‹ Nouveau manuel complet du constructeur de machines locomotivesChapitre 42 sur 102 · d' X R = lôXR · texte numérisé non relu

d' X R = lôXR

d 1 =- 2.3 (JX E ;

d'où : <J = 1 .90 E cl II = e = 1 .CC e.

On fait généralement la diamètre des rivets doubla de l'épaisseur des feuilles, d'où suit que l'espacement entre les centres des rivets est 2. S d, ou cinq fois l'épaisseur de la «le.

Pour déterminer de combien les Touilles doivent saillir en dehors des rivets, il suffit do décrire du point c, comme centre avec ac pour rayon, une demi -circonférence. La section de la lôle autour de ce rivet étant constante , ai la section ca est suffisamment résistante , les autres le seront aussi; donc la saillie des feuilles de tiile en dehors des rivets sera moitié de leur espacement. Les mêmes choses ont lieu pour la feuille de dessous , et la place occupée par un rive» est un carré dont le coté est égal à cinq lois l'épaisseur de la lôle.

Partant de ces données, nous diviserons le travail de la chaudronnerie en six opérations distinctes, qui sont ;

1° Apprêlage des feuilles; 2 U courbago; 3° découpage des bavures , 4° perçage; 5° assemblage ; C° parage.

1° Âpprètage dei feuillet . Cette opération consiste à découper les feuilles suivant ta forme plane développée correspondante qu'elles auront en place. Lorsque les feuilles doivent servir pour des surfaces cylindriques ou pianos , ce découpage se fait eiactemenl et une fois pour toutes; si, au contraire, elles doivent servir pour des formes sphériques , ce découpage n'est qu'un enlèvement delà partie de la feuille qui est bien connue comme ne devant pas servir , parce qu'on ignore quelle portion exacte de la feuille on emploiera.

2" Courbage det feuillet. Lorsque les feuilles sont destinées a faire partie d'une surface cylindrique , sphêrique , ou Joule autre non plane, il faut leur communiquer la forme de ces surfaces. On coule , à cet effet , des moules eu fonte ;iDectant soit la forme concave , soit la forme convexe des feuilles , et on bat ces dernières dessus jusqu'à tant qu'elles coïncident parfaitement avec ces moules dans toute leur étendue. Si la tOIe employée est du cuivre, l'opération a lieu à froid ; si c'est du fer, l'opération a lieu à chaud et nécessite l'adjonction d'un four à réchauffer 1rs lûtes.

Z" Découpage dm bavures. Quand les feuilles ont été courbées , on les assemble par portions et détermine ainsi les parties à enlever pour qu'elles no conservent que la dimension exacte qui leur est nécessaire. Alors on les découpe à la

eitaille aussi exactement que possible , et afin que les petites bavures restantes ne blessent pas les ouvriers dana la manœuvre des feuilles un leur donne un coup de lime sur l'élau.

4" Perçage des feuillet. Quand les feuilles , posées tes nues à cote des autres , occupent bien la place qu'où leur a assignée , on procède su perçage des irons des rivet* qui doivent servir à leur assemblage. Pour cela , on a une machine spécialement destinée à percée la lole , et enlevant la place du rivet d'un seul coup de balancier, ou moyen d'un poinçon en acier d'un diamètre égal à celui des riveli, forçant la partie de la lûle placée dessous h entrer dans une mortaiie exactement égale à sa section.

5° Assemblaijii des feuillet. Quand les feuilles sont percées, on les assemble provisoirement par des boulons à clavette , posés de dislance en dislance, pour les maintenir dans ta position qu'elles doivent occuper; ensuite on procéda au posage des rivets. Pour cela il faut deux ouvriers chaudronniers et deux manoeuvres, qui peuvent être des enTants. Le premier manœuvre chauffe les rivels dans un foyer de forge ordinaire, généralement mobile, afin de pouvoir faire cette opération près de la chaudière en construction, et passe ces rivets un à un, chauffés au rouge , au second manœuvre, qui est dans la chaudière. Ce dernier les place dans les trous qu'on lui indique , et les y maintient la tète serrée contre h feuille inférieure, an moyen d'un levier dont il lient le grand bras par son extrémité. Quand le rivet est passé, les ouvriers , armés de marteaux appelés matlairs, frappent d'abord debout pour lui faire prendre la forme intérieure du trou, puis ensuite tout autour à 15°, de manière s. lui faire une tèle conique a base circulaire d'un diamètre double de celui du corps du rivet.

