‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électroChapitre 23 sur 42 · DE LA DORURE MATE OU TERNE · texte numérisé non relu

DE LA DORURE MATE OU TERNE

composé formé par la magnésie et Toxyde d*or privé de son chlorhydrate , avait une couleur jaune clair. Je le recueillis sur xin ûltre , il fut lavé à Teau et chauffé avec de l'acide nitrique étendu d*eau. L'hydroxyde brun d*or , qui est le produit de Faction de Façide sur Taurate de magnésie , fut séparé du liquide au moyen d'une seconde filtration , et jeté ensuite, avec le iBllre sur lequel il avait été recueilli, dans une solution bouillante de 250 grammes (Vs livre) de cyano-ferrure jaune de potassium et 30 grammes (1 once) de potasse caustique. L'ébullition fut continuée pendant près de 5 minutes, elle liquide fut encore filtré pour le débarrasser du dépôt d'oxyde de fer qui s'était formé , et j'obtins ainsi un bain d'or propre à donner une dorure d'un mat précieux sous tous les rapports.

» Le liquide préparé par moi diffère peu de celui de M. de Briant; il a cependant sur ce dernier le double avantage d'être plus facile à préparer et de coûter moins. J'ai pu obtenir avec une solution préparée comme je viens de le dire, un beau mat de Paris. Je dirai plus loin comment je suis arrivé à ce résultat.

» Cette expérience, qui fournit -une nouvelle preuve de la préférence qu'on doit accorder pour la dorure au cyano-ferrure jaune de potassium , est de la plus haute importance , puisqu'elle démontre jusqu'à l'évidence qu'on peut abandonner l'usage du cyanure simple de potassium , qui, outre ses propriétés délétères , est d'un prix beaucoup plus élevé. Je dirai toutefois que i*ai doré de la même manière avec une solution de cyanure d'or dans le cyanure simple de

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potassium , mais sans obtenir de melUears effets qu'avec le cyano-ferrure jaune, qui sera toujours préférable sous le rapport de la salubrité et de l'économie.

» Ainsi que je l'ai déjà dil, j'ai employé comme bain d'or la solution préparée d'après la formule indiquée plus haut ; mais , pour tout le reste de l'opération , j'ai suivi de point en point les prescriptions de M. de Briant, pour obtenir un beau mat ressemblant à celui de Paris. M. de Briant ne s'est point servi , pour décomposer la solution d*or, d'une pile composée d'un grand nombre d'éléments, mais bien d'un simple couple de Daniel! (f). Quant à moi, j'ai aussi fait usage, dans mes expériences , d'un seul élément. Il se compose d'un vase d'environ 18 centimètres (6 pouces 8 lignes) de hauteur sur 9 centim. ( 3 pouces 4 lignes) de diamètre , dans lequel j'introduis un triple cylindre de cuivre , de terre poreuse et de zinc , c'est-àdire composé d'un cylindre de cuivre en feuille, assez grand pour contenir un cylindre de terre dégourdie et non vernie, qui reçoit lui-même un troisième cylindre plus petit de zinc. Entre le premier et le second

(t) On peut se contenter au courant dégagé par un seul couple de Daniell, même pour dorer des objets de grande dimension. Cet appareil remporte, sans contredit, sur le tube à membrane de M. de la Rire. M. Becquerel {Elémenti d*Electro-Chimie^ pages 359, 360) (ait remarquer en effet qu'en faisant usage d'an diaphragme de resaie , uie certaine quantité d'or réduit en pondre s'y attache , tandis qu'une poi^ tion de sel d'or le trarerse, se mâle au liquide où baigne le sine et finit par y adhérer. En outre, lorsque l'objet reste longtemps plongé dans le bain , il arrire souvent , comme Va remarqué Elsner , qu'une quantité d'or pulrérulent Ta oouTrir la surface de la dorure, et s'y attache ftyec grand danger de Is perdre mjo» ressource.

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cylindre, et entre le second et le troisième, il doit se trouver un espace vide de 20 millimètres ( 9 lignes ) de diamètre. L'espace qui se trouve entre le vase et le cylindre de cuivre , ainsi qu'entre ce dernier et le tobe de terre , sera rempli avec une solution de sulfate de cuivre ; on versera dans le diaphragme en terre une solution de sel marin , et enfln on y plongera le tube de zinc (i). Un fil de cuivre est enroulé à plusieurs tours sur le cylindre de cuivre , et se termine en une lame de platine (2) qui y est soudée. Le cylindre de zinc communique par un fil de cuivre à Tobjet à dorer. Tout étant ainsi disposé, je plongeai les deux extrémités des conducteurs dans le bain d'or , ayant soin toutefois qu'ils ne se touchassent pas. Dans le commencement, il ne se manifesta aucun changement

(1) Voir la fig., page 46.

(2) Plodieurs personnes ont conseillé de sntMtitner à la lame de platine, qoi termine le pôle positif, une lame d'or pour la dorare, et une Urne d'argent pour l'argenture , lorsqu'on se sert de la pile de Daniell. En effet , le pôle positif étant formé de même métal que oelni du bain, tandis que ce dernier s'en dépouille et se déposé sur le pôle négatif , le pôle posilif , à son tour, se dissout par le mémo courant , et rend à la solution nne partie du métal qu'elle a perdu. De cette manière elle conserve plus longtemps la propriété de dorer ou d'argenter , puisqae le métal cédé par la solution est remplacé à l'instant même , sans aucune dépense de terojts ni de matière. L'usage du pôle positif soluble a été décourert d'abord par Jacoby et Spencer. MM. Boquillon , Walker et de Roolz ont ensuite adopté un électrode soluble d'or pour les solutions d'or, et Walker un électrode d'argent pour les bains d'argent.

Il faut, pour assurer le snccès de l'opération, que le pôle posilif solable soit d'une grandeur proportionnée à celle des objets qu'on Teat recouTrir de métal , et autant que possible adapté à la forme générale de ces objets. On tronrera de plus grauds deuils sur l'emploi de l'anode soloble, dans le Manuel complet de Galvanoplastie, page 189, de VEneyclopédie-Roreti Paris, 1845,

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