrauliques, puis se rendit à Paris, où il se nxa et fut nommé professeur d'arts et métiers à TEcolc centrale ot entin ingénieur en chef. On lui doit lo premier pont en fer qui ait été construit en France : le pont des Arts, à Paris (1798).

Dillon (Peter), navigateur anglais, né vers 1785, mort on 1817. C'est lui qui, en 1826, recueillit les premiers indices relatifs au naufrage de La Pérouso à Vanikoro. En 1827, il se rendit sur les lieux mômes et y recueillit les épaves do rexpédition, aujourd'hui exposées au musée do la marine, au Louvre.

Dillon (Johnl, médecin et homme politique irlandais, né en 1851, à New -York, où son père s'était réfugié, ainsi qu'un grand nombre de sos compatriotes. John Dillon s'adonna ù. la politique, et devint un des champions les plus résolus, les plus violents, non seulement de l'autonomie, mais même de l'indépendance complète de l'Irlande. Elu aux Communes, en 1880, par la circonscription de Tipperary, il ne se rallia qu'avec peine à la politique modérée de Parnell. Après la chute du ministère Gladstone, Dillon devint un des membres les plus actifs de la ligue irlandaise. En 1886, il fut condamné à six mois de prison ; en 1887, il fut de nouveau poursuivi, mais acquitté. En 1S90, au moment de la scission qui se produisit dans le parti irlandais, il adhéra à la fraction antiparnelliste et mtracsigeante. Il reçut la direction de ce groupe quand Mac Carthy lo quitta, en 1896.

DILLWYNELLE {loU'i-nèV) n. f. Bot. Genre de phycées, ayant pour type la conferve admirable.

DILLWYNIE {lou-i-rii) n. f. Genre de légumineusespapiliouacées de la Nouvelle-Hollande, comprenant des arbrisseaux dont une espèce est cultivée pour la beauté de ses fleurs.

DiLMAN, ville de la Perse (prov. d'Aderbaïdjan), à égale distance entre le lac d'Ourmiah et la frontière turque. Malgré sa situation sur la route d'Erzeroura à Tabriz, c est une ville déchue ; 5.000 hab. A environ 7 kilomètres à l'O., ruines de l'ancienne ville.

DILOBE ou DILOBA n. m. Genre d'însoctes lépidoptères bombycines, famille des notodontidés, comprenant un papillon nocturne d'Europe, qui forme le passage entre cette famille et celle des pygéridés.

— Encycl. Le dilate à tête bleue ou double-oméga est gris et jaune, avec le ijhorax ardoisé bleuâtre; sa chenille, bleuâtre et jauno, vit en mai sur l'aubépine, le prunellier et les arbres fruitiers, auxquels elle est très nuisible.

DILOBÉ, ÉE (du préf. rf/, et do lobe) adj. Hist. nat. Qui a deux lobes, il On dit plus souvent, mais moins bien,

BILOBÉ, KK.

DILOBÉIA n. m. Genre de protéacées, tribu des protées, comprenant de grands arbres do Madagascar, à feuilles divisées en deux lobes inégaux.

DILOBURA n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptércs, fainillo des fulgoridés, comprenant des formes do taille moyenne, massives, à pattes longues ot épineuses, à ailes supérieures grisâtres et opaques, los inférieures hyalines.

DILOCHIE [chl — du préf. di, et du gr. lochos, cohorte) n. f. Antiq. gr. Corps do troupes, composé do doux compagnies {li)choi)y dans les armées grecques.

— Bot. Genre d'orchidacées-pleurothallées, ayant pour type une espèce caulescento do l'Indo, que l'on cultive dans los serres européennes pour la beauté de ses fleurs.

— Encycl. Antiq. gr. Le lochos était la principale unité militaire à Sparte, à Athènes, et dans la plupart désarmées grecques. Quelquefois, l'on réunissait deux lochoi pour former uae dilochia. Comme l'olfectif du lochos variait suivant les pays ot les temps, on ne peut indiquer avec précision relToctif do la dilochie : en moyenne, 200 hommes.