6° Parage. Celle opéralinn a pour but non-seulement de faire disparaître les imperfections du travail, mais encore de resserrer les points de jonction entre les feuilles. Pour cela, on pose sur les rivets un ciseau à taillant arrondi sur une circonférence égale à ta base du cone et se terminant intérieurement comme ce câne; puis on frappe dessus nsseï fortement eu le pronienani sur toute la circonférence de la base da la tête du rivet , jusqu'à ce que l'on ait obtenu autour une petite rigolo bien exacte , indiquant que toutes l.i bavures sont parties, et faisant disparaître d'une mbnivra

DES LOCOMOTIVES. 177 inappréciable à l'œil la ligne de jonction entre le rivet et la «le. Quand on a fait cette opération eur les rivet», on ta répèLe , avec un ciseau droit, sur les bords do lu tùle,oux lignes de jonction des plaques.

Il existe une septième opération, que nous ne classons pas dans le travail du chaudronnier, bien qu'un dépendant, parce qu'elle est toute chimique. Celte opération consiste a oxider toutes les parties de tôle ou rivets qoi forment joint, afin d'augmenter, par l'addition d'oxigène, le volume occupé par ces parties , et par conséquent remplir tous les vides qui peuvent exister entre les joints. Pour arriver à ce résultat, on est obligé d'oxider toute la surface des chaudières, tant intérieurement qu'extérieurement; un verse dans l'intérieur une dissolution de matière plus aidante que l'eau pure , et qui n'est aulre chose que de l'urine; puis , pour l'extérieur, on se contente de la laisser exposée a la pluie pendant quelque temps.

On compte dans la chaudronnerie un espace de tiO mètres quarrés par ouvrier. Cet atelier consiste généralement en une complus ou moins grande, auprèsde laquelle est un vaste hangar sous lequel se confectionnent les chaudières et où sont placées les machines employées par les ouvriers. Ces machines, qui sont la ciiaille et le peTç."ir , sont mues soit à iras d'hommes, soit par une machine à vapeur spéciale ou uno

ôo a com l ple°pour chacune d'elles deux chevau/de force ' Administration. ' Le travail do la chaudronnerie est le plus facile à évaluer au kilogramme, parce que les épaisseurs des lûlcs sont trèspeu variables , et que le genre de travail est presque constamment le même; aussi ce travail se fait-il le plus généralement à l'entreprise par un contre-maître portant le nom de maître chatidrnnnier.

T. 'épaisseur des lûles dépend uniquement de la pression intérieure que les chaudières auront à supporter. La résistance qu'elles offrent à cette pression n'est pas la même à chaud qu'à froid ; elle est tellement moindre à chaud, que les ordonnances royales sur les appareils à vapeur ont primitivement prescrit que les épreuves k la presse hydraulique se feraient sous une pression quintuple de celle sous laquelle les chaudières étaient destinées à marcher; depuis, Jtlaehinei Loeomotivet. 15*

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on a réduit la pression d'épreuve au triple pour Ui chaudière* ordinaire» , et au douiiie seulement pour les locomo- ' îives, à cause des jonctions des tubes intérieurs.

Si nous recherchons quelles doivent être les épaisseurs pour une pression de 5 atmosphères intérieures, et différent» diamètres, en admettant l'épreuve sous une pression triple, nous avons :

1° Pression sur an centimètre quarré = 1 t.Osn X 4 X 3 = 13k. 40.

R = 4000 k. par centimètre quarré pour le moment de la rupture ; généralement on ne fait supporter aux métaux que le '/i et même le '/* de la résistance qui les fait rompre ; admettant R - 1000, nous aurons :

e = 0.0124 r et E — 1.66 e = O.O20S r.

d'où : pour r 38 c. m. e= 3.1 d'où E = 5.1

En pratique ou augmente ces épaisseurs pour se conformer aux ordonnances royales qui tiennent compte , par une augmentation constante de 3 millimètres, des défectuosités imprévues qui peuvent se rencontrer dans le métal ; ainsi elles donnent :

Pour r = 25 cent, mètres E' = 6.6 = 2.14 e

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