DOMINICAINE
DOMINATEUR, TRICE {lat. dominator, tn'x; de do7ninari, dominer) n. Personne qui domino, qui gouvorno, qui a la domination : Dominateur du continent, le Premier Consul avait Jeté l'Europe entière sur l'Angleterre. (Thiers.)
— Fig. Objet quelconque exerçant une sorte d'influence souveraine : La parole éloquente est une dominatkicb qui sa fait obéir. (Lacord.)
— u. m. Astrol. Astre qui a la principale influonco dans un horoscope.
— adj. Qui a la domination, (pli jouit do l'autorité souveraine : Un peuple dominateur. Il Qui exerce comme une mlluence souveraine : Caste dominatiuce.
— Qui caractérise la domination, qui a rapport à la domination : Fsprit DOMitiA-TKVK. Il Qui dénote un esprit do domination : Un ton dominateur.
— Par oxt. Qui a plus d'éclat, d'élévation, d'intensité : Des cris puissants et dominateurs. (G. Sand.)
— Syn. Dominateur, dominant. V. dominant.
— Anton. Docile, humble, soumis, souple. DOMINATIF, IVE adj. Qui aie caractère de la domination. DOMINATION [si-on — lat. domïnatio, mémo sens) n. f.
Autorité exercée d'une façon souveraine : Une domination tijrannique. Il Autorité quelconque : Dans la famille, la domination liait du dévouement. (Portails.) Il Influence poussée jusqu'à l'autorité etîectivo : La domination d'u7ie caste.
— Par ext. Objet sur lequel la domination s'exerce : -Ces Domains joignent la Sgrte à leur vaste domination. (Volt.) Il Gouvernement qui exerce la domination : Toutes les dominations se sont efforcées d'obtenir deux appuis principaux : la force militaire et l'autorité religieuse. (L. Plée.)
— Par anal. Faculté d'user, d'employer pour son utilité : Pour produire, il faut diriger toutes ses facultés vers la domination de la nature. (F. Bastiat.)
— Fig. Influence morale : La domination de l'âme sur les sens.
— n. f. pi. Théol. Premier ordre de la deuxième hiérarchie des anges.
— Syn. Domination, autorité, empire, pouvoir, puissance. V. autorité.
DOMINÉ n. m. Hortic. Variété de pois cultivés.
— Miner. Variété de limonite, vulgairement pierre d'aigle ou aétite.
Dominé (Marc-Edmond), officier français, né à Vitryle-François en 184S. Sorti de Saint-Cyr en 1868 ot incorporé au 2" régiment do zouaves, il fut blessé en faisant ses premières armes à Aïn- Cha'ïr. Maintenu en Algérie au début de la guerre franco-allemande, il partit, après le 4-Septembre, avec le 2* régiment de zouaves do marche à l'arméo de la Loire, fut nommé lieutenant, ot reçut une nouvelle blessure au combat de Beaunela-Rolande. Capitaine en 1874 au 52* de ligne, il passa deux ans à l'Ecole supérieure de guerre, et devint chef de bataillon en 1884. Envoyé au Tonkin, il s'illustra, en même temps que le sergent Bobillot, par son héroï(|uo défense de Tuyen- Quan. Promulieutenant-colonel en 1885, puis colonel en 1888, il commanda la 3* brigade de Dominé
marine en Indo-Chine, puis, en
1801, lo 2* régiment d'infanterie de marine à Brest. Son émouvant Jtapporl sur le siège de Tuijen-Quan a été publié en 1885. Le colonel Dominé a été mis à la retraite, sur sa demande, en 1891.
DOMINE, NON SUM DIGNUS {Seigneur, je ne suis pas digne). On lit dans l'Evangile (saint Matth-, VIII; 8; saint Luc, VII. 6}, que le centurion qui priait Jésus do guérir son fils lui dit : " Soigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison, mais dites seulement une parole, ot mon enfant sera guéri. » Dans la liturgie romaine, lo prôtre applique ces paroles à ceux qui vont recevoir lo sacrement do l'Eucharistie. Avant do faire la communion et de la donner aux fidèles, ii répète trois fois : «Soigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison, mais diies seulement une parole, ot mon àmo sera guérie. »
DOMINE. QUO VADIS ? {Seigneur, où allez-vous ?). Ces mots appartiennent à une ancienne tradition, d'après laquelle l'apôtre saint Pierro, quittant Homo pour fuir la ))ersécution, rencontra Jésus chargé do sa croix, ot lui dit : fl Seigneur, où allez-vous? — Je vais à Romo, dit Jésus, pour y ôtro crucifié do nouveau, u Pierro comprit ot rentra dans la ville, où 11 ne tarda pas ù. ôtro arrêté et condamné ù. mort. Une église a été élevée sur le lieu où l'on place l'apparition, près do la porto do Saint-Sébastien, dans la vallée de l'Almono.
