DISCIPLINE
de la vérité et de l'erreur, de la réalité et des apparences. Il Faculté par lafiaello l'esprit distinguo, par leurs ijualités morales ou matérielles, les personnes ou les choses : Le DISCERNEMENT est la recHtiide pratique de l'intelligence, l'exercice de la faculté de voir juste. (Latena.) il Choix intelligent : Le DISCERNEMENT cst nécessaire à la possession du plaisir. (Corbinellï.)
— Par ext. Intelligence, jugement : Celui qui compte encore sur l'honneur et sur la bonne foi fait plus l'éloge de son cœur que de son discernement. (Sanial-Dubay.)
— Dr. Saine appréciation, au point de vue moral, des actes que l'on accomplit : Celui qui commet un crime ne peut être puni s'il a agi sans discernement. (Merlin.)
— Encycl. Dr. pén. Lorsqu'une infraction aux lois pénales est établie à la charge d'un mineur de seize ans, une question se pose, selon le vœu formel de la législation criminelle en France : ce mineur de seize ans a-t-il agi avec discernement ? En matière criminelle, c'est par le jury que cette question est résolue. Si le mineur de seize ans est déclaré avoir agi sans discernement, il est non coupable et il est absous; mais il est, selon les circonstances, remis à ses parents, ou bien envoyé dans une maison de correction, pour un temps fixé par le jugement, et qui ne peut, toutefois, excéder l'époque où il aura accompli sa vingtième année. Si, au contraire, le mineur de seize ans est déclaré avoir agi avec discernement, il est coupable ; mais son ieuno âge devient alors une cause d'excuse, qui a pour effet do faire réduire à son égard, dans une proportion considérable, l'échelle ordinaire et normale de la pénalité.
DISCERNER (diss-scr' — lat. disce}'nei'e, m^me sens; du prèf. dis, et de ccrnere, voir) v. n. Séparer : Discerner les bons d'avec les 7néchants. Il Voir à part, isolément et sans confusion avec d'autres objets : Discerner, les coidetirs. Il Par ext. Voir, apercevoir, distinguer plus ou moins nettement : Discerner de petits objets à de grandes distances.
— Par anal. Distinguer, isoler, reconnaître à part, par une opération de l'esprit : Discerner le bien du mal, toute la science de la vie c-tt là. (P. Janet.) n Connaître, juger, apprécier : // faut avoir du mérite pour savoir le discerner dans les autres. (M™* de Tcncin.)
Se discerner, v. pr. Etre discerné, distingué, vu distinctement. Il Etre distinct et discernable, il Se distinguer, se reconnaître l'un l'autre.
— Syn. Discerner, démêler, distinguer. V. diïmèler.
— Anton. Confondre.
DISCESSION {diss-sà-si-on — lat. discessio, même sens) n. f. Hisl. rom. Sorte de vote usité dans les assemblées du sénat, et qui consistait à se grouper auprès de celui dont on partageait l'avis ; Quand, après la discession, l'opinioîi paraissait douteuse^ on recueillait les suffrages.
DISCHIDES [slci'doss) n. m. Sous-genre de dentalidés, caraciérisô par le pied étroit et cylindrique et par l'oritico postérieur de la coquille portant deux profondes entailles. (Les quelques espèces connues de dischides habitent les mers d'Europe [dischides bifissus] ou sont fossiles dans i'êocène [dischides bilabiatus, dischides brevis].)
DISCHIDIE ou DISCHTDIA [ski] n. f. Genre de plantes, de la famille des asclépiadées-marsdéniées. (Les dischidies sont des herbes rampantes à fleurs pentamôres, petites, blanches on rouges, disposées en cymes. On en connaît vingt espèces, de l'Inde et de l'Océanie.)
DISCHISME [di-slcissm') n. m. Genre de sélaginôes, comprenant huit ou dix espèces de plantes frutescentes, qui croissent au Cap.
