‹ Nouveau manuel complet de géologie, ou traité élémentaire de cette scienceChapitre 105 sur 146 · ÉTAGE MOYEN · texte numérisé non relu

ÉTAGE MOYEN

Synonymie : Période miocène de M. Lyell. (x). n48.— Cet étage, quicomprend des dépôts de diverses €

trées de l'Europe, se partage en trois groupes d'époques différ tes, qui ne se trouvent nulle part superposés les uns aux auti

Groupe in férieur .

749. — Plusieurs géologues considèrent les marnes mari que nous venons de décrire comme appartenant au même ét que les sables et grès qui les recouvrent, parce que ces Sa sont de formation marine ; mais l'étage inférieur présente d’enchevêtremens de dépôts d’eau douce et de dépôts mar

(x) Du grec meion moins, kenos récent.

que nous préférons laisser réunis en un seul ensemble toutes ces narnes , que d’en joindre une partie aux sables et grès que ’on peut regarder d’ailleurs comme déposés à la manière des lunes qui se forment encore,

| 750. — Sables et grès dits de Fontainebleau. — Ce dépôt, jui dans les environs de Paris porte aussi le nom de sables et près marins supérieurs, parce qu’en effet il n’y a pas de sables t de grès plus récens dans les dépôts parisiens, est très déveoppé dans les environs de Fontainebleau; mais il constitue la arte supérieure de toutes les collines du bassin de Paris.

| 75r.— Les grès de ce dépôt sont de deux espèces difféentes : l’inférieur est dépourvu de corps organisés , tandis que le plus supérieur que l’on voit au sommet de Montmartre, st coquiller, c’est-à-dire rempli de moules de coquilles biralves et univalves.

7952.— Les grès coquillers ou non coquillers ne sont que lesconcrétions qui se sont formées chimiquement au milieu des ables, par suite d’infiltrations siliceuses ou calcaires. Les sables ‘onstituent la masse principale de tout le dépôt.

755 .— On distingue dans beaucoup de localités, trois ssises dans ces sables : l’inférieure se compose de sables blancs, a Moyenne de sables rouges ou jaunes, ordinairement micacés, que recouvre une masse plus ou moins épaisse de sable dépourvu le mica.

754. — Le mica est généralement jaune; mais il y en a tussi de blanc.

| 795. — Quelquefois, comme à Buc, près de Versailles, e mica , au lieu d’être disséminé dans le sable, s’est accunulé de manière à former des couches de quelques décimètres l'épaisseur dans lesquelles il n’y a presque pas de sable.

756.— Le sable siliceux , d’une blancheur éclatante, tient ouvent une place importante dans la masse sableuse. Ge sable lanc n’est jamais placé sur le sable rouge ou jaune, et il est resque toujours au-dessous de celui-ci.

957.— La constance de cette position nous donne lieu de roire que, dans l’origine , tous les sables marins supérieurs set blancs, et qu’ils ne se sont colorés que par suite de l’iniltration des eaux à travers les dépôts ferrugineux qui se sont

ormés depuis, soit à la superficie, soit dans les argiles plus ou

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moins ferrugineuses qui renferment les meulières dont | parlerons bientôt.

758. — Les grès se trouvent toujours à la partie sapéri de ces sables. Ils y constituent, comme nous l’avons dit, masses tuberculeuses plus ou moins considérables , et jama: ne sont en couches continues , bien que ces masses aient quelques localités , comme aux environs de Fontainebles. d'Orsay , l'apparence de roches stratifiées.

759. — Dans quelques localités, comme à Étampes e Buteau près Château-Landon, ces mamelons de grès sont! comme une noix ou comme le poing , tandis qu ailleurs il plusieurs mètres cubes, et que dans d’autres, comme: environs d'Orsay, ils ont 30, 40, 5o mètres de longues 3 ou 4 d'épaisseur.

