‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 17 sur 114 · LK CHAT · texte numérisé non relu

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liées inférieur noirâtres. 11 est généralement plus gros qne le chat domestique.

Plus^fort que les fouines, les martes et les putois , grimpant sur les arbres comme eux , le chat est beaucoup plus dangereux poup-le-gibier. tl a (encore sur les animaux que nous venons de c&er, un grand avantage : c'est celui d'être beaucoup moins craintif , et de chasser le jour comme la nuit. Il est aussi rusé que le renard , mais beaucoup plus

Îtatient pour attendre ou approcher sa proie. Si son instinct ui fait découvrir un bon, poste pour se placer à TafflEt, tl^ restera sans mouvement huit ou dix heures , t'ille faut, et finira toujours pat* saisir une victime au passage. S'il découvre de loin une pièce de gibier, lièvre, lapin, perdrix, etc., il mettra , pour Tapprdcher, un temps , une patience et une finesse plus admirables encore que celles du renard.

Le chat sauvage habite les forêts de hauies futaies entremêlées de bois taillis ; il fait ses petits et les ^cve dans des trous d'arbre , à une hauteur plus ou moins considérable. C'est surtout aux environs des garennes qu'il aime à fixer son domicile , parce qu'il trouve à sa portée une chasse abondante et facile. Il se nourrit d'oiseaux , de gibier, de reptiles , de rats , de souris et autres petits animaux. Rarement il approche des habitations , et jamais il n'y pénètre pour commettre du dégât ; aussi n^est-il dangereux que pour la volaille qui s'égare ou qui s'écarte beaucoup de son asile.

Quoique excellent grimpeur, il ne monte jamais sur un arbre que lorsqu'il y voit une proie , ou lorsqu'il veut fuir un danger. Il chasse sur terre , le lotig des haies , dans les haillers, les blés et autres récoltes , et devient ainsi un fléau pour la perdrix et les faisans , dont les nids échappent rarement à ses recherches. Lorsqu'il en a trouvé, un , il s'empare de la couveuse ; et si elle n'est pas sur ses œufs, il se place en embuscade et l'y '^attend patiepiment jusqu'à ce qu'elle vienne au nid.

Si des chiens courants rencontrent un chat sauvage. dans ^ un taillis , fils le 'chassent avec autant d'ardeur que le renard. Le chat se fait battre dans un petit espace pendant environ un quart d'heure , quelquefois davantage ; il ruse beaucoup devant les chiens , passe et repasse dix fois sur sa

DESTRUCTEUR, 1'* PARTIE. ug zeaDy^wwgi^

voie , aiiii de mettre la meute en défant ; puis il s'élança de côté sur le tronc d'un arbre , grimpe sur les grosses branches et s'y cache , mais avec beaucoup moins de finesse que la fouine et la marte , et il est toujours aisé de l'apercevoir assez pour pouvoir le tirer. Tout chasseur qui tient à la conservation du gibier, ne doit jamais négliger cette occasion de le tuer. Rarement un chat sauvage tombe d'un arbre au premier coup.de fusil; tant qu'il lui reste un souffle de vie , li se q;|imponne aui branches avec ses griffes. Cependant il peut anriver qu'une blessure grave et la frayeur lui fassent

Eerdre Téquihbre , et qu'il tombe n'étant pas encore mort. >ans ce cas , il faut l'achever aussitôt , pour éviter qu'il ne blesse les chiens, car il se défend dans ses derniers moments avec une fureur extraordinaire , et il cherche surtout à crever les yeux à ses ennemis. {

Le chat domestique, élevé dans les Jiabitations rumles, prend quelqu^ois le goût de la chasse et l'habitude de faire de longues excursrons dans les champs. A demi sauvage , il est plus dangereux pour lé menu gibier, parce que, craignant peu la présence de l'homme , il est moins contrarié dans ses entreprises.

Il commence par détruire les rossignols , les fauvettes, les merles et autres oiseaux innocents qui font l'ornement de nos parcs et de nos jardins anglais ; puis ses excursions s'étendent dans les environs , et les perdrix , les cailles et les levrauts deviennent sa pâture ordinaire. On peut poser comme un fait certain que trois ou quatre de ces animaux chasseurs peuvent détruire plus de gibier, ddns un pays da plaine, que trois ou quatre braconniers ; aussi ne doit-on pas les ménager, etfusiller sans miséricorde tous ceux qi^e l'on trouvera chassant à plus de quatre ou cinq cents pas d'une habitation. Leurs maîtres les regretteront peu, carces chats ne s'occupent plus de la chasse aux souris , et c^est la seule utilité qu on pouvait en attendre.

Les chats se prennent très bien au traquenard à dents, que nous avons figuré planche I , fig. 14 ; il ne s'agit que de 1 amorcer avec un morceau de volaille rôtio , et de le jplacer dans les lieux qu'ils ont coutume de fréquenter. C'est surtout le long des haies, dans les petits sentiers des fourrés, que le succès sera certain. On peut encore employer avan-

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