CHAPITRE JV" pags) 17° DE LA BIENSÉANCE ENVERS SOIMÈME. | duc
Les soins de sa réf de sa réptäio sont et 1 core des devoirs de bienséance. Si la vanité ; l'orguéil, la pruderie ont fait souvent donnér'à ces soins les BE de coquetterie , d’ambition, ou de béguéulisme , cest | une raison encore plus déterminante pourehiérener à à |
s’éclairer sur ces PRE Es | | #$ Ah 4 kg D no 10 0 Wa D 407 tu cs Toileute. +. cfa QU
. «t, La bienséance exige. quen nous. soyons tel xéus d' une. manière propre et décente,, même dans: notre + intérieur, même en quittant le Jit,.et.sans avoir d'au lre témoin que nous-méme. Elle. ‘veut que, nos vè | tements soient en rapport avec le sexe, la fortune, l'état, l'âge, la figure, ainsi qu’ avec la saisons. les.
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< BIENSÉANCE ENVERS SOI-MÈME. 24 différents moïients dela journée et les mp0 divérsés. 1°
© Thdiquons mai intenant les 2 og de” ces Convenances générales.
| “La'tenue du lever pour un homme est le fout et la robe de chambre ; pour une dame , le petit bonnet dé ‘batiste et la robe d’étoffe commune faite en peignoir ; une camisole convient à peine en cas de ma- Jadie. Il est bon qu’un demi-corset précède le corset entier que l'on ne peut prendre qu'en s’habillant ; car il est très-malséant pour une damé de n’être point du tout lacée. Les papillottes , que l’on ne peut ôter en se levant (parce que les cheveux ne-tiendraient pas la |frisure jusqu’au soir }, doivent être cachées sous un bandeau. de dentelle ou un bandeau formé par.la che- [vel I faut les ôter le plus tôt qu'il se peut, Dans gette-tenue ; on ne peut recevoir que des amis. intimes où des personnes qu'appellent auprès de vous des af- | faires pressées, indispensables : encore. faut-il leur présenter quelques excuses. N égliger. de quitter celte mise matinale dès qu’on a la possibilité de le faire, c’est vouloir s’exposer à des embarras souvent très-pénibles, et aux apparences du manque d’éducation.
| Au reste, il est bien de vous imposer la loi d’être {habillé à à telle ou telle heure (le plus vite possible), parce que les occupations pourraient s’enéhaîner de manière à vous empêcher d’êtré présentable de tout le jour, ét que vous en prendriez aisément l'habitude. Or, ce désordre de toilette peut sé tolérer lorsqu'il est ‘rare, momentané , qu’il semble évidemment causé par . Mémbarras des affaires: mais s’il est journalier, con-
108 SES VMA HAOMANANAIS
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dames, dont le: costüthe est moins! RER vétiniqu'à | parér, “5071 : GHsHDON 20209108 | Croire ‘que les nées ati autorisent cé désor2 | dre, permettent de‘porter dés'souliersen pantoufles] | de demeurer jambes et bras! nus, dé prendré des‘ata | titudes nonchalantes; immodestes ,' c’est’ uné erreur des personnes de basse classe où de mauvaise éducas tion. La canicule né saurait excuser cela : si lonfveut | rester ainsi vêtu, il faut faire dire que Fon‘est*absents | D'autre part, penser que-le: froid et l'humidité fônt . pardonner d’autres licences du même genre; c'est égal | lement une erreur. Vous ne devez point porter habi= | tuellement chez vous de chaussures ‘grossières (ceci | s’adresse aux dames principalement), telles que chausa sons dé lisière et autres objets analogues;-bien moins! | encore de chaussures bruyantes, telles que sabots: | souliers, galoches fourrées, souliers à semelles decboïs, socques, etc. : cet usage est du plus mauvaisitons | Lorsque vous allez voir quelqu'un, vous ne pouvez | vous dispenser de quitter vos socques ou vos claques avant d’être introduit dans l'appartement. D'ailleurs, faire du bruit en marchant est pr rem pr A aux bonnes manières. L DGA Quelque pressé que l’on baiBe être, une fomrhe de bon ton ne peut sortir dans le costume de ‘son leverz ni avec un tablier, un bonnet, même én’étoffe claire et garni de rübatis: Un homme: Bien né ne peutpas non plus se montrer dans la rue en veste, gilet, ete Nous avons dit en commençant, que la mise doitiêtre
ne { 1 - LA ÿ BIENSÉANCE ENVERS SOI-MÊME. 25
