V. sPiccTRE solaire
— Zool. Dune façon générale, le mot disque désigne la région centrale de toute partie du corps d'un animal, lorsiju'clle s'étend en surface. (Le disque de l'aile des insectes est le milieu de cet organe, qu'il soit une aile non modifiée, ou un élytre.)
— E.N'CYcL. Aniiq. On donnait le nom de disque à un gros palet rond, primitivement de pierre ou de fer, plus tard de bronze, que les anciens s'exerçaient à lancer à de grandes distances. Le jeu du disque remonte à une haute antiquité. Il est mentionné dans les poèmes homériques et les plus vieilles traditions : c'est en jouant au disque nue Hyacinthe fut tué par Apollon, Crocos par Hermès, Acrisios par Persée. Le disque des Grecs était très pesant et
f>oli. L'athlète qui se préparait à e lancer, le roulait dans la pous- Disque (jeux)
sière. Puis, la jambe droite en
avant, la jambe gauche on arrière, les genoux plies, le corps penché, il élevait le liras droit le plus haut possible, et lui faisait décrire un mouvement rotatoire au moment de lâcher le disaue. Telle est l'attitude u discobole de Myron. L'athlète qui avait lancé son disque le plus loin gagnait le prix. Cet exercice figurait dans tous les jeux gymniques de la Grèce, et faisait partie du pcntathlo.
U est resté en honneur jusqu'à l'époque romaine. Nous possédons des disques votifs, avec figures au trait. Par extension, on donnait te nom lie « disque n (grec î'.-jxoç, latin discus) à une foute d'objets circutairos :
plateaux, bassins, assiettes, miroirs, cadrans solaires, etc.
— Bot. On appelle disque, dans la fleur, un corps charnu et glanduleux, ordinairement jaunâtre, qui lais.so exsuder à sa surface un liquide sucré, et qui n'est constitué directomont aux dépens d'aucun des verticilles floraux. U est ordinairement situé entre landrocée et le pistil. Tantôt il est formé de plusieurs tubercules indépendants
A, disque ortliochromatiqiie.
Disque votif.
Disques
. Electrique de Hall ; — de Garret ; — 5
en nombre égal à celui des pétales opposés (joubarbe) ou alternes (vigne) avec eux; tantôt il est représenté par une masse unique, qui prend une symétrie bilatérale dans ses fleurs zygomorphes, qu'elle soit située à la partie postérieure do la fleur (réséda), ou à sa partie antérieure (labiées).
Le disque n'est qu'une forme particulière des nectaires, dont il partage le rôle : c'est un magasin de matière sucrée, que la plante consomme pour d. Disque (caroubierj. la maturation du fruit et de la graine.
— Ch. de f. Les disques ou disques signaux servent â protéger les stations. Ou les divise en disques à distance et en disques d'arrêt absolu. Les premiers, qu'avec le block st/stem le mécanicien peut franchir, tout en diminuant
considérablement la
vitesse du train, se composent d'un discjue métallique peint d un côté en rouge et , de l'autre côté, on blanc.
Ce disque, qui peut tourner sur lui-même, se trouve placé au sommet d'un mât métallique. Le côté rouge, tourné parallèlement à la voie, indique que celle-ci est libre et, perpendiculairement, qu'elle est bloquée. De nuit, le disque porte une lanterne qui tourne avec lui ; elle est munie do trois verres, dontdeux blancs, fixés sur les côtés parallèles, et un rouge placé sur la face; la lumière blanche indique f|Uo le passage est libre, la lumière rouge commande l'arrêt.
Le disque d'arrêt absolu a, en général, une forme carrée ; il est peint sur chaque face en damier blanc et rouge. A la hauteur de ce disque se trouve disposé un pétard, qui manœuvre concurremment avec le signal. Sous aucun prétexte, le mécanicien ne doit forcer le passage de ce genre do disque. La détonation produite par le passage des roues de la locomotive sur le pétard lui rappelle, en cas d'oubli ou d'inattention, que la voie est bloquée. Ces divers disques se manœuvrent mécaniquement, ou électriquement; ils sont munis d'appareils accessoires appelés compensateurs et contràleni's de fonctionnement. Les premiers remédient à la dilataiion des fils qui font mouvoir les disques; les seconds indiquent à l'agent manœuvrant le disque à distance que celui-ci a fonctionné. Il existe également des disques indiquant les aiguillages, les bifurcations, croisements do voie, etc. V. CHKMiN de fer.