DXSCIDE5 {diss-sid') n. m. pi. Groupe de protozoaires rhizopodes, caractérisés par leur squelette discoïde ou lenticulaire, ajouré, contenant une lamelle spirale siliceuse. (Les discides se subdivisent en quatre familles : coccodi.'!cidés, trématodiscidés, discospiïjfdés, Q?nmatodiscidés .) — Un discide.
DISCIFÈRE (diss-sî — du lat. discus, disque, et ferre^ porter) adj. En T. de bot., Qui porto un disque : Apothécie
DISCIFÈHE.
DISCIFLORE (diss-si} — du lat. discus, disque, et /7o5, oris, fleuri adj. En T. do bot., Chez qui les folioles do l'i]ivolucre sont réunies en un disque subarrondi et sublobé.
DISGIFORME {diss-si — du lat. discus, disque, et de formel adj. En T. de bot., Qui est plat et arrondi comme un disque.
DISCIGTNE <diss-sî-jin' — du lat. discus, disque, et du gT- gtinê, femelle) adj. En T. de bot., Qui a son ovaire implanté sur un disque.
DISCINA (diss-si) n. m. Genre de champignons, de l'ordre des discomycètes, caractérisé par des fructitications plus ou moins discoïdes, parfois lobées, brunes; des asquos cylindriques possédant huit spores incolores, elliptiques ou oblongues.
DISCINE ou DISCINA {diss-si)a. f. Genre de molIuscoYdes braohiopo'i.îs éLarJines, famille des discinidés, comprenant des formes suhorbîculaires, à valves coniques et égales. (Los discines habitent les mers chaudes de l'ancien monde, ou sont fossiles du silurien au crétacé ; leur taille est petite.)
DISCINIDÉS Idiss-si) n. m. pi.
Famille de molluscoïdes brachiopodes, caractérisée par la forme ordinairement conique dos val ves, dont la ventrale porte une fenêtre arrondie, par oii passe le pédoncule qui fixe l'animal. (Les discinidés sont répandus dans les mers chaudes et comptent surtout des représentants fossiles dans les terrains paléozoïques. Les genres principaux sont : discina, trematis, paterula, etc.) — Un discinid6.
DISCINOCARIS {disa-si, riss) n. m. Paléont. Genre de crustacés se rapportant aux phyllocardiens, fossiles dans les terrains paloozoïques d'Ancletorro, comprenant des formes assez petites, remarquables parleur boucliorcéphalothoraciquo circulaire, bivalve. (L espèce type est le disçlnocari* Browniana du silurien inférieur d'Ecosse.)
' DXSCIPHANIE {disS'Si, nt) n. f. Genre de ménîspermacées, composé de plantes grimpantes, à larges icuillos trilobées, a fleurs en épis allongés.
Discine : a, dessus; b, dessous.
DISCIPLE {diss-sipl' — lat. dîscîpulus, m^me sens) n. Personne qui est instruite par une autre dans un art ou une science : Un tnaître et ses disciples, ii Personne qui, imbue des doctrines d'un maître, les enseigne à son tour, ou les adopte, ou se modèle sur lui, cherche à lui ressembler: Les panthéistes d'aujourd'hui sont plus ou rnoins des disciples de Hegel. (E. Laboulaye.) — Une disciple de Hosa Bonheur.
— Fig. Partisan zélé : Disciple de la vérité, de la liberté.
— Poétiq. Disciple d'Apollon, Poète. wDisciple de Bacchus, Amateur de bon vin; ivrogne, il Disciple d'Esculape, Médecin.
— Hist. rel. Disciples de Jésus-Christ ou simplem. Disciples, Personnes qui, du vivant de Jésus, s'attachèrent à sa personne et à ses doctrines, il Premiers chrétiens. Il Sectateurs de la doctrine de Jésus, chrétiens. (On dit aussi, dans ce sens. Disciple de l'évangile.) il Chrétien fervent. Il Disciple bien-aimé, Saint Jean l'Evangéliste, celui des apôtres que Jésus aima plus que tous les autres.
