SUR IX GLOBE ASCENDANT
Non, ce n'est point Icare, osant quitter la terra,
Ce n'est point d'Archimède un enfant téméraire.
Dont l'audace effrayante et l'inutile effort
Franchit un court espace à l'aida d'nu ressort.
C'est la nature même à l'étude asservie,
Et qui prête aujourd'hui ses ailes au Génie.
Je ne la brave point, j'obéis à sa vois.
Et je suis dans les airs ses immuables lois.
Ce gtoba qui s'élève, et qui perce la nue.
De I empire des airs nous ouvre l'étendue.
L'homme de qui l'instinct est de tout hasarder,
Dont le sorte» de vaincre, et de tout posséder,
Lui qui dompta les mers , qui méprUant l'orage.
Mit un frein à la foudre et dirigea sa rage,
Que peut-il craindre encore? ce Roi des élément!
Dans son vol à son char atlélera les venu.
Et des monts aplanis l'impuissante barrière
Ne l'arrêtera plus dans sa noble carrière. -
D'un nouvel océan. Argonautes nouveau,
De Colomb, et de Coox (i), surpasse! les travaux.
Suivez ce Montgol fier, qui, d'une main certaine,
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À de la pesanteur enfin brisé la chaîne;
Partez, volez, cherchez, dans les plaines d'azur,
Va air moins variable, un horizon plus pur;
Glissez d'un vol léger sur les [erres australes.
Jouez-vous au milieu des flammes boréales;
Ces champs de l'atmosphère autrefois interdits,
Ouverts par vos efforts, vont naus être soumis;
Agrandissez l'enceinte à nos aïeul prescrite,
El du globe atteignez la dernière limite.
Les peuples éperdus vous prendront pour des dieux :
Imitez-les en (out, soyezjustes comme tu.
Par la rapidité rapprochez les distances;
Répandez les bienfaits plus que les connaissances;
Des sauvages humains adoucissez les mœurs :
Vous les avez instruits, vous les rendrez meilleurs.
C'est l'espoir qui me luit : c'est votre destinée
Que j'annonce en ce jour, à l'Europe étonnée.
J'anticipe les temps, je lis dans l'avenir,
Je prédis les succès dont vous allez jouir.
Vous, timides esprits, pour qui touEest prodige. Vous, détracteurs jaloux, que tout succès afflige. Frémissez, mais voyez ce que l'art peut tenter. Concevez ce qu'un jour il peut exécuter.
N'allez pas 4 mes vœux alléguer l'impossible; Au travail qui s'obstine, il n'est rien d'invincible. Cook marche au fond des mers, Moutgolfier vole aux cieux; Ouvrez-moi les enfers, j'en éteindrai les feoi.
Vous, Charles, vous, Robert , de qui les mains habilei Trouvent les éléments, et les métaux dociles. Pour un plus grand objet déployez vos talents. A ce navire heureux , plus léger que les vents, Hàtez-vous d'ajouter ou lu rame, ou la voile. Que d'un art tout nouveau le secret se dévoile; Craignez que quelque Anglais, hardi navigateur, De cette invention ne nous vole l'honneur.
Plus d'un de nous a ravi , par sa longue constance , Des secrets découverts, et négligés en France. Ce peuple, qui s'est dit le souverain des mers, Va bientôt tout tenter pour être Roi des airs. N'allez pas dans voire art lui céder la victoire. Servez, votre parie , et sauvez votre gloire,
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POÉSIES P1VEHSBS
VERS PLACÉS A.U BâS DE LA DOUBLE FIGUHa DIS BEDE MOKTGOLFIEH, OUAVÉ» p'aPHÏS LE »«S-(IBLIIF
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Montgolfier que l'Europe entîèré Ne sauçait assez révérer; A des airs franchi la carrière Quand l'œil de ses rivaux cherche â la inesurér.