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DU PONT

de la succession d'Autriche, et, lorsque le maintien do la neutralité eut été reconnu impossible par suite de la pertidie des Anglais, il se défendit d'abord avec succès, grâce à l'appui des souverains indigènes. Un jpeu plus tard, la prise de Madras par La Bourdonnais tit naître, entre ce général et Duploix, une rivalité qui se termina par le rappel de La Bourdonnais et par son emprisonnement à la Bastille. Quant à Dupleix, il continua do lutter contre les Anglais et les contraignit, en 1748, à iever le siège de Pondichéry, au moment mf'oie où Louis XV signait le traité d'Aix-Ia-Chapelle. Après la paix, il continua sa féconde politique d'immixtion dans les affaires indigènes. Entre 1748 et 1754, il acquit, dans le Carnatic, et sur les côtes des Circars et d'Orissa, un empire peuplé de plus de 30 raillions d'habitants. Les revers qu'il subit dans sa lutte contre les rajahs de Tanjore et do Mysore, assistés des Mahrattes et des Anglais, étaient d'importance relativement minime, et Dupleix les aurait rajiidemenl réparés si la compagnie des Indes, pour obtenir de la compagnie anglaise ri\'ale le maintien do la paix, ne lavait sacrifié à ses adversaires. Rappelé en France, Dupleix y rentra ruiné, sans pouvoir obtenir du gouvernement ou de la compagnie le remboursement des sommes qu'il avait avancées à leur service. Il mourut en 1764 dans la misère, après avoir vu l'anéantissement de son œuvre et l'abandon de l'Inde aux Anglais, qui s'empressèrent d'adopter le système même de Dupleix. Non contents de lui rendre justice, ils lui ont érige une statue, avant même que la France ait songé à acquitter cette dette de reconnaissance envers un dos plus remarquables et des plus patriotes de ses enfants.

— BiBLioGK. : H. Bionne, Dupleix (Paris, 1881) : T. Hamont, Dupleix (Paris, 1881); Mallison» Dupleix (Londres, 1891, collection des Mulcrs of Imita).

DuPLESSIS (Jean), sieur d'Ossonville, l'un des colonisateurs de la Guadeloupe, né en Normandie vers la fin du xvi* siècle, mort en 1635. Etant allé à Saint-Christophe, il s'associa avec L'Olive dans le but de fonder une colonie à la Guadeloupe. Les deux compagnons s'arrêtèrent sur le territoire de Sainte-Rose, mais des maladies décimèrent les colons. Duplessis lui-môme ne tarda pas à mourir, près de cinq mois après son arrivée à la Guadeloupe.

Duplessis (Claude), jurisconsulte français, originaire du Perche, mort en 1683. Il fut l'un des principaux conseillers de Colbert, qui le nomma avocat des Iinancos. Il a laissé de remarquables Traités sur la coutume de Paris (1699), et des Œuvres complètes (1754).

Duplessis (dom Michel-Chrétien-Toussaint î, historien, né et mort à Paris (1689-1767). Il entra, en 1715, dans la congrégation de Saint-Maur, l'ut nommé, en 1723, bibliothécaire d'Orléans, puis se rendit à labbaye de Saint- Germain-deS'Prés pour travailler à la Gallia christiana. Dom Duplessis a publié, entre autres ouvrages : Histoire de la ville et des seigneurs de Couci (1728) ; Histoire de l'église de Meaux (1731); Histoire de Jacques II, roi d'Angleterre (1740) ; Nouvelles Annales de Paris, avec notes (1753).

Duplessis (Joseph Sifrède), peintre français, né à Carpentras en 1725. mort à Versailles en 1802. Il excella dans l'art du portrait et surtout du portrait d'homme. En 1794, il fut nommé administrateur du musée spécial établi à Versailles. La surveillance des statues du parc de Versailles lui ayant été confiée ensuite, il trouva (vers Tan VIII) le secret précieux de détruire, sans altérer le marbre, le lichen enraciné dans les pores do celui-ci. Il nous reste de lui un grand nombre de portraits, parmi lesquels on remarque ceux de Thomas , de Gluck , de Franklin, de Baillij, de l'abhé, Arnauld, de Marmontel, de Louis XVI, la duchesse d'Orléans, etc., dont quelques-uns ont été reproduits par la gravire.