— Encycl. Hist. rel. Quoiqu'il n'admît dans son intimité que les douze apôtres, Jésus avait ordinairement autour de lui un groupe d'hommes plus considérable, qui lo suivirent dc|)uis le commencement jusqu'à la fin de son ministère. C étaient, pour la plupart, des pêcheurs de Galilée, hommes simples et de peu d'instruction. Le maître en choisit un.jour soixante-douze, à qui il confia une mission temporaire en Galilée. (Luc, X, 1-24.) Ils devaient n'avoir aucune inquiétude, partir sans bourse et sans besace, guérir les malades et délivrer les possédés. Ils revinrent bientôt pleins de joie : la puissance du maître les avait accompagnés. Parmi les disciples qui suivaient Jésus se trouvaient aussi quelques femmes galiléennes qui avaient été guéries par lui. C'étaient Marie de Magdala (Marie- Madeleine), la pécheresse convertie; Jeanne, femme de Chusa, intendant du roi Hérode, Suzanne et plusieurs autres, « qui l'aidaient de leurs biens » (Luc, VIII, 2-1; XXin, 55). Enfin, en dehors des disciples déclarés, il y avait quelques disciples cachés. Tels le pharisien Nicodème et Joseph d'Arimathie, homme riche, qui, retenu par la crainte des Juifs, ne se déclara lui-même qu'à la mort du maître. Le drame du Calvaire jeta d'abord lo trouble dans le troupeau lidèle; mais, peu à peu, l'assurance et le courage lui revinrent. L'Evangile raconte que Jésus-Christ, ressuscité, se manifesta non seulement aux onze apôtres, mais encore à un certain nombre de disciples. Un jour, en Galilée, cinr] cents le virent, d'après le récit de saint Paul (l. Cor., XV, 6). Son ascension eut lieu devant une véritable foule (Luc, XXIV). Dans cette Eglise naissante on distingua de bonne heure : Matthias, élu bientôt apôtre à la place de Judas; Barnabe, Jean Marc, le futur évangélisto, et les sept diacres. L'enthousiasme persévérant de leur foi, l'exemple de Jésus-CIirist et celui des apôtres, l'attente des grands malheurs suspendus sur Jérusalem comme une menace divine, agissaient sur ces premiers fidèles avec tant de puissance que, pris de dédain pour les choses de la terre, ils pratiquaient librement et spontanément la communauté des niens. La grande persécution qui éclata à Jérusalem après le martyre de saint Etienne dissémina la plupart des disciples dans les campagnes de la Judée et de la Samario et même plus loin, dans la Phénicie, l'île de Chypre et Antioclie. Elle fut suivie de l'entrée des gentils dans l'Eglise. Le centurion Corneille fut baptisé par saint Pierre, et bientôt saint Paul, de persécuteur devenu apôtre, porta l'évangile dans l'Asie Mineure, la Macédoine et la Grèce. Les disciples étaient désormais un peuple; ils prirent à Antiocho le nom de» chrétiens »: l'histoire de l'Eçlise était commencée.
— Syn. Disciple, écolier, élève. Disciple désigne celui qui non seulement reçoit les leçons d'un maître, mais encore adopte sa doctrine, ses idées et cherche à marcher sur ses traces. Ecolier ou élève signifie proprement celui qui va à l'école ou dans un établissement quelconque d'enseignement. Ecolier se dit, de préférence, de l'enfant qui fréquente l'école primaire. Elève représente lo jeune homme comme élevé, formé dans ses mœurs ou dans la pratique d'un art, en même temps qu'il reçoit l'instruction théorique pure. On l'emploie aujourd'hui de préférence à écolier, toutes les fois qu'on veut un peu relever l'idée que donnent également ces deux mots.
— Anton. Maître, professeur.
