‹ Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisiblesChapitre 81 sur 114 · VI. La Tordeuse ver-fe ( Tortriix viridana · texte numérisé non relu

VI. La Tordeuse ver-fe ( Tortriix viridana

Le papUUm (voy. pi. V. fig^ 5 F), l'un des moindres en» grosseur, se disftingxïe par sa. couleur vert-pomme. Laxhenille, pourvue de seî^e pattes et peu velue ( v. fig. 5L), est d'un vert foncé avec la tête npire. La chrysalide (voy. fig. $P) est noii:e. -^ X^ piq)illons éclosent en juin ou en juillet. Les œufs sont Reposés à la cime de l'arbre sur ou dans les bourgeons de 1 aimée, l^ chenillettes toutefois^ t^'apparaissent qu'^u printemps (jui suit. Dès que les boutons s'entr'ouyrent , on les y peut disti^iguer. Elles mangent alor^^ jusqu'en juin et se glissent souvent à des fils du haut desar^

LÀ UÉMALB. 131

Bres en bas, de sorte. qu'en marchant il n'est pas rare qne L'on soit incommodé par ces mêmes fils et qne Ton reconnaisse ainsi la présence do Tennemi. Le passage à Tétat de chrysalide commence en juin et a lieu soit sur les arbres , soit par terre.

Le papillon Tit seulement datis lés forêts de chênes , et là il ne faut jamais le perdre de Tue ; car il arrive fréquemment quHl sV multijpUe en énorme quantité et détruit les feuilles et les fleurs. A n'y a malbeureusement que peu de chose à faire contre lu^ , puisque cet inseete , à nulle époque de la métamorphose y ne se rencontre en groupes , du moms àime hauteur où Ton pourrait les atteindre. Ce n'est ans» qu'au moment oii les chenilles descendent k terre pour y passer à l'état de nymphe , que l'on peut en tuer un bon nombre.

TIL La BjÉMXhE {Geometra brumala}»

Cet insecte est si facile à reconnaître que je A'ai pas même cru dévoir en donner le dessin. C'est ce "petit paprilon d'Un blanc gris , qui , 'depuis la mi-octobre jusqu'en novembre , vole dans le crépuscule et à l'entrée de la nuit dans tous les bois principalement de chênes , de hêtres , de charmes , et surtout dans les jardins et les pépinières d'arbres fruitiers. On le voit aussi souvent en décembre , même alors qu'il a fortement gelé. Il voltige ainsi pour chercher sa femelle , qui est privée d'ailes et ressemble à un gros ver gris ou à une araignée. Elle rampe inaperçue le long des souches jusqu'au sommet des arbres , afin d'aller pondre , sur la cime, tout près des 'bourgeons, ses petits œufs a un vert-clair et difficiles à trouver. De ceux-ci sortent au mois de mai suivant , souvent même en avril , des chenillettes décapodes , d'un vert-clair,^ et celles-ci s'introduisent dans les bourgeons non-ouverts aui sont détruits de cette façon par elles-, plus tard, après 1 éclosion des mêmes bourgeons , elles les dévorent encore ainsi que les feuilles et les fleurs , après s'y être attachées par leurs fils. Ce qui peut arriver de moins malheureux „

iSt 11»^ DM. Dl KM FSUQLL. DE lUUTE FUT.

c^est que Tarbre ne donne point de pousses pendant Tannée et quil languisse dans la suivante. Des adores ^ surtMt éèjmmei chèœa et àejeuinê$ hêtres, où elles mangent soo- Tent en p^^ nombre» meuient cpielqu^ois tout-è^fail. Ayant la St.-Jean les ehenilles sont parvenues àb- leur terme, et elles gagent alocsie pied de Farbre^où elles se diangent en chrpahdes à deux ou trois pouces sou» terre.

Cet insecte devient souvent Tun des plus fâcheux et des plus nuisibles quand il est fort répandu. Comme le forestier est fré<piemment exposé à être témoin de ses ravages, je veux ici indiquer un moyen bien simple, grâce auquel on peut tM moins protéger les arbres fruitiers contre ses* atteintes. £a. octobre , alors que Ton attend Tascfension des papillons sur les ari>res^ Ton trace sur le tronc un anneau, large deux fbi:s comme la main , avec du goudron. Si les.tiges attaquées sont nombreuses , l'on se contente d'en enduire seulement Técorce y mais si on peut le faire , ndeux vaut sans doute entourer Tarbre d'une bande de papier, que Ton «nidronne alors. Pendant l'été suivant Ton pourra ensuite enlever cette bande. U est bon de rendre le goudron plus liquide au moyen d'un peu de graisse ou de glu, afin qu'ilreste plus long-temps frais et collant. Sans cela il &udrait tous les trois ou cinq^ jours donner une nouvelle couche. L'on peut encore faire une chose utile , en piochant le terrain autour des souches , car ainsi les chrysalides sont plus enfoncées en terre, ce <pH Mt trèt^vantageux.

CHAWTBÊ IV.

DESCRIPTION DES MAMMIFÈRES ET DES OISEAUX NUISIBLES. MOYENS DE LES COMBATTRE,

Il n'y a que fort peu d*espèces de mammifères et d'oiseaux, qui soient nuisibles aux bois. Parmi \es oiseaux , nous ne trouTons guères que les deux ordres peu nombreux di^s gallinacées et des pigeons, puis celui plus vaste des gnmi- Totes, lesquels empruntent aussi aux arbres leui* noulriture. En reyanche, ils détruisent presque tous certains insectes et yers nuisibles, de sorte que , sous ce point de Yue , ils se rendent utiles. Toutefois s'ils se propageht trop et si surtout ils %ë jettent , k certaines époques , &m les bois de haute futaie, les coupes et les cultures, alors le forestier doit songer à les éloigner on à en amoindrir le nombre. Quant aux pics et aux geais , qui causent éyidenmient du tort en coupant les côiies des arbres résineux ainsi uu'en cherchant les glands, ils sont néanmoins d'autre part aune utilité qui l'emporte incontestablement sur la somme de leurs dégâts. ( Voy. pag. 13. )

Parmi les mammitëres, toute la classe des ruminants, des pachydermes et surtout des rongeurs est sans contredit nuisible , et nuisible au-delà de toute proportion , en comparaison du bien qu'ils pourraient causer. Il n'y a que le porc qui soit utile par la recherche qu'il fait des insectes, et cet animal doit être considéré comme éminemment avanlageux pour les forêts, ( Voy. pag. i%) '

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