‹ Nouveau manuel complet de la bonne compagnie, ou, Guide de la politesse et de la bienséanceChapitre 10 sur 70 · DEVOIRS DE FAMILLE · texte numérisé non relu

DEVOIRS DE FAMILLE

Pour ce que réclament de vous vos oncles et tantes , … frères el.sœurs,.cousins.et cousines, vous saurez quelles sont les bienséances ordonnées à-leur égard, si vous sentez combien les liens de famille sont et respéctables . et.chers; vous aurez envers les uns une politesse res- «pectueuse , envers les autres une politesse amicale. Ils obtiendront en toute occasion vos premières visites et Yos premiers égards ; vous vous identifierez avec toutes les circonstances heureuses ou malheureuses de leur © destinée; ; Xous les inviterez avant tout autre aux fêtes ef réunions. qui auront lieu chez vous, à moins que vous n ’assembliez spécialement certaine partie de votre s0- ciété à laquelle ils seraient complètement étrangers, * Alors vous aurez soinde convier.uniquement vos proca 5e » de temps à autre, afin de leur prouver que vous n’aviez point l’intention de les éloigner. Vous pouvez être hé plus intimement avec quelques personnes de votre famille, et leur donner des preuves particulières d'affection; mais en ces réunions-là vous ferez bien de ;: vous abstenir de tout acte de préférence.

| Sans nuire en rien à la cordialité, un peu plus de cérémonie présidera à vos relations avec les parents ; par alliance 2 auxquels vous devez d’ailleurs autant d’e- gards qu’à vos propres parents.

Bonne Compagnie, =

Re sd

44 PREMIÈRE ee ne.

kb

À 5% 150G 205 SE S3628 1 “CHAPITRE IL. "At Éaosrot,

mé j ji 3 Hp 08h DES DEVOIRS ÉANCE CONUGALE ET 0 108.

DOMESTIQUE. duogeildsise enoë

p9 3 NOUGEI3TNOS , Sd

Si ide chose pouvait rendre la, politesse ridi= ne | cule et même odieuse , ce serait l'humeur | le certaines - 4 personnes qui , modérées , : imables , gracieuses | dns 4 la société , se montrent dans leur rer 0 NS

pus est une des plus grandes inconsè “. esprit. humain. Vous mettez tout en œuvre ce $

moments de. plaisir, et vous négligez d’être eue | votre épouse , à votre époux? dont yous attendez À k le bonheur de votre vie, Peut-être vous serail- il } avantageux d’être habituellement quinteux ou farou che, car le contraste de votre urbanité de salon et de votre maussaderie d intérieur doit la faire ] PAR €ncore plus choquante.

L'intimité conjugale dispense , il est: vrâi, ‘de étiquette établie par. la, politesse, mais elle ne dispense point de ses.égards. Si c’est aux femmes que je m'adresse, je leur dirai l’ordre et la propreté sont. la Co- | quellerie, qu'elles doivent avoir pour leur mari; une fee sale est un être repoussant, et plus avec Jui qu'avec out autre elles doivent éviter ce défaut.

:$i je suis lue par un homme, je l'engagerai à à conser-

ver assez d'égards pour sa compagne, pour ne pas la

forcer à se servir de touté! sa raison pour repousser le dégoût que la malpropreté fait naître ; d’ailleurs , dans son intérêt, ilidoit éviter ‘que: de:fâcheuses comparai-

sons s’établissent. "

La conversation conjugale n ne e peut sans doute être ornée , soutenue comme dans le monde : il serait souverainement ridicule qu ’elle n’eût ni abandon Di ititerruption, mais il importe qu'elle soit préservée de toute impolitesse , ( de toute licence, Si quelquefois Téntretien de votre mari ou de votre femme vous cause de l’ennui, vous ne devez ni le lui dire, hi même le lui faire soupçonner en changeant brusquement de discours. Dans toute discussion vous veillerez attentivement sur vous-même, afin que la familiarité conjugale ne la fasse point. s’éleyer peu à peu au diapason de la querelle. C'est surtout à la femme que s'adresse ce conseil. car on peut one aux touchantes paroles de l'Ecriture : La femme n'à& point été créée pour la colère, celui-ci : Elle a été créée pour la douceur.

Accueillir avec une politesse particulièrement affectueuse les’ amis de la personne à laquelle le mariage vous unit; ne jamais contrarier ses goûts, à moins

qu'ils ne lui soient nuisibles , et encore, dans ce cas, non point les contrarier , mais chercher À les restreindre avec adresse et “bonté : se bien garder de confier aux étrangers, du aux domestiques les petits chagrins qu elle peut vous faire éprouver; redouter comme un poison les marques de dépit, de froideur, les soup- <ons, les reproches; vous excuser promptement et d’une manière caréssante lorsque vous vous êtes laissé

16 PREMIÈRE PARTIE. CHAP. FN aller à quelque mouvement d'hunieur ; ré

conseils avec attention, bienveillance , .et les e x é ‘ le plus tôt possible ; telles sont les “obligations 4 bien

séance et d'amour auxquelles $ ‘astreignent les. époux pénétrés de la douceur, de la sainteté d des, serments qu’ils ont prononcés devant Dieu.

Il est-une. bienséance plus pt pour de nouveaux époux, pour des époux bien unis : c’est de si terdire en public toute marque de tendresse trop \ vire, , tout soin trop exclusif. Des époux qui, en Asociêté se placent constamment lun auprès de l'autre, qui conversent, dansent ensemble , et s’embrassent surtout , ces époux amoureux n ea tent point au ridicule que leur cachent leurs sentiments. Dans le monde, on doit avant tout éviter d'être personnel : or, un mari Où une femme , c’est un autre soi : il faut l'oublier.

Mères , en particulier , comblez vos enfants de caresses , OCCupez-vous uniquement d'eux, si vous ne craignez cependant de les rendre orgueilleux , exigeants, insupportables : mais Si vous fatiguez les gens de leur présence continuelle , si vous excilez où répêtez complaisamment leur babil èt leurs jeux; si, d'autre part, devant les étrangers, vous les traitez -avec rigueur, vous les grondez , les mettez en pénitence, etc., soyez bien assurées que chacun vous trouvera aussi importunes que ridicules. v

Quand leurs enfants sont devenus jeunes écoliers, jeunes demoiselles, les mères ont éhcore un autre écueil à craindre. Il est presque superflu de le signalér; car chacun pense, j'en suis sûre, à cès mères si fati gantes , qui transforment chaque visiteur en examina-

RC re er nt

insuppôrtables , aù risque de paraître impolis: ‘

teur-de leurs. fils, en admirateur de leurs filles ; qui mettant 1 es. uns ét les autres constamment’ en état de rétlame où d'étalage , leur font largement partager, quelque intéressants qu'ils soient d pue le ridicule

dont elles sè couvrent.

C’est d'autant plus ennuyeux, que les visiteurs: sont obligés ; gigi ’ils en aiènt par-dessus la tête, de fein-

drel l'intérêt, Ja surprise , quelquefois même l'admiradon; et qu'ils doivent ainsi ; les malheureux ; -contri-

Page 1