DÉCOUVERTE
lion d'un fait ou d'une idée déjà publiée plusieurs années ou même plusieurs siècles auparavant. Et tandis qa*une nation revendique l'honneur de cette découverte pour quelqu'un des siens , nne autre nation se présente et vient réclamer pour elle la priorité , apportant à Tappui de ses prétentions la preuve évidente que la découverte était déjà connue chez elle. La gloire, qui semblait alors acquise à la première , ne revientelle pas tout entière à la seconde? Si le peuple chez lequel la découverte a pris naissance, la cultive, Tétudie et cherche à l'étendre , il n'y a pa» de doute qu'il peut, à lui seul, en revendiquer l'honneur. Mais si au contraire il la néglige, >t que, par suite de son incurie, elle vienne à tomber dans l'oubli , qu'on ne l'en blâme pas trop sévèrement, et que la gloire se répartisse entre celui qui, le premier, a fait la découverte, et celui qui, dans la suite, l'a publiée de nouveau, sans en avoir eu connaissance. L'Italie, qu on peut blâmer à juste titre d'avoir souffert que les nations étrangères s'emparassent de tant d'inventions brillantes et utiles nées dans son sein, n'est point encore exempte de reproche cette fois. En effet , la méthode de dorure par la pile , qui a été un juste sujet d'éloges et de récompeoies pour MM. de la Rive, Elkington et de Rnolz, afaîl été trouvée, trente-six ans aqpàravant, par un de ses savants ; et il ne s'est pas borné seulement à la découvrir , il l'a encore rendue publique et appliquée aux arts. Un chimiste célèbre de Pavie ^ Louis 3rugnatelli^ a été de beaucoup antérieur à tous les autres pour la découverte et la publication de la dorure électro-chimique ; et quoi qu*on puisse dire , en 1840 comme aujourd'hui^ ce fait est d'une vérité incontestable.