CHAPITRE XVI
velopper, et égale à un mètre superf-ciel environ ; vous pourrci observer alors que ce même poids de un kilogramme ne.
tombe plus, mais seulement ckscend, avec la même lenteur que mettrait à descendre la ultime la plus légère abandonnée à elle-même.
Le phénomène qu'on remarque eu celle circonstance, est devenu la base de la célèbre expérience du Parachute, dont il explique simplement le merveilleux principe : un mètre de surface équilibre dans l'air un kilogramme en poids, et cette règle connue depuis peu, car, eu cette matière, l'expérience a précédé la théorie, doit être prise comme point de départ pour l'établissement du Parachute.
Dans des siècles fort reculés, alors même que l'air, sa pesanteur, sa résistance, les lois de sou équilibre étaient à peu près inconnus des hommes, dans divers essais sur l'art du val artificiel, étaient arrivés pratiquement à opposer de grandes sur-
ralentir leur P chute en cas d'événements fâcheux. En 1 670, un
France plusieurs expériences de vol, dans lesquelles ou le vit franchir par la voie de l'air des espaces de plus d'uu kilomètre d'étendue. Ses procédés étaient simples, et avaient beaucoup d'analogie avec ceux employés dans les descentes en l'ara- j chute, Lebesnier ajustait sur ses épaules deuslonys bras de leviers, à l'extrémité desquels étaient fixées, à l'avant et à i'arïière, de grandes pales, a ouvrant et se fermant d'elles-mêmes au moyen de charnières, et qu'il mettait enjeu par le mouvement alternatif de ses pieds et de ses mains. C'était, ou le voit, une expérience basée sur la résistance de l'air contre les surfaces. (Fores chapitre 1", page 17.)
L'opérateur partait d'uu point élevé, du sommet d'un rocher, d'une montagne ou du toit de quelque monument. Là, appuyant sur les espèces d'ailes dont il était armé, et s'abandonuant franchement à l'air, il commençait uue descente trèsprolongée sur un plan incliné, allant du point élevé de son départ jusqu'au lieu ou la ligne diagonale qu'il suivait dans
Indépendamment de la résistance naturelle de l'air contre les surfaces qu'il présentait au vent, Lebesnier s'aidait, avec ]a puissance combinée île -ci jambes et de ses bras, du mouvement précipité qu'il donnait à ses ailes ou grandes raines. Dans le parachute, c'est uue surface morte, inerte, une simple Voile, que l'aéronante déploie pour combattre 1rs effets de la lésante ut j Lelicsiiici, lui, nniuii tu muliv Liuent Ici surfaces
qu'il présentait à l'air, et il profitait Je tout l'effet de ces mêmes surfaces multipliées par la vitesse qu'il parvenait à leur
'cent in4 plus tard, lllnncbard s'efforçaol de mener à bien 1rs travaux nombreux, assidus, auxquels il s'en livra longtemps dans l'espérance d'arriver à créer une mu lune votante, ne ju ntit point de telle propriété ternir. |u il. le dis surfaces opposées à l'air. Soit wrineeu volant avait huit aihs uu nageoires, grandes rt légères, s'o<nrant <■! se fermant d'ellesmêmes corninqçeltis de I ebestiier. et qu'il menait rn jru .l'une manière plus puissant!*, par le uinvf n Jr pcial;.-. n J, ; I, , i, ri> tu outre, et cette combinaison a raît regarder Blanchard par
monté sou appareil d'un vaste parasol en soie, que des nervures solides et des cordes nombreuses amarrées à uu axe vertical rigide, placé au milieu, tenaient constamment ouvert dans l'ascension comme dans la descente.
blanchard, nous l'avons dk, n'a pas complètement réussi dans ses essai; sur le vol artificiel, qu'il voulait obtenir par les seules voies de la mécanique. Dans sa première ascension en ballon, faite au Champ.de-Mars, à Paris, le 3 mars 1784,1! avait muni sa gondole de ce même parasol rigide, d'un assez petit diamètre, et constamment ouvert, qu'il avait imaginé pour le besoin de sa machine volante. {Voyet de nouveau Pl. 16, fg. 55 et 56.) Dans les expériences qui suivirent celle-ci, et pendant bien des années, Blanchard modifiant les dimensions et la forme de cet instrument, s'en servit dans un grand nombre de cas pour dunner le spectacle de la descente en parachute de divers animaux qu'il lançait et abandonnait dans l'air lors de ses ascensions publiées.
