V. QUOTITÉ
— u. m. Comm. Ce dont on peut disposer; valeurs réalisables plus ou moins immédiatement. (En T. de bourse, le disponible comprend les marchandises à la disposition do l'acheteur, et qu'on peut livrer tout de suite. En comptabilité, les valeurs dispo7îibles comprennent Targent, les effets, les marchandises et les titres. Les valeurs indisponibles sont celles qui sont immobilisées en mobilier, matériel, fonds de commerce, ou qui sont transitoirement engagées en constructions, fabrications, cultures, etc.)
— Anton. Employé, engagé, occupé, pris, indisponible, ea activité.
DISPORE {spor') n. m. Genre de liliacées, comprenant des herbes à feiiillos alternes, à fleurs en cymes latérales, qui croissent dans les Indes orientales, et ont presque toutes été introduites en Europe.
DISPOS {spo — du lat. dispositus ; de disponere, disposer) adj. m. Vif, alerte ; qui est dans de bonnes conditions do santé et d'activité, n En parlant de l'esprit, Favorablement disposé, éveillé, ouvert.
— Rem. Quelt|ues-uns emploient le féminin dispose, qui était usité autrefois.
— Anton. Incommodé, indisposé, maladif.
DISPOSANT [spo-zan), ANTE (rad. disposer) n. Personne
((ui fait uno donation entre vifs ou par testament.
DISPOSER (spo — du préf. dis, et de posera v. a. Arranger, installer, distribuer dans un certain ordre : Disposer drs chaises autour d'une table, des /leurs sur une étagère, des sentinelles autour d'un poste, ii Préparer en vue d'un résultat, approprier à une certaine fin : Disposer uîi théâtre en salle de bal.
— Mottro dans cortafnos dispositions d'esprit : La franchise d'un homme devrait toujours nous i>isim)si:u en sa faveur. Il Mottro on état, proparor pour : Disi'osiin quelqu'un à la mort, il Engager, sollieitor, porter, rendre enclin : Le printemps disposa t'dmeanx douces impressions. (A. Karr).
— En T. do coinm-, Tirer une traite sur un client. (Ou dit aussi kouhniu.) [Le commerçant qui dispose sur un client a soin do l'en prévenir, pour que colui-ci prenne uoto do la souimo qu'il devra payer ù l'écliôanco.]
— PROV. : L'homme propose, et Dieu dispose. V. DiETJ.
— V. n. Proscrire, ordoiuior : La loi ne insi-usi-: que pour /avenir. \\ En stylo admin., on dit : Disposer que : Hèylement qui disposk quh les ouvriers devront, etc.
— Disposer de, Régler l'emploi de, user do : Les miîieurs ne peuvent disposer dk leur bien. \\ Avoir à sa disposition, posséder pour son libre usage : L'mployer toutes les ressoui'ces DONT on peut disposeh. il User do l'aide de ; Disl'OSicz DK moi comme il l'ous plaira. — Fatn. Disposer de quelqu'un comme des choux de son jardin. En disposorsans réserve, en user sans ménagement. — Fig. : iJicu a disposé de lui. Il est mort.
Disposé, ée part. pass. du v. Disposer.
Se disposer, v. pr. P>ro disposé, placé, distribué, ii Ktre préparé, ordonné, arrangé, il Se préparer, se tenir prêt : Se disposer à partir.
— Syn. Disposer, apprêter, préparer. V. APPRÊTER.
DISPOSEUR (diss) n. m. Celui qui dispose.
DISPOSITIF {diss — du lat. dispositus, disposé) n. m. Dr. Disposition d'une loi. |i Partie d'un jugement, d'un décret, d un arrêté, d'une ordonnance, qui énonce la volonté, la décision du législateur ou du jugo : L'absence de dispositif entraîne la nullité du jugement.
— Art railit. Partage d'une troupe en fractions, ayant cnacuno un rôle particulier à remplir pour concourir au mémo but.
— Fortif. Plan suivant lequel un ouvrage est établi.
— Mar. Syu. dcAPPARKiL: Dispositif rfe m/re de feu par l'électricité.
— Phys. ot tochn. Se dit de la manière particulière dont on agence les divers organes d'un appareil, d'une machine (piolconque. il Au ])lur.. Dispositifs de mines, Opérations exécutées pour établir des mines.
— Anton. Points de fait et de droit, considérants. DISPOSITIF, IVE {diss — môme étymol. qu'à l'art.
précéd.) adj. Méd. auc. Préparatoire, qui dispose : Médecine DISPOSinVE.
