Temple rustique, placé dans l’intérieur d’un taillis
II. Cabane arcadienne, placée dans une position charmante, dans un bocage entre un étang et de vertes prai-^ fies; on a cherché à lui donner cette physionomie pastorale qui nous rappelle les mœurs innocentes de ces bergers d’Arcadie, si vantés par les anciens poètes.
12. Cabane de pêcheur. Elle ne peut être mieux située qu’entre les bords opposés de deux lacs poissonneux.
(no) 1
Nous nous bornerons à celle descrlplion dans laquelle nous montrons la place que l’on a donnée à des fabriques d’un caractère si different, et qui cependant se trouvent constamment en convenance avec les scènes de paysage dont elles font le premier agrément.
Le parc de la Malmaison, planche 14®, nous offre un heureux modèle du parti que l’on peut tirer d’un site ayant les deux' caractères de la plaine et de la montagne. ,
1. L’entrée principale donnant sur la grande roule. Toute i la partie que l’on traverse pour arriver à l’habilalion , ayant peu de mouvement de terrain, a été consacrée au genre sy- i métrique, le plus majestueux et le plus convenable pour conduire au palais d’une impératrice. Elle est plantée en ; larges avenues formant un hippodrome pour la promenade à cheval, et un manège a.
2. Le château offre un exemple fort remarquable de ce que peut faire un architecte habile. Au moyen de quelques plantations,et de très-légères constructions, il a su établir dans la façade et dans l’ensemble une régularité que l’on n’aurait pas crue possible si l’on avait vu les bàtimens isolés.
3 . Bosquet dans le style français, servant à de courtes promenades et à masquer te potager.
4. Jardin potager mixte, où l’on cultivait à la fois des fleurs pour l’ornement du salon et des légumes pour la cuisine.
5 , 6. Chemin qui séparait deux parties de jardins devant à la nature un caractère différent. La partie au-dessus, naturellement boisée, offre des scènes dans le genre du parc de montagne. La partie au-dessous est ce que nous avons nommé le parc de plaine, ün y voit des fabriques d’un tout a litre style, motivées par les bords riants d’une rivière et par de vertes prairies.
Les jardins de la Malmaison, dans le temps ou ils étaient habités par l’impératrice Joséphine, renfermaient la collection de végétaux exotiques la plus riche qui fût peut-être en Europe, surtout en arbres de pleine terre, déjà parvenus à un grand dévelojipement.
Le parc de plaine, ayant un site beaucoup moins varié, 1 se trouve aussi plus borné dans le nombre cl la variété des scènes. Cependant il a souvent sur l’autre l’avantage des
( ïiO
eatix abondantes, et dans ce cas il a beaucoup de charme. S’il vise moins au piltorescpie, il rivalise au moins avec l’aulre par l’élégant et le gracieux. Toutes les scènes peuvent y trouver leur place, à l’exception de celle que nous avons nommée terrible, et qui convient exclusivement à la montagne. Les temples, les tombeaux , les obélisques, les fabriques rustiques et champêtres s’y trouvent egalement bien placés; mais il faut en être économe, car le manque de mouvement dans le terrain rend plus difficile de les motiver et de les encadrer convenablement.
Nous en donnons deux modèles, l’un pris dans les envi’ rons de Bruxelles, pl. i 5 ; l’autre dans les environs de Paris' pl. i(>.
Le premier est remarquable par l’abondance de ses eaux et ses agréables prairies.
1. Maison d’habitation. Elle se trouve à quelque distance des bâtimens où sont les écuries et les logemens des cultivateurs, ce qui lui donne l’avantage d’être entretenue facilement dans un état parfait de propreté ; mais cela ne laisse pas que d’avoir aussi ses inconvéniens.