‹ Nouveau manuel complet de l'architecte des jardins ou L'art de les composer et de les décorerChapitre 41 sur 134 · T,K PARC, I · texte numérisé non relu

T,K PARC, I

Comme nous l’avons dit, le parc est pour nous ce que l’on nomme vulgairement le jardin chinois et anglais, et ce que plusieurs auteurs ont nommé la forêt, la carrière, le jardin agreste, etc. Ce genre de composition exige une nature pittoresque, un terrain d’une vaste étendue, et des mouvemens de terrain. Il peut renfermer tous les genres de scènes sans exception, et affecter tous les caractères ; mais il i est fort rare que son étendue et les accidens du sol se pré- | tenl à cela, et dans ce cas il faut que l’architecte se conforme | aux circonstances, et borne le nombre et le caractère de ^ ses tableaux. i

En suivant moi-même cette indication, je trouve que dans | le plus grand nombre de cas, un site ne peut guère offrir | qu’un de ces deux caractères, la montagne ou la plaine, et j en conséquence je dois sous-diviser le parc en deux seelions | qui nous offriront, i° le parc de montagne , sans doute ce j que les auteurs nomment la carrière; a® le parc de plaine, auquel on donne plus spécialement le nom de jardin anglais. L’architecte, s’il est assee heureux pour rencontrer un site qui le lui permette , sera toujours le maître de réunir le tout dans une composition unique.

Le parc de montagne est la composition qui prête le plus aux tableaux pittoresques de tous les genres, et si l’ai liste a des eaux à sa disposition, il doit en faire un jardin char- ; mant, digne de rivaliser avec tout ce que nous avons de plus remarquable dans ce genre. C’est là que les rochers, 1 les cascades et les torrens se trouvent naturellement motivés , c’est là que les fabriques rustiques trouvent leur place 1 comme les fabriques d’architecture. Toutes tes scènes peu- ; vent s’y rencontrer sans inconvenancq, car il n’est pas une élévation, pas une colline, pas un coteau, qui ne puisse en j motiver une qui se trouvera naturellement encadrée par le | mouvement du terrain. Celles que nous avons qualifiées de majestueuses, de pittoresques, de mélancoliques, de tran*

quilles et de riantes, de romantiques, s’y trouveront préparées par le site, et il ne restera plus à l’artiste qu’à en prononcer le caractère en suivant les indications que nous avons données à chacun de ces articles, ou mieux encore les inspirations 'de son génie.

Le parc d’Ermenonville, planche i 3 , est le modèle le plus célèbre de ce genre de composition, et le doit autant à la nature qu’au talent de l’arliste qui l’a tracé.

I. Le ChâKiaii. Il est bâti sur une petite presqu’île de la rivière, et dans une situation tellement heureuse, qu’il est pour ainsi dire au milieu du village, tout en étant absolument isolé. Cette partie de la rivière est couverte de plusieurs îles charmantes, dans lesquelles on parvient par des ponts plus ou moins pittoresques.

а. Le pont du diable, ainsi nommé parce qu’il rappelle, par la hardiesse de son architecture, le singulier pont de ce nom, que l’on voit dans leJ montagnes de la Suisse.

3 . Cascade. Elle s’échappe d’un lac charmant, bordé de prairies, de peupliers, et renfermant deux îles d’un caractère mélancolique.

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