DISPOSITION [spo, si-on) n. f. Arrangement, manière dont une clioso est disposée, distribuée ; La disposition d'an appartement, des diverses parties d'uîi monument, des choses de ce monde.
— Arrangement préalable, préparatif. (Ne s'emploio qu'au plur.) : Faire ses dispositions, ii Faculté de disposer de son bien ; acte, clause par lesquels on en dispose : Disl'osiTioN testamentaire, il Autorité, pouvoir d'user à son gré : Bien ne nous est moiiis assuré que la di-sposition de nous-mêmes. (M"*" Guizot.) il Intention, dessein : Etre dans la DISPOSITION de partir.
— Etat do santé, manière d'être : Le climat influe sur la DISPOSITION habituelle des corps. (J.-J. Rouss.)
— Fiç. Situation de l'àme, manière actuelle de voir ou do sentir ; penchant, inclination, aptitude: Nous voi/ons toutes choses selon la disposition ou nous sommes. (Boss.)
Il Sentiment dont on est animé à l'égard d'uno personne : Sonder les dispositions de quelqu'un, il Aptitude (en bonne ou mauv. part) ; Avoir des dispositions pour...
— Absolum. (toujours en bonne part). Aptitude à réussir à quelque chose : Enfant qui a des dispositions.
— A la disposition de, Au pouvoir, à la discrétion do : Etre entièrement \ la disposition de quelqu'un. Mettre une somme d'argent k la disposition \>'un ami.
~ Art milit. Mesures prises en vue d'un engagement prochain.
— Comm*. Traite, mandat, tirés sur un commerçant par un autre commerçant, qui se remliourse ainsi do ce que le premier lui doit, et que celui-ci devra payer à l'échéance.
— Dr. Chacun des points réglés par une loi, un jugement, un arrêté, une ordonnance, il Disposition de la loi. Objet môme de la loi, ce qu'elle ordonne, il Disposition d'un jugement. Son dispositif.
— Uist. roni. Roscrit ou réponse d'un empereur au sujet des procès sur lesquels on le consultait, n Comte du trésor des dispositions. Troisième dos surintendants des archives impériales, celui qui avait sous sa garde les livres ou conimontairos des bcnôlices.
— Littér. et rhétor. Arrangement, plan suivant lequel est exécutée une œuvre littéi-airo. il Manière dont on disyjoso les idées dans lo discours : La rhétorique a trois parties: l'invention, la disposition et l'élocution.
— Philos, scolast. Disposition prochaine, Etat prochain dans lequel so trouve uno chose pour revêtir une nouvelle manière d'être,
— Toclmol. A dispositions. Se dit do robes, iupons, etc., dont la garniture ost imprimée dans la robe, lo jupon, etc.
— Syn. Dlspositton, goût, Inclination, penchant, vocation, hii vocation est un attrait que nous offre telle carrière, telle occupation. Disposition so dit surtout par rapport aux enfants et à la manière dont ils répondent au soin qu'on prend do los instruire. Le penchant nous ontraînc^ vers un objet : VincUnation nous y fait tendre seulement. Le goût nous détermine ot nous incite.
DISPROPORTION {diss, si-on — du préf. priv. dis, ot do proportion) n. f. Eiat do choses mal proportionnées, défaut do rapport entre les personnes ou los choses mises ou considérées ensemble : C'est dans la disproportion de nos désirs et de nos facultés que consiste notre mi.ub'e. (J.-J. Rouss.)
DISPROPORTIONNÉ, ÉE {diss, si-o-né — rad. disproportion) adj. Qui n'est pas proportionné : Louanges di.spropob- TioNNKi'ts aux actions.
DISPROPORTIONNEL, ELLE (diss, si-O-nèl' — du préf. priv. dis, et tio proportionnel) adj. Qui n'est point proporlionnol.
DI3PR0P0RTI0NNELLEMENT {dis8 , si-o-nè-le) adv. I)'urm manière dispru[ioniunncdlo.
DISPROPORTIONNÉMENT {diss, si-o-né) adv. D'uno façon dispruportionm'ii^.
DISPROPORTIONNER {diss, si-o-né ^ rad. disproportion) v. a. Mal proportionner; rendre disproportionné : La
DISPOSEUR — DISQUALIFICATION
perspective mal observée dans un tableau disproportionné les objets qui y sont représentés.
DISPUTABLE {spu) adj. Sujet A contcsto ; qui peut ôtro disputé ; Question disputaui.k. (Vieux.)
DISPUTAILLER {spu-ta-ill-é [Il ndl.]) V. n. Fam. Disputer beaucoup et sans résultat.
