CHAPITRE m
piGOUTBBTBS DE MM. DE RUOLZ, ElKINGTON
ET ElSNBR.
Ihfwn mu wk>yê% au eymnure et du eyan<h-ferrwr$ ; — MM. de Mmoli et Elkingion eameilleut Remploi du eyanwre dans fefnf/ iU dUiolvei^ Vor pour eompoter la liqueur à dorer;
— JUf. i/tujfet et Perrot réclament la priorité de cette invention; — M. de Ruol% l'emporte sur M, Elkington;
— Expériences de la Commission nommée par l'Académie des Seienees de Paris, et rapport de Jf. Dumas; — Eeekerekes et expériences d'Elsner pour vérifier la méthode proposée, et résultats obtenus ; — Inconvénients du procédé firanfoiSf eorrigJts par Elsner; — Préparation du chlorure d'or; — Liqueur et appareil convenables pour dorer les petits objets; — Bain d'or et appareil propres pour les frands objets ; — Durée de l'immersion ; — Polissage des objets, et conseils indispensables pour la réussite de l'opé' ration ; — Dorure dé l'intérieur des vases.
Ihi choix des dissolations dépendait le succès deTapplicatioades métaux. Soos ce rapport, M. de Raolx a été heoreox , car celles dont il s'est servi sont les plus avantageuses qu'on ait encore trouvées jusqu'ici.
Becquerel.
Malgré les perfectionnements apportés par MM. Boettger et Elsner an procédé de M. de la Rive, on n'afait pas encore obtenu des résultats de nature à faire abandonner l'ancien procédé de dorure par amalgame, pour lai substituer la méthode électro-chimique. En tfety rindostrie ne pouvait pas se contenter d'un pro-
^■mwiii, MiJL apporter un rem ioDnemcDt à la dorure éleclro-chimil (i la nouvelle méthode Tut connue, ■ née par l'expérience, les ouvriers!
irirent qu'elle devait, sans aucnn doolA ancien procédé ; et bientôt tes Touril he de mercure el d'or dont on couvj lorer furent abandonnés, pour être rcfl Dlution d'or, et par la pile à courant <!
res appareils galvaniques plus simples C'est en 1841 que M. de Ruolz dépos E son procédé à l'Académie de Paris Bnps, M. Elkiugton communiqua ai le méCliode pour laquelle il avait ot Invcnlion quelques jours avant la pn In de M. de Ruolz, et . par une sin, Bble, il se trouva que tous Jeuwvai|
AU MOTBN DU CTAHUBB. 91
Quant à la priorité de l'emploi du cyanure de potassiom, M. Louyet la réclama peu de temps après comme sa propriété, prétendant que, comme ïWa^ publié dans les Annales de l'Académie de Bruxelles et dans an Mémoire de chimie lu par lui au cours public de récole centrale de Bruxelles, il avait déjà doré Targent à la vue de tout le monde , en se servant de bi-snlfure d*or dissous dans le cyanure de potassium» et en décomposant cette solution par la pile voltatque. M. Perrot, de Rouen, fit aussi la même réclamation. Quoique MM. Louyet et Perrot soient évidemment les premiers qui aient employé le cyanUre de potassium , et que M. Elkington vienne ensuite concurremment avec M. de Ruolz , ce dernier a néanmoins le mérite d*avoir essayé les bains d'or de tant de manières, et de compositions si différentes, qu*il nous parait le seul capable de décider celle de toutes les formoles qui doit obtenir la préférence.