760. — Ces grès sont très variés dans leur texture : les sont tellement faciles à désagréger, qu’on les réduit en pou c’est-à-dire en sable, avec un marteau de faible grosseur. I tres fois ils sont solides, et on en fait de très bons pavés. € quefois aussi ils sont tellement serrés et compactes, qu'ils de: uent translucides : ce sont ces grès dont l'éclat est gras e» sant, dont la cassure est conchoïde, et que l’on nomme: lustres.

761.— — Quelquefois les rognons de grès prennent des fl contournées aussi variées que bizarres. C’est parmi des ] semblables que furent recueillis en 1824, près de Moret, posés à Paris, un bloc de grès représentant une tête et un po: de cheval, ainsi qu'un autre bloc offrant grossièremer forme d’un homme couché et arme d’un casque. Nous } vâmes à cette époque que ces prétendus fossiles n’avaientt qui dût attirer l'attention des savans {r).

762.— Les blocs de grès étant d’une épaisseur très varii sont quelquefois très minces sur quelques points. Il en résulté des pluies torrentielles entraînant le sable sur lequel ils : sent, ces blocs ont pu, dans certaines localités, rouler se flancs des collines qu’ils couronnaient, et s’amonceler les um

(x) Notice géologique sur le prétendu fossile humain trouvé à More

lieu dit le Long-Rocher { Soine-et-Warne) ; par M.9.-J. N Huot.'] août 1924.

TERRAIN SUPERCRÉTACÉ. 20ÿ

| >s autres, comme on en voit tant d'exemples dans les envirors e Fontainebleau.

763. — Minéraux et métaux. — Les substances minérales ue l’on trouve dans ces sables et ces grès, ne sont pas nomreuses : cependant elles méritent d’être signalées, Dans les enirons de Nemours et de Fontainebleau, les grès étant recouerts de calcaire, ils deviennent. calcariferes, et ils jouissent lors de la propriété de cristalliser en rhomboïdes, qu'Hauy décrits depuis long-tems sous le nom de chaux carhonatée uarzifère inverse. On regarde ces cr istaux de grès comme es pseudomorphoses du calcaire; mais ils pourraient bien ré, selon nous, de véritables cristallisations.

764. — L'oxide de fer et l’oxide de manganèse sont très ‘pandus dans ces grès , auxquels ils donnent souvent l'aspect es grès bigarrés.

765. — On ÿ remarque aussi des concrétions et des géodes rrugineuses rouges ou brunes,

766. — Il y a quelques années, M. le duc de Luynes à gnalé à Orsay un grès d’un noir bleuâtre renfermant du eutoxide de manganèse, du peroxide de fer, de l’exide de obalt et des traces de cuivre et d’arsénic.

967. — Débris organiques. — Les moules de coquilles qui e trouvent dans les grès les plus supérieurs à Moutmartre, ppartennent principalement aux espèces suivantes : Ostrea ‘abellula, Citherea elegans, Melania costellata, Cerithium utabile , etc.

768. — Dans le grès de Fontainebleau, on trouve queluefois des traces de végétaux qui semblent être monocotyléons.

Dépôts qui paraissent étre parallèles aux sables et grès de Fontainebleau. |

| 569. — Le groupe inférieur de l’étage moyen du terrain

upercrétacé parisien, est représenté dans d’autres parties de Europe par différens dépôts à lignites, et d’autres dépôts l’eau douce et marine, dont nous allons donner les principaux

aractères. |

770.— Dépôt marin supérieur en Angleterre.— Les Anglais nt donné ce nom à une couche assez puissante de marne sa- |

bleuse grisâtre qui , à l’île de Wight, particulièrement dans: baies de Totland et de Colwel, recouvre le dépôt d’eau do dont nous avons parlé, comme représentant les marnes ett gvpses des environs de Paris.

771. — Cette marne présente un mélange de coquilles:1 rines et lacustres. Ce sont entr’autres , la Venus incrassat l'Ostrea crepidula, le Potamides plicatus et le Planorbis obtus

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