De Vermitage
Il est peu de fabriques qui prêtent autant que celles-là j ftu pittoresque , ra^is aussi il eq çst peu qui soient aussi mal
tootivées dans le siècle où nous vivons. Néanmoins, oü est presque convenu tacitement de manquer la vraisemblance, sous ce rapport, pour embellir un site boisé, solitaire et même sauvage, car c’est là seulement que l’ermitage se trotive parfaitement motivé.
Il peut affecter différentes physionomies. Tantôt, adossé à une colline , dans un site solitaire et montagneux, on lui donnera l’aspect pittoresque de l’ermitage des jardins de Carlsrube (pl. io8, fig. i); ou, dans la clairière d’un bois, celui de la fabrique rustique des mêmes jardins (fig. 3 ). Dans un site moins sauvage, on pourra le placer sur le plateau d’un monticule rocailleux, près des bords d’une petite rivière, et l’adosser à une chapelle rustique (fig. 2,), l Enfin, on pourra même placer l’habitation de l’ermite dans les ruines d’une ancienne chapelle (fig. 6), ou môme dans une fabrique d’un caractère moitié rustique, moitié reli- I gieux(fig. 5 ).
j i 3 . De la chapelle.
En Angleterre, la chapelle est un monument aussi à la mode dans les jardins jtaysagers ([ue l’ermitage l’est chez nous, cl toujours elle affecte une forme gothique (pl. 108, fig. 4); mais elle y est toujours placée comme fabrique d’orûement.
En France, une chapelle, auprès d’un château habité par une famille pieuse et catholique, peut être bâtie pour l’utile, et doit pour cela être construite dans un goût sévère, en harmonie avec l’architecture du château.