VANTES
GOADMINISTRATEDR {stra) n. m. Celui qui administre avec un ou plusieurs autres.
COADNATION {si-on — rad. coadné) n. f. Bot. Etat des feuilles coadnées-
— Physiol. Adhérence de certaines parties, de certains organes : La coadnation des paupières.
COADNÉ, ÉE (du lat. coadunatus, assemblé, réuni) adj. Bot. Se dit des parties adhérentes entre elles et développées ensemble.
GOAGE laf) n. m. Ane. coût. Entretien des quais et des pavés. Il Impôt établi pour pourvoir à cet entretien.
COAGUUVBILITÉ n. f. Propriété qu'ont certaines substances de se coaguler : La coagulabilité du sang.
COAGDU^LE adj. Qui peut être coagulé, qui a la propriété de se coaguler : L'albumine est coagulabi.e.
COAGULANT {lan), ANTE adj. Qui a la propriété de coa^ler : La présure est une substance coagulante.
— n. m. Substance qui coagule d'autres substances: Le tanin est te coagijlant de la gélatine. (Cadet de Gassicoort.)
COAGULATEUR, TRICE adj. Qui produit la coagulation : L'effet COAGULATEUR de l'eau-de-vie. (Raspail.)
COAGULATION [si-on) n. f. Etat d'une substance coagulée, action par laquelle elle se coagule : Lorsque le lait se caille, lorsque le blanc d'œuf se prend en. masse par la chaleur, il t'opère une coagulation. (Cadet de Gassicotirt.)
COAGULER (du lat. coagulum, lait caillé) v. a. Cailler, figer, faire qu'un© matière so sépare de sa solution aqueuse : L'alcool a la propriété de coaguler l'albumine.
Se coaguler, v. pr. Devenir coagulé et se prendre sous forme do gelée plus ou moins consistante.
COAGULUM {lom' — mot lat.) n. m. Masso de substance coagTiléo : L'n coagulum de sang. Les acides mêlés au lait forment un coagulum. (Acad.) il Substance qui produit la coagulation : La présure est un coagulum au lait.
COAHUATUTLA, bouFÇ du Mexioue (Etat do Guerrero), sur un aftluont du rio côtier de las Balsas ; 4.500 bab.
COAZLLE (koua-iW [Il mil.]) n. f. Laine de qualité inférieure, provenant do la qucuo do l'animal, il On dit aussi
QUAILLE, ou ÉQCAILLE.
COAILLER {koua-illé [H mil.]) v. n. Se dit des chiens quand ils quêtent la queue haute.
COAITA {ko-é) d. m. Espèce de singe américain, nommé aussi alouate, appartenant au genre mycetet, vulgairement hurleur.
GOALSROOKDALE , village d'Angleterre (comté do Salop [Sbropshiro]), sur le Severn ; 1.800 hab. Mines de houille et de fer, carrières ; hauts fourneaux et forges.
GOALCOMAN, ville du Mexique (Etat do Micboacan), spr le flftuvn côtior Tojupan ; 5.500 hab. Mines d'or, d'argent et do fer. — Ch.-I. d'un district peuplé de 8.500 hab.
COAL CrxxK, village des Etats-Unis (Etat de Tcncesftce [comté d'Andorsonj), sur I© Coal Creek, affluent du
Tennessee par le Clinch; 2.560 hab. Gisements de charbon, do fer ut de zinc.
COALESCENCE {lé-sanss — du lat. coalescere, se souder) n. f. Pathûl. Adhérence des parties qui étaient divisées par accident ou naturellement.
— Graram. Réunion de deux ou plusieurs mots pour en former un seul : Dans les langues à flexion, la coalescknce ou force de rapprochement est devenue assez énergique pour donner naissance à un tout (yidissoluble appelé « mot n . (A.Maury.)
COALESCENT {lé-san), ENTE [du lat. coalescens, soudé] adj. Hist. nat. Qui ne forme qu'une seule pièce.
— Bot. Se dit des bractées qui sont soudées avec le pédoncule.
