PAE IMMERSION
Fififlaence des courants électriqaes. Je me sais assuré que les mêmes solutions , portées à une température Toisioe de leur point d*éballition, peavent aussi dorer et argenter an trempé* A l'égard de leur préparation, s'il était nécessaire de les obtenir chimiquement pures, elle ne laisserait pas que d'être assez dispendieuse; mais on n'obtiendrait véritablement aucun avantage en compensation (1). On peut donc simplifier l'opération, èl la rendre beaucoup moins coûteuse en traitant dil^ctement soit le chlorure d'or, soit le nitrate d'argent neutres, par du cyanure de potassium en excès, de manière à obtenir les cyanures doubles solubles (2).
» On ne peut dorer l'argent par ce procédé, mais on a YQ plus haut que le sulfo-cyanure d'or et de potassium dore très-bien ce métal.
)» La solution du cyanure de cuivre dans le cyanure de potassium ne cuivre pas l'argent , même en contact avec le zinc ; cependant elle cuivre parfaitement ce dernier métal, et d'une manière très^solide.
» Je ferai remarquer enfin, que ces procédés si
(1) En faisant cette remarque, je n'ai en vue que le procédé d'inunerlion dont je parle ici.
{Noie dehtvou)
(S) Le cyanure de potassium devant être employé à l'état de solution dans Peau, et ce sel étant , ooaune on sait, fort cher à l'état solide, il j a tout avantage h se servir de l'eau de lessivage du résidu de la calcination en vase clos du cyano-ferrure de potassium préala- Uement desséché. Son prix n'excède guère alors , à poids égal , le tiers de la valeur commerciale du cyanure double, et on pourrait l'obtenir encore à un prix moins élevé, par le procédé, h la vérité un peu difficile à pratiquer , que l'on doit à M. Liébig.
) observation relativement an sulfo-cyanure de potassium.
( iVole de LfivoL.)
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commodes, parce qulls réussissent toujours» et n'exigent que quelques minutes pour toute préparation, ne permettent malheureusement que l'application d'une couche très-mince de métal précipité ; c*est un inconvénient commun à tons les procédés au trempé.»
S IV. PROCÉDÉ DU PRINCE BaGRATION.
Le prince Pierre Bagration , dans le cours de ses expériences galvanoplastiques, a remarqué que le cyanure de potassium préparé par la méthode de Liébig, possède la propriété de dissoudre Tor, surtout s*il aété réduit à un état d'extrême division ', et si Tod opère à chaud. Pour obtenir Tor en poudre très-fine , on raielange une dissolution de chlorure d'or dans une solotion de sulfate de fer que Von a fait longtemps bouillir avec de la limaille de fer. Le mélange de ces deux substances détermine la précipitation de l'or à l'état métallique , sous la forme d'une poudre noire que Fon recueille sur un filtre , et qu'on lave avec soin. Cette poudre d'or, qui a un aspect noir et terne , est mise dans une solution de cyanure de potassium , et maintenue en digestion au bain-marie dans un flacon de verre. Elle se dissout peu à peu et produit un liquide qui, à chaud, a la propriété de dorer très-rapidement le cuivre et l'argent par simple immersion. Mais ce liquide a l'inconvénient dé corroder le métal qu'on y plonge, par l'action du cyanure de potassium qui le dissout en partie (i).
(1) Le professear Grimélli indique la solation de l'or métallique dans l'ammonliire de Bragnatelli , ou dans le liquide qu'il a inventé lai* même. Voici les termes mêmes dans lesquels il ^exprime :
tt Je Teus indiquer ici; en peu de mots , une singulière propriété que
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Le cyano-ferrnre jaune de potassiam possède aussi la facalté de dissoudre For à l*état de grande division, mais avec beaucoup moins d*énergie que le cyanure simple de potassium. La dissolution s*efifectue lentement , et pa^ une digestion très-longtemps prolongée.