Disciple (le), roman, par Paul Bourget(l889).— Adrien Sixte, l'illustre philosophe déterministe, a pour disciple Robert Greslou, qui prétend appliquer dans la vie les principes de son maître. Précepteur chez les Jussat-Randon, Greslou, par pure curiosité de psychologue, se fait aimer de la fille du marquis. Prise aux subtils manèges du jeune homme, qui finit par lui jouer la comédie d'un suicide, Cliarlotte se donne, à condition que tous deux meurent ensemble. Mais, le moment venu, Greslou refuse de boire le poison. Charlotte le chasse, et, après avoir tout dit à son frère aîné, elle se tue. Greslou, accusé de meurtre, est traduit devant la cour d'assises ; le frère do Charlotte vient y déclarer son innocence, puis lui loge une balle dans la tête. Sixte a été appelé comme témoin ; devant le cadavre de son disciple, le grand négateur, versant des larmes, éprouve le besoin de prier. La thèse du roman n'est pas très solide, car il n'y a vraiment aucun rapport entre la théorie de Sixte et la conduite do Greslou; on lui a, au surplus, reproché d'aboutir à la subordination de la science à la morale. Néanmoins, le Disciple est une œuvre supérieure. La partie intitulée Confession d'un jeune homme d'aujourd'hui passe à juste titre pour une merveille d'analyse psychologique, et c'est là presque tout le roman.
DISCIPLES DU CHRIST n. m. pi. Association religieuse protestante des Etats-Unis, fondée par Alexandre Campbell, né en Irlande, en 1788, d'un père écossais et d'une mère française.
-- Encycl. En 1809, Campbell émîgra et s'établit en Virginie. II projeta la fusion do toutes les communions protestantes dans une seule Eglise chrétienne, r)ui chercherait à retracer l'image de l'Eglise apostolique. Il ne considérait comme essentiel à la religion du Christ que ce qu'il (-royait être la doctrine et la pratique des temps apostoliques, c'est-à-dire la foi en Jésus-Christ, le baptême par immersion et la cône. Uni d'abord aux baptistes, il se sépara d'eux on 1827, et, en 1830, constitua ses adhérents en Eglise distincte, sous le nom de disciples du Christ. Lorsque Campbell mourut (1866), il comptait plus de quatre cent mille partisans et ce nombre s'élève à près de Jeux millions.
lu — 01
DISCIPLINABLE (diss-si) adj. Qui peut être discipliné, qui se laisse discipliner : 7'el peuple est di.sciplinabliî en Jiaissunt, tel autre ne l'est pas au bout de dix siècles. (J.-J. Rouss.) Il Doux, docile, facile à conduire, n Qui peut être dompté et élevé, en parlant d'un animal : Jl g a des animante d'un naturel si farouche qu'ils ne sont jamais disci- PLiNABLES. (Du Rozoir.)
— Anton. Indisciplinable, rebelle, rétif. DISCIPLINAIRE (diss-si, nèr') adj. Qui a rapport à la
discipline d'une assemblée ou d'un corps ; Jtèglement disciplinaire.
— Milit. Peine disciplinaire. Peines infligées directement auxmilitairos parleurs supérieurs hiérarchiques, paropposition aux peines prononcées par les tribunaux militaires,
— n. m. Nom donné aux militaires des compagnies de discipline, il Lieu où les enfants qui se conduisent mal sont soumis à une discipline particulière.
DISCIPLINAI RE MENT (diss-sl, 7iè) adv. Pour cause de discipline, en vertu des règles de la discipline : Un ordre disciplinairument établi, il En vertu d'une condamnation disciplinaire : Enfermer j)iscn'i.i^\\B.Y,yi^i^T un coupable.
DISCIPLINANT (diss-si, nan), ANTE adj. Qui discipline, qui est propre à discipliner : Cause disciplinante. Vertu disciplinante.
DISCIPLINANTS (diss-si, nan) n. m. pi. Hist. relig. Nom des confréries dont les membres se donnaient mutuellement la discipline. — Un disciplinant.