assortie aux différentes heüres’ de la journée. Les visites: du anatin- -pour'-les dames doivent. avoir lieu.en 1égligé élégant. et simple dont nous ne pouvons donnérulesdétails,1-à raison, de Jeur multiplicité et, des nombreuses modifications de la mode. Nous dirons seulement que l’on fait pour l’ordinaire ces visites avec léscostume que.-lon porte à demeure;chez. soi, Les messieurs. s'en. acquittent. en redingotte ,,en, paletot; ainsi que pour leurs-courses journalières. Au surplus, cettertenue.leur.est également permise pour les visites du-milieu de la journée. Quant aux dames, il leur faut pour: cestisites-là une toilette un peu plus soignée. Les visites, de :cérémonie, celles du soir ,.les assem- Lies surtout, exigent chez. les..uns.une, mise. plus recherchée, chez.les. autres une parure. brillante IL y:a même: pour-celles-ei. des coiffarés spécialement destinéestà ces, occasions, et qui. se portent.là seulement, telles que: les bonnets: riches ornés. de Banni les turbans, les élégantes fantaisies. : :
Les-plus beaux draps, du linge très- fin et träihiaies unigilet élégant; mais simple, une très-belle montre à laquelle est uniquement suspendue une seule clé,-des chaussures. délicates et parfaitement cirées...un chapeau Complètement, neuf, d’une qualité supérieure, telle est lacmise ,:à la fois recherchée .et sévère;, d’un homme de bon goût et de bon ton. L'état apporte.fort peu-de modification à-ce, costume; cependant. nous: ferons observer que.les. savants, les. hommes. de-lettres etde: loi doivent.éviter d’avoir: la.tenue fashionable. ou militaire, qu'adoptent généralement .les étudiants ;-les commerçants, les dandys, par.ton.-qu. par désœuvrement, ;
ee PRÉMIÈRE L2 TIR: P. iv
La position dans le: moûde dÉtétainé di les da des” différencés bien : autrement prononcées, | qu’elles s’effacent de: jour en jour. Chacun sait q quelle que soit la dot d’une demoiselle, sa mise doit toujours, dans la forme comme dans les ornemer 2 | offrir moins de recherche et moins d'éclat que celle des | dames mariées. Les schalls: cachemires, , les très-riches ; fourrures, les diamants lui sont interdits, aînsi que diverses autres parures brillantes. Les jeunes personnes qui bravent ces convenancés si sensées donnent à croire qu’elles sont possédées de l'amour effréné du luxe , et se privent du plaisir de recevoir ces perores de la main | . d’un époux:
Toutes les dames ne peuvent pas user D, ment du-privilège que le mariage leur confère à ‘cet égard, et la toilette de celles dont la fortune estmédiet ne doit pas dépasser les bornes d’une élégante à simplicité. Des considérations de l’ ordre le plus élevé, celles du bon ordre intérieur, de la dignité d’épouse; des devoirs de mère, viennent appuyer cette loi de. bienséance, car la bienséance touche à la morale : toutes parts. =
Un écueil est à craïndre en ce cas : souvent une jeune femme peu fortunée, désirant paraître convenablement dans quelque réunion somptueuse, fait des sacrifices pour embellir sa modeste parure, Mais ces sacrifices sont nécessairement incomplets : un ajustement neuf et brillant se place à côté d’un ajustement mesquin ou vieilli. La toilette alors manque d'harmonie, et lharmonie est l'âme de l'élégance comme de la beauté. Au surplus, quel que soit le degré d'opulence dont vous
| 7 BIENSÉANCE ENVERS SOÏ-MÈME. : 25 $ jouissiez, le luxe est tellement envahisseur de sa nature, | que nulle richesse ne pourrait suffire à ses exigences ; mais par bonheur la bienséance, toujours d'accord avec la rdison, rassure par cétte maxime les femmes so- Ciales et sensées : Ni trop haut, ni trop bas. Il est également ridicule de prétendre être la plus fastueuse, | rét de’se résigner à paraître la plus ma mise d’une as- “semblée.
Les convenances de l’âge ressemblent à celles qu’impose la médiocrité : ainsi les dames vieilles doivent s'abstenir des couleurs éclatantes , des dessins recher-
| ‘chés, des modes trésmouvelles, ‘des ornements gra- | -Cieux, comme plumes , fleurs, bijoux. Une personne âgée coiffée er chéveux, ornée de colliers, bracelets, etc., * ayant une robe décolletée à manches courtes , blesse | autant la bienséance que son intérêt et sa dignité. La simplicité sévère des vêtements masculins n’éta- Ê “pit que très-peu de différence entre la mise des jeunes à gens ét celle des hommes âgés. Cependant ceux-ci doiwent aussi choisir les couleurs sombres, suivre les modes ‘de fort loin; se garder des vêtements trop col- ! lants ou trop écourtés, et n'avoir dans leur toilette “d'autre but que la propreté et l’aisance. À moins que le soin de leur santé, ou une calvitie complète, ne leur “ordonne de porter perruque (1), il est bien plus convenable que les vieillards montrent leur blanche et (? noble tevelure: Les femmes âgées, auxquelles Y pass
4) Lou à jeures gens FRE ne doivent pas non plus hésiter à re- Courir aux perruques, Rien n’attriste plus le regard que ces cränes .dépouillés , qui semblent toujours appeler les observations de l’ana- *"omiste.
