S H. MATÉRIAUX POUR JOINTS ET GARNITURES DE PISTONS ET STUFFING-BOI
Les matières que l'on emploie pour former les joints des pièces renfermant l'eau ou la vapeur dans les locomotives, sont: 1° Le plomb.
9" Le mastic de plomb, 3° Le mastic de fonte.
Celle qui sert à former les garniture? est : le chanvre. 1" Plomb.
Le plomb , rejeté comme trop mou lorsqu'il s'agissait de la confection des pièces de machines, est le métal par excellence pour faire les joints, tant à cause de sa fusibilité qu'à cause de son peu de dureté.
C'est un métal gris-bleualre , éclatant quand sa coupure est fraîche, entrant en fusion & centigrades ; volatil h la chaleur blanche, s'oxidant à la température ordinaire, mais très-légèrement, et prenant alors nue couleur gris terne. Exposé a l'air humide, il 6'oxide plus vivement et se convertit en carbonate de plomb; il ne décompose jamais l'eau: chauffé au conlacl de l'air, le plomb se convertit en proloxide ou litharge, très-fusible. Les acides oxidants le dissolvent facilement.
Le plomb s'emploie comme joints, soit en lingots que l'on' coulf à chaud, soit en feuilles laminées.
Le plomb du commerce est généralement souillé des métaux suivants : cuivre, antimoine, arsenic, sine et traces d'argent; il contient quelquefois du soufre. Toutes ces matières tendent à le rendre aigre, el par conséquent impropre il la confection des joints des pièces de machines.
COSSTBDCT10N
9« il ■■• ■ de plr.mb.
Ce mastic, qui Remploie généralement avec Ifs feuille» de plomb poor faire le» joints des chaudières el lujtni , etl un mélange de carbonate de plomb ou ciwse et de e»quioiide de plomb du imoiom délayés en plie molle dans de l'huile de lio. La présente de ce* matières daos l'huila de lin a la propriété de reodre celle dernière siccative; *l comme ces Iroi» matières sont insolublus dans l'eau, elles empêchent assea bien les fuites.
60 prépare le inaglic do plomb en dissolvent la cèruse dans l'huile de lin en quantité suffisante pour durer un certain temps; puis, quand on veut se servir de mastic, on prend une portion de culte cèruse pâteuse et on la saupoudre de minium , en ayant soin de bien battre le mélange. On reconnaît que le mélange est convenable, en formant un cylindro que l'on élire et qui doit s'allonger avant de 10 casser.
3° Mattic de fmle.
Le mastic de fonte est le résultat d'une réaction chimique qni s'opère eulre du soufre el de la fonte en grenaille mélangés dans une dissolution de sel ammoniaque ou hydrochlorate d'ammoniaque. Le soufre, en contact avec le l'er. k la température rouge, jouit de la propriété do l'attaquer subitement, ainsi que le cuivre, el de convertir ces métaux en sulfures. La même réaction a lieu lentement sous l'influence du sel ammoniac seul ou joint A de l'urine ou toute autre substance fcrmentcscible, à l'aide de la température.
Si' on mélange ensemble 30 fonle, 1 fleur de soufre , 2 sel ammoniac sans eau , la réaction ne s'opérera que lentement et par suite de l'humidité de l'air qui s'y dépose. Donc, quand on voudra l'employer, un le mouillera seulement au moment de s'en servir.
L'avantage du mastic de fonte est de se boursoudler au moment de la combinaison, ce qui le refoule dans Ions les vides laissés dans les joints, el de devenir, a la longue, aussi dur que les métaux avec lesquels il est en contact.
Ce mastic, très-utile pour les machines a vapeur ordinaires, est rejeté complètement des locomotives, parce que précisément il fait de trop bons joints, el, comme il est souvent nécessaire de démonter des pièces, pour désunir (et joints en mastic de fonle, il faul casser les tuyau*.
DM LOCOMOTIVES. lii En général, il faol construire les machines avec le moins possible de joints rapportés; c'est là qu'on reconnaît le mé- -îte des machines exécutées. On arrive à supprimer les joints ■apportés, en ménageant ce qu'on appelle des portéei à la bnte, ce sont des saillies Irès-mitices et d'une largeur égale i l'épaisseur de la fonte que l'on fait Tenir à la coulée dans ouïes les parties qui doivent s'assembler deux a deux. Ces saillies sont dressées a l'ajustage, de manière à coïncider parfaitement dans toute leur étendue.
BÊSUMÉ.
Pour toute pièce exigeant une ténacité et une légèreté naxima, on emploie le fer forgé.
Pour les parois des chaudières à vapeur, on emploie : La taie de fer pour celles non en contact avec le feu. La tole de cuivre ponr celles en contact avec le feu.
Pour tontes les pièces de moulage non exposées a l'action les acides et d'une épaisseur au-dessus de 1 centimètre, m emploie la fonte.
Ponr toutes pièces de frottement minces et apparentes, on emploie le laiton, le bronze ou le maillechort , suivant le .-mi t du constructeur.