DISPUTAILLERIE {spu-ta-ille-rî [Il mil.] — rad. disputailleri u. l\ Fam. Dispute longue et vaino : Des dispu-
TAILLKKIKS (/(; dépulês.
DISPUTAILLEUR, EUSE [spu-ta-ill \ll mll.l — rad. disputailler) n. Fam. Personne qui se plaît aux stôrilos ot longues disputes.
DISPUTANT {spu-tan), ANTE adj. Qui dispute : Les parties DlSPUTANTliS.
— Substantiv. : Presque toujours les disputants se confirment dans leur opposition. (Boiste.)
DISPUTATION (spu, si-on — Lit. disputatio, même sens) n. f. Action do disputer, discussion, débat, n Traite en forme de discussion.
— Encvcl. Théol. Le mot disputation, aujourd'hui tombé ■ en désuétude, désignait, au xvi* siècle, une discussion publique sur un sujet presoue toinours emprunté aux questions brûlantes do la théologie. Ces joutes avaient lieu entre des ministres protestants d'une part, et des moines ou prêtres d autre part; elles portaient sur des thèses fixées à l'avance et avaient pour témoins des foules immenses. Les plus célèbres sont celles de Berne {janv. 1528), de Siis, dans l'Engadine (1537), de Metz (1543), de Locarno (1548). Au XIX* siècle, il y a eu à Genève, le 4 mai 18G9, une disputation analogue à celles du xvi* siècle, entre Ed. Barde et F. Buisson : le premier représentant le protestantisme orthodoxe, ot le second le protestantisme libéral.
DISPUTE {diss — rad. disputer) n. f. Débat contradictoire entre deux ou plusieurs personnes : Le but de la dispute ou de la discussion 7ie doit pas être la victoire, mais l'amélioration. (J. Joubert.) il Discussion dans un endroit public sur une thèse donnée : Disputks théologiques en Sorhonne. Il Lutte d'émulation pour obtenir quelque chose : La dispute f/e la victoire. (Tous ces sens ont vieilli.) n Querelle, altercation : Dispute rie cabaret.
— Action de disputer une chose :Z.a disputi-; delavictoire.
— Loc. div. Etre en dispute : 1"» Avoir une discussion: 2" Faire l'objet d'une discussion; 3" Se disputer, il Esprit de dispute. Inclination à discuter sur des questions subtiles. Il Dispute de ynots, Discussion sur uno distinction do mots. Il tiors de dispute, Incontestable.
— Syn. Dispute, altercation, contestation, débat. V. altercation.
— Allcs. aiST. : Disputes byzantines. V. discussion.
Dispute de Jésus avec les docteurs (la) ou la
Dispute dans le temple. Icouogr. Cotte si^ône, que l'on intilule encore : Jésus enfant dans le temple, Jésus parmi les docteurs, Jésus disputant avec les docteurs, a été souvent représentée par les artistes, notamment par Giotto (petite peinture en détrempe appartenant à l'Académie des beauxarts de Florence), par un peintre de l'école de Dosso Dossi (Dresde), par Léonard de Vinci (galerie Aldobrandini, à Rome), par Bern. Luini (National Gallery, à Londresl, par Jean d'Udine (pinacothèque de Venise), par P. Véronèso (musée de Maarid), par lo Caravage (Offices do Florence ; Musée artistique et historique do Vienne ; collection Barry, à Londres; palais royal, à Naples), par Andréa tlcl Sarto (palais Pitti), par Ribera (Musée artistique et historique do Vienne) ; etc.
Dispute du saint sacrement (la) ou la Théologie, célèbre fresque de Raphaël, dans la chambre de la Signa-
latino : à droite, saint Augustin ot saint Ambroise, rovétus de leurs habits épisconaux; à gauche, saint Jérôme, absorbé dans la lecture dos livres sacrés, et saint Grégoire lo Grand, coilTo do la tiare et dont los ,yeux sont levés vers lo ciel. A côté do saint Ambroise est Piorro Lombard, ôvôquo de Paris, dont la science théologiquo a résumé les travaux des Pèros do l'Eglise; derrière lui, on voit Duns Scot ( le Docteur subtil). Le papo qui so tient sur la première marche de l'autol est Innocent III, l'autour, selon certains, du Veni Creator et du Stahal Mater, et lo cardinal, dont la robe rouge tranche si vivomonl sur le fond, est saint Bonaventuro (le Docteur soraphique). Viennent ensuite le pape saint Anaclet, martyr, un des ardents confesseurs de l'Eucharistie, et saint 'Thomas d'Aquin (le Docteur angélique), en costume nionat^al. Par derrière, on entrevoit la teto émaoiée du Dante, couronnée do lauriers. — Le Louvre possède uno eopio do la Dispute du saint sacrement, peinte par Ticrsonnicr.