Duplessis (Pierre-Alexandre Gratet-), littérateur et bibliographe français, né à Janville (Eure-et-Loir) en 1792, mort à Paris en 1853. Il fut professeur, proviseur, inspecteur d'académie et recteur. On lui doit des ouvrages d'érudition : BiUographie ■parémiologique (1847); la Fleur des proverbes français (1851); etc. C'est lui qui a

fmblié, sous le pseudonyme de Hilaire le Gay, une colection de petits livres récréatifs populaires.

Duplessis (Paul), romancier français, né à Rennes vers 1815, mort à Paris en 1865. Après avoir voyagé au Mexique et dans les colonies françaises, il publia de nombreux romans d'aventures qui eurent de la vogue, entre autres : Aventures mexicaines (1860); le Batteur d'estrade (1857); les Boucaniers (18^3) ; les Mormons {\iD^); les Grands Jours d' Auvergne {l&5i); les Peaux-Mouges {ISGA) ; les Etapes d'un volontaire (1854); etc.

Duplessis (Alphonslne Plessis, dite Marie), dite aussi la Dame aux Camélias, connue par sa beauté, son luxo et sa fin prématurée, née à Nouant (Orne) en 1824, morte à Paris en 1847. Elle a dû sa grande notoriété posthume à Alexandre Dumas fils, qui la connut intimement et fit d'elle, sous le nom de Marguerite Gautier, l'héroïne d'un roman, puis d'une pièce dont le succès fut considérable. V. Dame aux camélias.

DuPXXSSIS (Georges-Victor-Antoine Gratet-), iconographe et historien français, né à Chartres en 1834, mort à Pans en 1899, fils de Pierre-Alexandre Duplessis. Attaché au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, dont il devint le conservateur en 1885, il est entré à l'Institut en 1891. On a do lui : Histoire de la gravure {XZ^Q) \ Esaai de bibliographie des ouvrages relatifs à la gravure (iSfiï); etc.

DUPLESSIS-BERTAUX (Jean), dessinateur et graveur français, né à Paris en 1747, mort en 1818. Ses premiers travaux sont signés Bertaux. Il a dessiné et gravé surtout des sujets militaires, dos types d'ouvriers, do saltimbanques, d'artistes, etc. Auteur do plusieurs recueils d'eaux-fortes, sa manière rappelle celle do Collot. Parmi ses ^avurcs les plus caractéristiques, il faut citer l'Asiosatnat de Lepelletier de Saint-Fargeau ; l'Fxécution de Louig XVI ; le Souper des sectiona de la rue de Tournon; des portraits de députés à. la Convention, dont les marges sont ornées de petits épisodes finement traités. Il a collaboré à un grand nombre de publications ol reproduit les Campagne» d'Italie, do Carlo Vornet.

DUPLEX ( plèl(89 — du lat. duplex, double) n. m. et adj. Bot. .Se dit des organes, des fleurs doubles, mais s'applique rarement aux organes géminés.

— £lectr. Se ditd'uo système de transmission ontro deux

postes télégraphiques reliés par un seul fil, permettant d'expédier simultanément des dépêches dans les deux sens. DUPLICATA (mot lat. signif. choses doublées) n. m. Linguist. Double d'une dépêche, d'un brevet, d'une quittance, d'un acte quelconque, il PI. Des duplicata.

— En duplicata. Par duplicata. En double ; Expédier un acte EN duplicata, par duplicata.

— Par plaisant. Image, représentation : Donner à quelqu'un le duplicata de ses traits.

— Chancell. Pli du parchemin redoublé de certaines lettres de chancellerie, sur lequel on écrit les arrêts d'enregistrement, de vérification, do serment.

— Encycl. Linguist. Le duplicata est la copie d'un document émanant de la même personne que l'original et destiné à en tenir lieu : double d'une facture, d'une lettre, d'un compte, d'un contrat, etc. Celte pièce doit mentionner d'une façon apparente le mot u duplicata » et être la copie textuelle de la nièce qu'elle remplace, afin de ne pas faire double emploi. En banque, certains documents sont écrits en duplicata au moment même de leur confection ; par exemple, les lettres do change tirées sur les pays d'outremer en primata, duplicata, trïpticata, etc. Les connaissements sont tirés en quatre exemplaires. Tout double d'un écrit quelconque sujet au timbre doit également être muni du timbre. Cependant, le duplicata d'une lettre de change nest pas soumis au timbre, s'il est joint au primata.

duplicateur (du lat. duplicare, supin dnplicatum, doubler) n. m. Appareil servant à accroître la charge d'électricité sur des conducteurs déjà électrisés et à entretenir entre eux une diff'érence de potentiel déterminée. Il Machine à l'aide de laquelle on produit les deux espèces d'électricité sans frottement (duplicateur de Nicholson, machine de Holtz, machine de Bertsch, etc.).

