‹ Nouveau manuel complet de l'observateur au microscopeChapitre 24 sur 169 · EXPÉRIENCES DE CHIMIE MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE CHIMIE MICROSCOPIQUE

incidence oblique, ce qu'on nomme une pile de gîaces minces, c est-à-dire sept à dix plaques de verre superposées et inclinées de 35° sur la direction du faisceau. On peut enfui profiter de ce fait important , que dans la double réfraction par le spath d'Islande, les deux rayons dans lesquels se partage le faisceau transmis à travers ce cristal , sont polarisés en sens, inverse. Il faudra donc, d'une manière quelconque, intercepter l'un des deux rayons, pour avoir l'autre rayon complètement polarisé et parfaitement pur. Cet effet s'obtient par une ingénieuse combinaison, dans le prisme rie Nic/iol, ainsi nommé du nom de son inventeur ; c'est simplement un cristal de spath d'Islande étroit et très alongé dans le sens de quatre de ses. faces, lequel a été divisé, suivant un plan mené très obliquement d'un sommet au sommet opposé, et recollé ensuite avec de la térébenthine cuite ou quelque autre mastic. 11 en résulte à l'intérieur une face réfléchissante oblique qui laisse passer celui-là seul des deux rayons qui est le moins incliné , et réfléchit complètement l'autre. Ce prisme de Nichol peut s'adapter sous la platine du microscope, ou se lixer au diaphragme.

Quant à la tourmaline superposée à l'oculaire , elle peut également être remplacée par une pile de glaces ou par un second prisme de Pîichol , qui serait placé dans l'intérieur même du tube oculaire. v

Expériences de chimie microscopique.

L'emploi des larges lames de verre mince dont on recouvre le porte-objet , permet de faire sous le microscope une foule d'opérations chimiques ; car on peut faire arriver successivement, par capillarité, différens réactifs sous une telle lame mince , sans craindre de compromettre les parties métalliques du microscope , ni les lentilles. On peut encore , en portant au-dessus de la flamme d'une lampe ou d'une bougie, le porteobjet pendant quelques inslans, reconnaître ensuite les réactions produites par la chaleur. Mais pour faire des opérations, suivies et pour étudier particulièrement la marche de$ réactions produites par la chaleur, il est nécessaire d'avoir un appareil comme celui que M. Ch. Chevalier ajoute à son microscope horizontal, pl. I, fig. 9.

La pièce contenant le prisme réflecteur m à l'intérieur , et le* lentilles, se retourne de manière que les lentilles n regar-

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