BORNES
DORMEUSE n. f. Joaill. Bouclo d'oroillo, formée d'une perle ou d'un diamant, monté sur pivot ot serré par un écrou sur lo côté intérieur de l'oreiUo. il Autre genre do bouclo d'oreille qui, au lieu d'un simnio crochet traversant lo lobo do l'oreille,
Eossôde un fermoir permettant lo mamtion on place du ijon pendant le sommeil.
— lîot. Nom vulgaire de l'hyosérido,
— Carross. Voiture disposée pour qu'on puisse .s'y étendre
Dormeuse do voyago (IB30).
ot dormir commodément, n Sorte do fautouil ou do chaiso
lun^,'iio.
DORMILLE m mil.) n. f. Nom vulgaire do la locho do nnssi'au ou de rivière.
DORMILLEUSC (// mil.) n. f. Nom commua do la tor-' pillo. Il Ou l'aiipollo encore uohman.
DORMIR [du lut. dormirc, mémo sons ; Je dora, nous dormons. Jr ilurmain, nous dormions. Je dnrmis, noua dormtmcs.
Je dormirai, nous dormirons. Je dormirais, nous donnii^ions. Durs, dormons, dormez. Que Je donne, que nous doi^mions. Vue je dormisse, que nous dormissions. Dormant. Dormi) v. n. Etre dans lo sommeil : Dormir la tête découverte. Il Kire assoupi par l'euuui : JiJn lisant certains livi-es, on Dour.
— Par anal. Etre mort. (En ce sons, dormir est souvent accompagné do i:iuol(iuo complément qui en détermine la signification) : Dormir pour toujours. Dormir pour 7ie plus se réveiller. Dormir du sommeil éternel.
— Demeurer sans mouvement, être immobile : L'hiver, la nature oort. Paris ne dokt jamais. \\ Paraître immobile, eu parlant d'un objet animé d'un mouvement très rapide do rotation : Une toupie qui dort.
— Se dit des plantes lorsqu'elles contractent leurs fouilles ou forment leurs fleurs : La belle-de-nuit dort dans la journée, il Se dit aussi do tous les végétaux, à l'époque où la sève n'est pas en mouvement.
— Fig. Rester dans l'inaction, il Etre momentanément négligé, délaissé : A/faire qui va dormir jusqu'à la rentrée des tribunau.x. \\ Rester assoupi, eu parlant d'uno force morale : La pensée dort jusqu'à ce que les sens la /•éveil-lent. Il S'oublier, se négliger, ne pas veiller sur soi : La noblesse d'extraction peut dormir sans se perdre ; celle de ca7-actère ne peut sommeiller sans périr. (Chateaubr.) il Reposer son âme, son esprit, ii S'abandonner avec confiance : Il ne faut pas dormir sur la foi des vents.
— Dr. ccclés. anc. Un patronage laïque dort si le seigneur est hérétique, Un seigneur bônéhcior hérétique no peut user do ses droits avant son amendement.
— Mar. Un compas dort. Quand il n'est pas sensible aux embardées du navire, il Les voiles donnent. Quand elles tom- I)cnt inertes le long des mâts, il Fam. Laisser dormir l'horloge, Oublier de remonter les chronomètres.
— Loc. diy. : Dormir sa réfection. Dormir assez pour réparer ses forces. {\ ÏGux. )\\ Laisser dormir noblesse. Se disait d'un gentilhomme qui, faisant du commerce pour qucl([uo temps seulement, déclarait ne renoncer quo pour ce temps à SOS privilèges de noble, il Dormir sur, Traiter avec lenteur, agir avec lenteur au sujet de. ii Dormir la grasse matinée. Dormir jusqu'à une heure très avancée de la matinée. Il Dormir comme un loir, comme une mannotte, comme une souche. Dormir très profondément, ii Dormir comme un sabot, comme wie toupie. Dormir en ronflant (à cause du bruit que font la toupie, le sabot, en tournant), n Dormir sur les deux oreilles. Fig. Se tenir dans une profonde sécurité. Il jVe dormir que d'un œil. Ne dormir que sur une oreille. Dormir les yeux ouverts, Dormir en lièvre, en gendarme. Fig. Dormir d'un sommeil quo rend léger quelque préoccupation ; veiller en paraissant se reposer, ii Dormir à bâtons i-oinpus, Se réveiller plusieurs fois sans pouvoir faire un somme continu, ii Dormir comme un enfant Jésus, Dormir d'un sommeil doux et calme, comme celui que les peintres prêtent à l'enfant Jésus, n Dormir sur te j'ôti, S'endormir et, fig., Rester inactif, dans un moment important ou qui exige une certaine activité desprit ou de corps.
