DISKO — DISPENSE
— Ne plus être, cesser, être détruit, anéanti, passer : Combien de vices et de crimes on ferait disi'ABAÎtku, si l'on parvenait à bannir l'oisiveté et la misère! (Droz.)
— Anton. Apparaître et reparaître.
Disparu, ue part. pass. du v. Disparaître.
— Substautiv. : Las disparus.
— Encycl. Milit. On désigne sous le nom de disparus les militaires dont, en campagne, notamment à la suite d'une aff^aire, on constate l'absonco sans qu'on puisse établir leur acte de décès, en se conformant aux formalités prescrites par la loi. La personne chargée des fonctions d'officier de l'état civil établit, alors, un simple procèsverbal de disparition, indiquant les circonstances dans lesquelles elle s'est produite, ainsi que les présomptions de décès, s'il y a lieu. Ces procès-verbaux sont envoyés au ministre de la guerre, puur être, lo cas échéant, soumis aux tribunaux chargés de prononcer sur la probabilité du décès des intéressés.
Los constatations de disparition sont corroborées, à la fin de la campagne, par les témoignages dos militaires qui rentrent de captivité, et que les conseils d'administration des corps de troupes doivent inviter à déclarer les disparitions par eux constatées, et dont il est, en conséquence, dressé acte sur un registre ad hoc.
DISPARATE {diss — du lat. disparatus, part. pass. de disparare, rendre inégal) adj. Qui ne s'accorde pas, qui contraste d'une façon choquante : Des couleurs disparates. Sentiments disparates, il On écrivait aussi autrefois DisPAKAT au masc.
— n. f. Manque d'harmonie, d'accord; défaut de rapport entre les choses; contraste choquant : La disparatic de goûts et de caractères éclate dès le lendemain du mariage. (Fourier.)
DISPARATE {diss — de l'ospagn. disparate, môme sens) n. f. Incartade, action capricieuse, déraisonnable. [Vieux.] Il On trouve aussi disparadr.
DISPAREIL, EILLE(rf/ss, ivy") adj. Qui n'est pas pareil.
DISPARITÉ [diss — rad. dispair) n. f. Disproportion, contraste; caractère des choses qui diffèrent entre elles : Pour l'amitié, il y a trop de disparité et de disproportion entre un prince et son sujet. (Boiste.)
— Syn. Disparité, difiérence, dissemblance, etc. V. différence.
— Anton. Analogie, conformité, homogénéité, parité, ressemblcince, similitude.
DISPARITION {diss, si-on) n. f. Action de disparaître, de s'éloigner, de fuir, de ne plus se trouver sous la main de quelqu'un : La disparition de la lune derrière les nuayes. La disparition d'un invité; d'un portefeuille.
— Anton. Apparition.
DISPELTOPHORE n. m. Bot. Syn. de menonvillée.
DISPEN DIEU SEMENT {span) adv. D'une façon dispendieuse.
DISPENDIEUX {span-di-eû), EU5E [lat. dispendiosus ; de dis^endere, dépenser] adj. Qui nécessite une grande dépense ; qui occasionne beaucoup de frais ; Train de maison dispendieux. Tout procès est dispendieux.
— Anton. Gratuit, à bon marché, économique.
DISPENSABLE (s/joh) adj. Il Cas dispejisable, Cas pour lequel on peut accorder dispense.
DISPENSAIRE {spayi-sèr' — rad. di<!pense) n. m. Recueil de fornmies pharmaceutiques, il Officine où l'on prépare les médicaments. (Peu us. dans ces deux acceptions.) 11 Etablissement médical, où l'on donne des soins gratuits et des médicaments.
— Encycl. 11 y a trois sortes de dispensaires, destinés : les uns aux malades adultes, les seconds aux enfants, les autres, entin, aux prostituées.
Les dispensaires, déclarés d'utilité publique à Paris depuis 1844, donnent des soins aux malades, et se chargent aussi des opérations chirurgicales et d'accouchement. L'organisation administrative est tout à fait pariiliculière. On donne les médicaments, on vaccine; des consultations gratuites sont non seulement données à dos souscripteurs ou à leurs représentants, mais encore aux personnes inscrites au bureau de charité.
D'autres dispensaires sont exclusivement destinés aux visites sanitaires des tilles de mauvaise vie.
Le dispensaire pour enfants malades, créé en 1875, seri aux enfants de la classe ouvrière, pas assez malados pour être hospitalisés, mais cependant faibles, scrofuleux ou rachitiquos. On a même institué des dispensaires pour les bébés. On y donne des leçons do gymnastique, des aliments, dos consultations.
DISPENSATAIRE {span, 1er') n. et adj. Se dit do la personne qui a reçu une part dans la distribution d'une somme.
DISPENSATEUR {span), TRICE n. Celui, celle qui distribue, qui fait les répartitions : Le dispensateur des aumônes. Un grand ministre est celui qui est le plus sage dispensateur des j'evenus publics. (Montesq.)
— Antiq. rom. Payeur on trésorier militaire, sous les enipereurs romains: Dispensateur de l'armée d'Arménie.
Il Esclave qui était particulièrement chargé des écritures, do la caisse ou do l'intendance d'une maison.
— Encycl. Dr. rom. A Rome, on appelait dispensateur (dispensator) l'osclavo chargé dos payements, soit chez les particuliers, soit dans les services publics, les municipos et les corporations. Sous l'Empire, on on trouve dans tous les services. Dans les provinces, il y avait dos dispensatores pour la caisse do la province, ainsi que pour la perception de certains droits.
DISPENSATIF, IVE {span) adj. Qui dispense : Pouvoir DisPENSATii-' des lois.
DISPENSATION (span, si-on) n. f. Distribution, répartition : DisPKNSATiON équitable. Il Ordonnancement, économie, administration : La dispknsation des choses hu~ nmines. (Mass.)
— Kn T. de pharm., Disposition des diverses stibstanccs dont doit se composer un médicament.
DISPENSE {spanss — rad. dispenser) n. f. Exemption; autorisation qui permet do se soustraire A une rèplo étnblio : Dispbnsk d'Age. Dispknsiî de jeùtw. Dispknsr du maigre. Il Pièce qui constate la dispense, il H émise de ce qui