— Encycl. On peut voir à l'article ascétisme l'ancienneté et le caractère des pratiques de pénitence; la plus usitée de toutes, chez les chrétiens des premiers siècles, fut, certainement, ladiscipline. Elle consistait à se frapper soi-même sur les épaules ou à se laisser frapper par un autre avec une sorte de fouet, formé de lanières de cuir ou de cordes garnies de nœuds. Dans les anciens monastères, la discipline était à la fois une pénitence volontaire et une punition à laquelle les supérieurs les soumettaient pour certaines fautes. C'est sous cette double forme qu'elle figure dans un grand nombre de règles monastiques. En Allemagne, en Italie, en Espagne et dans le midi de la France, des confréries s'organisèrent au xiii^ et au xw" siècle, dont les membres s'engageaient à se donner mutuellementladiscipline.Ces associations de disciplinants ou de flagellants ne tardèrent pas à dégénérer : des scandales se produisirent, que l'autorité ecclésiastique et le pouvoir civil durent réprimer sévèrement. Aujourd'hui, les confréries de disciplinants ont toutes disparu.
DISCIPLINE (diss-si — lat. disciplina, même sens) n. f. Action directrice d'un maître sur les personnes qu'il instruit ou qu'il élève : -£'//-e sous la discipline d'uîi père sévère. Il Soumission ; instruction que l'on acquiert par sa docilité aux leçons d'un maître : Le monde est utie école et im lieu de discipline. (St-Evrcra.) 11 Science, art, ensemble de connaissances : Zenon déclarait inutiles toutes tes littérales disciplines. (Montaigne.) [Vx en ce sens.] 11 Par anal. Influence exercée par quelqu'un dont l'autorité est comparable à celle d'un maître : 5ows la discipline d'Aristote, la philosophie était aride, mais exacte.
— Ensemble de règles tacites ou de règlements écrits, destinés à assurer le bon ordre et la régularité dans un corps, une assemblée, etc. : La discipline d'uti collège, d'un club. La discipline militaire. 11 Observation des mêmes règlements ; bon ordre qui résulte de cette observation : Une armée sans discipline est une arynée perdue.
— Fig. Ensemble de règles qui assurent l'ordre dans lo fonctionnement d'une faculté ou l'accomplissement d'une action : Le travail le plus obstiné ne produit rien sans une discipline qui le dirige et un but qui le féconde. 11 Se dit particulièrement des règles de conduite qui assurent lo maintien des bonnes mœurs : La discipline des mœurs périt. (Mass.)
— Dr. Discipline judiciaire. Celle qui a pour objet les devoirs des magistrats, avocats et officiers ministériels envers leur compagnie, et envers les justiciables. 11 Chambre, Conseil de discipline. Sorte de tribunal institué pour veiller au maintien de la dignité personnelle des membres de certains corps, auxquels leurs fonctions imposent une réserve exceptionnelle : Conseil de discipline de l'ordre des avocats. Chambre de discipline des huissiers.
— Dr. can. Discipline ecclésiastirjue ou simplem. Discipline, Ensemble de règlements formulés par les apôtres, les papes et les conciles, servant de base à la police extérieure et au gouvernement de l'Eglise.
— Milit. Principe au nom duquel est établie la subordination de grade à grade et imposée l'obéissance de l'inférieur à ses supérieurs hiérarchiques, dans tout ce qu'ils lui commandent « pour le bien du service et l'exécution des règlements militaires ". li Discipline du feu, Ensemble des dispositions ordonnées pour assurer la meilleure utilisation possible des munitions dans le combat. Il Conseil de discipline. Conseil que convoque le colonel, pour juger les demandes d'expulsion formulées contre des hommes de son corps. Il Compagnies de discipline. V. comi agnies.
— Rclig. Sorte de fouet, composé do chaînettes ou de cordelettes à nœuds, qui sert d'instrument de pénitence. (V. disciplinants.) Il Coups appliqués avec le même instrument : Se donner la discipline. || Pratitjue de la flagellation volontaire : La discipline était soit une pénitence, soit un exercice de mortification.