Il Dormir avec une femme. Dans le langage biblique, Avoir des rapports charnels avec elle, il Ne pas dormii-'de : 1*» Ne pas dormir pendant la durée entière de : Ne pas dormir du la nuit; 2" Ne pas dormira cause de, être excessivement tourmenté au sujet do : Mon idée est utie fortune, je n'en dors pas. (Balz.) Il /JoïvnîV debout, tout debout, Pitre pris d'un besoin très impérieux de dormir ; s'endormir dans une position où lo sommeil est presque impossible, il Faire des contes à dormir debout, Dire des choses tellement absurdes, tellement ennuyeuses, que les auditeurs se sentent pris d'uno envie irrésistible de dormir, n Ne savoir si l'07i dort ou si l'on veille. Etre tout à fait troublé, déconcerté.
Il Laisser doi^mir. Ne pas éveiller. — Fig. Ne pas tirer profit do : Laisser dormir ses capitaux. — Ne pas s'occuper de : Laisser dormir une affaire.
— Prov. : Il n'est pire eau que l'eau qui dort, Los caractères sournois sont les plus dangereux, il II ne faut pas éveiller le chat qui dort, Il ne faut pas pousser à agir un méchant (pii ne songe pas à mal. il Qui dort dîne, Le sommeil répare les forces et, plus génëralemont, Pendant qu'on dort on ne songe pas à la nécessité de manger.
Il Jeunesse qui veille, vieillesse qui dort, signe de mort, L'insomnie chez les jeunes gens (ou la mauvaise habitude do pa.sser les nuits blanches), ot la somnolence chez les personnes âgées présagent un fâcheux dénouement. Il Qui dort grasse matinée trotte toute la journée, On est obligé de réparer par le travail do la journée le temps ipio l'on a perdu en dormant trop lo matin, it Qui dort jusqu'au soleil levant, vit en misère jusqu'au couchant, l^ormir tard n'est pas un moyen de s'eiu'icliir. il Trop dormir cause mal vêtir, Mémo sons, ii Quand le vassal veille, le seigneur dort; quand le vassal dort, le seigneur veille, l^a négligence du soigneur profite au vassal et cello du vassal au seigneur, it Le bien lui vient en dormant. V. bien.
— V. a. On a quelquefois donné à ce verbe lo mot sommeil pour complément, à l'exemple de Bossuot, qui a dit : Dormez votre sommeil, grands de la terre. (Boss.) C'est une très grande licence ; mais on lui donne souvent aussi le mot somme pour régime, et co dernier abus a été consacré par l'usago : Dormir un bon sommk.
Le dormir n. m. Action de dormir, disposition â dormir, faculté do dormir, sommeil :
Lo financier so plaignait
Quo l03 soins de la Proviileuco N'oussciit pas au mnrchd f.itt vemlro le dormir Commo le manger et te boire.
La FONTAINB.
