QVALITÊS DE LA DORURE ET DE L' ARGENTURE
tS QUALITÉS ESSEirriELLES DE LA DORURE ET DE l'aR- 6ENTURB ÉLECTRO-CHIMIQUES , ET DES MOYENS DR LES OBTENIR.
Pour toates les opérations de dorure et d'argenture lectro-chimiques , les piles composées présentent un nmense avantage sur les appareils simples. Elles permettent remploi de Taugc à décomposition, et Ton 'aura plus ainsi à regretter la perte d'an métal préieui: qui se rédm't inutilement sur les diaphragmes des iles simples. En outre, si Ton fait plonger dans l'auge Q anode soluble de même nature que le métal à réaire, la dissolution conservera le même degré de coneotration , et pourra servir indéfiniment.
Il nous reste maintenant à examiner les causes qui auvent déterminer la réussite de la dorure et de argenture, avec toutes les qualités que Ton recherche énéralement. M. Becquerel a traité cet important ijet , dans ses Éléments d' Electro-Chimie , avec tout } talent qui le distingue. Nous ne pouvons donc mieux lire que de résumer, en peu de mots , les recommanations présentées par ce savant pour obtenir Tadheence et l'épaisseur de la couche déposée, et pour lodifier à volonté la couleur et Tapparence de la surace dorée ou argentée.
1» De Vadhérence.
La première, et la plus importante qualité d'une MMine dorure, est la parfaite adhérence de l'or sur la orface qu'il recouvre. Pour arriver à ce résultat, il aat que la superficie des objets présente certaines
HSElauz, Nil commence me Ht d'oxjidiUi n'être pas lonjours appréciable à la voi pas moins réellement. Or, on conçoit ( r interposition de ccHu couche d'air ou d n'est pas détruite, doit s'opposer an e de la roucbe d'or avec l'objet qu'elle do par une suite nécessaire , la dorure n'ei rente, Noos avons déjà fait voir comi Tient à vaincre cette cause d'Insuccès, dérocfanges et de décapages destinés h ftce qu'on vent dorer ou argenter. Ni néanmoins sur un point qui nous para tant , c'est de plonger toujours les objet reil immfdiatewenl a[)rès le loTige q rations du décapage.
Mais il ne suffirait pas d'avoir ontîè rassé la surlace de tous tes corps étrs] vent y adhérer, si l'objet à dorer éta iolution métallique lors
QUALITÉS »B LA l»OliniB BT DK L*AlfiBim7mc. iei
talliqae , n'ayant plas lien sur une surface entièrement nette , manquerait d*adfaéreoce et de solidité. On ne saorait donc trop recommander de n'employer pour la dorure qoe des solutions alcalines , ou du moins parfaitement neutres. Si l'on se sert de ces dernières , il est à propos de les étendre d'une certaine quantité d*eau (sauf à n'employer qu'un courant très-faible), parce qu'alors les particules acides qu'elles peuvent encore renfermer exercent une influence bien moindre sur la superOcie de l'objet à dorer.
MM. Elkington et Becquerel ont eu l'heureuse idée de combiner, en quelque sorte, l'ancien procédé de dorure avec le nouveau , et d'utiliser rextrémc affinité qui existe entre l'or et le mercure , en déposant une couche infiniment mince de ce dernier métal sur les objets que l'on veut dorer par voie galvanique.
Après avoir parfaitement décapé ces objets , on les plonge dans une solution étendue de proto-nitraté de mercure ; on les lave ensuite à grande eau , puis on les frotte avec une peau très-douce , pour bien étendre la couche de mercure. On recommence l'opération jusqu'à ce que la pièce soit entièrement amalgamée et présente un aspect mat ou poli, suivant l'effet qu'on veut obtenir, et d'une couleur blanche. Il faut se rappeler que la couche de mercure doit être excessivement mince, et juste suffisante pour se combiner avec le métal à recouvrir. Un excès de mercure produirait un effet contraire à celui qu'on veut obtenir, car il se formerait alors un amalgame blanc d'or et de mercure, qui nuirait à la fois à l'adhérence et à la couleur de la dorure. Lors de la mise en couleur de la prcee , l'élé-
NoQg avons dit que, pour obtenir liérente , il fallait opérer sur une sur qoemenl pure que possible ; mais l'ét; celle surface n'uxef ce pas une moins sur la nature vt la qualité du dépàt.