— Liturg. anc. \jQ% disques, ti\ langage liturgique, étaient dits crucift-rcs. On les considère aujourd'hui comme une variété de flabellum ou emouchoir qui devint, dans l'Eglise latine, un Insigne épisoopal et pontifical, un reliquaire, une dépendance des châsses. Leur souvenir même semble perliu au xvi* siècle. Il en existe toutefois des spécimens dans les trésors de diverses églises et dans quelques musées.
DISQUE-SCIE n. m.
Techn. V. slie.
DISQUISITION {ski, si-on — lat. disquisitio; de disquirere, rechercher) n. f. Investigation, recherche : Mil- Ion ayant éirit en latin la plupart de ses dis- QUisiTioNS, elles restèrent inaccessibles à la futile. (Chateaubr.)
Disraeli ou d'Is- RAELI (Isaac), écrivain anglais, né à EnfieM en 1766, mort en 1848. Fils unique d'un négociant Israélite qui s'était établi en Angleterre sous George II, il reçut une excellente éducation. Après un séjour en Hollande et en France, il rentra dans sou pays natal et se voua à la carrière des lettres; il s'occupa surtout do critique et d'histoire. Il a quelques traits communs avec Beyle ; bien qu'il lui suit inférieur en logique et en précision, il lui est, cependant, supérieur par le charme du style. Ses principales œuvres sont : Abus de (a s'fiire (1788), pamphlet anonyme dirigé contre Peter Pindar; Curiosités de lu liUéra'ture (1791, 1793, 1823), intéressant recueil d'anecdotes et de faits peu connus; des poèmes narratifs; quelques romans; un Essai sur le caractère delà littérature (181G), son meilleur ouvrage ; Défense du caractère de Jacques I" {\^\(S]; Commentaires sur la vie de Charles I" (1828-1831) ; Aménités de la littérature (1840). Ses œuvres complètes ont été publiées (1849i.STii et 1858-1859) parsonfîls, lordBeaconsfield, qui y joignit une intéressante notice biographique. Les Curiosités de la hltératurr. furent traduites en français par Bertin (1809).
Disraeli (Benjamin). V. Beaconsfibld.
DISRESPECTUEUX (di-srè-spè-ktu-eû), EUSE [du préf. pnv. dis, et de respectueux] adj. Qui n'a point de respect, : C.i-t homme si DiSRKSPKcruEUX de la postérité. (Didier.) (Iiiiis.; Il On dit mieux iiiRKsn-XTUKUx, nusii.
DISRUPTIF, IVE idiss — du lat. disrumpere, supin disruptum, éclater) adj. Qui éclate. [Se dit do la décharge électrique avec étincelle, lorsque cette décharge dépense la plus grande partie de l'énergie disponible] : Décharge
UISKUPTIVE.
DISRUPTION idi-srup-sJ-on -— rad. disruptif) n. f. Chir. Fracture, dilatation brusque d'un rétrécissement. (Peu us.)
DISS n. m. Nom arabe de Yarundo, employé en sparterie.
DiSS, ville d'Angleterre (comté de Nurtollt), sur le fleuve cotier Waveney; 3.8U0 hab. Fabrique de toiles.
DiSSA, ville de l'Inde anglaise (Goudjerat [Etat de Gaikovar]), sur la Banas du Sud, tributaire du Hann de Katch; 13.000 hab.
DISSATISFACTION [sfa-ksl-on -~ du préf. priv. dis, et de satisfaction) u. f. Absence de satisfaction, mécontentement.
DiSSAY ou DisSAIS, comm. de la ■Vienne, arr. et à 14 kil. de Poitiers, sur le Clain ; 1.129 hab. Ch. de f. P.-L,-M. Vin rouge. Château bâti par Pierre d'Amboise.
. Indicateur d'aîp^ Iadicat>.-ur de direclioa ; ■
— 3. D'arrêt h distance ; -
- G. D'arrct absolu.