— Allus. niST. : P Tu dors, Brutusl ot Rome est dans les (ers! Après la bataille do Pharsalo, qui rendit César maiire de la république, co grand politique songea â gagner i)ar sa clémence ceux que ses armes avaient vaincus. Parmi ces derniers, Brutns so faisait remarquer par l'oxallation do ses principes ot la sombre énergie do son caractère. Flatté par César, dont sa fierté républicaine se reprochait les bienfaits, il n'en était pas moins l'espoir cle ceux qui voyaient lo salut de la république dans la mort du dictateur. Des excitations secrètes no cessaient d'entlammer son patriotisme; chaque jour, il trouvait sur son tribunal do prétour un écrit anonyme contenant d'amers reproches sur son inaction : Tu dors. Ilrutust et Home est dans les fers! ou bien : Tu dors, Drutusî Non, tu n'es pas /h'utus! D'autres fois, cos mots étaient jetés au piod do la statue de Pompée. Dans l'application, ces mots s'emploient pour réveiller chez un tionimo un sontuneut endormi.
i" Les laurlora de Mlltlade m'ompdchont do dormir, Uéponsu do Thémistuclo à .ses amis, qui l'intorrogoaicnt
sur l'état do sombre mélancolie auquel il semblait livré depuis la bataille do Marathon.
-— Allds. littér. :
!■> Tout dort, et l'armie, et loe vonts, et Neptune, Vers do Racine, dans Ipkigénie (acte I*^ scène i"). Agamomnon éveille sou confident Arcas, qui s'étonne de lo voir apparaîtro longtemps avant lo jour. (Dans l'application, co vers est cité tantôt dans un sens analogue, tantôt pour désigner une accalmie politique; mais, lo plus souvent, il s'emploie d'uno manière plaisante pour caractériser un silence absolu ot inusité.)
20 On ne dort point... quand on a tant d'osprit, Allusion à un vers de La Fontaine, dans la fablo le Gland et la Citrouille. Le villageois Garo vient de se demander pourquoi les citrouilles no sont pas placées en haut des chênes. Il est à la fois embarrassé do répondre et enchanté de la découverte qu'il vient de faire. On rappelle ce vers, toutes les fois qu'une personne fait une rédexiou oiseuse, qu'elle croit ingénieuse et nouvelle.
Dormi secure {Dors trayiquille), recueil de sermons à l'usante des prédicateurs, publié en Angleterre vers lo milieu du xiv siècle et attribué au carme Richard Maidstone. {Cet ouvrage a eu do nombreuses éditions.)
DORMITIF, IVE (lat. dormilivus; do donnire, dormir) adj. Qui fait dormir, qui dispose au sommeil : Potion dor-
MiriVR.
— Substantiv. au masc. : L'opium est un dormitif dan-
!irrcr(.r.
DORMITION {si'On —lat. donnitio; de dormirc, dormir) n. f. Terme que l'ancienne liturgie appliquait à la mort de la sainte Vierge, laquelle ne fut qu une sorte de court sommeil, la Vierge ayant été, d'après la tradition, enlevée miraculeusement au ciel.
DORMITOIRE (du lat. dormire, supin dormitum, dormir) n. m. Fam. et par plaisant. Lieu où l'on prend ordinairement son sommeil.
DORMITOR, massif montagneux dos Alpes Illyriennes (Monténégro septentr.); point culminant : 2.600 mètres.
DORMOIR (rad. dormir) n. m. Lieu oii il y a de l'ombro et de l'eau, où les troupeaux peuvent so reposer au frais.
DORN (Henri-Louis-Egmond), compositeur allemand, né à Kœnigsberg en 1804, mort à Berlin en 1892. Fort jeune encore, il écrivit les paroles et la musique d'un opéra intitulé les Ecuyers de Roland, qu'il fit représenter à Berlin, ainsi qu'un mélodrame intitulé le Magicien. Successivement, il donna de nombreux opéras : la Mendiante; Abu-Kara (1831) ; les Filles volages (1832); les Echevins de Paris (^1838); les Rannerets d'Angleterre (1843); les Musiciens d'Aix-la-Chapelle (1848); Artaxerxés (Berlin); die Nibelungen f 1854) ; l'Orage pendant l'éclat du soleil (1865) ; le Courrier de Pirna (1865). On doit encore à cet artiste un Te Deum, une messe de Requiem ot diverses compositions religieuses, instrumentales, particulièrement des symphonies d'une forme remarquable. Sous le titre de Souvenirs, Dorn a publié son autol)iographie (i870). — Sou fils, ALKXANDRE-JrLES-PADL Dom, né à Riga on 1833, a publié des chants à une, deux et trois voix, et a fait exécuter au Caire une messe solennelle.
