V. PILE DE M. SOREL
Tout récemment, M. Sorel a fait connaître un appareil dont il s’est servi pour fixer le zinc sur le fer, et qui convient, à ce qu’il assure, également bien pour la galvanoplastie et pour produire la dorure galvanique , l’argenture, etc.
Cet appareil {fig. i5 et 16, Pl. II) est composé d’un vase en cuivre de la forme d’une casserolle , au milieu duquel est placé , sur un pied isolé en bois ou en verre, un cylindre de zinc amalgamé. L’élément cuivre a, du côté du zinc, une surface au moins dix fois aussi grande que celle du zinc , et il y a même de l’avantage à augmenter dans une plus vaste proportion le vase en cuivre, pour qu’il renferme une plus grande quantité de liquide conducteur, ce qui fera que l’appareil fonctionnera plus longtemps avec une force constante. Le liquide conducteur, qui a paru préférable avec cet appareil , a été de l’eau aiguisée d’acide sulfurique à trois ou quatre degrés de l’aréomètre; ce liquide a l’avantage de peu salir le zinc, d’où il résulte que l’appareil marche longtemps sans qu’011 soit obligé de nettoyer le zinc. La cause principale de la force constante de cet appareil , c’est que le zinc, en s’appauvrissant de mercure par l’action de l’acide , devient de plus en plus attaquable, ce qui compense l’affaiblissement de l’eau acidulée. Pour obtenir utie grande tension, on réunit plusieurs de ces couples. Cet appareil, qui n’exige ni sacs ni diaphragmes, donne, avec le même nombre de couples, des effets plus puissants que la pile de Daniell, et précipite mieux les métaux.