DUPLIGATIF, IVE adj. Qui double, qui opère la duplication.

DUPLICATION [si-on — lat. dupUcatio, même sens) n. f. Action do doubler.

— Bot. V. déduplication.

— Géom. Duplication du cube, Problème qui consiste à chercher un cube double d'un cube donné.

— Plain-chant. Intonation qui se fait en doublant l'avantdcrnière note du mot procédé qui ne s'emploie que lorsque cette avant-dernière note se trouve immédiatement audessous de la dernière, et dans l'intention de marquer davantage cette note, do la rendre plus sensible à l'oreille do l'auditeur.

— Encycl. Géom. Duplication du cube. Le problème de la duplication du cube, qui a si longtemps occupé les Grecs, consistait à construire, au moyen de la régie et du compas, le côté d'un cube double en volume d'un cube donné.

Le problème, dans les conditions où il était posé, était impossible ; mais la mise en évidence de cette impossibilité dépendait de considérations d'une nature très délicate, complètement Inabordables aux Grecs, qui, ne formulant jamais sous forme métrique, au moins d'une manière générale, les relations des parties des figures entre elles, ne pouvaient soupçonner la dépendance mutuelle de l'algèbro et de la géométrie.

DUPLICATO-CRÉNELÉ, ÉEadj. Bot. Dont les crénelures sont elk's-mêmes crénelées : Limbe duplicato-crénelé.

DUPLICATO-DENTELÉ, ÉE adj . Bot. Dont les dentelures sont elles-mêmes dentelées : Feuille duplicato-dentelék.

DUPLICATUM {tom' — mot lat. signif. chose doublée) n. m. Se dit quelquefois pour duplicata, mais au singulier seulement, et il a pour pluriel duplicata.

DUPLICATURE (du lat. duplicatas, doublé) n. f. Etat d'une membrane, d'un corps aplati, d'une surface portée et repliée sur l'autre.

DUPLICE ipliss — du lat. duplex, double) n. f. Polit. Alliance de deux nations.

DUPLICIDENTÉ, ÉE {dan — du lat. duplex, icis, double, et de dent] adj. Zool. Qui a des dents doubles, ou une double rangée de dents.

DUPLICIPENNE ipèn' — du lat. duplex, icis, double, et de pentia, aile) adj. Entom. Qui a des ailes ployées dans le sens de la longueur.

DUPLICITÉ {si — du lat. duplicitas, même sens) n. f. Existence simultanée, et le plus souvent vicieuse, do deux objets semblables : Verre taillé de façon qu'il cause une duplicité d'image du même objet. Tragédie dans laquelle il y a duplicité d'action. (Descuret.)

— Vice d'un homme trompeur, de mauvaise foi ; L'hypocrisie est le voile de la duplicité. (Descuret.)

— Anton. Bonhomie, droiture, franchise, loyauté, rondeur, simplicité.

DUPLIQUE {plik' — du lat. duplex, icis. double) adj. Mus. anc. Se disait (jnelquefois d'une consonance exprimée par un rapport double du rapport qui exprime uno autre consonance.

DUPLIQUE (plik' — môme étymol. qu'à l'art, prccéd.) n. f. Dr. rom. Variété de l'exception.

— Par ext. Réponse à uno répli((ue quelconque. (Vieux.)

— Encycl. Lorsqu'un défendeur avait opposé une première exception au domandour, et que celui-ci avait fait insérer une replicatio dans la formule, ce défendeur pouvait, à son tour, paralyser la replicatio par une dupUcatio, et rendre ainsi à i'excèptio la force que la replicatio devait lui enlever.

DUPLIQUER f^^ — du lat. duplex, double) v. n. Répondre à uno réplique, faire uno répli(|iie. (Vieux.)