. Electrique
Disque liturgique
DiSSAY-SOUS-GOURCILLON, comm. de laSarthe, arr. et à 43 kilom. de Saïut-Calais, au confluent de l'Escotais et du Vendeuvre, affluents du Loir; 1.290 hab. Ch. de f. Orléans. Eglise du xiï* siècle. Cliâteau ruiné de Courciilon. — l'atrio de Dangeau.
DISSÉCABLE adj. Qui peut être disséqué.
DISSECTEUR (sè-kteur') n. m. Celui qui dissèque les cadavres ; Un dissecteur habile.
DISSECTION {sè-ksî-on'j n. f. Action de dissétjuer, do séparer, de mettre en évidence les parties constituantes d'un corps organisé, en enlevant ou lacérant les tissus qui les unissent ou les recouvrent : DissECTiOiS d'wi cadavre. Dissection d'un muscle.
— Fig. Recherche, analyse, investigation scrupuleuse.
— Encycl. La dissection est une des branches les plus importantes des études zoologiques. Toutes les notions exactes que nous possédons sur l'anatoniie de l'homme et des autres animaux, sur le rôle physiologique des organes, sont dues à la dissection. Les Asclépiades et Hippocrate lui-même se bornèrent, probablement, à la dissection des animaux. Aristote, qui vint ensuite, charg:é par Alexandre d un travail immense sur les animaux, en disséqua un grand nombre. Dans le même siècle, Hérophile (307 av. J.-C.) et Krasistrate (304), fondateurs de l'école d'Alexandrie, obtinrent des Ptolémées l'autorisation d'ouvrir les cadavres humains. La dissection fut interdite par les Romains. Quelques hommes seulement chez les Grecs : Rufus, Marinus, Soranus et Arétée, continuèrent les traditions de L'école d'Alexandrie.
Galien (131 de l'ère chrétienne) no disséqua point de cadavres d'hommes, mais d'un grand nomhre d'animaux s'en rap])rochant beaucoup par leur conformation, des singes surtout. Il lit des vivisections et fut le père de la physiologie expérimentale. Les médecins de l'école arabe ne disséquèrent pas. Il faut descendre jusqu'à l'an 1315 après J.-C. pour trouver Mondini de Luzzi, le restaurateur de l'anatoniie, qui, le premier, disséqua en public deux cadavres de femmes et publia un traité orné de planches faites d'après nature. Enfin, le xvr siècle vit en Italie les travaux anatomiques remis en honneur parmi les savants, mais non sans péril, ainsi que le montre l'aventure de Vésale. Fallope, son élève, attacha son nom à de brillantes découvertes. Il raconte que, lorsque les anatomistes manquaient de sujets, on leur livrait des criminels qu'ils faisaient périr avec de l'opium, pour les disséquer ensuite. Eustachi étudia comparativement les mêmes organes chez riiommo et chez les animaux, et l'on vit naiire, en même temps, Vanatomie comparée, Yanalomie pathologique et ïanatomie de texture.
La dissection du corps humain passait encore pour un sacrilège au commencement du règne de François I"", et l'empereur Charles-Quint fit consulter les théologiens do Salamanque pour savoir si l'on pouvait, en conscience, disséquer, le corps d'un homme mort. Les théologiens se prononcèrent pour la négative.
L'amphithéâtre de Montpellier avait été fondé en 1556, mais ce no fut que longtemps après (1576) que la dissection des suppliciés fut autorisée à Paris.
Riolan imagina l'insufflation et donna à son procédé le nom d'uanatomie pneumatique» ; Ruysch injectait dans les vaisseaux non seulement des liquides colorés, pénétrants et solidifiables, destinés à démontrer leur trajet et la distribution de leurs moindres rameaux, mais encore dos liquides conservateurs. C'est dire que les procédés de dissection étaient déjà fort perfectionnés.
Aujourd'hui, toutes les écoles de médecine de Franco et do l'étranger ont leur salle de dissection, et les élèves doivent disséquer, dès la première année de leurs études médicales. Les sujets sont fournis par les hôpitaux, dont l'administration livre aux études anatomiciues une partie des corps (]ui n'ont pas été réclames.