lurfaccs va peu rugueuses, celles, p tint été recDuverics d'une mullilude d lés à l'aide du décapage par la voie i les conditions les plus Taforables po dorure très-adhérento. Malhcureusen décapage ne peut pas êlrc employé di et donne à la dorure une couleur peu i resl« pas moins établi , comme priiici| l'adhérence du dépôt est d'aQtant pi torps recouvert présente une aur[ac
Outre CCS causes qui tiennent à l'él
du métal à recouvrir, il en est d'ailt
■ -fllient à la ma nicre de dirig» la dII
ALITÉS DE LA DORURE ET DE LARGIÎÏTrB;
User sans trouble les unes contre les aut, se dudépût acquiert ainsi une densité et un«î; I parfaites.
se rappelle que, sous l'influence d'un co^s:
inergiqne, les métaux se précipitent à TéCsi. e noire ; tandis que, si Tactîon électrique esC | , la réduction a lien en cristaux irréguli^>c« mauTaise couleur. Il y a, entre ces deux e^ un ternie moyen qu'il faut saroir saisir, c^^ istances qui déterminent la réduction du ^^ it le plus régulier, sont aussi celles qui dot^^ pôt métallique la plus grande adhérence poss| iposons donc le cas le plus ordinaire, cel^| î fonctionne avec trop d'énergie , et Toyoas ^^ se comportera une opération de dorure ciîj*| ;ette influence. Quelque soin que Ton ait app^^ ^réparation de l'objet à dorer, il se recouv^ji. ôt son immersion dans le bain, d'une cou^t pulvérulente. Si l'on diminue progressivenieu ce du courant, le dépôt passera successiveiuei] !S nuances purpurine , brun-rouge, dorure rou<re •jaunâtre, etenûn dorure jaune, qui est la pjQ^ ite et la plus adhérente.
peut employer plusieurs moyens pour modifier urant trop énergique. Il suflit , pour y parvenir îtendre le liquide excitant, en y ajoutant une ccrquantité d'eau, ou de diminuer le volume do zinc longe dans ce liquide. On peut encore diminuer ume de Tanodc qui plonge dans la cuve à de* osition, ou éloigner cet anode de Tobjet à dorer, loptant ces diverses modiûcations, ensemble ou
164 APPHIDICB.
soparcmenl, on parviendra à régler parfa/iemei courant au point où l*on obtient la domre parfaite
S'il ôttiit, au contraire, nécessaire d'aa^meato toroo ilu courant , on adopterait des dispo5i7ioxi5 i^ à- l'ait opposées.
La température du bain métallique exerce ^assia action sur la réduction du métal. Plos elle est élevé plus l'opération marche avec célérité; mais alors ilépôt otTro moins d'adhérence. On pourra donc c^ core élever ou abaisser la température poor modif^ à volonté la marche de l'action galvanique.
Tout ce qui vient d'être dit pour la dorure s'appUque également à l'argenture électro- chimique ; c'est surtout dans la réduction de l'argent qu'on doit craindre de donner trop d'énergie à la pile.
a^ De l'épaisseur,
O serait peu d'obtenir une dorure parfaitement adhérente, si le dépOt ne présentait pas, en outre, une épaisseur sutlisante pour résister aux frottements et à l'usage. Si l'on se contentait, en effet , de recouvrir les objets d'un simple réseau métallique présentant de nombreux interstices, le métal recouvert, au lieu d'être protégé par la dorure, serait encore plus sujet à s'oxyder sous l'influence du couple galvanique qu'il formerait avec l'or déposé.
C'est donc, surtout, lorsqu'on veut obtenir une certaine épaisseur, qu'il faut redoubler de soins ponr ne pas em}>lo)er un courant trop fort. On devra aussi apporter une attention minutieuse à ce que ce courant reste constamment le même pendant toute la durée de
QUi^LITÉS DE LA DOEUEE ET PE L'AEGEMTUEE. 165
l'opératûm. S'il csi était autrement , le manqqe de simûitade entre les molécules des différentes couches déposées empêcherait leur agrégation parfaite « et la dorure ainsi obtenue ne résisterait ni au frottement, Bi à l'action du brunissoir.
Du reste, toutes les précautions qui ont été recommuidées au numéro précédent pour déterminer Vadhérence, sont également indispensables pour obtenir une eoQche suffisamment épaisse,
3^ De la couleur de la dorure et de f argenture. Bu
mat et du poli.
