‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électro-chimique, et par simpleChapitre 25 sur 34 · DE L'ARGENTURE · texte numérisé non relu

DE L'ARGENTURE

» L'application de l'argent sur le cuivre ou 1^ hitock se fait avec une telle facilité, qu'elle est destinée à rem^ placer toutes les méthodes d'argenture au pouce ^ d'at*^ genture par voie humide, et même, en bien des cas, l^ fabrication du plaqué. Eu effet » l'argent peut s'appliquer en minces pellicules, comme cela se pratique pour garantir d'oxydation une foule d'objets de quincaillerie , et en couches aussi épaisses qu'on voudra , de manière à résister à l'usure. C'est une des applications qui ont le plus attiré l'attention de votre Commission.

» Pour l'usage des chimistes , nous avons constaté qu'une capsule de laiton argentée peut remplacer une capsule d'argent jusqu'à résister à la fusion de la {potasse hydratée; épreuve qu'il ne faudrait pas trop renouveler pourtant, puisque Targent se dissout dans la potasse.

» D'où il résulte évidenunent qu'il sera de quelque intérêt de voir jusqu'où pourra s'étendre l'application de ces nouveaux procédés à la conservation des balances , à celle des machines de physique , à la préservation des ustensiles employés dans nos ménages, chez les conGseurs et les pharmaciens pour toutes les préparations d'aliments et de médicaments acides.

» L'argent s'applique très-bien sur l'étain. 11 fournit ainsi le moyen de faire disparaître, à bon marché, l'odeur désagréable des couverts d'étain , en leur donnant d'ailleurs l'aspect et toutes les propriétés extérieures des couverts d'argent. Ce serait là , sans nul doute , une des circonstances les plus importantes des procédés qui nous occupent, si, à la place de Tétain,

DE l'argenture. 115

comme corps de la pièce, oo ne pouvait substituer un antre métal plus économique et plus solide.

» n s'agit du fer ou même de la fonte. Ces métaux, façonnés en couverts et revêtus d'une couche d'argent , permettront de populariser en France , par leur bon marché, des objets déjà usuels en Angleterre. On fabrique , en effet, par d'autres procédés bien plus chers et bien moins parfaits , beaucoup de couverts en fer argenté à Birmingham , et leur usage est habituel dans la plupart des familles en Angleterre. L'expérience en est donc faite, et la Commission a vu avec le plus vif intérêt les procédés de M. de Ruolz fournir une argenture égale et parfaite, sur fer, acier ou fonte, comme le prouvent les objets mis sous les yeux de l'Académie.

» Tout en reconnaissant que Tétain peut s'argenter sanê difficulté, il semblerait plus convenable aux vrais intérêts du consommateur, de faire des couverts en fer ou fonte argentés , et de réserver Tétain argenté pour des pièces destinées à des maniements moins fréquents , et surtout pour des pièces obtenues par des moulages délicats.

» L'argent se comporte comme Tor quand on le réduit de ses dissolutions dans les cyanures , si l'on en juge du moins par les expériences suivantes , où Ton s'est servi de la même pile que pour l'or, chargée de la même manière , et placée dans les mêmes circonstances de température , mais où l'on a fait usage seulement de 4 éléments au lieu de 6.

» Le liquide employé cour arpenter renfermait un

DE L'ARGBMTURB.

nme de cyanure d*argen|; sec^ dissons dains i(k mmes d'eaa^ contenant 10 grammes de cyau?(i-/^r 3 jaone de potassium.

'empirç4wr9 â/vi liquidé itï>^. — Plaque de fiuifirç rouge de 5 eentivUtree de fiûfé.

Argent déposé, gr.

Première inmersion 0,007

Deoiième imiQerMon 0,013

Troisième UnmerftioD 0,012

Quatrième immersion 0,013

Ginquième immersion 0.013

Sixième immeriion 0,013

Septième immersion 0,012

Huitième immersion 0,011

Neoyième immersion 0,010

Dixième immersion 0,010

Moyenne 0,0114

température du liquide , 30** cent. — - Plaque (^ e^wre rouge de 5 c^ntim^tree décote,

Argent deposjé.

gr.