i*ai remarquée dans certains liquides à dofier , c'est-à-dire , dans cdui de Bragnatelli , résultant d'une solution saturée d'or dans Teau régale, mèiée ensuite à 6 fois son poids d'ammoniaque liquide , et dans un autre liquide que j'ai obtenu en dissolvant le précipité d'ammoniure d'or, dans une solution aqueuse de cyanure pur de potassium. Voici à peu près les proportions dé ce dernier liquide : 1 à 2 parties d'ammoniure d'or , 8 à 13 parties de cyanure , 100 parties au moins d'eau de source. Cette propriété singulière consista en ce qu'en laissant les objets à dorer pion* gés dans ces liquide^ après l'interruption du courant électrique , ou en les plongeant dans les mêmes liquides , sans les soumettre au même conrant , ces objets ont été dépouillés en peu de temps de leur couche d'or, dorure qui cependant résiste aux acides hydrochlorique , sulfuri^ que , nitrique, et à tous les autres acides , excepté l'eau régale. Il en résulte que les liquides désignés ci-dessus , tant qu'ils restent sous l'influence d'un courant voltaïque, sont éminemment propres à dorer l'argent, etc., tandis que si on vient à faire cessar ce courant, ils présentent des propriétés analogues à celles de l'eau régale pour dissoudre l'or. J'ai 'fait des expériences pour me rendre compte de cette singularité, et il me semble que dans la liqueur de Brugnatelli , elle est due au mélange de l'ammoùiure avec le sel ammoniac , et dans mon liquide elle procède de l'union de l'ammoniure avec le cyanure. Ces observations m'ont conduit à cette conclusion importante : qu'il existe certaines combinaisons particulières d'ammoniure et de sel ammoniac , indépendamment de celles d'ammoniore et de cyanure qui présentent, à l'égard de l'or, tous les caractères de l'eau régale. » Feuille de Modène , 9 mai 1841.
Les observations du Prince Bagration avaient déjà été rapportées dans Vlfutitut, du 22 février 1844, et répétées par Grimelli dans son opuscule sur VElectrC'Métallurgiâ italienne. Modène, 21 mai 1844. Comme je l'ai exposé depuis, le docteur Sandonnini avait remarqué, dès la fin de l'année dernière, la redissolution de l'argent dans le cyano- (txTûTe de potassium, et j'ai vériâé dernièrement cette même pro* ^iété de Tor dans le bain composé suivant nm formule.
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Mais, en reraoche, le sel dooble qui en résolle ii*all«qae qae faiblement le cuivre etTargent, et c'est à cause de cela que cette dorure, résultant de la rédaction chimique de l'or , présente plus de solidité et une pins belle couleur. Si donc on voulait dorer par simpès immersion, on n*aura qu'à préparer la poudre d'or d'après les moyens indiqués , on la fera digérer à chaud dans une solution de prussiate jaune de potasse, jusqu'à ce que , par une épreuve , on se soit assuré qu'elle dore solidement une petite lame d'argent , et qu'elle est propre à l'usage. Si l'on a bien opéré , la couche d'or déposée sera assez solide et assez brillante pour résister à l'action du brunissoir. Différents objets dorés au moyen de ce bain ont soutenu sans altération l'épreuve de la cire , ce qui indique assez que la dorure par la méthode du prince Bagration ne se borne pas à produire cette pellicule d'or si légère, que l'on obtient toujours par la méthode d'Etkîngton.
Le prince Bagration a remarqué en outre qa'on objet d'argent doré au moyen de son liquide , ac(piiert un très-beau mat , après une immersion à froid de 15 heures. On est donc assuré que le dépôt d'or est d'one épaisseur sufiSsante , et ce moyen peut conduire à ane méthode sûre et facile de dorer au mat sans le secoors de la pile, v
Je terminerai ce chapitre, qui résume les travaux d'Ëlkington, de Levol, et du prince Bagration, relatifs à la dorure par simple immersion, en faisant remar(|aer que bien que la dorure électro-chimique soit regardée par tout le monde comme préférable, puisqu'avec ce dernier procédé on obtient une couche d'or plus ou
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moins épaisse, à volonté» il tomberait bientôt en désuétode et serait même toat-à-faît abandonné , si Ton par- Tenait , ao moyen de ià simple immersion , à produire VDt coocbe d*or assez épaisse, et à dorer tant au bril- Imt qu'au mat. Quel avantage en effet et pour la facilité d'exécution, et pour la simplicité des moyens, que la possibilité de préparer un liquide propre à fournir, par la simple immersion , une dorure capable de ri« taliser avec le procédé par amalgame , et avec la méthode électro- chimique. Que les chimistes et les physiciens qui ont dirigé leurs études vers cette application de deux sciences jumelles à Tart de dorer , ne négligent rien pour atteindre ce noble but. Peut-être leurs soins persévérants leur fourniront-ils de nouveaux moyens pour simplifier et pour faciliter les mer« veiUeux procédés électro-chimiques qu'ils ont su dé« couvrir jusqu'alors.
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