DUPLOSULFACÉTONE ou DUPLOTHIOCÉTONE (se) n. f. Acétone sulfurée C*H"'S% résultant de la polymérisation do deux molécules de sulfacétone, et qu'on obtient en fai- .sant agir dans un appareil à reflux le trichloruro de phosphore sur l'act'-tone.

DUPLOYÉ (l'abbé Emile), professeur de sténographie, né à Nolre-Dame-de-Liesso (Aisne) en 1833. Il renonça de bonne heure aux fonctions ecclésiastiques, puis se rendit à Paris, où il s'occupa dès lors uni(|uenient de sténographie. Dès 18tîi, il avait publié avec son frère, Gustave Duployé : Sténograpaie Duployé ou l'Art de suivre, avec l'écriture, la parole, etc. Pour étendre la portée de .son système, il voulut on faire uno méthode pédagogique. Dans ce but, il a fondé la Bibliothèque sténographiquc, comprenant dos ouvrages imprimés avec los signes de cette méthode; oiisuito, l'Institut sténographiquc des Dcux-Moiidcs,

à Paris, pourvu d'une imprimerie et ayant pour organe la revue hebdomadaire, fondée en 1869, « le Sténographe ".

DuPONCEAU (Pierre-Etienne), érudit franco-américain, ni' a S:iiiii-Martin-de-Ré en 1760, mort à Philadelphie en 1841. S étant rendu à Paris, il fit la connaissance de Court de Gibelin, qui lui confia quelques traductions, puis le recommanda au baron de Steuben. Colui-ci l'emmena en Amérique, où il allait combattre pour l'indépendance. Duponcoau, en qualité d'aide de camp et de capitaine, combattit de 1778 à 1780. Mais sa santé l'obligea à quitter le service, et il devint secrétaire de Robert Livingston, le nouveau ministre des relations extérieures Q'^81 ). Il étudia le droit et devint un avocat très renommé. Passionné pour la philologie, Duponceau s'occupa de recherches sur l'origine des langues et idiomes américains. Il fut élu, en 1827, correspondant de l'Académie des inscriptions et belleslettres. Citons de lui : Exposition soyn/naiJ'e de la constitution des Etals-Unis d'Amérique (1837) ; Mémoire sur le st/stème grammatical des latigues de quelques Jiations indiennes de l'Amérique du Nord (1838) ; Euglish phonology (1818) ; Dissertation on the nature and character ofthe Cliinese System of irriting {Phi\a.de\phïe, 1838); etc., et de nombreuses traductions.

DuPONCHEL (Edmond), artiste et administrateur français, né à Paris vers 1795, mort en 1868. Il s'occupa d'abord d'architecture. En 1835, il obtint la direction de l'Opéra. C'est pendant sa direction que furent montés à ce théâtre les Huguenots , Stradella, Guido et Ginevra, Benvenuto Cellini, le Lac des fées, les Martyrs, la Favorite, que son goût artistique sut environner d'une mise en scène remarquable. En 1841, il céda la place à Léon Pillet, en conservant seulement les fonctions d'administrateur et, en 1845, il fonda avec Morel une maison d'orfèvrerie artistique. En 1847, il reprenait, associé avec Nestor Roqueplan, la direction de l'Opéra, et se retirait, deux ans après, laissant Roqueplan seul à la tête de ce théâtre. Lorsqu'on 1860, Dormeuil prit la direction du Vaudeville, Duponchel fut son associé pendant tjuelque temps, puis renonça décidément à toute entreprise.

Duponchel (Adolphe), ingénieur français, né à Florac (Lozère) en 1821. Elève de l'Ecole polytechnique, il devint ingénieur en chef et se fit connaître par de remarquables études sur desgrands travaux d'utilité publique, notamment sur la fertilisation des landes, sur la création du chemin do fer transsaharien, dont il prit l'initiative, sur la colonisation de l'Afrique, etc. 11 a publié : ^vant- projet pour la création d'un sol fertile à la surface des landes de Gascogne (1864) ; Traité d'hydraulique et de géologie agricoles (1868) ; le Phylloxéra, giiérison probable (1874) ; le Chemin de fer de l'Afrique centrale (1876); le Chemin de fer transsaharien, jonction coloniale entre l'Algérie et le Soudan (1878); les Taches solaires régies par l'excentricité des mouvements planétaires (1882): Théorie des alluvions artificielles (1882); la Colonisation africaine (1890) ; le Canal de' Panama et les Torrents artificiels (189l) : la Circulation des vents et de la pluie dans l'atmosphère (1893) ; les Barrages de retenue et l'Aménagement des eaux courantes (1896); etc.