— Encycl. Dr. can. 1. Discipline ecclésiastique. On donne ce nom à l'ensemlde des règlements qui concernent le gouvernement de l'Eglise. Dès les premiers temps on voit la discipline s'établir dans les églises. Elle se développa de plus en plus. Les constitutions pontificales et les canons des conciles firent peu à peu un grand nombre de règlements et de lois sur le célibat ecclésiasticiuo, la vie et le costume des prêtres, la liturgie, l'administration des sacrements, la gestion des biens d'église, les tribunaux épiscopaux et les appels au saint-siège. Ainsi fut constituée \'a7icieune discipline. Le concile de Trente, conformant les antiques prescriptions aux nécessités des épociues modernes, fonda la discipline nouvelle. Ainsi, d'après 1 enseignement et la pratique de l'Eglise, ladiscipline ecclésiastique, immuable dans ses fondements qui sont d'un ordre divin, peut varier, et varie en effet, dans les diverses applications qu'elle fait des maximes évangéliques aux besoins changeants des peuples. Les papes en sont les gardiens et les interprètes : c est à eux qu'il appartient do décréter les modifications et d'accorder les dispenses. Au-dessous de la discipline générale, obligatoire pour tous les fidèles, il y a la discipline particulière, propre aux
ditierontos K^lisos, qui forment autant do potitos socitUôs dans layrandu. On appoUn tiisciiiline ntonastiijue rouseiiiblo des rùglos quo lus fondateurs d'ordres ont établies pour leurs religieux avoi; l'approbation du saint-siôgo.
Les K^iises et eouiniunions protestantes entendent par le mot (iisriplim- les riiglemouts de police intérieure auxquels elles uhéisseiit.
L'Eglise grecque-ortbodoxe so gouverne par les eanons des conciles des sept premiers siècles, et en particulier par ceux du concile in Trullo (692).
2. Discipline du secret. On appelle ainsi cotte règle générale d'après laquelle l'KgUse primitive cachait une partie de sa foi et do son culte à ceux qui n'étaient pas hapiisos, pour ôvitor les blasphèmes des païens et les trahisons dos faux frères. Voici en quoi consistait ce secret : l» on no laissait assister les païens et les catéchumènes qu'au commencement de l'oftice (ils devaient so retirer après la prédication); î*" on ne faisait connaître aux catéchumènes qu'après un enseignement de plusieurs années lo texte du Symbole des apôtres, la doctrine et les cérémonies du baptême, le rit do l'eucharistie et le dogme de la présence réelle ; 3" dans les discours publics, on^no faisait à tout ce qui était l'objet du secret que des allusions indirectes. On se contentait, pour ceux qui n'étaient pas baptisés, de formules vagues ou symboliques. D'après 'I^rtullien, la discipline du secret était déjà en vigueur au n* siècle. Saint Justin l'a donc enfreinte sciemment dans sa grande Apologie, pour des motifs d'ordre supérieur. Elle subsista taut qu'il y eut une société païenne dans l'empire, c'est-à-dire jusqu'au vi" siècle.
— BiBLEOGR. : Thomassin, Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise (Bar-le-Duc, 1864-1867).
— Dr. />(sci7)/(;(e/«(//ciaire. Au point de vue delà*/ /scîp/î'ne qui régit les magistrats, il faut distinguer entre les magistrats du parquet et les autres magistrats. Les uns et les autres sont soumis à la réprimande de leurs chefs liiérarcbiques ; mais, au cas de faute grave, tandis que les magistrats du ministère public sont sous le coup de la décision discrétionnaire du garde des sceaux et uniquement passibles de déplacement ou de révocation, les magistrats du siège et les juçes de paix relèvent d'un pouvoir disciplinaire spécial, celui que, aux termes de l'article 14 de la loi du 30 août 1883, exerce la Cour de cassation, toutes cliambres réunies, constituée en cojîseil supérieur de la ynagistrature. Les peines que peut prononcer ce conseil sont ; la censure simple, la censure avec réprimande, la suspension provisoire ou la déchéance des fonctions.
Les greftiers dépendent des présidents et des tribunaux dans lesquels ils siègent.
Les avocats sont justiciables de leurs conseils de discipline ou, à défaut, des tribunaux civils. V. avocat.