' DILOCHITE frad. dilochie) n. m. Antiq. gr. Soldat qui cummandaii une dilochie, dont il tenait la této â droite.

DILOOIE (n" ~ du préf. di, et du gr. logos, discours) n. f. Logiq. Equivoque, double sons.

— Littér. Drame contenant doux actions distinctes, et pour ainsi diro parallèles.

DiLOLO (lac), lac do l'Afrique équatoriale, dans la colonie portugaise d'Angola, sur la frontière qui séparo cette dornièro possession do l'Etat indépendant duContîo, depuis l'accord de 1891. Il est situé à l.-l'iS mètres d'altitude, sur lo plateau qui sert do ligne do partage entre lo bassin du Congo ot lo bassin du Zambèze. Aussi sos eaux se dévorsent-ellos à la fois dans la partie supérieure du Kassaï par le Lotnmoua septentrional, ot dans la Liba (partie supérieure du Zambèzo), par lo Lotomona méridioi:nl. U a 7 à 8 kilomètres do long sur ;i do largo, ot so conliniin au nord y.ir un vaste marais, au bord duquel est siturie la (^Tando ville do Katéma. Lo lac Dilolo a été découvert par Livingstuno, on 18^3.

Dilobe [r'jJ. (i'uu liera).

Dilophe (ornith.).

Dilophe (gr. 3 fois).

DILOPBE OU DILOPHUS {ftiss) n. m. Ornith. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des sturnidés, compronant dés étourneaux de l'Afrique méri<lionale, caractérisés parleur tète garnie de deux crêtes charnues.

(Le dilophus carunciilatus, seule espèce du genre, est bronzée ; la femelle est grise.)

— Entom. Genre d'insectes diptères némocèros, famille des bibionidés, comprenant do petites 10 r m e s allongées, noir brillant, ayant l'aspect des bibions et leurs mœurs. (On connaît une dizaine d'espèces de rfi7ophus propres à l'Europe ; le dilophus vulgaris est très commun en France).

DILOPHIA n. m. Bot.

Genre de crucifères lépidinées, habitant le Thibet. (Les dilophia sont des herbes humbles, un peu charnues, à feuilles en rosettes, à fleurs en grappes rameuses.)

DÏLOPHOSPORE (spor') ou DILOPHOSPHORE

[ftfor') n. m. Genre de champignons, de la famille des sphériacées.

— Encycl. Le dilophospore des graminées {dilophospora graminis) attaque le seigle et le ulé; il détruit les épis comme le font le charbon et la carie. Les spores de ces champignons sont allongées, styliformes, transparentes et terminées à leurs deux extrémités par des aigrettes ramifiées (Fùckel). Les épis atteints prennent l'aspect d'un rouleau noir et dur; la tige se courbe et se brise souvent.

DILUCIDATION {si-da-si-on) n. f. Action de dilucider, éclaircissement : Une dilucidation nette et intelligible. (Peu us.)

DILUCIDE {sid' — lat. dilucidus, lumineux) adj. Clair, net, facile à comprendre. (Peu us.)

DILUCIDER [si — rad. dilucide) v. a. Eclaircir, rendre intelli^^iblo : Dilucideb une question, un point de doctrine. Il On dit plus ordinairement élucider.

DILUCULE (lat. diliculum ; du préf. di, et de lux, lucis, lumière) n. m. Point du jour. (Employé seulement au XVI" s. par les écrivains de la Renaissance.)

DILUER (lat. diluere; du préf. di, et du gr. luein, laver) V. a. Délayer, étendre dans un liquide : Diluer un médicament.

— Obtenir la séparation de substances de môme nature ou différentes, par le maintien en suspension dans l'eau des substances les plus fines; celles qui ont des dimensions plus considérables tombant au fond du récipient.

Se ailuer, v. pr. Etre dilué.

DILUTION (si-on) n. f. Action de diluer, de délayer, d'étendre dans un liquide, il Substance diluée : Avaler une

Page 1