DUPONDIUS {di-uss) n. m. Antiq. rom. Pièce de bronze de la valeur de deux as, usitée sous la république quand l'as était do quatre onces, et sous l'empire, quand l'as fut réduit à un quart d'once.

Dupont (Denis) [en lat. Pontanus] , iurisconsulte français, né à Blois vers la fin du xv" siècle. Avocat à Blois, il fut chargé par Louis XIII, avec trois de ses concitoyens, de rédiger les coutumes du Blaisois. Dupont fit sur ces coutumes un Commentaire latin, dont son fils publia les neuf premiers chapitres en 1556. L'ouvrage complet a été édité à Paris (1677).

Dupont (Gratian), sieur di; Drusac, poète français de la première moitié du xvi' siècle. Il était lieutenant général de la sénéchaussée de Toulouse. Il a composé, sous le titre de : Controverse des sexes masculin et féminin (1534), un ouvrage bizarre, dirigé contre les femmes et le mariage, auquel Etienne Dolet répliqua avec la plus grande virulence dans quelques-unes de ses odes latines, et que Arnault de Laborie réfuta dans son Anti-Drusac. On doit encore à Du[mnt : Art et science de rhétorique mélrifiés (1539).

Dupont (Pierre), tapissier français, né à Paris, mort vers 1650. Il renouvela la fabrication des tapis de Turquie. Logé au Louvre, il s'associa, en 1626, avec Simon Lourdet, qui s'établit à la Savonnerie; mais ils ne tardèrent pas à se séparer. Le musée des Gobelins possède do lui une tapisserie représentant Louis XIII et sa famille (1643). Il a écrit un ouvrage technique, ia .S'^romafourj/^e (1632).— Son fils, Louis, lui succéda et s'établit à la Savonnerie, en 1672.

Du Pont de Nemours (.Pierre-Samuel), économiste, homme politique, agriculteur et membre do l'Institut, né à Paris en 1739, mort à Eleutherian-Mills (Etats-Unis) en 1817. Disciple do Quesnay, il débuta par un ouvrage eu 2 volumes : la Physiocratie (1768), dans lequel il exposait les doctrines de l'école économique. Après un voyage d'études en Allemagne, eu Suède et en Pologne, il fut rappelé en France par son ami Turgot, dont il devint le collaborateur et dont il partagea la disgrâce. En 1783, Vergennes le chargea de préparer les bases du traité qui devait consacrer l'indépendance des Etats-Unis. Elu aux états généraux de 17Sy par lo bailliage de Nemours, il se rangea parmi les partisans de la monarchie constitutionnelle et paya do sa personne dans la journée du 10-Août. Décrété d'accusation par la Convention, il put soréfugieraux Etats-Unis, où il se maria et fonda une exploitation agricole. Il revint en France sous rEm])ire, et fut élu président de la Chambre do commerce de Paris. En 1814, il fut secrétaire du gouvernement provisoire. Exilé aux Cent-Jours, il retourna aux Etats-Unis. Ses principaux ouvrages sont : Mémoires sur la vie de Turgot; Philosophie de l'univers^ et la publication des œuvres do Turgot (1802).

Du Pont de Nemours.

Dupont (Jaooh-Louis'), hommo politiquo français, u6 ù Lorlies on I7ô5, mort sous lu Uostauration. Al)bti do Jumeaux eu 17S'.>, il ([uiita los ordres ot devint député d'Indroot-Loiro à la Législative ot à la Convention. Kn 1792, il proposa do rouii>lacor lo christianisme par lo culto do ta srionco, ossaya d'ouvrir on 17l>7 et 1798, un cours public d'ai^riculturo, do morale, do luailiéiuatiiiuos, etc., mais il tut partout repoussé. Il devint t'ou ot lut enfermé ù. ('harenton.