En ce qui concerne les officiers publics et ministériels (avoués, notaires, commissaires-priseurs, huissiers), la répression de toute faute contre la discipline appartient â la chambre de discipline, qui existe dans chacune de leurs corporations et aux tribunaux civils.
— Enseiçn. Discipline du corps enseignant. Au point de vue disciplmaire, les instituteurs et les institutrices relèvent du co;i5ei7 rf<^/>rtWe;nenïaZ, qui, pour cause de faute grave dans l'exercice de leurs fonctions, d'inconduiie ou d'immoralité, leur applique la censure, l'interdiction à temps ou absolue, sauf appel devant le conseil supérieur de l'instruction publique. Dans les mémos circonstances, les professeurs des lycées et collèges et des universités, c'est-à-dire tous les fonctionnaires de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur sont justiciables du conseil supérieur, qui peut leur appliquer les mômes pénalités.
DISCIPLINE-DE-EIELIGIEUSE {diss-si,ji'euz') n. f. Nom vulgaire d'une plante ornementale [amarantus caudatus), appelée aussi « quoue-de-renard u.
DISCIPLINEMENT {diss-si, man) n. m. Action do discipliner.
DISCIPLINER idisS'Si) V. a. Former, dresser à la discipline : Discipliner une armée, un collège, ii Rendre docile par l'emploi de moyens énergiques : Discipliner un enfant, un animal, il Plier des objets purement matériels à des lois auxquelles on les soumet pour leur faire produire certains effets : On est parvenu à ihsciplinkr la vapeur.
— Par ext. Régler, mettre de l'ordre dans : Discipliner son travail, c'est le doubler.
— Appliquer des cou^is de discipline à : Discipliner un moine.
— Fig. Plier, soumettre, assujettir : Il est plus facile de dompter les corps que de disciplinhr les esprits.
Discipliné, ée part. pass. du v. Discipliner.
— n. m. Soldat faisant partie d'uno compagnie de discipline : Aller aux disciplinés, il On dit mieux disciplinaire.
.Se disciplinerf v. pp. Etre discipliné, li Devenir discipliné, preudio dos habitudes do discipline, n So soumettre avec docilité, se plier. Il S'appliquer dos coups do ilisciplino : Lacordaire se disciplinait jusqu'au sang, il So donner l'un à l'autre dos coups de discipline.
DISCISSION (disS'Si-si-on — du lat. discissio, formé do dificindfve, supin dtscissum, séparer) n. f. Chir. Lacération, au moyen d'uno aiguille, du cristallin atteint do cataracte, en vue d'en amener la résorption.
DISCirE {diss-sit') ou DISCITES {si-tèss) n. m. Paléont. Sous-gonro do nautiles, comprenant dos formes fossiles dans Te terrain carbonifère et caractérisées par leur coquille discoïde, à largo ombilic, à tours étroits, qiiadrangulaires. (L'espèce type est le discitrs planiturgatus.t
DISCITE JUSTITIAM MONITI ET NON TEMNEBB DIVOS {Apprenez à connaître la justice et n ne pas nicfn-isrr l,-s dieu.r). [Virgile, Enéide, 'Vï, tî20.] Phlôgias, roi de iJéotie, ayant pillé lo tomplo do Delphes, fut précipité par Apollon dans les onfors, et condamné à répéter sans cesse il haute voix cet avcrtissomont : Discite justitiam, etc.
DiSCO ou DiSKO, îln danoise de la mer do Hafiin, sur la rôte oufst du (îroenland, au N.-O. do la grande baie de Disko. Loi;alité iiriucipalo, Oadhavu. Houille.
DISCOBOLE {s/co — du gr. diskobnlos; do diskos, disquo, et ballfin, lancer) n. m. ot adi. Antiq. gr. So disait do l'athlèto qui disputait lo prix du aisque, dans les joux gymniques do la (rrèce.
— Ichtyol. Se dit dos poissons dont les nageoires ventrales HO "réunissent sous la gorgo on forme do ilisque.
— Kncvcl. Antiq. gr. Lo jeu du disquo était fort ancien choz les (i rocs. On donnait lo nom do discoboles auxuthlètos