Un grand nombre de préparations faites par des anatomistes habiles ou données dans les concours sont conservées dans des musées spéciaux, dont les plus remarquables,
Dîsscmioatiou :
à Paris, sont lo rausôo Orfila, lo musée Dupuytron et les galeries de zoologie 'tu Jarilin dos Plantes.
La dissection des cadavres u'est pas sans danger, et los piqûres peuvent ôtro mortelles. Il importe de faire saigner ahondammont et nidmo qnolnuefois d'ouvrir la piaie pour t^liminor les substances virulentes qui ont pu ôlre introduites et de faire un pansement antiseptique.
DISSEMBLABLE [san — du préf. priv. dis, et de semblable) adj. Qui n'est point semblable, pareil, qui diffère : Les mœurs sont plus dissemblables que les visages. (Boss.) [On liit dissemblable à, et dissemblable de.]
-— Fig- Qui ne so ressemble pas à lui-m(^mo, qui est mobile, changeant : Les hoitimes sont souvent disskmblables d'eux-mêmes.
— Substantiv. Hist. relig. Nom oui fut donné aux ariens, parce qu'ils prétondaient que le verbe était, en tout, dissemblable du Père.
DISSEMBLABLEMENT (san) adv. D'une manière dissemblable, ditïérente.
DISSEMBLANCE {san-blanss~ T^d, dissembler) n. f. Défaut de ressemblance.
— Syn. Différence, disparité, etc. V. différence. ^ .Anton. Ressemblance.
DISSEMBLANT [san-blan], ANTE adj. Qui n'est point semblable : Le Lapon et le nègre, si dissemblaiNTs entre eux, peuvent cependant s'unir ensemble et se propager en commun. (Buff.) [Peu us.]
DISSEMBLER [san — du préf. priv. dis, et de sembler] V. n. Ne pas être semblable, différer. (Peu usité.)
DISSÉMINATEUR, TRICE n. et adj. Qui dissémine.
DISSÉMINATION {5i-o«)n.f. Bot. Dispersion des graines sur la terre, à l'époque de leur maturité.
— Par ext. : Dissémination des idées. Dissémination des Européens sur le globe.
— Encycl. Tantôt la graine sort du fruit avant d'être entraînée {fruits déhiscents) ; tantôt elle est entraînée en même temps que le fruit lui-môme, avec lequel elle fait corps (fruits indéhiscents}. Les
causes de la disséminât io7i peu- g' "
vent être intrinsèques : le phénomène même de la déhiscence peut projeter les graines à de grandes distances (fruits charnus à'ecballium elaterium, d'impatiens nolitangere; fruits secs de géranium, d'aura crepitans, etc.). Mais elles sont surtout extririsèques. L'action du vent se fait sentir sur les fruitsauxquels adhèrent de larges bractées (charme, tilleul), sur les
fruits ailés (érable) ou pourvus t. EMlum; 2. Impatiens. d'aigrettes (laitue), sur les graines
surmontées d"aigrettes(épilobe). Darwin a montré jusqu'où peut aller la résistance du pouvoir germinatif à une immersion prolongée dans l'eau, même l'eau de mer, et ainsi s'explique le rôle considérable que jouent les cours d'eau ou les courants marins dans la dissémination de certaines espèces. Les êtres vivants disséminent aussi beaucoup d'espèces : les oiseaux, granivores surtout, dispersent de préférence les fruits charnus et les akènes ; certains fruits à appendices crochus (bardane, benoîte) se fixent à la toison des mammifères. Enfin, citons le transport des marchandises par l'homme ; les graines d'erigero/i Canadense sont venues du Canada en France avec des matières d'emballaçe; puis 1" " herbe des Français » a été transportée en Allemagne par les armées de l'Empire.
DISSÉMINEMENT (man) n. m. Etat de ce qui est disséminé ; action de se disséminer: La Révolution produisit un DissÉMiNEMENT général des ouvriers.
DISSÉMINER (lat. disseminare; du préf. dis, et de seminare, semer) v. a. Semer de place en place : Le vent dissémine les graines de certains végétaux, il Par ext. Répandre en différents endroits : Disséminer ses troupes dans un patis. 11 Propager : Disséminer ses idées.