Première immersion 0,0055

Deuxième immersion 0,0065

Troisième immersion 0,006

Quatrième immersion 0,007

Moyenne 0,00fô

DE L'ABGENTURE. 115

Températ^e de la ditsolution, ZQP cent. — Plaque de laiton de 5 centimèires de côté.

Argent déposé.

Pl^emière immersion 0,008

Deuxième immersion 0,007

Troisième immersion 0,007

Quatrième immersion 0,007

Cinquième immersion 0,009

Sixième immersion 0,008

Septième immersion 0,008

Huitième immersion 0,008

Moyenne 0,0077

» Ainsi, de même qae pour l'or, l'argent s'applique avec régularité, en poids proportionnels à la durée des immersions et sans que la nature du métal qu'on argenté exerce une influence appréciable. Celle-ci ne saurait guère se manifester, en effet, qu'au moment de la première immersion , et elle devrait disparaître dans les immersions suivantes.

» Gomme on pouvait d'ailleurs s'y attendre , la précipitation de Targent est un peu plus lente que celle deTor. »

S II. MÉTHODES d'ElSNER.

L'emploi de la pile à courant constant pour précipiter l'argent sur les métaux aurait été un grand obstacle à l'adoption de la nouvelle méthode dans les ateliers , si Elsner n'avait pas eu l'idée de remplacer cet appareil un peu compliqué par le simple tube à diaçhra^me

d'orfèvrerie [alliage d'argent 90, etdel une quantité suflîsantc d'acide nilriql étendra celte solution avec de l'cao dm ajoutera ensuite une solution de 12 grJ de sel commun , ou bien de l'acide chlol jusqu'à ce que l'addition de cet acidel plus dans le liquide la formation d'un pra et blanc. Ce précipite , qui n'est pas au te chlorure d'argent, sera d'abord lavé I manière suivante : on le laissera se rasseï d'un vase profond et étroit , on décante qui surnage ; on remettra de l'eau ear le laissera déposer de nouveau, on rejeltt etc. Ces lavages seront réitérés jusqu'à o présente plus aucune saveur acide et ne en bleu par l'addition de quelques goutta que. Après avoir terminé cette opératîo : pour débarrasser le chlorure

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de sel marin , on recaeille le précipité obtena dans un Tase de porcelaine on dans un flacon de verre, et on le Terse dans une solution de 180 grammes (6 onces) de cyano-ferrure de potassium dans environ 400 grammes (13 onces) d'eau. Enfin on ajoute à ce mélange 120 grammes (4 onces) d'ammoniaque liquide, et on fait en- Mite bouillir le tout pendant au moins une dcmi-hcurc, ayant soin de remuer très-souvent avec un bâton de ferre et de remplacer Teau qui s'évapore avec de Tcau chaade que Ton tient à sa portée. Ce temps écoulé, on filtre le liquide pour en séparer un précipité brun qui se forme pendant Tébullition. La solution filtrée doit avoir une couleur jaune d'or et peut immédiatement servira Targenture. Ce procédé avait d'abord été indiqué par Kaiser, mais il a été ensuite modifié par Élsner.

2® Le second liquide se prépare en faisant dissoudre 30 grammes (1 once) de nitrate d'argent cristallisé dans 960 gram. (1 livre 15 onces 3 gros) d'eau distillée ou de pluie ; on ajoute à cette solution une dissolution de cyanure de potassium, jusqu'à ce qu'un dépôt de cyanare d'argent, qui se forme au commencement, soit complètement redissous, et que la liqueur présente une limpidité parfaite. On peut faciliter la redissolution de ce précipité en agitant la liqueur avec un tube de verre. Ordinairement Elsncr ajoutait à ce composé , avant de s'en servir , une solution aqueuse de carbonate de soude cristallisé, en quantité suffisante pour lui communiquer une réaction alcaline trcs-distincto , de manière à ce qu'il devienne propre à rendre bleu le papier de tournesol rougi par un acide. Il arrive quel-