DORN (Johann Albrecht Bernard), orientaliste russe, d'origine allemande, né à Scheuerfeld (duché do Saxo- Cobourg)en 1805, mort à Saint-Pétersbourg en 1881. Privatdocent pour les langues orientales on 1825 ;\ Leipzig, il fut nommé professeur à Kharkov (18S9): en 1835, il devint professeur d'histoire et de littérature orientales à l'Institut asiatique de Saint-Pétersbourg. Quand, en 1843, cctto chaire eut été supprimée, il fut nommé premier bibliothécaire de la Bibliothôq^ue impériale, puis directeur du Musée asiatique. Il devint membre do l'Académie de Saint- Pétersbourg en 1840 et correspondant de l'Académie des inscriptions en 1876. Il a publié do nombreux travaux, parmi lesquels une Histoire des Afghans (1829); une Histoire du Tabaristan, du Ruyan et du Mazenderan (1850).
DORNACH. centre manufacturier d'AIsaco-Lorraine, situé dans le cercle ot aux portes do Mulhouse (Alsace); 5. 650 hab. Filatures, tissages; ateliers photographiques. Cités ouvrières.
DORNAS, comm. de l'Ardèche, arrond. et & 65 kilom. do Tournon, au-dessus de la Dorno, affluent do l'Erieux ; 1.250 hab.
DoRNA-WATRA, comm. do r A ustro -Hongrie (Buko-
vine).sur la Bisiritza, affluent du Soroth ; 4.300 hab. Ch.-l. d'un district pcu[)lé de 12.200 liab.
DORNBIRN, comm. d'Ausiro-Hongrio (Vorarberg), sur un trilmtaire du lac do Constance, lo Dombirner- Ac\\ ; 10.700 hab. Fabrique do broderies. Ch.-l. d'un district peuplé de 24.000 hab.
DORNECK ou DORNACH, bourg do Suisso (cant. do Soleure), sur lu Hirso ; i..^:>o hab. Dans l'égliso, tombeau do Maupertuis. Victoire décisive remportée par les confédérés sur les Autrichiens pendant la guerre do Souabe, en juillet 1499. Ch.-l. d'un district peuplé do 13.000 hab.
DORNE n. f. Expression ancienne signifiant Lo giron d'une femme ou la partie du vôtomont, robo, cotte ou tablier, qui lo rovfit : Ton giron est la dornk de la vierge à qui rend ses armes la licorne. (A. d'Aubigné.) [Los femmes do l'Aunis, encore aujourd'hui, donnent co nom à leur tablier.)
DoRNECY, comm. do la Nièvre, arrond. ot À S kiloni. do Clamocy, sur l'Armanco, affluent do l'Yonne; 910 hab.
DORNES, rh.-l. de cant. do la Nièvre, nrrond. et & :{2 liiliun. de Nevers, sur la Dornette, sous-allluent do la Loire, dans la Sologne bourbonnaise; 2.355 hab. Patrie do l'abbé Fauchot. — Le canton a 9 comm. et 9.591 hab,
DORNÈS (Auguste\ hommo politique français, né à Lyon en 1799, mort A Paris o\\ 1848. 11 était fils du général Dornès, mort ù Wilna pendant la retraite Ho Russie. Avocat à Metz, il fit une vivo opposition au gouvernement de la Restauration, et fut quelque temps secrétaire général do la préfecture de la Moselle après 1830. Quatre ans plus tard, il so fixa i\ Paris, et devint un dos rédacteurs du «National », auquel il collabora jusqu'à sa mort. Ses articles so faisaient remarquer par une vorve incisive. Après 1848, Dornès fut envoyé par le département do In Moselle A l'Assemblée constituante. Lors do l'insurroclion do Juin, Dornès voulut aller porter des paroles do couciliaiion sur les barricades. Il fut morlelloment atteint d'une bnlK>.
