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Il n’est cependant pas prouvé, nous devons le dire,que

parallélisme des chaines soit un indice suffisant de leur conmporanéité : : depuis que M. Élie de Beaumont a’ énoncé ce rincipe , plusieurs faits attestent qu’il est loin d’être général. n Angleterre et en Écosse on a signalé en effet plusieurs souvemens qui appartiennent à la même époque, et qui, cepenant, affectent des directions différentes.

78. — On peut encore objecter, comme l’a fait M. Boué, ae le soulèvement d’une portion de la croûte terrestre n’a is toujours dü produire une chaîne de montagnes, et former ne proéminence sur toute l’étendue soulevée : en effet, si le ulèvement s’est fait dans une des cavités les plus profondes 1 globe, il a pu la combler tout-à-fait ou presque entièrement ; s'il est resté des vides , les alluvions postérieures ont pu les mplir : ainsi il peut y avoir sous les plaines des soulèvemens nt rien h’annonce extérieurement l’existence.

79- — Nous pensons aussi avec M. Boué , que la direction nérale des systèmes de couches est un guide plus sûr pour stinguer les montagnes d’une même époque , qué la direction > la ligne de faite des chaines qu’elles forment.

80. — On doit admettre encore , comme une cause de perrbation dans le relief que présentent les montagnes ,-les af-

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faissemens qui ont-dü se produire à la suite des soulèvem et qui sont attestés par les failles que l’on remarque dans : grand nombre de localités.

81. — M. Elie de Beaumont pense que les montagnes € été soulevées d'un seul jet, parce que le redressement des ches s'arrête brusquement à tel ou tel terme de la série € conches ; mais on peut admettre, sans être en contradictil avec ce savant géologiste, que chaque phénomène de soulè® ment se divisait en périodes de courte durée, pendant lesqu il s’est fait un certain nombre de mouvemens semblables, même que , pendant un tremblement de terre, on éprouve t jours un certain nombre de secousses.

82. — En Angleterre, MM. Yates, Lyell et de la Bè ont appelé l'attention des géologistes sur des faits qui se sent aujourd’hui dans la mer et dans les lacs, et qui prouve que des couches de sédiment peuvent se former avee une in naison assez considérable, analogue à celle qui provient de l# tion du soulèvement.

Supposons , par exemple , que sur une masse stratifiée À (ELzr, fig. 13) il se soit formé chimiquement des cou CE au-dessous de la surface D E de la mer : ces couches sa vront les contours superficiels de la masse AB. Si, par un cha gement quelconque du niveau de la mer, une partie des ce ches CE vient à être visible, il sera assez difficile de décié si ces couches se sont formées dans leur position actuelle, , si elles ont été redressées de G en E par le soulevement del masse AB.

Il faut donc beaucoup de circonspection avant de pou dire dans quelques circonstances , si des couches inclinées lé! été par l'effet du soulèvement de celles qui les supportent.

83. — Un dépôt mécanique ou de galets peut donner Hl aussi à de fausses apparences de soulèvement , en se forma! sur un plan dont l’inclinaison peut aller jusqu'à 40 degrés.

Supposons qu’une masse d’eau À BCD (PL. x, fig. 14), qui meut au-dessus d’une masse de roches F G H, forme un cours capable de transporter des cailloux d’un à deux pouces de mètre dans la direction de CD ; arrivés en H, ces galets toi bant dans une eau profonde et conséquemment assez quille , se disposeront , d’après leur pesanteur et l'appui qu

suvent se donner les uns aux autres, en couches inclinées de > degrés JJ, c’est-à-dire parallèles aux strates EF G de la asse de roches.

Si l’on admet ensuite que le niveau des eaux vienne à chanr, et que les couches JJ ne se montrent qu’en partie, c’estdire sans que leur base soit à découvert , on sera porté à les sidérer comme ayant été soulevées par les couches EF GH; - ce ne sera que lorsque leur base sera mise à nu, que l’on ourra reconnaître la fausseté de cette opinion.

