Assise inférieure. — Marnes , sables et calcédd
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Cette assise se compose de toutes les couches de différentes natures que les ouvriers comprennent sous le nom de caïllasse, et qui renferment des calcaires remarquables par leur fragilité. | 700. — On y voit en effet des calcaires marneux , compactes, en apparence solides , mais qui ne peuvent être d’aucun usage parce qu'ils sont gelisses, c’est-à-dire qu’ils ne résistent point à la gelée. On y voit des couches de marnes contenant des rognons ou des lits de calcaire sublamellaire renfermant des cristaux ou bien des concrétions de chaux carbonatée jau- nâtre qui remplissent les fentes de ces rognons ou de ces lits ; car des fentes traversent dans tous les sens les roches cette assise, Quelquefois aussi les rognons calcaires offrent dans leur intérieur des cavités dans lesquelles la marne est fendillée comme par l'effet d’un retrait produit par le dessèchement.
7or.— Les lits de marne renferment souvent des pseudo- | morphoses de gypse lenticulaire, en carbonate de chaux comme à Vaugirard, et en quarz comme à Passy ; ainsi que des ro- gnons géodiques de quarz carié ou grenu, dont l’intérieur est tapissé de cristaux de quarz hyalin bipiramidé ou de chaux | ue inverse, et quelquefois de ces deux substances, comme à Nanterre. On y trouve aussi, mais rarement, comme à Neuilly, des cristaux cubiques de fluorine.
702. — Débris organiques de l'assise inférieure. — Les corps organisés sont rares dans cette asise, mais les couches qui en renferment présentent un mélange de coquilles marines et de €oquiiles d’eau douce : ce sont des Matices, des Corbules, des Potamides, des Paludines et le Cyclostoma mumia.
| 703. — Assise moyenne. — Sables et grès dits de Beauchamp. Ces sables et les grès qu’ils renferment sont généralement blancs ou grisätres, quoique dans plusieurs localités des environs de Paris, entre autres à Valmondois près de Pontoise et dans la forêt de Saint-Germain ils soient souvent colorés par l’oxide de fer. Ils sont quelquefois d’un gris noirâtre. La texture des grès est souvent très serrée, ce qui leur donne un brillant lnstré. Ils sont ordinairement calcarifères parce qu'ils renferment des coquilles entièrement calcaires : ce n’est que par places qu’ils sont purement siliceux. Ces grès, qui semblent former des couches au milieu du, sable, ne présen:
tent cette disposition que ça et là : car plus ordinairement ih constituent des rognons aplatis et alongés.
704. — Le sable et legrès renferment, comme à Beaucham et surtout à Valmondois , des galets de silex et quelquefois Gi calcaire provenant de la partie supérieure.du calcaire grossie» ces galets calcaires sont souvent perforés par des coquilles 1 thophages, comme pour attester que les sables dans lesque: on les trouve ont été déposés sur les bords de la mer.
505.— Dans plusieurs localités, les grès marins dont il s’ägs sont recouverts de couches de.calcaire tantôt sallonneux tantôt comparte, contenant des coquilles marines ou des 1 gnons de calcaire quelquefois cariés et quelquefois quarzifères
n06. — Dans d’autres localités, comme à Beauchamp, partie supérieure des grès se compose de sables contenant di coquilles d’eau douce : enire autres le Cyclostoma mumic mais c’est qu'il y a alors passage insensible entre les sables ; les grès et le calcaire lacusire qui les recouvre.
707. — Débris organiques des sables et des grès de Beas champ. — Ce dépôt est très riche en corps organisés: M. d’A chiac y a reconnu 320 espèces de coquilles, dont 166 appa tiennent aux assises et aux étages inférieurs , et dont 150 so particulières à ces grès. Nous ne citerons que les espèces pri cipales qui sont : le Cerithium mutabile, V'Ostrea arenariai la Fenericardia complanata.