COALISATION (za-si-on) n. f. Action de coaliser ou de se coaliser, ii Etats coalisés. (On dit plus souv. coalition.) COALISER V. a. Liguer, engager dans une coalition. COcilisé, ée part, passé du v. Coaliser.
— n. et adj. Membre d'une coalition : Les coalisés. Puissances coalisées.
Se coaliser. V. pr. S'engager dans une coalition; unir ses efi'orts ; Les ouvriers se coalisent pour obtenir une augmentation de salaire. (Blanqui.)
COALITION {si-on — du lat. coalescere. se souder) n. f. Ligue de puissances ou de partis qui s'unissent powr agir en commun contre quelqu'un : Presque toutes les coalitions on/ eu pour o6;'ei l'iniquité et ta guerre. (Guizot.) il Association de personnes qui s'entendent pour exercer une pression commune : Les coalitions d'ouvriers. — Fig. Association morale : Une coalition monstrueuse entre l'intrigue et la probité. (Mirab.)
— Hist. nat. Soudure de parties qui étaient séparées auparavant.
— Politiq. Ministère de ccalilion, Ministère fourni par une coalition de partis qui, par leur accord, ont renversé le ministère précédent : Le vice originel de tout ministère DE coalition, c'est le défaut d'unité.
— Encycl. Hist. On a particulièrement donné le nom de coalitions à des ligues formées par les puissances européennes contre Louis XIV d'abord, puis contre la Révolution française et contre Napoléon I". Des trois coalitions formées contre Louis XIV, la première (1672-1678) n'a pas d'autre nom que celui de Guerre de la première coalition; les deux suivantes sont aussi appelées Guerre de la ligue d'Axigsbourg (1688-1697) et Guerre de la succession d'Espagne ( 170Ï-1714 ). Quant aux sept coalitions formées à l'époque révolutionnaire et napoléonienne, en voici l'énumération : la première, conclue à Pilnilz en 1791 entre la Prusse et l'Autriche, s'augmenta, après la mort de Louis XVI, de l'Angleterre, l'Espagne, la Sardaigne, les Deux-Siciles, etc. ; elle fut entamée par la paix avec la Prusse et l'Espagne (5 avr. et 22 juill. 1795), et dissoute par le traité de Campo-Formio avec l'Autriche (17 oct. 1797). La deuxième, formée en 1799, entre l'Angleterre, restée seule en armes, la Russie et la Turquie, l'Autriche et les Deux-Siciles, fut brisée par la victoire de Marengo, suivie des traités de Lunéville (1«01) et d'Amiens (1802). La troisième coalition, signée à Pétersbourg, le 8 avril 1805, entre l'Angleterre, qui avait rompu avec la France dès 1803, et l'Autriche, la Russie et la Prusse, fut dissoute par le traité de Presbourg (1805). La quatrième, formée en 1806, entre la Prusse, la Russie, l'Angleterre et la Suède, prit tin au traité de Tilsit (1807). La cinquième, conclue en 1809, entre l'Autriche et l'Angleterre, finit la même année par la paix de Schœnbrunn ou de Vienne. Quant aux deux dernières coalitions, la sixième, signée en 1813, entre la Russie, la Prusse, l'Autriche, l'Angleterre, la Suède et presque toutes les autres puissances, eut pour résultat 1 abdication de Napoléon (U avr. 1814). La septième, continuation de la précédente, formée à Vienne en 1815, après le retour de Napoléon, le renversa de nouveau, et se maintint, pendant toute la Restauration, sous le nom de Sainte-Alliance. V. Alliance (Sainte-).