Dupont de L'Étang (Piorro-Antoino, comte), générai ot ministre français, né ù Chabanais en 1765, mort à Paris en ISIO. En 17âi, il devint aide do camp du général Thoobald Dillon; il fut blessé à Tournai (1792), se défondit vaillamment à Valmy, ot devint général de brigade après la victoire do Monin. Carnot lo nomma directeur du dépôt do la guerre. Il était partisan de Bonaparte, prit une part activu au coup d'Etat du IS brumaire. Il l'ut chargé dorganisor la répubUquo Cisalpine. 11 devint un des plus brillants généraux de Napoléon. En 1805, il fut envoyé à l'armée d'Allemagne, battit Mêlas devant Ulra, et fut créé comte de l'Empire. Envoyé en Espagne en isos, il ternit sa brillante carrière militaire par la désastreuse capitulation do Baylon. Napoléon le lit arrêter à Toulon, enfermer au fort de Joux. Aux Cent-Jours, il fut quelques jours ministre do la guerre. Destitué, il reprit son poste après Waterloo et entra au conseil privé. Il fut élu député de la Charente en 1815, fit partie do la « Chambre introuvable », et fut réélu jusqu'en 1S30. Il a laissé quelques écrits : la Liberté,

Foème ; Lettre sur la campagne d'Autriche; Lettre sur Espagne; l'Art de la gue^Te, poème en dix chants, et des Mémoires.

Dupont (Hippoîjiie-Auguste), pédagogue, né dans l'Hérault en 1767, mort à Versailles en 1S55. Marchand ambulant, il s'instruisit seul et devint maître d'école à Agde, puis fonda une école à Marseillan pour y appliquer sa méthode de lecture, qui consistait à enseigner d'abord aux enfants l'usage des voyelles, puis celui des consonnes les p'us faciles, et à leur faire former des mots, le plus tôt possible, avec les lettres qu'ils savaient déjà. Il fut appelé à Montpellier, à Nancy, enfin à Paris, où il fonda, rue Saint-Lazare, une vaste institution. Lo roi voulut lo décorer lui-même, en 1844. Son principal ouvrage est sa Citolégie, où il exposait sa méthode de lecture.

Dupont de l'Eure (Jacques-Charles), député, ministre, président du gouvernement provisoire en 184S, né à Neubourg ^Eure) en 1767, mort à Rouge-Perriers (Eurei en 1855. Reçu avocat au parlement de Normandie (1789), il fut maire de Neubourg et occupa diverses fonctions dans son département. Elu au conseil des Cinq-Cents, il ne fit pas d'opposition au coup d'Etat du 18 brumaire et devint président dos tribunaux d'Evreux et du Mans. Député au Corps législatif (1813), à la Chambre des députés l'année suivante, membre de la Chambre des représentants pendant les Cent-Jours, 00 fut lui qui rédigea la déclaration aux puissances étrangères, dans laquelle les représentants, au nom de la nation, réclamaient les principales libertés de la Révolution. Les Alliés répondirent en faisant fermer les portos de l'Assemblée, et Dupont do l'Eure protesta avec courage. Réélu à la Chambre (18.17). ses opinions républicaines le firent ravor des cadres de la magistrature. Ministre de la justice en 1830, il n'approuva pas la politique du gouvernement, se rôtira et donna sa démission de député. La révolution de 1818 le rendit à la politique. Il fut nornme

firôsident de l'Assemblée provisoire. Son ùgo avancé ne ui permit pas d'y jouer un rôle important.

Dupont ( Jacques-Mario-Antoinc-Célestin), cardinal ot archevêque do Bourges, né à Iglesias (Sardaigne) en 1792, d'une famille d'origine fran(;aise, mort à Bourges en 1859. Il fut ordonné prêtre à Lyon, en I8i4. Lo cardinal La Fare le nomma chanoine, puis vicaire général de Sens. Le pape Léon XII lui donna le titre d'évéquo in partibus do Samosate. Naturalisé français, i! fut successivement évêquo de Saint-Dié(i830}, archevêque d'Avignon(l835), ot enfin archevêque do Bourges (1847). Créé cardinal on 1847, le gouvernement français l'envoya en mission auprès du pape Pie IX, exilé à Gaôte, on 1849.