DORNEVAL — DORSENNE
DORNEVAL OU D'OrnEVAL, autour dramatique, né à Paris où il" mourut en 17GG. 11 composa plus de soixante pièces, jouées pour la plupart sur les théâtres des foires Saint-Germain et Saint-Laurent. Il mourut pauvre, comme il avait vécu. La plupart des pièces de Dorueval, écrites d'une plume spirituelle et facile, soit par lui seul, soit en collaboration avec Fuselier, Le Sage, Piron, etc., ont été publiées dans le Théâtre de la foire (1721-1737).
DORNO [l'anc. Durmu^), bourg d'Italie (Lombardie [prov. do Pavie]); 4.730 hab. Eglise gothique ancienne.
DORNOCH, ville d'Ecosse, ch.-l. du comté de Sutherliind, sur le Oornoch Firth, baie formée par la mer du Nord sur la côte orientale de lEcosse ; 2.500 hab. Station balnéaire.
DOROBÉE n. f. Bot. Section du genre séneçon.
DOROCHOV (Jean), général russe, né en 1762, mort à Toula en 1S13. 11 s'était distingué dans plusieurs guerres avant l'invasion de la Russie par l'armée française. Dorochov fut chargé de tenir en échec les corps de Davout et de Jérôme Bonaparte, puis il prit part aux combats de Smolensk, commanda 1 arrière-garde de l'armée russe en retraite, fut nommé lieutenant général pour sa belle conduite à Borodino.
DOROGOBOUJ, ville de la Russie d'Europe (gouv. de Smolensk), sur le Dnieper; 5.000 hab. Ch.-l. du district de Dorogobouj (75.000 hao.). Cette ville, qui donne son nom au diocèse épiscopal de Smolensk et Dorogobouj, fut en partie brulëe pendant la retraite de Moscou.
DOROHOÏ ou DOROHOÏU, ville de Roumanie (Moldavie), sur le Jigia, alliuent droit du Pruth; 12.000 hab.
DOROIR (rad. dorer, expression du xiv« s.) n. m. Archéol. Petite broche d'orfèvrerie, formant fermoir ou agrafe. 11 Tout petit bijou, ou afiquo en faisant office. (On disait
aussi DORURE.)
— Pàiiss. Petite brosse pour dorer les pâtes. Doroir (pâtiss.).
DORON (gr. dôron, môme sens) n. m. Méirol. anc. Mesure grecque valant une palme {palaistê), ou quatre doigts ou un quart de pied, c'est-àdire 74 millimètres.
DORONIG n. f. Genre de plantes, de la famille des composées.
— Enctcl. Les doronics sont des radiées, très voisines du genre arnica. L'arnica montana est appelée quelquefois doronic d'Allemagne. Ce sont des herbes vivaces, à rhizome souvent tubéreux, à feuilles alternes, à capitules jaunes longuement
fédonculés, qui habitent surtout es régions montagneuses et boisées de l'Europe et de l'Asie tempérées. Leurs parties souterraines étaient employées par l'ancienne médecine comme alexipharmaques et antiépileptiques.
L' a herbe aux panthères » {doronicum pardalianc/ies), commune dans les Alpes et les Pyrénées, et fameuse chez les Grecs et les Arabes, passait pour empoisonner les bèios féroces. La doronic à feuilles de plantain descend dans les plaines ; assez commune aux environs de Paris, elle est cultivée en bordures, dans les jardins d'agrément.
DOROPHAGE (du gr. dôron , Doronic.
présent, et phagetn, manger) adj.
Se dit de celui qui vit de présents. (Rabelais a inventé ce mot, pour l'appliquer aux gens de' justice.)