— Econ. polit. La loi du 22 germinal an XI portait, art. 6 : n Toute coalition entre ceux qui font travailler des ouvriers tendant à forcer injustement ou abusivement à l'abaissement des salaires sera punie d'une amende de 100 francs au moins, 3.000 francs au plus ; et, s'il y a lieu, d'un emprisonnement qui ne pourra excéder un mois; » art. 7 : i> Toute coalition de la part des ouvriers pour cesser en même temps de travailler sera punie d'un emprisonnement de trois mois. » L'article 414 du Code pénal atténua cette inégalité en condamnant à la prison les patrons ; mais l'article 415 permettait de frapper les chefs ou moteurs des coalitions d'ouvriers de deux à cinq ans de prison. La loi du 27 novembre 1849 établit l'égalité des pénalités entre patrons et ouvriers. La loi du 25 mai 1864, modifiant les articles 414, 415, 416, ne punit que la violence et la fraude en cas de grève. L'article 416, qui punissait d'un emprisonnement de six jours à trois mois, et d'une amende do 16 à 300 francs tous ouvriers, patrons et entrepreneurs d'ouvrages qui, à l'aide d'amendes, défenses, proscriptions, interdictions prononcées à la suite d'un plan concerté, auront porté atteinte à la liberté de l'industrie et du travail, a été abrogé par la loi du 21 mars 1884 sur les syndicats professionnels. Mais ceux qui seraient tombés sous le coup de cet article peuvent être condamnés à des dommages-intérêts en vertu de l'article 1382 du Code civil.
COALITIONNISTE (si-o-nisst') n. m. Partisan des coalitions ; membre d'une coalition.
COALLIÉ, ÉE n. et adj. Syn. de coalisé, ke.
COALTAR {kol — de l'angl. coal, houille, et tar, goudron) n. m. Goudron que l'on tire de la houille, jiar la distillation de cotte matière.
— Encvcl. Le coaltar est un liquide d'un noir brillant, d'une consistance sirupeuse et d une composition assez complexe. On l'emploie industriellement pour injecter les bois, les traverses do chemin do fer, en particulier les pavés en bois, afin de les mettre à l'abri do l'influence des intempéries. La thérapeutique en fait également usage comme désinfectant et antiseptique ; on lui donne, dans co cas, le nom do coa//ar sa/jo7ii>j^. La médecine vétérinaire utilise ses propriétés dans le traitement de certaines maladies des animaux domestiques, sous le nom do coaltar savonneux. Dans l'un et dans l'autre cas, on se sert de ces produits pour le pansement de plaies malignes et ulcéreuses.
GOALTAREMENT {kol) h. m. Action do coaltarer.
COALTARER {kol) V. a. Injecter avec du coaltar des bois susceptibles de se pourrir par suite des intempéries, des ceps cfe vigne, etc.
COALTARISATION {kol, si-on) n.f. Action de coaltariser.
COALTARISER [kol] v. a. Enduire de coaltar.
COALTÉ, ÉE {kol — rad. coaltar) ad}. Se dit d'une préparation de coaltar employée pour désinfecter et panser les plaies.
— Encycl. La poudre coaltée se compose de plâtre à mouler pulvérisé ou de lycopode, et d'une certaine quantité de coaltar ou goudron de nouille. On l'emploie tantôt en nature, tantôt réduite en pâte au moyen de l'eau, de l'huile d'olive, de l'huile d'œiilette ou de la glycérine.
COALTERNE (du préf. co, et de alterne) adj. Se dit des fièvres dont les accès se renouvellent avant la fin de l'accès précédent : Fièvres coalternes. il On dit plutôt
SUBINTRANT, ANTE.
CoALTON, village des Etats-Unis (Etat d'Ohio [comté de Jackson]); 4.585 hab. Mines de charbon.
COAMO, ville des Antilles (ile de Porto-Rico [dép. de Ponce]), sur le rio côtier de Coamo; 10.500 hab. Sources minérales.
GoANA, comm. d'Espagne (Asturies [prov. d'Oviedo], sur le rio côtier Navia; 9.500 liab. (CoaHcnos.) Salaisons et conserves de poissons. Usines métallurgiques.
COAPOÏBA n. m. Bot. Syn. de copahier {copaifera).
COAPTATION (si-on — du préf. co, et du lat. aptare, supin aptatum, joindre) n. f. Action de remettre en place les os luxés ou les fragments d'os fracturés.
GOAQUE [ak") adj. Qui a rapport à l'île de Cos. (N'est usité que dans le titre d'un livre attribué à Hippocrate : les Prénotions coaques.)