Dupont (M'" Caroline), actrice française, née en 1794 à Valoiu-iennos, morte on 1804. Elle entra, en 1810, à la Comédie-Française, où elle joua d'abord dans la tragédie ; puis, après la retraite do M"* Devienne, elle prit l'emploi dos soubrettes. Elle resta trente ans à la Comédie-Française, où elle était dovonuo sociétaire.

Dupont (Pierre-Auguste, dit Alexis), chanteur français, né en 1796, mort en 1874. Elève du Conservatoire, il entra, on 1818, à l'Opéra comme ténor en double. Il passa, on 1821, à rOpéra-Comiquo, ot, doux ans après, partait pour l'Italie. Kn 1826, il rentrait à l'Opéra dans lo rôle de Pylade d'/phigihiie en Tauridc, ot resta quinze ans à ce théâtre. Vers* 1840, Alexis Dupont abandonna la scène pour se livrer exclusivement à roxécution do la musique d'église ou de concert. Attaché à la maîtrise do Saint- Roch, où il attirait la foule dos amateurs, il y resta jusqu'en 185G.

Dupont (PflH^F^ançois), imprimeur et dénutô français, i\r. A Périgueux on 1796, mort en 1879. Il étudia la typographie à Paris, dans la maison Firmin-Didot, ot ensuite fonda un établissement pour les impressions administratives, qui prit un grand développement et qu'il augmenta d'unie maison d'éditions spéciales à l'onsoignement primaire. Elu, en 1852. 1857, 18iî3, 1R(Î9, dans la Dordogne, comme randulat ofticiel. !\ la Chambre dos députés, il fut élu, en 187a, sénateur par le même département. On lui doit : ICnsaiit d'imprimrrin (1849) et Hisloiê'C de l'imprimerie (1854); une Imprimerie en IS67 (18G8).

Dupont (Léon-Papin), surnommé le Saint homme de Tours, né & ta Martinique en 1797. mort ù Tours en 1876. Fils do riches planteurs, il -fut élevé en i»'ranco, ot,

Dupont de l'Eure.

après avoir terminé ses études, retourna à Saint-Pierre de la Martini(iuo, où il exerça les fonctions déjuge penilatit cinq ans. Ayant perdu sa femme, il donna sa démission ot vint s'établir à Tours. La mort do sa fille uniçiuo acheva de le dégoûter du monde. Depuis l'année 1847 jusqu'à sa mort, il consacra exclusivement sa fortune ot son lemps à dos œuvres de charité ot do religion. Une foule immense assista à ses funérailles, et sa mémoire est restée en vénération.

Dupont de BuSSAC (Jacquos-François), homme politique français, no ot mort à Paris (1800-1873). Avocat, il défendit les causes politiques et fut suspendu en 1833. Il fonda alors la Bévue républicaine. A la tin de son interdiction, il reparut au Palais, mais il ne tarda pas à encourir une seconde suspension. Il collabora alors à la « Revue du progrès». Plus tard, ayant repris ses fonctions d'avocat, il défondit Barl>ès devant la cour des pairs. Le gouvernement provisoire do 1818 le nomma ,ous-commissaire à Jonzac. Ses administrés l'élurent à l'Assemblée constituante. Non réélu à l'Assemblée législative, il fut expulsé de France, après lo Deux-Dôcembro, ot se retira à Bruxelles. Il rentra à Paris à l'amnistie de 1859 et reprit sa profession d'avocat. On lui doitdeti,x brochures -.Manuel des sociétés coopératives anonymes à capital et personnel variables (1872); Bistoire populaire des sociétés coopératives (1873).

Dupont (Samuel-Francis), commodore américain, né à Bergen-Point (Etat de New- York) en 1803, mort à Philadelpnie en 1865. Il appartenait à une famille française émigrée en Amérique en 1799. Entré dans la marine, il se distingua pendant la campagne du Mexique en remportant la victoire de San-José, servit dans l'extrême Orient, fut gouverneur de l'arsenal de Philadelphie. Au début de la guerre civile, il fut mis à la tète d'une flotte fédérale, s'empara, le 7 novembre 1861, des forts de Hilton-Head et de Bay-Point (Caroline du Sud), investit le fort Pulaski (févr. 1862), prit, en mars, le fort Clinch, puis Ferdinandina, étendit ses conquêtes au sud de la Floride, en s'emparant du fort Marion, et réussit à fermer la côte confédérée au commerce de la contrebande de guerre. Au début de 1863, il fut chargé de pousser l'attaque de Charleston. Le 6 avril, il passait la barre ; mais l'escadre du commodore Ingraham le força à la repasser le 11. Il reçut l'ordre de renouveler l'attaque ; mais, n'aj'ant que des monitors et les jugeant inefficaces, il refusa et fut remplacé par l'amiral t'oote.

