ALPHABET FRANÇAIS. - 4»S
reux d’étre privés de l’ouïe et de la parole. Voici la curieuse réponse qu’il lui fit :
« Qui n’a rien eu , n’a rien perdu ; et qui n’a rien perdu, » n’a rien à regretter; or, les sourds-muets n’ont jamais en- » tendu ni parlé, donc ils n’ont perdu ni l’ouïe ni la parole, » et par conséquent ne peuvent regretter ni l’une ni l’autre. *• Or, qui n’a rien à regretter ne peut être malheureux, donc » les sourds-muets ne sont ni ne peuvent être malheureux. » D’ailleurs, c’est une grande consolation pour eux que de • pouvoir remplacer l'ouïe par l’écriture, et la parole par des » signes. »
Nous allons maintenant faire connaître les alphabets des sourds-muets de France et d’Angleterre, en y joignant les figures qui indiquent les positions des mains et des doigts pour exprimer les diverses lettres.