COARCTANT {ktan), ANTE Hat. coarctans, même sens] adj. Qui resserre ; Furce coarct.^nte.
COARCTATION [si-on — lat. coarctatio, resserrement) n. f. Rétrécissement : Coabctation du canal de l'urètre. Il Coarclation du pouls, Petitesse du pouls, qui se produit au début de la fièvre.
GOARCTÉ, ÉE adj. Rendre plus étroit : Intestin coarctk.
GOARCTOTOMIE (du lat. coarctare, rétrécir, et du çr. to7}iè. section) n. f. En T. de chir.. Section d'un rétrécissement.
GOARGTUREi'du lat. coarctare. resserrer) n. f. Nom donné par les anciens auteurs au collet de la racine, à cause du rétrécissement qu'on observe en cet endroit de la plante.
GOARRAZE, comm. des Basses-Pyrénées, arrond. et à 18 kilom. de Pau, sur le gave de Pau; 1.664 hab. Ch.de f. Midi. Fabrique de linge de table; moulins. De l'antique château où fut élevé Henri IV, il ne reste plus que les tours et le portail, sur lequel on lit cette inscription espagnole : Lo que har de ser no puede faltar (Ce qui doit être ne peut manquer). Coarraze était, avant le svii*' siècle, le siège d'une des quatre grandes baronnies du Béarn.
COART, rivière du Brésil, affluent droit de l'Amazone, confluant avec le fleuve à Coary (Etat d'Amazouas), après un cours très sinueux de 600 kilom. environ.
COASSANT {san), ANTE adj. Qui coasse.
COASSEMENT [man — rad. coasser) n. m. Cri des grenouilles et des crapauds, il Fig. : Le coassement de l'envie.
COASSER (du lat. coaxare ; du gr. xôaî, onomatopée) V. n. Crier, en parlant des grenouilles et des crapauds.
— Fi^. Clabauder, parler ou écrire d'une façon ridicule : Les petits journaux sont des ruisseaux oit coassent de nos jours toutes les grenouilles du demi-savoir. (L.-J. Larcher.)
COASSOCIÉ, ÉE n. Personne associée avec d'autres.
GOASSOLO Tprinese, comm. d'Italie (Piémont [prov. de Turin]); 4.500 bab. Elève de bestiaux.
GOASSURANCE (du préf. CO, et de assurance) n. f. Assurance dans laquelle les assurés s'engagent mutuellement.
COASSUS {suss — de coassott, nom indien de ce cerf) n. m. Nom scientifique des daguets, cerfs à bois non ramifiés, répandus dans l'Amérique centrale et méridionale, et appelés aussi subulo. V. daguet.
GOAST Range {Chaîne côtîère), premier gradin des terrasses étagées menant dans les Etats américains d'Orégon et de Californie, du littoral au plateau intérieur, des bords du Colunibia à l'estuaire du Sacramento.
GOATBRIDGE, ville d'Ecosse (comté de Lanark), sur le canal Moukland; 30.000 hab. Centre métallurgique.
GOATEPEC, ville du Mexique (Etat de Vera-Cruz), dans la vallée d'un affluent du rio côtier Antigua, au pied du Cofre de Perote; lO.GOO hab. Vergers, plantations. Ch.-l. d'un canton peuplé de 31.230 hab.
GOATEPEQUE, ville de la république du Salvador; 4.665 hab. A 14 kilom. de la ville, se trouve le petit lac du même nom, sans écoulement.
GOATESVILLE, bourg des Etats-Unis (Pensylvanie [comté de Chester];, sur le Brandywine, affl. du Delaware; 3.680 hab. Raboterios, lainages, châles, fonderie de for.
COATï (mot brésil.) n. m.
Genre de mammifères carnivores, famille des ursidés, comprenant dos formes à museau très allongé, à longue queue, grimpant facilement sur les arbres et vivant dans les forêts des deux Amériques.