DOMINELAIS (La), comm.d'Ille-et-Vilaino, arrend. et •\ 3!> kilom. dt) Redon, à la source d'un affluent do la Vilaine; 1.021 hab. Mine do for.
DOMINER (lat. dominari; de dominus, maître) v. a. (toiiverncr souverainement , avoir la <lomination sur : L'Angleterre UOMINK une grande partie des Indes. — Absol. : La soif df dominkh. Il Par oxt. Etre maître do, disposer à son gré do : La mort nous domine, il Par anal. Exercer une autorité, une influence souveraine sur : Un sot hardi domink le plus habile homme, si ce dernier est timide. Il Etre au-dessus do : Nous croyons dominkh tous ceux que nous arons jugés. (Bougoart.) il Avoir plus d'intensité, plus d'éclat, plus do force que : Le rouge dominr les antres couleurs. Voix qui domink le bruit des vagues, ii Etre lo plus apparent do : Deux nations de l'antiquité dominent le cours de nos traditions. (C. Renouvior.)
— Dépasser on hauteur, ôtro placé plus haut quo : Dôme qui domink toute la ville.
— Fig. Etre maître de : Dominons en nous tout ce qu'il y a d'animal. (Hoss.) Il Exercer uno influence souveraine sur : Les femmes dont l'àmo et les intentions sont pures se serrent des vertus pour dominkr les hommes qu'elles aiment. (Halz.) Il Régir, gouverner, diriger ù. son gré : Il ne faut reconnaître qu'à la raison et à ta justice le droit de nous DoMiNKU. Il Emporter, étro plus fort ([uo : Homme redoutable quand la colère te dominr. ii Etre au-dessus do; manier il son pré : // faut que l'écrivain domink ses pensées, et soit Do.MiNtï par ses sentiments. (Lameuu.)
Dominicain.
— En T. d'astrol., Exercer son influence principale sur une constellailon.
Se dominer, v. pr. Dominer ses passions; être maître de soi.
DOMINE, SALVAM FAC ReMPUBUCAM (mots lat. signif. : Seigneur, sauvez la lié publique), premiers mots d'une prière publique, qui so chante le dimanche dans toutes les églises de France. [Sous la royauté, on disait salvum fac regem (sauvez le roi), et sous l Empire, on a remplacé le mot regem parle mot imperatorcm (l'empereur).] ii Par ext. Cette prière ello-mémo : Chanter un salvam fac, un s-u.-
VUM KAC.
DOMINGOIS, OISE. Kthnogr. V. Dominicain, aine.
DoMINICA (Annia), impératrice romaine do la seconde moitié du iV siècle. Femme do l'empereur Valens, elle exerça uno grande influence sur sa politique religieuse. Après la mort du prince (378), elle contribua énergiquement à la défense do Constantinoplo contre les Gotns.
DOMINICAIN, AINE (A-tn. ki^n') n. Religieux, religieuse de l'ordre de Saint-Dominiquo : Lacorîlaire était provincial des dominicains de France.
— Adjectiv. Qui appartient aux ordres de Saint-Dominique : Solennités dominicaines.
— Encycl. L'ordre des dominicains, fondé en 1215 par saint Dominique, fut approuvé par le pape Innocent III, qui donna à ces religieux le nom de frères prêcheurs, et confirmé solennellement par Honorius III, le 22 décembre 1216. Si règle fut établie par son fondateur ci complétée par Jordan de Saxe, qui lui surcéda en qualité de maître général. Les dominicains observent l'abstinence perpétuelle : ils jeûnent depiiis le 14 septemuro jusqu'à la fête de Pâques. Entièrement vêtus de laine, ils portent une robe i blanche avec un scapulairo de la même couleur, un manteau ot un chapeau noirs, une ceinture de cuir à laquelle est attaché un rosaire. Un chef unique, sous le nom de maître général, gouverne tout l'ordre, qui est divisé en provinces. A la tête de chaque province, composée do plusieurs couvents, est un prieur provincial ; un prieur conventuel dirige chaque couvent. Toutes les dignités sont conférées par l'élection.