Tuujours ces expériences avaient réussi , et cependant, elles n'inspirèrent point à Blanchard l'idée de pratiquer par luimême le parachute, et de démontrer expérimentalement que, développé et appliqué largement , il pouvait devenir un moyeu de sauvetage pour l'aéronaute. C'est à Jacques Oarneriu qu'il était réservé de faire cette magnifique expérience ; rJ'ouvrir hardiment cette voie nouvelle ; et de préparer, da« le parachute perfectionné et complété par lui, un j^lktdium pour les besoins de la future aéronautique.
Pin us venons de poser les principes physiques sur lesquels repose la théorie si simple et si parlement claire du parachute. D'assez nombreuses expériences eu ont été faites pour
haut dus air>\ ' '
A part la malheureuse u\ purieiicii de M. Cor.king, en Angleterre ( l'ii) i - chapitre XII ; le paraehn le a peu c limité depuis son invention. Ou avait d'abord introduit dans l'intérieur dit parachute un cercle (jnî, au moment de l'expérience, en écartait les parois et devait en facililer l'ouverture et le déploiement. Mlle Garneriu (l'.ltsa) a, depuis", supprimé ce cetcle et l'a rem pincé ti us-a\ an ta «-ni renient par l'ei siscment des hords de la nacelle, qui produisent d'une mniiiore plus simple et non moins sûre le même résultat. Le plus important perfectionnement apporté au pai'ael uite, < t il a élu trouvé par Jacques Garnerin lui-même dos la seconde e» pci iencc qu'il en fit,
du parachute, et qui, en laissant, ee napper naturellement l'air comprime dans sa r.uuraviié. lors de la descente, a mis fi» aux oscillations qui s'étaient pro luîtes lors de la première expérience, exécutée par Jacques Garnerin au parc de Monceau, à Paris, ie tï octobre 1797.
J. Garnerin, envoyé en 179'i par le gouvernement comme cumuiissaire spécial à l'année du nord, avait élu tait prisonnier dans un coniliat d'aï a 11 1- postes à M a relis en nés. Considéré comme prisonnier d état cl détenu pendant longtemps dans la forteresse de Bude en Hongrie, il n'avait point cesssé Je s'occuper d'aérostat ton. L'amour du la iilieric, ui:-il. dans le pro-
mspira plm d'une luis 1;; désir de m' affranchir
pieds d'épaisseur, s
surfaces a l'air, pour neutraliser, par sa résistance, l'accélération du mouvement dans la chute îles corps, me parut n'avoi* besoin que d'une bonne théorie, pour éire employée avec succès. Je me suis appliqué à en poser lus l.ases. ,\prcs avoir déterminé les dimensions d'un parachute, pour se précipiter du haut d'un rempart ou d'une montagne très escarpée, je m'élevai, par une progression naturelle, jusqu'au* proportions que devrait avoir uu parachute destine a un voya ; ;uur aérien dont la jialloa ferait «plosioa a (roi) ou quatre mdle toises.
L'astronome Delalande rend compte ainsi de cette belle
n Le i" brumaire an vi (11 octobre 1797), à cinq heures 18 minutes du soïr, le citoyen Garneriii s'éleva a ballon perdu au, parc de Monceau; un morne silence régnait dans l'assemblée, l'intérêt et l'inquiétude éiaieut peints sur les visages. Lorsqu'il eut dépasse la hauteur de iau toises, il coupa la corde qui joignait sou parachute et son char avec l'aérostat, ce dernier lit explosion, et le parachute sous lequel le citoyen Car- «erîn était place descendit très-rapidement, lt prit un mouvement d'oscillation si effrayant qu'un cri d 'épouvante échappa aux spectateurs, et des femmes sensibles se trouvèrent mal. Cependant, le citoyen Garnerin descendit dans la plaine de Monceau, il monta à cheval sur le champ et revint au parc de Monceau, an milieu d'une l'ouïe immense qui marquait son admiration pour le talent et le courage de ce jeune aéronaute. En effet, le citoyen Garnerin est la premier qui ait ose entreprojet dans les prisons de Dude en Iluiigrie, où il tut longtemps prisonnier d'£lal à la suile du sanglant combat de Marchienues, en 179Ï. J'allai aunoncer ce succès à l'Institut Kational qui était assemblé, et l'on m'entendit avec un extrême intérêt. •