— Encycl. Les coatis som de taille moyenne, ne dépassant pas 1 mètre de long, du museau à la pointe do la queue; leur fourrure, épaisse, est rousso ou brun rouge ; ils sont omnivores et so nourrissent aussi bien de racines et de fruits que d'œufs et de petits animaux. On en connaît deux espèces : le coati rouge [nasua fusca) du versant atlantique do l'Amérique du Sud, et le coati nariquofHasici riarica), répandu du Texas au Guatemala. Ces animaux, qui s'apprivoisont facilement, sont très communs dans les mcnagorios.
Coati.
GOATICOOK, villo do Dominion canadien (prov. do (^>ucilioi'), sur l;i rivit^ro Coaticook, qui so jotfo dans lo .Saint-KraïK.'ois ; Lt.ioo hab. Soieries, nlature do coton, fabriiiuo do luoublos, instruments aratoires.
COATING UcÔ'tinyh') n. m. Etotïo do laiuo cardée, sorto do tlaiiollo, dorif^^iuo anglaise.
COATIT, locatittS d'Ktliiopio (Tierô), dans la valU^e du .Saraï, sous al'rtuiMït do la Holosa. victoire du général ilaliou Baraiiori sur le ras du Tigré, Mangascia, en 1894.
COATZACOALCOS, flcuvo côtior du Mexique méridional, sorti de la sierra Madro. Il so jette au fond du golfe du Mexique, au village de Coatzacoalcos.
COAUTEUR (du prcf. co, et de auteur) n. m. Auteur nui travaille avec un autre à une même œuvre littéraire : Juaquel fut COAUTKUR de plusieurs ouvrages de Dumas père.
— Dr. crira. Celui qui a commis un crime en participatfou avec d'autres personnes : Les coauteurs d'un meurtre.
— Encyci,. Dr. orim. Les coauteurs sont tous ceux qui ont exécuté physiquement les actes constitutifs du délit, ou, tout au moins, les faits matériels tendant à la production immédiate et directe de l'effet préjudiciable du délit. En cas d'homicide, ce sont ceux qui ont ensemble frappé la victime; celui qui a tenu la victime pendant qu'un autre la frappait est aussi un coauteur. Il ne faut pas confondre les coauteurs avec les complices. Ces derniers n'ont pas pris part aux faits mêmes, constitutifs du délit, et leur rôle n'a été qu'accessoire. Tous les coauteurs sont punis des peines de l'infraction; mais il peut arriver que l'un soit puni, et non les autres, si une cause de non-imputabilité ou des excuses absolutoires existent pour l'un sans s'étendre aux autres.
GOAZZB, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Turin]), au confluent du Sangonetto avec le Sangono, affluent du Pô ; 4.000 hab. Fabriques do toiles, de quincaillerie, d'ustensiles de cuisine.
COB (mot angl. qui signif. bidet) n. m. Chenal de taille moyenne, à l'encolure épaisse et courte.
COBjï:a n. m. Bot. V. cobéa.
COBALES. Myth. gr. Autre nom des CEKCCPtis. — Vu CouA LE- COBALT (de l'allem. kobaîl, nom d'un diable dans les légendes minières germaniques) n. m. Métal blanc, voisin du fer et du nickel. (On disait autref. cobolt.) il Cobalt gris, Syn. de cobaLtine. ii Bleu de cobalt ou simplem. Cobalt, Couleur à base d'oxyde de cobalt, ii Bleu en général : L'ardent cobalt de l'éther. (Balzac.)
— Encycl. Min. Le cobalt n'existe pas à l'état pur dans la nature; on trouve, par contre, quelques espèces dans la combinaison desquelles il figure : cobalt sulfui-é (linnéite) ; co6a/f sulfaté (^biebérite) ; cubait arséniaté (érythrine, cobaltocre) ; cobalt arsenical (smaltine); cobalt arsenical très ferrifère (safflorîte); cobalt gris (cobaltine): cobalt oxydé (hétérogénite) ; cobalt oxydé noir (cobaltide) ; cobalt séiéniteux fconaltoraénite).