M. de Raolz a opéré successivement sar les composés des substances suivantes :
10 Le cyanure d*or dissous dans le cyanure simple depotassiom;
9o Le cyanure d'or dissous dans le cyano-ferrure jaimede potassium;
30 Le cyanure d'or dissous dans le cyano-ferrure ronge de potassium ;
40 Le chlorure d'or dissous dans les mêmes combinaisons de cyanure et de cyano-ferrure de potassium ;
^ Le chlorure d'or et de soude dissous dans le carbonate de soude ;
JuTën^ôûnërNoa 4, 5 el 6, doivi dans la pratique , parce qu'elles sonll il recomoiande même parliculicremel double sulfure (N^â), d'autant plus!
périences faites par la Commission,!
attaqué le moins du moude les métal blés à son action , lorsqu'on les plODgq blable bain d'or. Toutefois , pour les \ ;al , on fit choix d'un liquide composi
iE chlorure d'or, 10 parties de cyan( sslum (prussiatc jaune de potasse) eau. Dans celte solution, préparée lergea , a dlITérenls degrés de tempér argent d'une dimension fixe , et , ei l'action d'une pile composée de doo 3tînt une dorure parfaite. A chaud, iciua plus vite , et 'i rniirhr rl'naÉ
AXS VOYSN 1>U GYÀNtRe* SS
proportion d*or précipité, lors de la première immersion, est toujours inférieure par rapport aux immersions suivantes. Gela vient, sans doute, d'une sorte de résistance que le métal oppose à la première formation de la dorure ; mais une fois la première couche obtenue, la dorure se fait d'une manière régulière et s* étend de proche en proche pour augmenter Tépaisseur du dépôt (i).
Le professeur Elsncr, de Berlin , fut chargé par le
(1) A ce propos, mon illastre ami, le docteur Joseph Sandonnini , ftil jadieieosement remarquer que la préteodne résistance d'un métal '■ i M déposer, par Teffet du courant électrique, sur un métal d'une autre utore, n*est point un fait qu'on puisse rigoureusement déduire des n^iences faites par l'Académie des Sciences. En effet, dans ces opérâlions, on a fait usage d'un liquide dont l'action directe sur l'argent, leliiton ctlcfl antres métaux, sans en excepter l'or lui-même, a été ééiM>ntréo dans ces mêmes expérieuces répétées par le prince Bagration, tt dani d'autres expériences qui lui sont propres. Il en a fait l'exposé, à la fin de l'année 1813, à l'Académie de Modène, en expliquant l'argenture (tiadorare spontanée, ou, comme il l'appelle, thermo- dorure. Depuis, k» expériences nonrelles, faites par Sandonnini lui-même, à l'aide d'une Mance tràs-jnste , appartenant au laboratoire de chimie , ont confirmé •B grande partie les résultats du prince Bagration; elles ont en outre déaontréqne l'action dissolvante du cyano«ferrure de potassium subsiste neore même après sa combinaison et son mélange avec un autre cjimre on chloro-cyanure métallique. En effet, une lame d'argent cirrée, de âG millimètres (1 pouce) de côté , tenue plongée pendant 4e heure dans un rase renfermant un bain d'argent composé avec le cjano-ferrnre de potassium et le chlorure d'argent , accusa de plus en Nu ne notable déperdition de son poids. Cette perte s'éleva à 8millifrumes pendant la première heure , et diminua ensuite progressi- T«Mot h mesure que la solution se saturait. Ces observations démonimt eJairement la nécessité de répéter de nouveau les expériences tvtat d'accepter un fait, qui, une fois bien établi, conduirait à d'imporegojéqiMncea.
I eilrairai les documcnlsïes(îluOliit
I qu'ils peuvent ëlre uliles à ceux qui i
I ta dorure élcclro-chitnique (i).
I Eboer soumit ù rexamcn ces sis liqi
I 11 s'absliol, louteruis, de répélcr les e
I avait déjà faites sur le cinquième, ainsi
dit i la Bn du chapitre précédent; mal
traire une attention toute particulière
qui ne lui parut pas donner des résuit.
encore bien que dans le rapport de 1'^
proclamé le plus propre de tous à prl
dorurcsur l'argent, le laiton et le bran
vient coutredire cette assertion , puisJ
double sulfure d'or et de polassiuni ni
dorure d'une couleur jaune d'or puil
traire, produit toujours une teinte d'il
■ÉMhiiBi ri nurlniirfni' d'un brun si il