DoROS. Myth. gr. Ancêtre et héros éponyme de la race dorif:nne. (Il était fils d'Hellen et d'Orséis, ou, selon d'autres, fils de Deucalion. Il émigra de la Phthîotide, et se rendit auprès du mont Œta, où il établit une colonie qui reçut le nom de Doride.) — Nom d'un fils de Xanthos.
DOROTHÉE n. f. Nom, dans un grand nombre de campagnes, d'une variété do demoiselle ou libellule.
Dorothée (saint), martyr en 303. Premier cubiculaire de l'empereur Dioclétien, il jouissait d'une grande faveur à la cour de Nicomédie. Le César Galère ayant accusé les chrétiens do l'incendie du palais impérial, qu'il avait lui-même ordonné, Dorothée tomba en disgrâce, et fut arrêté. Il mourut après de longs tourments. Diociétien fit jeter son corps à la mer, pour le soustraire à la vénération des fidèles. — Fête le 9 septembre.
Dorothée. Les bollandistes {Acta sanctorum) font mention, à la date du 5 juin, do quatre saints personnages du même nom : Dorothke (saint), martyr vers 363. [Evoque deTyr, il soulfrit la torture et l'exil sous Diociétien. Rendu à la liborié, il vécut jusqu'à l'âge de cent sept ans, et fut mis à mort par ordre de 1 empereur Julien l'Apostat. On lui a attribué à tort un catalogue des évêquos de Byzancc); — DoROTHÉB (saint), dit le thébain, ermite du iv siècle. [Il vécut do longues années dans une caverne près d'Alexandrie. Plusieurs disciples, parmi lesquels était Pallado, vinrent se mettre sous sa conduite et construisirent un monastère, dont il prit la direction. Il mourut âgé do plus de quatre-vingts ans] ; — Dorotheiî (saint), moine du vi" s. [U fut archimandrite du monastère dcMajumccn Palestine, et composa en grec, sur la vie monastique, un traité que l'abbé do Hancé traduisit sous le titre d'Instructions du P. Dorothée (Paris, 1686)] ; — Dorothée (saint), dit le Jeune, moine lu xi* siècle. fU londa lo couvent de Chilîotom, sur les rives du Pont-Eoxin].
Dorothée, historien grec de l'époque aloxandrine. U avait composé une Histoire d'Alexandre, que mentionne Athénée; une Uistoire de Sicile et une Histoire d'Italie, que citent Plutarquo et Stobéo.
Dorothée de Sidon, poète grec do l'époque aloxandrinf;. Il avait composé un poômo astrologique, dont nous avons un frac^cnt d'une quarantaine de vers.
Dorothée, hérétique du v« siècle. Evoque do Marcianopiile o.u Mésio, zélé partiBan de Ncstorius, dont il soutint les erreurs dans l'Eglise patriarcale do Constantinoplo. Au concile d'Ephèse, qui s'ouvrit lo 22 juin 431, il refusa de reconnaître la doctrine catholique sur l'unité de per-
sonne en Jésus-Christ et la maternité divine de Marie, et fat déposé. L'empereur Théodosc le relégua à Césarée de Cappadoce, où il mourut.
Dorothée, jurisconsulte grec du VI" siècle do notre ère. Il a été questeur du palais et professeur do droit à Béryte. Il a pris part à la rédaction du Digeste, des Inslitittes et du second Code sous Justinicn. Il a écrit des commentaires sur le Digeste et les Institutes.
Dorothée (sainte), vierge d'Alexandrie. Son histoire est racontée par Rufin {Histoire ecclésiastique). L'empereur Maximiu Da'ia avait conçu pour elle une passion si vive qu'il no put se résigner à la condamner, même lorsqu'elle se fut déclarée chrétienne. Dorothée, redoutant 1 ascendant de l'empereur, s'enfuit dans une solitude ignorée du monde, où elle vécut dans la pénitence, durant do longues années.