— Chim. Le cobalt, connu dès le xvi* siècle comme colorant bleu du verre, ne fut isolé à l'état métallif^ue qu'en 1773 par le Suédois Brandt. On l'obtient en calcinant en vase clos son oxalato ou en réduisant l'oxyde par le charbon ou par l'hydrogène.
— Propriétés. Ce métal, dur, peu malléable, de cassure ressemblant à celle de l'acier, magnétique, très difticile à fondre, n'est pas volatil. Sa densité est 8,6, sa chaleur spécifique 0,107. Solublo dans l'acide nitrique, les acides chlorhydrique et sulfurique l'attaquent peu; il décompose l'eau au rouce, mais reste inaltérable â l'air, s'il a été préparé par réduction à haute température. Le symbole est Co ou Cb, le poids atomique 58,9; comme lo fer, il est bivalent ou hexavalent selon les combinaisons.
— Alliages. Le cobalt forme des alliages avec plusieurs métaux: 1/8 p. 100 de magnésium lui donne une grande malléabilité; les bronzes de cuivre et de cobalt sont ductiles. En combinaison avec lo fer et l'acier, il produit des métaux d'une très grande dureté.
— Oxydes de cobalt. Il existe plusieurs composés oxygénés : le protoxydo CoO, poudre vert olive, soluble daîis 1 ammoniaque, donnant par voie sèche des composés colorés avec falumine et l'oxyde do zinc ; le sesquioxydc? Co'O', basique à un faible d(iç;ré ; une sério intermédiaire, Co'0',(Jo*'0' et Tacide cobaltique CoO*.
— Sulfures et arséniures de cobalt. Parmi les composés sulfurés, on connaît CoS.Co^S,Go*8^CoS^ Les combinaisons arséniées sont importantes, parce que, dans la nature, on ne trouve guère lo cobalt que sous cotte forme. Les principales sont : CoAs* (smaltiiie), CoAsS {cobaltine}.
— Chlorure et sels de cobalt. Le cnlore agit vivement sur le cobalt; lo chlorure CoCP distille ot se sublime en écailles bleues, solublos on roso dans l'eau. Les sols d« protoxyde (azotate, sulfate), ainsi quo lo chlorure, roses on solution aqueuse, deviennent bleus par chaufl'ago ou concentration dos liqueurs, probablement par formation d'un sol anhydre. Lo carbonate, l'oxalate et le phosphate sont insolubles; l'azotate double de potassium otdecohalt. ou sol de Fischer, en cristaux iaunos, permet, par son insolubilité, la séparation exacte du cobalt ot du nickel. Les sels so combment avec l'ainmoniaquo pour constituer les cobattaminca, corps cristallins de formule générale : ,
Co»X*, nAzII'oùX = Cl,(SO')',(AzO')'. n = 4, 6,8, 10,12.
Lo cyanure de potassium précipite les solutions do cobalt, mais lo cyanure Oo(CAz)* est solublo, on s'oxydant a l'air, dans un excès do réactif. Dans le nouveau sol, les caractères du cobalt sont masqués : il y a formation d'un soi do l'acide cobaltici/anique Co'(CAz)"ll* comparable au ferricyanure. L'acido isolé ost on cristaux incolores déliquoscnnts. Les cobalticgmiurcs ne sont pas toxiques.
— Cantcfèrm ot dusai/e des sels de cobalt. Ia-^'h principaux raractcn-s aiialyiii|uos sont : la précipitation <lo sulfure CoS par un sulfure alcalin; d'oxydo, soluble dans l'ammoniaque, par la potasse ; d'azotito jaune, par lazotito nolassique en solution acétique. Au chalumeau, porle bleuo avec lo borax. Lo dosage s'eiroctuo en posant le sel amené à l'état do sulfate ou en éloctrolysant une solution chargée d'acide o.KaIiquo pour poser lo métal déposé sur lo jiôlo négatif.
— Métallurgie. Dans los minorais arséniés do Saxe, do RohAmo, lo cobalt ost mélangé au for, au nickel, dont il irnporto do le séparer, parce que los couleurs préparées avec dos coballs impurs .seraient sans éclat. Parmi los nombroux