Les dominicains tiennent uno grande place dans l'histoire do l'Eglise, commo prédicateurs, docteurs et missionnaires. De leurs rangs sortirent Albert lo Grand, saint Thomas d'Aquin et beaucoup d'écrivains scolastiques. L'Inquisition, fondée en 1185 an concile de Vérone, sous le règne du papo Lucius III, et confiée d'abord aux moinesdeCiteaux, compta dans la suite un grand nombre de dominicains parmi ses commissaires ; en particulier, le célèbre Torquemada. L'Eglise a canonisé beaucoup de membres de leur ordre. Deux peintres illustres, Fra Angelico et Fra Uartolomeo, portèrent leur habit. Les reformes étant rendues nécessaires, il t*n résulta la création do congrégations particulières. De ce nombre étaient la congrégation gallicane, étixblie en France au xv» siècle, et la congrégation du Saint-Sacrement , fondée on 1636 à Avignon. Les dominicains de Paris étaient vulgairement appelés jacobins, parce qu'ils s'étaient primitivement établis dans uno maison destinée à héberger les pèlerins de Saint-Jacquos do Compostelle. L'ordre fut supprimé en 1792. Lacordaire le rétablit en Franco, après avoir lui-même pris l'habit à Komo, on 1839. Lo premier couvent fut ouvert à Nancy, on 1843 ; uno vingtaine <iô maisons ont été fondées depuis.
L'ordre des dominicaines, fondé on 1206 par saint Dominique ù Notre-Dame-do-Prouille, dans l'archovécho do Toulouse, était destiné à recueillir les jeunes filles catholiques dorigino noble. U fut réformé au xiv« siècle par sainte Catherine do Sienne. Les religieuses portent, dans
10 couvent, uno robe et un scapulairo blancs; au chœur, olles mettent par-dessus un voile et uno chape noirs. Jusqu'à la Révolution, elles ne reçurent ([UO dos filles nobles. Les unes sont consacrées ù l'onseignomout, les autres à la vie contemplative.
DOMINICAIN (Am) n. m. Nom d'une espèce do moiuoau ot d'une mouchcroUe.
Dominicain, aine {kin, kèn') ou Domxngois {gai),
OISE, personne néo à Saint-Domingue, ou qui babito lu république de co nom. — Les Dominicains (ou Do.min(.ois:.
— Adjectiv. Qui appartient à Saint-Domingue ou à ses habitants : I^opulation dominicaine (ou domingoisk).
DOMINICAINE [kèn) n. f. Nom d'un oiseau du genre voiivo.
Dominicaine (RKptîBLiQUE) ou de Saint-Domingue, l'un des doux Etats qui se partagent lilo d'Haïti.
11 occupe l'est ot lo centre de l'île, l'ouest appartenant à riCtat d'Haïti. Sur les 74.100 kilom. rarr. de l'île, il lui ou revient do fait 15.200, et il en revendique 53.313.
Séparée do l'île de Portn-Rico (à l'L.) par lo canal do Mena, (pii ado 125 ù I60 kilom. d'ampleur, la Dominicanie (on emploie aussi ce tornio, ainsi quo l'espagnol Santo /lomingo) a pour bornes la mer à l'K., au N. ot au S. Ello est, -séparée do la république d'Haïti, à l'O., par uno froutièro do 225 kilom. du N. au S.
Son rivage otTre des baies spaciousos : baies do Noyba, d'Ocoa, do Santo Domingo au S., et surtout, à l'E., la splendido baie de Samana, qui a 75 kilom. de profondeur, sur 20 do largeur. Cos baies reçoivent dos torrents, dont quelques-uns assez développés : A la baie do Noyba, lo Yaqui du Sud (275 kil.); à la bai» do Santo Do'mingo, ro/ama (80 kilom.); A labaiode Saniana. le'^'una (3G0kit.): A la baio do Manzanilio, tout au N.-O. de l'Etat, lo YnquI du Nord (100 kilom.), torronls auxquels l'oau no mannuo jamais tout A fait, lo climat étant fort pluvieux ot lo»
DomÎDicaine.
Drapeau de la république DominicoiDe.