[éer etisuile le tout dans l'appail qu'il a vu plusieurs fois des slatue^ route qui , iiprcs avoir pris la teiutil « raieni, en les remcltant daus le baini qu'elles avaient eu au commence meJ

Avec le liquide N" 2 uu peu couceJ mal, mais si ou l'élcud avec de reaal vieul brillante. Ou peut ajouter jasql d'eau pour 30 grammes (1 once) d'an

L'opération terminée, on videra les' reil , et on les nettoiera ; on enlèvera noir quile recouvre, aumoyendel'acii étendu , puis on l'essuiera. Le soatie xiiic devra être décape avec le même i de sel marin sera filtrée pour en sép blancs de chlorure (te zinc qui se fon travail ; les deux vases seront lavés à g encore indispensable àe bien décaper li laquelleon enroule le Bi de platine

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temps, Tient à s'affaiblir par la perte successive de Targent y on doit y ajouter un peu de nitrate d'argent. Si le précipité blanc qui se forme au moment de cette addition ne se dissout pas au point de rendre la solution limpide comme elle l'était d'abord, on y versera une solution de cyanure de potassium , faite avec parties égales de ce sel et d'eau, jusqu'à ce que le dépôt soit entièrement dissous. ËIsner a argenté des ornements en maillechort , des statuettes en bronze c(r en laiton , des Gis de platine, des aiguilles d'acier, qui ont pris une bien plas belle argenture, après avoir été d'abord cui^ vrés (1). Une statuette de bronze , après avoir subi un poli convenable , a pris l'argenture sans avoir été cuivrée ; mais des cuillers et de petites tasses d'ctain ont été argentées plus solidement après un cuivrage préalable.

La couleur de l'argenture galvanique ressemble beaucoup à celle de l'argenture à froid dite au bouchon. On sait qu'on obtient cette dernière en frottant l'objet avec un mélange de sel commun, de crème de tartre et de poussière d'argent préparée en précipitant ce métal de la solution de son nitrate , au moyen du cuivre. Quoique ce procédé d'argenture produise un beau blanc mat, on ne peut pas cependant l'appliquer à tous les objets , parce que tous ne peuvent pas supporter mi frottement énergique et uniforme (s) ; le pro-

(1) Voir l'article de M. Desbordeanz, sur Targcntare du fer et de Tacier, page 140. ( Note du Traducteur. )

(9) En outre , l'argenture an bonchon ne peat produire qu'nne couche mince incapable de résister longtemps à l'osage.

{Note du Traducteur.)

Jhrwre ei Argenlure. W

dépôt d'un précipité rougc-bruo qoil couleur à la superficie de l'argentura En mclaagcant une solution de cyal de cyanure d'or, on peut obtenir del argentures de différentes couleurs. ■ une belle dororc jaune-vert en mêlai sels d'or cl d'aigent , ce dernier dans 1 plus forte que le premier.

§ ni, FOHMULB DE FBAnKEns

Frankenstcin donne nnc autre formu paralion de la solution d'argent. Il diss laminé dans l'acide nitrique , il réduit i dissous à l'état de composé insoluble , e solution nitreuse du sel commun ; il re rure sur un filtre, et le lave jasqu'à c lavage ait perdu toute saveur acide. P en poids de chlorure d'argent , enlevé di

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de Teau chaude qu'on a«à sa portée, ou avec une solution d'argent très-allongée , parce qu'alors les objets prennent un blanc plus pur. Le liquide étant refroidi ^ on sépare , par la décantation , la solution jaunâtre et limpide d'avec le dépôt rouge qui s'est formé, et on la conserve dans un flacon bien bouché. Frankenstein recommande de faire chauffer le bain d'argent jusqu'au point de l'ébullilion, comme il le fait pour le bain d'or, si l'on veut obtenir une argenture solide. Il n'a employé, pour produire cette argenture, ni pile ni diaphragme, mais une simple lame de zinc unie par un fil de enivre aux objets qu'on veut dorer ou argenter, et plongée avec ces objets dans le bain d'argent, mais de manière à ce que le zinc touche à peine à la surface da liquide.

g rV. LIQUEUR DE MaJOCCHI.