Si le courant que nous avons supposé transportant des cailux roulés entraînait aussi du gravier et du sable ; une fois rtis de la direction de ce courant , les détritus dont 1l s’agit, ront déposés d’autant plus loin dans l’eau tranquille que le ain sera plus petit : ainsi, le gravier formera des couches oins inclinées que les galets, et le sable des couches presque orizontales.

Ce second exemple prouve qu’il faut, dans certaines cirnstances, se livrer à un examen scrupuleux , avant de décier si des couches mécaniquement formées ont réellement été ulevées (1).

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CHADIFTRE XI,

ES GRANDES DIV'SIONS QUI SERVENT À GROUPER LES COUCHES DU GLOBE , OU DES TERRAINS ET DES FORMATIONS.

82.— Nous divisons l’écorce du globe en groupes auxquels ous donnons le nom de PRES , et dont plusieurs réunis onstituent un ferrain.

83. — Ces groupes, qui présentent des caracteres plus où ioins reconnaissables, se présentent dans un ordre tel, que

(2) Recherches sur la partie théorique de la Géologie ; par M. H. De ls

éche.

l’on peut, à l'inspection de l’un d’eux , dire quel est celui qui le supporte et celui qui le recouvre.

84. — En Angleterre, en Allemagne et en France, on di vise généralement toute l'écorce du globe en cinq grands groul

pes appelés terrains, qui dans l’ordre de superposition se sue cèdent de la manière suivante :

Terrain diluvien ou de transport.

—— tertiaire.

— secondaire.

— intermediaire ou de transition.

— primaire Où primitif.

85. — Cependant cette division qui est celle de l’ingénieut saxon Werner , avec les modifications que les travaux faits es Angleterre et en France depuis le commencement de ce sièclel ont dû nécessairement y apporter , n’est plus aujourd’hui les pression exacte de l’état de la science.

Le terrain primaire, qui jusque dans ces dernières année comprenait les granites, les gneiss, les micaschites , etc. , € un mot toutes les roches que l’on regardait comme antérieure aux êtres organisés, parce qu’elles n’en offrent aucune traces est considéré par les uns comme n’existant pas , et par les au tres comme n’existant qu’en partie. Ainsi, en Angleterre, € Allemagne et en France, on.s’accorde à regarder le granit comme une roche d’origine ignée qui s’est montrée à diff rentes époques; mais tandis que les uns placent dans le terra primaire les gneiss et les micaschistes, d’autres qui considèrer! ces roches comme ayant été modifiées par l’action ignée , Id

classent avec le terrain intermédiaire auquel ils donnent le no de primaire.

86. — Maïigré ces modifications nécessitées par les faits, nombre des grands groupes mentionnés ci-dessus ne se trous point changé, puisque si le granite et d’autres roches conter poraines ne forment plus le terrain primaire , ils ppOtLES

aux roches d’origine ignée qui constituent alors le terrain pl tonique.

On doit considérer encore que les différens dépôts qui

ment à la surface de la terre, étant d’une grande impornce pour l'étude des dépôts plus anciens, ne doivent pas re négligés et doivent conséquemment prendre place dans les rands groupes géognostiques , sous la dénomination de #ersin moderne.

Il résulte donc de là, que la division précédente se trouve odifiée de la manière suivante :

Terrain recent ou qui se forme encore.

— diluvien où de transport.

— tertiaire.

— secondaire.

— primaire où primitif.

-— plutonique ou d'origine ignée.

87. — Toutefois il nous a semblé utile d’adopter une divion qui partageât l'écorce du globe en un plus grand nombre e groupes , lesquels correspondent cependant à la division récédente. | Ainsi nous divisons tous les terrains en deux grandes classes u séries : la série plutonique et la série neptunienne.

La première comprend les terrains d’origine ignée , savoir : éerrain granitique, le terrain pyroide et le terrain volcaniue.

La seconde série ne se compose que de terrains formés par | voie aqueuse , parmi lesquels il se trouve des roches qui ont té plus ou moins modifiées par le feu.

Ces terrains ou grands groupes sont au nombre de »euf, qui ans l’ordre de leur superposition correspondent avec la divion wernérienne que nous venons d’indiquer, et se succèdent omme dans le tableau suivant , qui présente les principaux caactères de chaque formation.

TABLEAU de la classification des Terrains, avec leux

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et anciennes

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