Disséminé, ée part. pass. du v. Disséminer.
Se disséminer, v. pr. Etre disséminé, semé çà et là. Il Se répandre.
— Anton. Agglomérer, centraliser, concentrer, raesembler, réunir.
DISSENSION {san — lat. dissensio ; du préf. dis, et de senttre, être d'avis) n. f. Opposition d'avis, de sentiments; querelle, discorde : Dissensions domestiques, ciinles. Pcj'sonne ne gagne au.r dissensions politiques. (Grimm.) Il Dissensions intestines. Dissensions qui troublent la tranquillité intérieure d'un pays.
— Syn. DlaBension, dissentiment. Il y a dissentiment dbs quo la manière de penser ou do sentir n'est pas la môme : la dissension commence lorsque le dissentiment so manifeste au dehors par dos actions ou par dos paroles plus oti moins vives.
— Anton. Accord, concert, concorde, harmonie, bonne intelligence, union.
DISSENT [sèn't' — mot angl.) n. m. Ensemble dos sectes qui so séparent d'une Eglise établie.
DISSENTER (sèn'-teur' — du v. angl. dissent, être d'avis opposé) n. m. Hist. relig. Nom par lequel on désigne tous los chrétiens, habitant l'Angleterre, qui n'appartiennent pas à l'Eglise anglicane.
~ Encycl. V. dissident.
OIS8ENTÉRISME {san, rissm' — rad. dissenter) n. m. Hist. relig. Etat ou ensemble des opinions dos chrétiens anglais qui ne reconnaissent pas l'Eglise anglicane.
DISSENTIMENT {san, 77ian) n. m. Différence, diversité, opf.o.sition dans les avis, les opinions : Les dissentiments font naître les dissensions. (Boiste.)
— Anton. Assentiment.
DISSENTIR (san — du lat. dissentire, mAme sens) v. n. Avoir uiio manière dépenser différente do celle d'an autre. DISSÉPALE adj. Bot. .Syn. de disépale.
DISSÉQUANT (kati), ANTE [rad. disséquer] adj. So dit do certaines airections dans lesquelles los tissus offrent l'aspect quo leur donnerait la dissection : Anévris/nc disséquant.
DISSÉQUER fké — du préf. lat. dis, et de seeare, couper.
Change '' on '"• devant une syllabe muette : Je dissèque.
Qu'ils dissèquent; excepté au fut. de l'ind. et au condit. prés. : Je aisséqnerai. Tu disséquerais) v. a. Anat. Ouvrir IbS différentes parties d'un corps organisé, pour on étudier l'organisme : Disséquer un cadavre, un bras, une tête, une fleur.
— Par oxt. Diviser, décomposer : Le prisme, qui dissèque la lu7Jîière... (Hivarol.)
— Fiç. Analyser, étudier dans le détail : Disséquer une (puvre Itttéraii-e. Disséquer un philosophe.
— Fam. Rançonner, écorcher, dépouiller : Hôtelier qui dissèque les voyageurs.
Disséqué, ée part. ^ass. du v. Disséquer.
— Bot. Se dit dos teuillos profondément découpées et de quelques plantes qui ont des fouilles de ce genre.
Se disséquer, v. pr. Etre disséqué ; Les corps se dissèquknt rt l'aide au scalpel.
— Fig. Se mettre à découvert, s'offrir soi-même à la crilique.
DISSÉQUEUR {keur'), EUSE n. et adj. Se dit d'une personne qui pratique la dissection : Un habile disséqueur. Il On dit plus ordinairem. dissecteur, trice.
— Fig. Personne qui se livre à dos analyses minutieuses.
— adj. : M. Dumas possède un style sec et DissÊQtJEUR. (A. Daudet.)
DISSERTATEUR {sèr') n. Celui, celle qui disserte, qui aime à faire des dissertations, n On dit aussi disserteur.
— Adjectiv. : Un critique dissertateur.
DISSERTATir, IVE {sèr') adj. Qui tient de la dissertation ; qui a rapport à la dissertation : Méthode disserta-