‹ Nouveau manuel complet du ciseleur contenat la description des procédés de l'art de ciseler et repousser tous les métauxChapitre 16 sur 63 · DES BIVETS · texte numérisé non relu

DES BIVETS

Lorsqu'il y a des petits manques de matières, dès picotures, ou des trous, que l'on ne pourrait atteindre qu'en apauvrissant la, forme, on met alors pour y suppléer ou les boucher, ce qu'on nomme un ou plusieurs rivets Al y a des rivets de deux sortes, les rivets taraudés et les rivets non taraudés. Un rivet taraudé n'est pas autre chose qu'une cheville à vis du même métal. On en fait de plusieurs grosseurs: quand le trou qu'on veut boucher n'est pas trop grand (cas dans lequel on met une pièce ), la grosseur qui le bouche le mieux d'un coup, est celle qu'il faut préférer. On laisse dépasser la tète du rivet de façon à se servir de cet excédant pour le bien pétrir et sertir dessus.

Pour poser les rivets, on se sert ordinairement d'un fleuret monté en archet, et d'un foret monté dans une bobine. Sur le trou même on en fait un de la gros-

seur dont on a besoin, puis avec un taraud mâle (outil à faire les pas de vis), un peu plus gros de toute l'épaisseur de son pas de vis que le foret, on taraude le trou, et avec une filière correspondante au taraud, on filète le rivet. Cela fait, à Faide d'un étau à main, on visse le rivet, après l'avoir un peu appointé à la lime pour lui faciliter l'entrée : une fois bien entré, on le coupe en le laissant dépasser de 3 ou 4 millimètres, et on le sertit bien à l'outil, après quoi on l'affleure. On doit avoir des forets correspondant aux trous des filières , on doit en avoir cinq ou six de plusieurs grosseurs. {Voyez ûg. 13, 14, 13, 16 et 17.)

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