DISPUTER {diss — lat. disputare, même sons) v. n. Avoir une discussion ; débattre contradictoirement un point quelconque : Disputer du talent d'un auteur. Disputer sur une question religieuse, il Se quereller, avoir une altercation.
— Loc. div. Disputer de. Lutter, rivaliser do : J'ai encore r:i dans mon enfance des magistrats disputer D'élégance et de futilité avec les gens de cour. (M"« de Rémusat.)
Il Disputer si, Disputer la question de savoir si. n Ne pas disputer que {avec le subjonctif), Ne pas contester que. Il Disputer à (suivi d'un inlinitifj. Entrer en rivalité pour. Il Disputer que, Soutenir que.
— Loc. PROV. : Disputer sur la pointe d'une aiguille. V. AIGUILLE. Il Disputer de la chape à l'évêque. V. chape.
— pRov. littér. : Des goûts et des couleurs, il no faut i>as disputer. V. de gustibus et coloriiids...
— V. a. Contester, faire l'objet d'un débat : Disputer le talent d'un peintre, la renommée d'im poète, n Revendiquer, chercher à conquérir, à obtenir par la lutte : Le courage DISPUTE la bataille. (J.'de Maistre.)
— Fig. Disputer le terrain, Soutenir vivement son opinion.
— Pop. Disputer quelqu'un, Le quereller, lo gourmander.
— Le disputer à ou ai'ec, Lutter, rivaliser avec : Le disputer en beauté avec Quelqu'un. Thèbes hE pouvait disvv- TER AUX plus belles villes de l'univers. (Boss.)
— Disputer le vent. Mar. Se dit d'un bâtiment qui manœuvre pour s élever au vent d'un autre.
Se disputer, v. pr Etre disputé, ii Etre en dispute, se quereller, ii Disputer 1 un à l'autre, lutter à qui obtiendra.
— Allus. mtthol. : Se disputer les armes d'Achille, Allusion à la lutte qui s'établit entre Ajax ot Ulysse pour la possession des armes d'Achille après la mort 'du héros. Les deux rivaux 6rent valoir leurs droits devant tous les chefs grecs assemblés. Ajax vanta sa vaillance, qui lui donnait le premier rang après Achille ; mais Ulysse l'emporta par son éloquence persuasive. Ajax, furieux, en perdit la raison, et se perça do son épôo. On fait allusion à ce démêlé homérique pour caractériser l'ardeur qu'apportent deux adversaires, deux partis, à s'approprier les dépouilles, la succession d'un grand homme.
DISPUTEUR, EUSE {diss) n. Personne qui dispute, qui aime à disputer : L'n disputeur infatigable. Les Grecs, Disi'UTEURs subtils. 11 On a dit jadis displtatkur, TRICK.
— adj. Qui aime à disputer : Enfant disputeur. DISQUALIFICATION {ska, si-on) a. f. Turf. Action de
disqualilier ; déclaration d'incapacité do courir, mise hors do concours ; résultat de cette action : Les causes de disyUALiFiCATiON d uji ckcval sont : s'il a été engagé sous une
L^i l>b[>iito du saint sacrement, d'après RaphaOl.
tnro, au "Vatican. Cotto peinture représonto un concile imacinaire, uno réunion icléalo des Pères et dos docteurs do rKgliso (|ui ont pris part aux controverses théologiquos sur l'Eucharistie, réunion quo président, du haut du oiri, 1ns patriarches, los apôtros, la Viorgo ot Dieu lui mi^me. Dans lu partie infériouro du tableau, un autel élevé do trois deprés supporte le saint sarremtMit. renforiné dans un soleil d'or. Do chaiiuo côté sont rangés los Pèros de l'Eglise
fausse désignation ; si les enlrées et ies forfaits de ta course, OH d'autres courses où il aurait été engagé, ne sont pas payés î s'il est di), dans ta même course, des entrées ou forfaits pour chevau.r appartenant à son ;)ro/)n'(*Mïr'(î. H Par oxt. S emploie en parlant d'un homme mû, d'uno façon quelconque» a démérité, n'est plus dîpno uo ses pairs : L'usage de ta main gauche sur le terrain, pour parer les coups de l'advci> saire, est un cas de discjualification.