Kods ayons ?u précédemment que la couleur de la dorure se modifie sous rinfluence d'un courant plu9 ou moins fort, et, aussi, suivant la nature du métal qu'il s'agit de dorer. C'est ainsi que la dorure sur cul- TTC prend généralement une teinte foncée, tandis que, tor l'argent , elle est d'âne couleur plus claire^ H n'est pas rare de voir un bain d'or, qui a servi pendant quelque temps, mais qui n'est pas épuisé parce qu'il a été alimenté aux dépens d'un anode soluble de même métal, donner à la dorure une couleur rouge cui* ▼reuse. Cet effet doit être attribué à la présence, dans la dissolution , de petites particules cuivreuses que le bain a enlevées successivement aux objets qui y ont été plongés.
Cêfl observations ont été mises à profit pour modifier à volonté la couleur de la dorure. Si donc on veut avoir une dorure rouge , il suffira de mêler au bain d'or quelques gouttes d'une dissolution de cyanure de cuivre. Veu^on, au contraire , obtenir une dorure laune-
pâ're . on ajouter! qndqiMS gooUes de cyanure «j
£^Dt. En coinbiiant ces divers moyens , il ser^ p.
d^ Tar:er iodêâniiiieiit les munces de For dépos/
fe c:rjf:rnunt aux caprices si changeanis de 1^ i2kw La production da matoada poli repose sur unprû
ripe î'ieo simple posé par M. Becquerel : « TWiee^
î.i i^vrfiirf. ifUe «I h dorure. »
' Le poli d'une surface > dit M. Becquerel, consis% , dan> la faculté qu'elle possède de réfléchir ré^lière-
incDt la lumière: ce qui exige que celte surface soit j compûçée de particules disposées toutes de la même
manière, c'est-à-dire ayant leurs facettes supérieures ^ placées dans le même plan.
» Le mat . an contraire . parait être le résultat de la
réllexiiin irrégulière de la lumière, condition qui est j remplie lorsque la surface est recouverte d'une inflnilé
de petites aspérités dont les facettes affectent toutes ; sortes de directions. »
\ Si donc nne surface métallique polie ou mate est
j plongée dans une solution d'or, sous l'influence d'un
courant électrique, afin de la recouvrir d'une couche
d'or, on comprend que l'état de cette surface sera
très-peu modiiié par la couche déposée, et que la do- I rure présentera le même aspect que la surface. Ceci
I cesserait d'être vrai , si l'on déposait une couche d*or
i assez épaisse pour changer l'état moléculaire primitif
Ici la relation qui existait entre les inégalités de la surface. Mais il y a d'autres moyens de donner le mat ou le poli à la dorure, lorsqu'elle est terminée; ils seront <lécrils au numéro suivant.
QUALITÉS DE LA DOBtJRE ET Dfi LARGBMIURE. 167
4^ De la mise en couleur , du poli et du bruni.
H est rare qae Ton obtienne du premier coup, même avec la dorure gaWanique , cette belle couleur mate si estimée et que Ton appelle mai de pendule. Presque toujours la surface se trouve salie en divers endroits par des particules de métaux étrangers ou de leurs oxydes. Il faut alors faire disparaître ces taches à Taide d'une nouvelle opération appelée mise en couleur.
Lorsque Ton opère sur une dorure épaisse, on fait un mélange de :
Nitrate de potasse 40
Alun 25
Sel marin 35
On fait fondre ces différents sels dans leur eau de cristallisation , on fixe alors la pièce à un fil de laiton et on la plonge, à plusieurs reprises dans le mélange ci-dessus* Alors on la place dans une espèce de fourneau composé d*un manchon cylindrique en terre , et d*une grille également cylindrique , qui laisse un certain espace vide entre elle et le manchon. Cet espace est rempli par un mélange de coke et de charbon de bois que Ton allume. La pièce étant placée dans l'intérieur de la grille, en la tenant toujours parle fil de laiton, on laisse la température s'élever, et on la change fréquemment de place , jusqu'à ce que la matière saline dont elle est recouverte devienne transparente et commence à entrer en fusion. A ce moment, on enlève Ja pièce et on la plonge dans de Va^ùd^ wxVxvs^^^'^Vk. ^
actif, et poarrBJt, en quelques endi trop (oricmcnt la dorure. On emploie i silion ri -a près ;
Nitrate de potasse
Alun
Suiralc (le zinc
Sulfate de fer
On obtient le bruni et le poli û i'aide d' appelé graltc-brossc , ou avec le bruoîssi Le preniier est formé tic la rérmiaB d plus ou moins Uns, suivant l'etTet qu'on vi serrés fortement les un5 contre Ics'aalrea lit de laiton enroulé lout autour. Ug frotti cette brosse en la tenant plongée dans i ou Bciilulée par du vinaigre, jusqu'à obtenu le brillant désiré.
Le bruni consiste à passer luie piecr) liéniatilc , taillée de diverses