Bonne Ganinie, ä
26 PREMIÈRE PARTIE..CHAP.,1Ÿ, s
commande; en, province, .de,. cacher se, respectable 8} signe d’une longue vie, éviteront, -rapios les frisurés 4! es: épaisses ettrop; bouclées 15107 so sait : “A:Paris, les dames) dont;la:cheyelnre présente, les 4! teintes de l’âge, ont pris le sage.parti,de n’y, plus sub- | stituer une chevelure étrangère : elles. font bien, mais elles: acheveraient de-bien, faire, en n’y mélant pas de fleurs: Rien n’est pénible.à voir comme;des roses. ans des cheveux gris: ” Super ‘do Sous peine: d’être an Ki rs d' une. manière désagréable ou nuisible,.les dames doivent: adopter.en été les étoffes légères, de couleurs tendres, et,en hiver es fourrures,.les tissus épais, chauds, de couleurs foncées. Les hommes naguère étaient presque, libresde 4 cette obligation; on Jes. voyait. constamment habillés 4 de drap-en:toute saison; mais maintenant , quoique de drap soit toujours Ja base de leur toilette, ils doivent choisir des étoffes d'hiver .ou, d'été, ,selon;qu'il., convient: I est de bon:ton pour les.messieurs. de porter un surtout, un, paletot qu'ils: gardent, sur, l'habit, excepté dans les visites cérémonieuses: ILn/y a.que les sepluà- | génaires et les -ecclésiastiques..qui. portent:des,douit- M lettes’ou redingottes desoie ouatées: 4,5 ai one A Pour terminer les: instructions relatives à la toilette, if ne nous-reste plus à, faire. ques FER obseryations. HO .41#0v 19 Ilest soutér aient ridiialel pour. une dame;d’aller à pied, en toilette de salom.ou-de-bal, Si l'on:habite une ville de province où l'usage des voituresn’éstpas | recu , ilfaut se faire conduire, enchaise. à: porteurs. Quine sent combien il "est .risible de voïr.cheminer
{ BIENSÉANCE ENVERS SOI-MÈME. Lx f
Case dans là/poussiéré où dans la boue une k femme vétue dé/satin} de’blonde ow de velours ?
4 Variez votre toilette autant qu'ilse peut, de: peur que | ‘es désœuvrés ét les mauvais plaisants, toujours en ma-
jorité dans ‘lé monde, ne 5 ’amusent à la mettre dans
| “votre Signalement.
En province , où, pour un grand nombre de dames, cétte variété dans les parures est la principale occupation, presque le principal mérite, il faut bien se gar-
“der’dé sémblèr reconnaître telle robe, portée dans telle ‘occasion. La bienséance aussi nt à ét ménage cerbon travers. si
Quelques élégantes éhéiéhémE à/se faire une sorte de
Bpitaiioh par le choix bizarre de leurs ajustements, “par léur émpressément 4 saisir les premiers caprices “dés modes. La bienséance tolère à grand’peine ces fan- ‘taïsiés d'enfant gâté; mais elle applaudit à la femme de sens et de goût, qui ne se hâte point de suivre les ‘modes | interroge leur durée probable avant de les
adôpter; qui les choisit et les modifie avec succès d’a-
“près le caractère de'sa taille et de sa figure.
‘APserait extrêmement grossier de se présenter crotté dans une maison honnête , surtout si on fait une visite de cérémonie. Aussi, lorsqu'il y a beaucoup de boue et qu'ôn'ie mârche pas'adroitement, est-il à propos d'aller en voiture, ou du moins de réclamer les services d’un décrotteur à peu de distance du logis.
Des hommes soigneux ont pris la louable habitude d’avoir;en hiver, une petite brosse de poche, et d’enlever, sous’ le vestibule ‘les quelques:taches de boue de “leur ‘pantalon, D’autres, lorsqu'ils vont en visite , «se
28 PREMIÈRE PARTIR. a FRE tv
de leur course à à pied; ‘ce qui ÉBbul ‘en ‘ob, À 3 ridicule chez des personnes rés -giigidese L'air x 4 ciation dés gens fait pt FN 9110 18
‘sm rails ze à vols s'1uisa
De la Répulation. ds ssatoal À | sr08 lip TR tee soins que la Phi nous: s oblige d’avoir de notre personne, plaire n’est:qu'un accessoire : le:but principal est d'indiquer par la propreté; la; convenance des vêtements, que le bon ordre; le sentiment dwbien, . l'honnêteté en toutes choses, dirigent n0s pensées iétnas actions. De ce point de-vue:moral;on: voit: que le-soin de sa réputation est la conséquence nées En des-devoirs de la bienséance envers soi-même. 2209000 Inspirer l'estime et la considération, tel ‘est, dois le grand objet de la bienséance; car, sans ee.trésor,, les relations de la société seraient une.abjection.et-un sup plice. On l’obtient par laccomplissement deïses obligations de famille et d'état; par.sa probitéet.ses mœurs; par sa fortune et sa position sociale. sx: nid # La considération ne s'acquiert pas par des paroles : : un bien si-précieux veut un prix réels il veut. aussi'le secours dela discrétion. Ainsi, quant au premier point, il faut d’abord remplir exactement ses: devoirs envers ses proches ; mais encore il faut.se garder de laisser pénétrer en public ces légères querelles, ces petits dissentiments d'intérêt, d'humeur où d'opinion; qui troublent parfois les familles les plus unies. Ces nuages de