‹ Nouveau manuel complet de géologie, ou traité élémentaire de cette scienceChapitre 42 sur 146 · DES SOULEVEMENS DE L'ÉCORCE TERRESTRE · texte numérisé non relu

DES SOULEVEMENS DE L'ÉCORCE TERRESTRE

92.— Ce n’est pas une idée nouvelle que celle de la formaz tion des hautes montagnes par le soulèvement des couches terrestres : on la trouve exprimée par les auteurs anciens, mais seulement comme une hypothèse.

Sténon, qui étudia la structure de l’écorce terrestre , avai déjà reconnu en 1667 que toutes les couches de sedimen avaient dû se déposer Lt et que celles que l’ort voit plus ou moins inclinées ou redressées , devaient cette position à une cause violente quelconque qui avait agi après leum

consolidation.

73. — Au commencement de ce siècle, Werner, que l'ont peut regarder comme le fondateur de la géologie , était arrivé! par l’observation à cette conclusion: que dans un même district de mines , tous les filons d’une même nature doivent leur orii gine à des fentes parallèles.

74.— Ce fait conduisit M. de Buch à reconnaître dans les chaines de montagnes plusieurs lignes de direction, et à adi mettre que les chaînes parallèles appartiennent à des soulève: mens contemporains, Il reconnut, d’après ce principe, at! moins quatre systèmes de soulèvement dans les montagnes dei l'Allemagne.

75.— M. Élie de Beaumont alla encore plus loin : non-seu4 lement il admit avec M. de Buch que les chaînes parallèles sont contemporaines, c’est-à-dire que par exemple on doit att tribuer à des soulèvemens sucessifs 1° les Pyrénées et les Apena ins ; 2° l’Erzgebirge en Saxe et le mont Pilas ainsi que la Côte d’ Or en France ; 3° les Alpes occidentales et le Jura; 3° ke chaine principale des Alpes et les montagnes de l’Autr ie etc: Mais il reconnut que par un moyen très simple on pouvait dé-

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