‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 47 sur 87 · MOYENS DE RECONNAITRE LA BONNE OU MAUVAISE CIRE · texte numérisé non relu

MOYENS DE RECONNAITRE LA BONNE OU MAUVAISE CIRE

longueur, elle s'incline par le bout, et tend à sortir du foyer; ce bout se réduit en cendres , que la moindre agitation de l'air ambiant emporte ; il est essentiel que cette cendre ne tombe pas dans le godet. Alors la bougie bien fabriquée ne coule pas.

2° ai cette cendre tombe dans le godet, elle s’y imbibe de cire fondue , elle est ensuite entraînée au pied de la mèche et élevée avec elle pendant la combustion , elle s’y enflamme , brûle avec la mèche , forme un plus grand foyer de chaleur, et la bougie coule.

3° Si la chambre , dans laquelle la bougie brûle , est petite , bien calfeutrée , qu’elle y brûle seule , cet inconvénient y a presque toujours lieu , ce qui n’arrive pas ordinairement lorsque plusieurs bougies brûlent dans le même appartement , parce que l’air qui se précipite continuellement dans le foyer pour y entretenir la combustion , forme un courant suffisant pour emporter la cendre.

4° Il faut avoir la plus grande attention de ne pas trop approcher les bougies du foyer d’une cheminée , parce que la chaleur qui s’en émane la frappant du côté qui l’avoisine, la ramollit et la fait brûler plus rapidement de ce côte que de l’autre.

Tous ces inconvénients ne peuvent pas , sans injustice , être attribués au Cirier, et les bougies les mieux fabriquées y sont sujettes. La bonne bougie ne doit pas être mouenée ; mais cependant , si par quelqu’un des accidents que nous avons signalés ou d’autres qui peuvent survenir, il se formait un champignon au bout du lumignon , il faudrait l’enlever avec la mouchette, proprement, et n’enlever que lui ; il peut provenir de quelque ordure que l’air agité aura transportée , et qui se sera attachée à la mèche.

Il y a des précautions à prendre lorsqu’on éteint les bougies pour qu’elles ne coulent pas quand on les rallume. Il vaut mieux les éteindre en les soufflant, que de se servir d’un éteignoir : le souffle chasse la cendre et la porte au loin ; l'éteignoir au contraire la fait tomber dans le godet et la fait couler quand on la rallume. Il est bon d’éteindre le feu qui reste quelquefois au bout du lumignon après qu’on l’a soufflé , en le touchant légèrement avec un morceau de cire. On doit, dans ce cas, éviter d’enlever le feu avec la

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