708. — La Belgique parait présenter des sables et des gr analogues à ceux de Beauchamp dans la partie supérieure la colline de Sainte-Trinité près Tournay, et dans les collin basses que traverse la route de Gand à Bruxelles, entre Asso et Aloste.
TOO 1e L’Angleterre nous montre l’équivalent du mér dépôt dans les sables de Bagshot. Ces sables sont ferrugmeux d’une couleur d’ocre: ils alternent avec un sable vert et c@ marncs blanches , jaunes ou mouchetées, à texture feuilleté
710.— Assise supérieure. Cette assise se compose: 1° calcaire d’eau douce ; 2° de marnes alternant avec des mass de gypse ; 3° de marnes fluviatiles dites marnes vertes; 4°° calcaire d’eau douce; 5° de marnes marines.
711. — Calcaire d’eau douce ou Travertin inférieur. —: calcaire, que depuis long-tems on a généralement l'habitude s
désigner sous le nom de calcaire siliceux , ne mérite cependant pas d’être ainsi appelé, puisque dans plusieurs localités, comme aux environs de Nemours, il forme des masses PRE dépourvues de silice. C’est pour cette raison que M. Cordier et d’autres géologistes lui ont donné la dénomination de Travertin , dénomination adoptée depuis long-tems pour désigner un Pléaire lacustre des environs de Rome.
‘W712. — Considéré d’une manière générale, ce travertin, que l’on surnomme inférieur parce qu’ils’en présente d’autres masses pn étage moyen du terrain supercrétacé parisien, est formé de couches de calcaire, queïquefois gris et compacte , d’autres fois blanc et marneux, ou bien d’un blanc jaunâtre et plus ou moins siliceux , ainsi que l'indique son desré de dureté.
713. — Au milieu de ces couches on trouve souvent un caicaire plus siliceux ou des silex en rognons et en lits. Souvent ces silex sont compactes, à cassure conchoïdale ou d’un aspect plus ou moins gras ; souvent aussi ils offrent de nombreuses cavités remplies de marne qui, dissoute dans lacide nitrique, leur donne l'apparence de quarz molaire, c’est-à-dire de meu-
ière caverneuse, Dans cet état le calcaire siliceux n’offre pas de stratification distincte; il forme des masses irrégulières, empâlées dans une marne calcaire.
714. — Minéraux du travertin inférieur, — Ce calcaire présente une grande variété de quarz, sous la forme de cristaux D. ou plus ordinairement en calcédoine , en onix , en opale résinite , de différentes nuances, qui se change par fe sorte de décomposition en rognons de quarz nectique , matière spongieuse qui surnage l’eau et que l’on trouve à Samt-Ouen près Paris.
715. — Dans le parc de Saint-Cloud, à l’entrée du Tunnel F chemin de fer , nous avons remarqué une couche de calcédoine opaline blanche et une autre de calcédoine à pseudomorphoses de gypse, dont on pourrait faire de jolis bijoux.
716. On trouve aussi dans les couches marneuses de ce calcaire la magnésite feuilletée, comme à Coulommiers, à Moret, à Nemours , à Paris et à Saint-Ouen.
717. — Débris organiques. — Les corps organisés sont assez nombreux dans ce calcaire. Parmi les végétaux on commence ayÿtrouver des graines de Chara medicaginula ; parmi les mol-
lusques ce sont le Limnæa longiscata, le Planorbis rotundai la Paludina elongata et le Cyclostoma mumia. Parmi les m: mifères ce sont des ossemens de Paleotherium minus , de : picdon, de Dichobune , etc.
718. — Marnes et gypse. — Au-dessus du calcaire di douce que nous venons de décrire se présente un dépé: marnes et de gypse qui. dans quelqueslocalités des environ: Paris, telles que Belleville, Pantin , Montmartre, Argent ét le mont Valérien, acquièrent une puissance de 40 à mètres. C’est surtout à Montmartre qu’il offre les couches plus nombreuses et les plus puissantes. Dans cette localité gypse qui alterne avec les marnes forment trois masses « deux sont parfaitement distinctes, car il n’existe aucune d rence bien marquée entre la seconde et la troisième.
