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Comment, dira-t-on, une science comme la géologie

qui a pour but l’histoire physique de la Terre , peut-elle avoir

la prétention de fonder cette histoire sur une série suffisante » de faits, lorsqu'elle se borne à peine à soulever quelques lam:--beaux de la feuille de papier qui recouvre le globe dont nous; venons de parler ?

Cette objection peut paraître importante à ceux qui n’ont} aucune idée de la structure de l'écorce de la terre. Elle les serait même en effet si, pour en revenir à la comparaison pré-+ cédente , la terre était exactement représentée par le globe de? carton de 2 mètres de diamètre, composé conséquemmentp d’un grand nombre de feuilles de papier collées les unes surr les autres, et parfaitement réunies.

Mais admettons que, par une cause quelconque , telle ques l’alternation de la chaleur et de l'humidité , il se fassse plu-sieurs fentes sur ce globe, que certaines parties s’affaissent et# que d’autres se relèvent, il en résultera que celui qui chercherai à connaître la composition de ce globe , n’aura pas seulementt pour le conduire à cette connaissance la feuille de papier quii en couvre la surface , mais presque toutes celles qui se trouventt au-dessous, c’est-à-dire presque l’épaisseur totale du cartoni qui le compose.

Ce que nous venons de dire du globe de carton s’appliques parfaitement à la terre , ainsi que nous allons le faire voir.

69.— Nous avons vu précédemment (58) que si toutes less roches avaient été formées par voie de sédimens , elle seraient! toutes stratifiées.

J0.— Si toutes les roches étaient stratifiées et horizonta: les, c’est-à-dire si elles étaient dans la position où elles ont étéé formées, il est évident que la surface du globe terrestre présenterait un tout autre aspect que celui qu’elle off fre aujourd’hui. Les mers seraient moins profondes ; les conti: nens moins étendus et moins élevés ; un grand nombre de Méditerranées, de Caspiennes et de lacs couvriraient une partie notable de la superficie des terres. Les seules aspérités de la surface du globe seraient des collines ou des montagnes pet élevées. Lorsque l’on traverserait l'épaisseur des couches terrestres jusqu’à la profondeur de 300 à 400 mètres au-dessous du niveau des mers, on n’en connaîtrait pas la 50% partie de l'épaisseur que forment tous les sédimens qui se sont

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