Majocchi, dans une note qu'il a ajoutée à différentes polices sur la dorure et l'argenture électro-chimiques, insérées dans ses Annales (i), conseille de préparer le bain d'argent en dissolvant le cyanure d'argent dans le cyanure de potassium , et en ajoutant à 500 parties de cette solution 500 parties de sel marin. Il assure que ce liquide est éminemment propre à fournir une belle argenture.

S y. LIQUEUR DE SaNDONNINI.

Mon honorable ami , le docteur Joseph Sandonnini , a aussi découvert un liquide fort simple et d'une pré-

(1) Annaiei de Phytique , Chimie et Mathémaiiquet , rédigées par le profeasew MflijoGchi. Milan y tome X, page 313 , mai 1843,

liquide a pris une couleur jaune-cla ter (i) , non-seulemcnl par l'action trique, mais encore par la simple laissant les objets peodanl an temps suyant, les replong;eaTit dans le ba avec un chîiîon. Sandonninî est pa quidc , à argcnler le lailon , le cuiv bronze et autres alliages ; il a même noplasliquc de l'argent , en se servan d'une Taible propriété électrique, c cier, l'élaiu cl le plomb. Ce procédé recommandable par la l'aciUlé d'ex modicité des dépenses, a été essay dène et à Florence , dans plus!

de fort bons résultats.

g VI. MÉTBODE PAR l.'ËLBCTtI

Pour compléter tout ce qui a ra

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employé en Angleterre. Comme nous avons rapporté la manière de s'en servir pour dorer, et qu'elle s'applique de même à l'argenture, nous donnerons seulement la préparation de la solution employée en Angleterre pour argenter par Télectro-roagnétisme.

Ou prend 30 parties de nitrate d'argent cristallisé , que l'on fait dissoudre dans 150 parties d'eau distillée, contenue dans un vase de terre vernissée ; on ajoute une solution aqueuse de sulfure de potasse , jusqu'à ce qu'il se forme un précipité blanc , prenant bien garde d'en ajouter en excès lorsque le précipité cesse de paraître. On laisse le liquide en repos pendant quelque temps, on décante la partie limpide de la liqueur, et on recueille le précipité sur un filtre, où on le lave à grande eau et à plusieurs reprises. Cela fait, on prend le précipité resté sur le filtre, et on le dissout dans une quantité suffisante de sulfure de potasse; on en ajoute encore plus tard un sixième de ce qui a été d'abord employé, afin qu'il y ait excès. Ce mélange sera agité, puis abandonné au repos pendant vingt -quatre heures, puis enfin filtré pour obtenir la solution limpide qui doit former le bain d'argent.

Quant à ce qui regarde la manière d'employer l'appareil électro- magnétique pour argenter, je me réfère complètement à ce que j'ai dit plus haut, pagei 48 à 52, en parlant de la dorure obtenue par le même procédé.

Cesl encore k M. Jacoby que l'on doit I des anodes solubles, qui préseatentnnsil luge daos les expériences élcctro-mélaUun (lécouverle csl basée sur le principe si ODC solution métallique en communication J pôles d'nne pile galvanique , on plonge un même métal qne celui en dissololion, alla fil au pôle négatif de la pile , celte plaqae qui Joue le rôle d'anode , est dissoale â raisondirecte du métal revivifié au cathode, à peu près, parce qne l'expérience a àé l'anode perd toujours un peu plus que ne thodc.

On comprend facilement qu'en employj soluble de iiirnii iiihiii mil lii iiii'ilii^Mii

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