Dorothée (sainte), vierge et martyre, morte vers 310 à Césarée en Cappadoce. Arrêtée comme chrétienne par ordre de Sapricius, gouverneur de la province, elle convertit Christa et sa sœur Callista, qui, après avoir renié le Christ, cherchaient à la séduire. Elle fut soumise à la torture et condamnée à avoir la tête tranchée. Comme on la conduisait au lieu du supplice, un jeune avocat, nommé Théophile, lui entendant dire qu'elle allait rejoindre l'époux céleste, lui demanda en riant des fleurs et des fruits du jardin de son époux; mais il no tarda pas à se proclamer lui-même chrétien, assurant qu'un ange était venu lui apporter des roses et des pommes de la part do la martyre. Le corps de sainte Dorothée, transporté à Rome, y est encore vénéré dans l'église qui a reçu son nom. Tous les ans, le jour de sa fête, on bénit, devant ses reliques, des fleurs et des fruits, en souvenir du miracle rapporté dans les Actes do sa mort. Sainte Dorothée est la patronne dos jardiniers. — Fête lo 6 février.
Dorothée (confrérie de Sainte-), établie en Flandre à la fin du xvi« siècle, au moment où la passion des tulipes faisait fureur. (Elle fut longtemps florissante etno disparut que pendant la Révolution française. Elle était composée exclusivement d'amateurs de tulipes.)
Dorothée, recluse, née eu Prusse vers 1248, morte en 1304. Devenue veuve à l'âge do quaran*?-ciuatre ans, elle se retira dans une cellule voisine do la cathédrale de Marienwerdcr, et en fit murer la porte. Elle mourut après une réclusion de quatorze mois. De nombreux miracles lui ont été attribués. Une instance pour obtenir sa béatification fut introduite pendant le grand schisme, on 1404, auprès du pape Boniface IX, qui résidait à Avignon; mais elle ne fut suivie d'aucun effet.
Dorotb.ée (la) , comédie de Lope de Vega, la seule Je ses compositions dramatiques qui soit écrite en prose (1632). — On la regarde généralement comme une autobioi^'rapliie du poète. On l'y voit, tout jeune homme, amoureux (l'abord d'une certaine Marphise, que ses parents marient à un homme plus riche que lui. Il s'en console avec Dorothée, femme mariée sans mari connu, richement en tretenue par un prince étranger, qui, pour lui, quitte son prince, vend ses meubles, son argenterie, et veut travailler de ses mains. Mais, comme Manon Lescaut, Dorothée no tarde ^'uèro à regretter son ancien luxe et ses riches amants. L'amoureux retourne à Marphise, devenue veuve. Lope de Vega éprouvait pour cette pièce un attachement particulier et l'appelle v la plus aimée de toutes ses œuvres ».
DOROW (Guillaume), antiquaire allemand, né à Kœnigsberg en 1790, mort à Halle en 1846. Il remplit pendant quelque temps des fonctions diplomatiques, puis fonda à Bonn le musée d'antiquités nationales. Chargé, en 1827, d'une mission en Italie, il dirigea des fouilles en Étrurie et recueillit ou acheta la plupart des monuments étrusques qui se trouvent au. musée de Berlin. Ses principaux ouvrages sont : Lieux de sacrifice et tumuli des Germains et des Boynains sur les bords du Mhin (1819-1821) ; Monuments de l'époque germanique et romaine dans les provinces du Mhin et de la Westpkalie (1823-1827); Monuments de la langue et de l'art des anciens (1823-1824); Voyage archéologique dans l'ancienne. Etrurie (en franc., 1829); Souvenirs de iSi3 à iSW (1843) ; Lettres et mémoires (1836-1841).
DOROZOW, comm. d'Austro-Hongrie (Galicie [district de Laka]); 2.600 hab.
DOROZSMA, comm. d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Csongrad]) ; 12.400 hab. Centre agricole.
DORP (Jean), philosophe scolastique, né en Hollande. Oïl a de lui, sous lo titre de Commentum super Summula?n Jnhannis Duridani (1487), un ouvrage rempli de subtilités piiilosophifjucs.
