EN ALLEMAGNE
L’Allemagne et la Hollande sont, après la France et l’Angleterre , les pays les plus renommés pour la fabrication de la cire à cacheter , et c’est même peut-être de ces deux pays que nous sont venus quelques heureux perfectionnements qui ont été apportés dans les derniers temps dans cette branche d’industrie : on ne sera donc pas fâché de trouver ici quelques détails sur les formules de la fabrication de la cire à cacheter en Allemagne , détails que nous devons à M. G. Altmulter nui les a consignés dans l’ Encyclopédie technologique de M. P. J. Prechtl.
Disons d’abord que la gomme-laque , la térébenthine et les matières colorantes ne sont pas, comme on l’a vu dans le § I , les seuls matériaux qui entrent cominunément dans la fabrication de la cire à cacheter. On y fait aussi entrer déçu ANDEUER. ' 28
350 t>e la cini:
la résine, de la poix , et quelques autres substances dont il va ctre question.
La résine qu’ofi ajoute pour diminuer la quantité de la gomme-laque , est naturellement à bon marché , mais il ne faut pas l’employer en quantité assez considérable pour rendre la gomme cassante et altérer l’éclat ou la permanence des formes de la cire. En vue d’économie , c’est la poix noire , la colophane noire et blonde , dont on se sert pour cet objet. Cette dernière rarement parce qu’elle renferme encore de l’eau et qu’il faut la briser on petits morceaux et les faire longtemps sécher à l’air avant d’en faire usage. La résine de pin de l’Amérique du nord qu’on trouve dans le commerce est préférable parce qu’elle est plus dure et plus line que l’arcanson commun, mais d'un prix un peu plus élevé. Quant aux autres résines on ne les a encore employées qu’à litre d’essai exceptionnellement.
Une autre matière qu’on ajoute le plus ordinairement à la cire à cacheter, et cela en grande quantité, est le blanc d’Espagne ou la craie blanche lavée. Une autre matière précieuse pour cette fabrication est la magnésie, non pas le carbonate qui est d’un prix trop élevé , mais le résidu de l’évaporation des eaux des sources salines qui suffit parfaitement pour cet objet. On peut la mélanger en grande proportion, même pour les sortes fines, sans qu’il y ait détérioration du produit, et elle offre même parfois cela d’avantageux que dans les qualités communes elle donne de la fermeté et s’oppose à ce qu’elles soient trop coulantes et fluides. L’alun de plume en poudre fine est aussi utilement employé ; il en est de même du gypse cristallisé cuit et réduit en poudre , et du plâtre de moulage , mais la craie ou blanc d’Espagne est la matière la plus convenable lorsque le mélange renferme une térébenthine très fluide ou de l’essence de térébenthine. Le gypse et le plâtre s’opposent enfin très bien à la trop grande fluidité des mélanges, mais comme ils sont lourds et se précipitent facilement au fond, il faut remuer constamment pendant le travail. L’alumine précipitée par la potasse, est aussi une matière très convenable mais d’un prix trop élevé. La poudre de brique ne sert que
f tour les cires communes qui ne renferment pas de gommenqwe. On peut encore se servir de bien d’autres substances
dans la fabrication du la cire à cacheter , telles que la poudre d’albâtre et de nacre de perle , les sortes communes d’ocres, le colcothar, la terre d’ombre, la poudre à poudrer etc., suivant les qualités ou la nature de la cire qu’on veut obtenir; mais, dans tous les oas, toute substance qui renferme de l’humidité, et surtout la craie, a besoin d’ètre préalablement desséchée avec le plus grand soin.
Formules pour les cires rouges.
Gomme-laque ,
Térébenthine ,
Blanc d’Espagne ,
Gypse en poudre ,
Gomme-laque ,
Térébenthine ,
Blanc d’Espagne ,
Gypse fin ,
Gomme-laque ,
Térébenthine,
Blanc d’Espagne,
Gypse ou plâtre fin ,
Cmabre ,