III. DES ANODES SOLUBLES
C’est encore à M. Jacoby que l’on doit la découverte des anodes solubles, qui présentent un si grand avantage dans les expériences électro-métallurgiques. Cette découverte est basée sur le principe suivant : si dans une solution métallique en communication avec les deux pôles d’une pile galvanique, on plonge une plaque du même métal que celui en dissolution, attachée par un fil au pôle négatif de la pile , cette plaque métallique, qui joue le rôle d’anode, est dissoute à peu près en raison directe du métal revivifié au cathode. Nous disons à peu près, parce que l’expérience a démontré que l’anode perd toujours un peu plus que ne gagne le cathode.
On comprend facilement qu’en employant un anode soluble de même nature que le métal à réduire, on n’a plus à se préoccuper des moyens compliqués et embarrassants , jusqu’alors nécessaires pour maintenir la saturation de la solution métallique , puisque cette saturation est constamment entretenue aux dépens de l’anode qui se dissout. Dès-lors , le même bain métallique peut servir indéfiniment pour une foule d’expériences consécutives.
Mais là ne se bornent pas les avantages de l’anode soluble, car en modifiant sa forme, son volume et sa distance, par rapport au moule à recouvrir, on règle à volonté la promptitude, la nature et l’épaisseur du dépôt galvanique sur l’ensemble ou seulement sur certaines parties du modèle.
Les dispositions nécessaires pour obtenir ces différents effets ont été indiquées par M. Smee (Nos 122; i54à x63; 2 53, 254; 275 à 282). Il est donc inutile d’entrer ici dans de nouveaux détails à cet égard.
Nous dirons seulement que lorsqu’il s’agit de dorer, d’argenter ou de platiner, on doit employer , pour anode soluble, un fil très-fin ou une lame très-mince du métal à déposer, dan»
APPENDICE
la crainte d’augmenter à l’excès l’énergie du courant, et d'obtenir un dépôt à l’état pulvérulent.
Plusieurs personnes ont revendiqué la priorité de la découverte des anodes solubles, mais il est aujourd'hui démontré que cette idée, contemporaine de l’invention de la galvanoplastie, appartient à Jacoby.
§ IV. de l’acide sulfurique.
Il est de la plus haute importance d’employer, pour exciter les piles, de l’acide sulfurique très-pur; car si, comme cela arrive fort souvent dans les acides sulfuriques du commerce, il se trouvait un mélange d’acide nitrique, le zinc , bien qu’on l’ait amalgamé avec le plus grand soin , serait détruit en très-peu de temps et sans avoir produit tout l’effet utile qu’on doit en attendre. Par le même motif, l’acide sulfurique qu’on emploie pour amalgamer le zinc ( voyez ci-dessus § II ) , doit aussi être exempt d’acide nitrique.