919. — La plupart des couches de marnes sont blane et feuilletées ; l’une de celles de la troisième masse ou di plus inférieure est remarquable par sa blancheur et par groupes de pyramides quadrangulaires qu’on y trouve réu: au nombre de six par leurs sommets, et qui ont été produt par les retraits de cette marne. D’autres couches de la ma masse renferment des coquilles marines et des débris de gétaux qui paraissent appartenir à des Fucus.
720. — Dans les couches de la seconde masse on n’a enc trouvé aucune trace de coquilles; mais on y remarque marne brunâtre, marbrée et très feuilletée, que l’on ver Paris sous le nom de pierre à détacher, parce qu’en effet jouit de la propriété d’enlever les taches de graisse.
721. — Enfin, les marnes de la même masse renferment : rognons de célestine ou destrontiane sulfatée compacte.
722.— La première masse ou la supérieure présente» dépôt de gypse qui à Montmartre a 15 à 20 mètres de p| sance. L’un des lits inférieurs de cette masse est remarqus en ce qu'ilse compose d’un gypse compacte, un peu calcarifè renfermant des sphéroïdes siliceux qui lui ont valu le no fusils que les ouvriers lui ont donné, comme pour indi que ces rognons siliceux ressemblent à la pierre à fusil.
723.— Au-dessus des bancs de gypse se présentent desc ches de marne et de gypse marneux qui alternent, et dans quels on a trouvé des troncs silicifiés d'arbres monocotyléde
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| 24. — On trouve aussi dans la première masse quelques | coquilles d'eau douce et des ossemens de pachydermes, dont les espèces sont perdues.
725. — Le gypse, qui alterne avec les marnes, se présente |sops plusieurs états différens : il est tantôt compacte, tantôt à texture lamellaire, ou bien saccharoïde ; souvent il est cristallisé, mais toujours d’une manière confuse. Ce n’est que. dans les marnes que l’on trouve du gypse en cristaux lenticulaires ou bien en fer de lance. Près de Lagny-sur-Marne le gypse est blanc et compacte : c’est la variété connue sous le nom d’albätre gypseux.
726. — Lorsque le gypse constitue des couches un peu épaisses , il présente une tendance très marquée à la structure prismatique.
727. — Minéraux et métaux. — Aux substances minérales. que nous avons citées dans les marnes et le gypse, nous ajou- | terons le soufre, qui s’y trouve quelquefois en petites masses concrétionnées ; le calcaire jaunâtre et mammelonné ou l’albätre calcaire qui s’y forme dans des cavités, à la manière des stalactites et des stalagmites ; le quarz hyalin qui se trouve quelquefois en prismes dans le gypse blanc compacte ; le man- | ganèse qui s’y présente quelquefois en petits mammelons et plus souvent sous forme de dendrites et de taches noires dans les marnes ; le fer hydraté, qui donne une teinte ocreuse à certaines parties de couches.
| 728. — Débris organiques. — On trouve un grand nombre d’ossemens dans le gypse ; ils appartiennent à des mammifères des genres Palæwotherium, Cheropotame, etc., à trois ou quatre espèces d'oiseaux; enfin à plusieurs espèces de reptiles et de poissons.
| 729. — Marnes jaunes et marnes vertes, — Sur les marnes gypseuses que nous venons de décrire reposent plusieurs assises de marnes qui forment un ensemble que l’on désigne souvent sous le nom de marnes vertes, et dans lesquelles est quelquefois intercalé un dépôt de calcaire d’eau douce et siliceux. Ces marnes forment plusieurs assises que nous allons examiner dans l'ordre de leur superposition.