DORPAT ou Derpt, ville de Russie (Livonie), sur l'Embach, tributaire du lacPeipous; 34.900 hab. Longtemps disputée entre Allemands, Husses, Polonais, Suédois. Céh'bre université fondée par Gustave-Adolphe en 1G32. Fondée en 1030 par un grand-duc do Russie sous [le nom do lonrief, cette ville a repris officiellement ce nom en 1889, et son université a été russiliée. Ch.-l. d'un district peuplé de 140.000 hab.
DORQUE idork') n. m. Nom que les baleiniers donnent à une espèce de cétacé, appelé aussi èpaulard.
DORREGARAY(don Antonio, marquis de Eraul), général espagnol, né en 1820, mort en Angleterre en 1881. Il combattit, de 1836 à 1839, dans l'armée de don Carlos, puis dans l'armée royale, et se distingua, en 1859, dans la guerre du Maroc. Fonctionnaire à Là Havane, de 1866 à 1868, il fut accusé de vénalité. Il entra, en 1872, comme liculonant-colonel au service de don Carlos, Dorregaray battit à plusieurs reprises les troupes régulières et fut nommé lieutenant général et marquis. Les victoires d'Arroviy, do Dicastillo, la prise do Portuf,'a!ete, consacrèrent sa réputation. En 1874, il devint capitîiine général. Mais ses cruautés indisposèrent les grandes puissances, qui reconnurent le gouvernement de Serrano. H fut remplacé dans son commandoraont, et se rendit à Paris. Revenu en Espagne, il reprit du service; il fut blessé et dut reculer jusqu'en Navarre, où il commanda tant que dura l'insurrection. Il .suivit en 1876 don Carlos lorsqu'il s'enfuit en Franco, puis on Angleterre.
Dorrit (la Petite), roman do Dickens (1855). — L'idée générale que Dickens a prise pour point de départ est très .simple : un homme, autour de tous les maux qui ruinent sa famille, s'en prend à la Providence et, à chaque nouvelle
catastrophe, s'écrie : c Ce n'est la faute de personne. » La Petite Dorrit est une des œuvres les plus tourt'ues de Dickens ; elle fut composée au jour le jour et se ressent des préoccupations que l'auteur avait d'exciter l'intérêt, do feuilleton en feuilleton. La plus grande partie de l'action se passe dans la prison de la maréchaussée où Dorrit est enfermé pour dettes, et où il finit par s'habituer à cette vie cloîtrée, au point qu'il ne désire plus recouvrer sa liberté. Sa fille, la petite Dorrit, née et élevée dans la prison, est une créature charmante, pleine d'abnégation et do courage, elle convertit son père; c'est par elle que Dorrit se rattache encore un peu au monde extérieur, et c'est jiar elle qu'il lui sera donné d'y rentrer. Des récits accessoires ralentissent le développement do l'action. Le livre manque d'unité; mais ce défaut capital n'a pas empêché ce roman d'avoir de nombreux lecteurs, tant en Angleterre qu'en France, où il a été traduit par Hughes (1858).
DORSAL, AIX, AUX (du lat. dorsum, dos) adj. Anat. Qui appartient au dos: Les vertèbres do^sm-bh. w Epine dorsale, Système entier des vertèbres d'un animal vertébré, depuis la partie inférieure du crâne jusqu'à l'extrémité du coccyx. Il Muscle dorsal ou substantiv. Le dorsal. V. l'art, suiv.
— Par ext- Situé sur le revers : Les parties dorsales du pied. Les veiîies doksales de la langue.
— Bot. Qui naît, qui est inséré, qui est situé sur les revers d'un organe : La partie dorsale d'une feuille.
— Entom. Segments dorsaux, Segments dont l'ensemble forme le corselet d'un insecte.
— Géol. Qui forme une arête, qui naît de l'arête ou chaîne principale.
— Ichtyol. Inséré sur !o dos : Nageoires dorsales.
— Méd. Phtisie doj^sale. Consomption déterminée par des évacuations de sperme trop fréquentes.
DORSAL (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Anat. Muscle dorsal : Le long dorsal, il Adjectiv. : Le mmcle