Dupont des Loges (Paul-Georges-Marîe), évoque de Metz, né à Rennes en 1804, mort à Metz en 1886. Successivement aumônier de plusieurs couvents, il fut nommé, en 1844, évêque de Metz. Lors du concile du Vatican, il soutint les idées de la minorité, et se retira avant la définition de l'infaillibilité pontificale. Quand le décret eut été rendu, sa soumission fut aussi prompte qu'éclatante. Après l'annexion de l'Alsace-Lorraine, il resta attaché de cœur à la France, et refusa l'ordre de la Couronne de fer, que l'empereur lui fit offrir par le maréchal de Manteuffel. En revanche, il portait ostensiblement la décoration de la Légion d'honneur : Thiers la lui avait envoyée, sur sa demande, en 1S71. Membre du Reichstag, de 1874 à 1877, il siégea au premier rang- du parti do la protestation. Le séminaire de Montigny et plusieurs églises, entre autres celles de Barenthal, furent bâtis à ses frais.

Dupont (Pierre), poète et compositeur français, né et mort à Lyon (1821-1870). II appartenait à une famille d'artisans et occupa des situations inférieures jusqu'à sa conscription. Il fit alors, à Provins, la connaissance du poète Pierre Lebrun, auquel il soumit des essais poétiques ; l'auteur de Marie Stuart organisa une souscription ijui lui permit d'acheter un remplaçant et de se faire imprimer. Son premier poème, les Deux an^ es, obtint un prix â l'Académie (1842), et lui valut une place d'aide au Dictionnaire de l'Académie. Il la quitta dès qu'il crut pouvoir vivre de sa plume, et devint rapidement populaire. Dupont a composé des chants (ihilosophiquos et quelques chansons républicaines et socialistes. Ces dernières lo firent môme condamner, en 1851, à sept ans do déportation, à Lambessa; mais il fut gracié aussitôt. C'est surtout à ses chants rustiques qu'il doit sa notoriété. Pierre Dupont fut le chansonnier du peuple laborieux et honnête. Ses vers sont remarquables par les aspirations saines qu'ils révèlent, par l'élévation des sentiments qu'ils traduisent : l'amour du travail, de puissants appels à la concorde, à la cordialité. Ils ont eu une influence moralisatrice. Ils sont, de plus, on général, d'une bonne facture. Peut-être ne sont-ils pas toujours assez châtiés ; mais il y a de l'originalité dans le choix des sujets, de la fantaisie dans le détail. Les morceaux les plus connus sont : les Dœufs, les Sapins, la Mère Jeanne, Ma Vigne, le Cochon, la Vache blanche, les Louis d'or, le Chant du blé, la Chanson de la soie, la Chanson du pain, le Chant des ouvriers, le Chant des soldats, le JVoel des paysans, le Chant des nations, le Tisserand, le Tonneau, etc. Pierre Dupont composait lui-même la musique do ses chansons. Après sa condamnation et sa grâce, il vécut dans la retraite. Il publia encore, cependant, la Légende du Juif -Errant, poème qu'illustra Gustave Doré* (1862); Di.T églogues (1864), et une brochure : Sur certains bruits de coalition (l8f)0), dans laquelle il se ralliait ù l'Empire.

Dupont (Joseph), compositeur belge, né ot mort à Liège (1821-1861). Elève du Conservatoire do cotte ville, il y devint professeur. Cot artiste a publié dos études ot des fantaisies pour violon, des romances, des compositions religieuses, etc., ot un oiiéra-comique en doux actes : Hibeiro Pinto, qui fut joué d Liégo en ISr.S.

Dupont (Pierre-Auguste), pianiste ot compositeur ludLre, né à Knsival on 1827. mort à Bruxelles on 1800. Professeur de piano au Conservatoire do Bruxelles, pondant plus do trente ans, il forma d'excellents élèves. Dupont s'est produit aussi comme composilour.

Pierre Dupont.

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